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 Tu peux compter sur moi [Flash-Back]

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Héphaïstos
Héphaïstos Messages : 1153
Date d'inscription : 26/02/2013
Localisation : Près du feu

Ô Grand moi
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Race & Mythologie: Dieu Grec
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MessageSujet: Tu peux compter sur moi [Flash-Back]   Tu peux compter sur moi [Flash-Back] Icon_minitimeMer 27 Fév - 16:29

Ceci est un Flash-back, en un poste (one-shot), qui n'attend pas de réponses.
Merci.


Tu peux compter sur moi [Flash-Back] 363503tumblrinlinemf8zjqmPrp1rv2xg7

    28 mars 1820

      - LES HUMAINS M'ONT OUBLIE ! Hurla Aphrodite, en lançant avec violence un vase de métal précieux - réalisé avec délicatesse par les soins de son mari - avant de fondre en larmes. MOI, QUI LEUR AIT OUVERT LES VOIES DU PLAISIR ! ILS ME RELAYENT AU RANG D'ANTIQUITE !


    Héphaïstos resta tranquillement assis, essuyant la fureur de son épouse, que la colère rendait encore plus touchante à ses yeux. Il savait que son silence conduirait la déesse à s'en prendre à lui, proie si facile pour ses caprices.
    Il soupira en se redressant doucement.

      - Peut-être ce sont-ils lassé des tortures que tu infliges dans les coeurs, répondit-il enfin, avec un sourire moqueur. Tu as sans doute causé plus de morts que toutes les guerres de religion réunies.
      - JE SUIS UNE RELIGION, HEPHAISTOS ! Cria-t-elle de plus belle en le menaçant du doigt. Comment pourrais-tu comprendre, toi, qui n'est qu'une erreur éclopée de l'Olympe ? Ajouta-t-elle, en soupirant, le toisant de toute sa superbe allure.


    Le forgeron ricana doucement sous l'insulte. Il s'était habitué à la haine viscérale qu'elle lui vouait, au dégoût qu'il lui inspirait et qui la repoussait loin de son lit. Et malgré cela, ses prunelles d'une teinte entre l'azur et l'émeuraude, pleines de mépris, éveillaient en lui un feu plus dévastateur que celui de sa forge, un brasier qu'il contrôlait à peine, sous ses apparences calmes.
    Sans crainte, Héphaïstos s'approcha, endura les coups violents qu'elle lui asséna pour l'écarter, pour se venger de la douleur que lui infligeait l'humanité. La résolution du Dieu ne faiblit pas pour autant, et il parvint enfin à la serrer dans ses bras, d'une étreinte puissante, dans laquelle elle s'abandonna, ses poings devenant moins agressifs, pour tomber finalement mollement sur les épaules d'Héphaïstos.

      - Je te hais... Sanglota-t-elle. Je suis tellement malheureuse.
      - Je sais, souffla Héphaïstos, avec la douceur de quelqu'un dont le coeur ne vient pas d'être écrasé sans pitié.


    Il déposa un baiser sur les longs cheveux blonds de son épouse, au parfum envoûtant de l'Amour. Quand elle fut apaisée, il la souleva avec tendresse, toute tremblante encore, pour la porter dans sa couche, où il la laissa s'endormir d'un sommeil lourd de chagrin.

      - Je sais.


    Quittant la pièce, il se dirigea vers ses forges, lieu intime, pièce chaude et acceuillante, où il laissait libre court à son art, en parfait isolement. Jamais Aphrodite n'avait daigné le visiter là, jamais elle ne s'était intéressée aux merveilles qu'il sortait de ses flammes.
    Jamais elle n'avait pu voir qu'il gardait là, au centre de l'endroit, comme un temple, une statue en son hommage, taillée par les grecs anciens dans une pierre blanche immaculée. Il l'avait sauvé de la destruction totale, lorsque des barbares avaient pillés Athènes, et il l'avait cachée là, à l'abri des regards, pour son seul plaisir. L'Aphrodite de pierre avait perdu ses bras, écho étrange à sa propre infirmité.
    Héphaïtos caressa doucement les contours de cette oeuvre intemporelle, qui symbolisait si bien la profondeur des sentiments qu'il dissimulait par des sarcasmes de plus en plus nombreux.
    Bientôt, il ne lui resterait plus rien d'Aphrodite qui ne serait qu'à lui.

    8 avril 1820

      - Héphaïstos, ils ont retrouvés une statue de moi, sur l'île de Milo, conservée profondément dans le sol ! Piailla la déesse, surexcitée de joie, en pénétrant dans sa demeure divine. Tu te rends compte ? Les humains ne parlent plus que de ça ! Ils vont faire une exposition, en mon nom, dans le plus grand musée du monde !


    Aphrodite riait, elle rayonnait, et son époux l'observait, avec une expression presque moqueuse.

      - Le hasard fait bien les choses, non ? C'est une étrange coincidence que les fouilles menées à cet endroit révèle une oeuvre qui se trouvait à l'origine sur l'acropole... Poursuivit-elle, soudain songeuse, en s'attardant avec insistance sur le sourire du fils renié d'Héra.
      - En effet, encore un coup de ce destin farceur, surement ! S'exclama Héphaïstos, en battant en retraite, avec un dernier clin d'oeil.
      - Surement... Répéta Aphrodite.


    Et soudain, elle ressentait le besoin urgent de s'enfuir, d'aller partager son bonheur dans les bras d'hommes qui la vénèreraient... Soudain, sa victoire sur l'évolution prenait un goût amer, un goût de manque, qu'elle devrait combler dans la luxure.
    Car c'était pour la chaire qu'elle était faite : il n'y avait rien d'autre qu'elle puisse chérir plus précieusement, rien qui ne vaille le sacrifice de sa gloire.
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