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 Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]

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Anubis
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MessageSujet: Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]   Un lien plus fort que le sang [PV ISIS] Icon_minitimeJeu 28 Nov - 16:22

Isis & Anubis

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Je longeai ce qu’on appelait entre nous égyptiens le ruisseau du Nil, perdu dans mes pensées. Cette semaine, ce mois, cette nouvelle vie … Cela avait été épuisant, et j’avais l’impression que mon ancienne vie était si lointaine aujourd’hui. J’avais rencontré des gens très différents, et ce n’était pas une mauvaise chose, mais … Ce n’en était pas moins totalement dépaysant. Heureusement que j’avais Maât et Sekhmet pour me faire sentir un peu ici comme chez moi, et me rappeler qui j’étais. La dernière soirée de l’île quelques jours auparavant avait terminé de m’achever, et j’avais évité de mon mieux toutes rencontres afin de m’aérer l’esprit. J’avais pensé aller trouver Thot, mais j’avais peur de ce qu’il aurait à me dire. Si lui n’avait pas une petite idée de quoi faire, de comment arranger ce bazar … Alors tout serait perdu. Et à l’heure qu’il était, j’avais encore besoin de m’accrocher à cet espoir.

Il était rare que je me promène seul sous ma forme humaine. Lorsque j’allais prendre l’air, je préférais souvent prendre ma forme animale, peut-être parce qu’ainsi, même si je croisais une âme vagabonde, je pouvais continuer ma route sans me faire aborder. Mais aujourd’hui, j’étais fatigué, trop las pour courir à travers les bois.  J’avais simplement longé cette rivière, avant de m’assoir et de laisser ma main trainer dans l’eau, à la recherche de je ne sais quoi … Mon assurance, peut-être. De voir tous ces dieux, si sûrs d’eux et de leur place dans ce monde m’avait affecté plus que je ne voulais me l’avouer, car en ce qui me concernait, j’étais plus que jamais perdu. J’étais le dieu de la mort, de la justice … Mais qu’étais-je maintenant sans ces rôles pour justifier mon existence ? Certes, j’aidais Néthi, ainsi que Ouadjet, ce qui m’aidait à me tenir occupé, mais … Combien de temps pourrais-je tenir, sans vrai but ?

Soudain, je sursautai. J’étais tellement perdu dans mes pensées que je n’avais pas entendu les pas qui approchaient, derrière moi, et qui venait de faire craquer une brindille. Méfiant et suspicieux aux vues des récents événements, je virevoltais instantanément. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’aperçu devant moi la plus belle de toutes les femmes que j’avais jamais rencontrées : Isis. Ma mère. Elle se tenait là devant moi, majestueuse et entourée d’une aura. A la voir on aurait pu croire que rien n’avait changé, et qu’elle était toujours la déesse superbe qu’elle avait toujours été. Je me levai et sans surprise, je lui tombai dans les bras, la soulevant légèrement de terre avec toute l’affection que j’éprouvais pour elle.

« Maman … »

J’adorais cette femme plus que ma vie ; elle représentait tout pour moi, et pourtant, cet acte de tendresse était assez éloigné de notre relation habituelle. Oh, je n’avais jamais manqué d’affection loin de là. Elle m’avait toujours cajolé et câliné, bien plus qu’elle ne le faisait avec mon frère, comme pour compenser l’affection que mon père ne me donnait pas. Mais c’était quand j’étais bien plus jeune, avant que l’amour ne laisse place au profond respect que j’avais pour elle et ne me force à l’appeler mère, et à lui témoigner mon affection avec beaucoup moins d’effusion. Mais là, après tant de temps sans se voir, je n’avais pu retenir la vague d’amour qui m’avait envahi. En prenant conscience de cela, je la lâchai et reculai légèrement.

« Pardonnez-moi mère. »

Je ne pus retenir un large sourire en la voyant sous mes yeux. Cette femme était définitivement épatante. Elle était apparue comme ça, exactement au moment où j’en avais le plus besoin. J’aurais pu la chercher plus durement bien sûr, mais je respectais trop ma mère pour la forcer à quoique ce soit. Si elle n’était pas venue me trouver, j’étais certain qu’elle avait une très bonne raison.

« Vous m’avez terriblement manqué … J’aurais pu à bien des reprises user de vos conseils avisés. Mais racontez-moi … Où étiez-vous passée ? J’ai demandé après vous mais il semblerait que personne ne saches où vous étiez … J’espérais vous voir sortir de votre cachette à la réception organisée par Osiris … »

Oui, certains pouvaient trouver cela étrange que j’appelle ma mère adoptive maman, ou mère, et que j’appelle mon père biologique par son nom. Mais je ne croyais pas aux liens du sang ; je croyais à ceux que l’on construisaient, au fil du temps, à force de travail et d’acharnement.




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MessageSujet: Re: Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]   Un lien plus fort que le sang [PV ISIS] Icon_minitimeJeu 28 Nov - 21:26

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Isis, mère parmi les mères, s’ennuyait. Oui, elle s’ennuyait dans le beau palais que ses loyaux sujets lui avaient érigé en un temps record, ce temple de luxe et de raffinement  à l’égyptienne qu’elle avait décorer avec le plus grand soin, pièce par pièce, avec tout ce qu’elle avait pu trouver qui pouvait, même ici, illustrer la splendeur et la majesté de la culture égyptienne. Oh ça lui avait pris du temps bien sur, mais cela ne l’empêchait pas de languir de bien des choses. Elle avait attendu très longtemps que son mari la retrouve, ce qui avait été le cas, mais le grand dieu était bien occupé aux affaires extérieures, qui n’intéressaient que très peu la reine. Non que la politique ne la concernait pas en général, mais pour l’instant, elle ne se sentait pas en position de prendre la tête d’un quelconque clan, surtout pas avec un mari si peu présent qu’il en devenait ectoplasmique, et ses fils, ses chers fils, quelque part dans la nature sans qu’elle sache si ils allaient bien.

Elle avait envoyé quelques émissaires à la recherche de ses rejetons, sans trop de succès. Apparemment, personne n’avait vu Horus pour l’instant. Peut être, espérait elle, avait il pu échapper aux humains, se cacher quelque part, et qu’il œuvrait déjà de l’extérieur pour les libérer ? Peut être était il de l’autre coté de l’île, dans un peuple paien, à recherche la solution la plus efficace pour s’évader ? Elle ne voyait pas d’autres solutions, elle refusait obstinément d’imaginer le pire. Pas pour lui, pas pour son fils, elle ne le supporterait de toute façon pas. Et elle devait conserver un minimum de contenance et de sang froid si jamais Osiris avait besoin d’elle. Elle était la lumière de l’Egypte après tout, elle devait tenir son rôle de mère de son peuple. 

Pour se changer les idées, elle avait décidé de sortir un peu de la maison, interrompant ainsi la routine qu’elle s’était appliquée depuis son arrivée. Elle n’avait pas envie que les autres dieux sachent qu’elle était la, si fragile et accessible. Certains dieux barbares auraient eu tôt fait de lui chercher des problèmes, et, là encore, elle ne se sentait pas encore de taille à faire face à la violence extérieure. Pas avant de voir sa famille réunie. Cependant, ses servantes lui avaient assuré que les bord du « Nil » local étaient paisibles et ne présentaient aucun danger. Alors elle avait chaussé ses sandales, enfilé une tunique de lin blanc vaporeuse, et était partie à la découverte de cette terre inconnue … Avec modération. Alors qu’elle avançait depuis une dizaine de minutes, elle se surprit à suivre, machinalement, le bruit d’un pas qui avançait dans la même direction qu’elle, longeant le cours d’eau qui, à son gout, n’avait pas la grace de son confrère original. Elle n’errait apparemment pas autant que celui qui la précédait, car assez rapidement, elle avait rattrapé la distance qui les séparait, et apparu à ses yeux le dos d’un homme assis au bord de l’eau. Elle reconnu immédiatement cette nuque à la chevelure noire fournie, et la sienne fut parcourue d’un frisson incontrôlable. Anubis. Son fils. Elle l’aurait reconnu entre mille, même de dos. Elle ne  dissimula pas sa présence, et rapidement le dieu égyptien fit volte face, alors qu’elle avançait toujours, d’un pas un peu trop rapide pour être digne. Quel ne fut pas son bonheur quand elle sentit les bras de son fils s’enrouler autour de ses épaules pour le presser contre lui, lui faisant même quitter le sol quelques instants. « Maman… » … depuis combien de temps n’avait elle pas entendu ce nom qui lui avait tant manqué ? Elle avait l’impression de revivre, d’être à nouveau complète, elle-même. C’était peu orthodoxe d’entendre Anubis l’appeler ainsi, mais elle était tellement heureuse qu’elle n’y prêta qu’une attention attendrie. 

Anubis s’excusa presque immédiatement de son élan d’affection, la relachant sur le sol meuble, sans pour autant recréer trop de distance entre eux. Il paraissait évident que, l’un comme l’autre, étaient parfaitement incapables de se séparer tout de suite. Un sourire éclatant éclaboussait le visage de la déesse, dont les yeux couvaient d’amour ce fils qui était à présent revenu à elle. Elle porta sa main à la joue d’Anubis, couvrant tendrement sa peau chaude de la paume de sa main, le bout des doigts effleurant sa pommette :

-Ne t’excuse donc pas mon fils, il m’aurait été vexant que tu ne réagisses pas de la sorte … voyez vous ça … Mon fils est donc toujours aussi beau et avenant, même sur cette île de damnés !

On ne refait pas une mère, la première chose que fit Isis, c’est de vérifier qu’aucun appendice ne manquait à son rejeton, bien qu’il ne fut pas le produit de sa chair… il était le produit de son éducation et ses soins, et c’était pour elle la même chose. Mais à son grand soulagement, il avait bien deux jambes, deux bras, un visage intact avec, détail agréable, les mêmes lèvres pleines qu’elle. Bien sur, elle devait se résoudre à l’idée que c’était de Néphtys qu’il les tenait, et non d’elle, mais ce genre d’éléments renforçait un peu plus la ressemblance qui les rapprochait. Reprenant du poil de la bête, Anubis entama la conversation, alors qu’elle avait à présent lié ses mains à celles de son fils, refusant à nouveau de rompre le contact physique. Elle secoua doucement la tête, et prit le soin de répondre une à une à chacune de ses questions : 

-Doucement mon fils … Je suis là, j’ai toujours été là, sur l’île, depuis aussi longtemps que toi … Seulement, il apparait que le destin n’ait pas voulu nous réunir immédiatement… Je suis restée dans le quartier égyptien tout ce temps, à construire la demeure que je partage avec ton père … j’y suis restée recluse, en attendant votre arrivée, à Horus et à toi … ton père est très occupé, tu le sais, et il ne revient que rarement au foyer … Mais au moins, j’avais la certitude qu’il était en vie, et cela me suffisait …

Elle pressa doucement ses mains, avant de les lâcher, pour l’inviter d’un geste à poursuivre leur marche. Rester immobiles faisait d’eux des cibles trop faciles, et surtout, la marche lui permettrait de se calmer un peu, et de reprendre une tenue plus …  Royale. 

-Et toi alors, qu’as-tu fait tout ce temps, pourquoi n’as-tu pas demandé à ton père où me trouver ? sans aucun doute il te l’aurait dit à toi … Il savait que je me languissais de savoir si vous alliez bien, ton frère et toi. D’ailleurs, horus … Sais tu où il est, Si il va bien ?

Un léger trémolo dans sa voie trahit l’espoir qu’elle avait de retrouver son ainé au plus vite. Elle se doutait qu’elle était peut être un peu trop gourmande de vouloir retrouver les deux en même temps, mais elle ne pouvait s’empêcher de lui demander, ne serait ce qu’au cas où …
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Anubis
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MessageSujet: Re: Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]   Un lien plus fort que le sang [PV ISIS] Icon_minitimeLun 2 Déc - 17:53

Isis & Anubis

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Ma mère me regardait, les yeux pleins d’amour, faisant fondre les résistances que je m’étais érigées sur cette île. Si j’avais été gêné face à ma façon trop démonstrative et peu conventionnelle de lui témoigner le manque que son absence avait causé, elle n’en prit heureusement pas ombrage. Elle m’ausculta un instant, comme pour vérifier qu’une partie de moi n’était pas resté coincée en Egypte, avant de me complimenter comme elle le faisait trop souvent. Elle me tira un sourire amusé lorsqu’elle s’extasia sur mon physique égyptien. Le regard d’une mère qui, comme toutes les mères, était persuadée que ses fils étaient les plus beaux.

« A croire que j’ai vos gènes mère. Vous n’avez rien perdu de votre éclat et êtes à présent la lumière de cette île, en plus de rester celle de notre terre. »

J’en pensais chaque mot. J’étais toujours terriblement flatté lorsqu’on me disait que je ressemblais plus à ma mère qu’à mon père, même si c’était techniquement impossible. Elle était sublime, et avait un de ces visages sans âge … On ne pouvait pas l’imaginer trop vielle tant le temps n’avait rien changé à sa beauté, et pourtant on ne pouvait la croire trop jeune non plus, tant son aura sentait la sagesse et la force des millénaires qu’elle avait traversés.

Elle me prit doucement la main, apaisant toutes les tensions dans mon corps. Quand bien même j’aurais voulu être celui qui la protège du monde extérieur, pour une raison irrationnelle je me sentais toujours en sécurité auprès d’elle, peut-être parce que c’était ce qu’elle avait toujours fait : me protéger. Pourtant une chose me taraudait : pourquoi ne s’était-elle pas montrée plus tôt ?

Heureusement mes craintes furent vite calmées. Si elle ne s’était pas montrée, c’était simplement qu’elle tenait en main la demeure d’Osiris pendant son absence. Je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel. Elle s’était laissée enfermée toute seule dans un temple qui était certainement plus à l’image de son trompeur de mari qu’à la sienne. Et lui, plutôt que de prendre soin de sa femme, s’occupait en mondanités et alliances futiles. Savait-il seulement la chance qu’il avait de l’avoir ? Il me semblait que les hommes qui avaient les femmes les plus douces, aimantes et surtout tolérantes, comme Osiris ou Thot, était toujours ceux qui leur témoignaient le moins d’intérêt. Je respectais encore une fois trop ma mère pour lui dire clairement ce que je pensais bien que de toute évidence depuis tout ce temps, elle en avait une petite idée … Je ne pus d’ailleurs m’empêcher d’ajouter avec une pointe d’ironie lorsqu’elle affirma que mon géniteur était occupé :

« Oh, j’en suis sûr. »

Nous commençâmes à marcher le long du Nil, lorsqu’elle aborda à nouveau le sujet de mon père. Elle savait que c’était un sujet plutôt sensible, tout comme mon frère. Entre le père qui m’avait toujours ignoré, et le frère qui s’était assuré que je n’oublie jamais que j’étais un batârd, mes liens familiaux étaient plutôt … Tendus. Ma mère le savait, mais je pense qu’une part d’elle préférait faire comme si tout allait bien.

« Mère, je … J’ai essayé de vous trouver, mais personne ne vous avait vu. J’aurais certes pu aller trouver Osiris, mais vous savez la complexité de nos relations et je … Ce territoire est déjà suffisamment hostile, je ne tiens pas à ce qu’il y ait un fossé qui sépare les égyptiens, nos amis. Je sais qu’il est difficile pour vous de l’accepter mais … Je ne tiens vraiment pas à le voir, et j’ai fait de mon mieux jusqu’ici pour l’éviter. »

Je lui jetai un regard en coin, comme si j’avais peur quelque part, qu’elle ne s’énerve tout à coup et me punisse encore comme un enfant. J’étais un homme aujourd’hui, et même si elle n’avait plus ce genre d’autorité sur moi, son avis représentait toujours énormément à mes yeux. Elle aborda ensuite le sujet d’Hors, à propos duquel je ne savais pas grand-chose du plus. Une part de moi était un peu vexée, la part égoïste je suppose. C’était ma mère … Et j’avais toujours été son chouchou. Elle venait juste de me retrouver alors … Les sujets complexes ne pouvaient-ils pas attendre un peu ?

« En ce qui concerne Horus, ne vous en faites pas mère, il va bien. Je ne l’ai pas vu de mes propres yeux, mais j’ai rencontré sa femme l’autre jour, qui m’avait invité à dîner avec eux. J’avais malheureusement autre chose de prévu, mais j’étais fort de la certitude que mon … frère, allait bien. »

J’allais dire demi-frère, mais je ne voulais pas blesser maman. Seulement, à force d’entendre Horus m’appeler et me traiter comme tel, j’avais moi-même pris le pli de le considérer ainsi.

« Soyez donc rassurée mère, tout va bien. Et je suis persuadée que la jeune Hathor vous ferez elle aussi part d’une invitation semblable. Mais laissez-moi vous parlez de vos autres enfants. »

Je savais que sa relation avec Hathor était tendue et couperait fin à la conversation. Lorsque j’abordais « ses autres enfants », je parlais en effet des autres égyptiens. Certes ce n’était pas pareil, mais je savais qu’elle y tenait aussi beaucoup.

« J’ai revu bon nombre des nôtres ce qui n’est pas votre cas je suppose … Si vous êtes si peu sortie. J’ai revu Maât. Elle va très bien, et je pense que c’est celle d’entre nous qui vis le mieux sur cette île. Elle semble plus épanouie que jamais, bien que Thot ne sorte jamais de la bibliothèque d’Alexandrie afin de trouver une sortie à cette île. Mais je vous arrête avant de vous faire de faux espoirs, il n’a rien trouvé pour l’instant … »

Je savais que ma mère appréciait cette femme, qui était l’une de celle de laquelle j’étais la plus proche.

« J’ai aussi pu revoir Ouadjet … Elle est très diminuée. Elle est complètement aveugle la journée, et je vais l’aider assez régulièrement. Cela m’attriste, mère, de voir les nôtres ainsi, sans aucun pouvoir, ou si peu … Et vous alors, quel don a échappé à cette île dévastatrice ? »



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MessageSujet: Re: Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]   Un lien plus fort que le sang [PV ISIS] Icon_minitimeLun 2 Déc - 19:26

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Isis accueillit les compliments de son fils avec un sourire plein de bienveillance. Sans être excessivement coquette, elle n’était jamais contre un compliment, une attention, et un peu d’admiration. Surtout de la part de son fils, la prunelle de ses yeux. Elle avait attrapé son bras au début de leur marche, et leurs pas s’étaient accordés sans même qu’ils y fassent attention, comme si leurs cœurs même battaient la même mesure. Ce qui était probablement le cas, quand on y pense.

La déesse, qui avait été réticente pendant tant de temps à sortir le nez de sa demeure, ne pensait à présent plus une seconde au danger qu’il pouvait y avoir en ce moment même. Auprès de son fils, elle savait qu’elle ne craignait rien, et percevait de lui une puissante onde de bienfaisance et de calme. Elle n’avait pas une perception aussi fine que son fils des auras, mais les sentiments de son fils étaient si forts qu’ils lui étaient presque palpables. Elle fronça légèrement les sourcils alors qu’il n’avait pu s’empêché d’entacher sa voix de ténor d’un peu d’ironie, alors qu’il parlait de son père. La déesse était bien consciente que les deux hommes ne s’entendaient pas, et cette tension ne datait pas d’hier. La situation était paradoxale d’ailleurs car elle était bien plus proche de ce fils qui n’était pas le sien qu’Osiris l’était, alors qu’Anubis était le fruit de ses entrailles. Peut être le garçon lui rappelait il trop son accès de faiblesse, cet affront à la moralité et à la royauté de son couple divin. Peut être qu’en regardant Anubis, Osiris se souvenait il que trop bien qu’Isis avait été la Grande Reine de cette situation, pardonnant son mari et accueillant le nourrisson contre son sein. Elle pressa tendrement le bras de son fils, avec un air affectueusement réprobateur :

-Ton père est tel qu’il est Anubis, on ne peut le blâmer de vouloir sauver la veuve et l’orphelin, il a toujours été ainsi. Il ne m’a pas cloitré à la maison, c’est moi qui ai décidé de rester en retrait… J’avais besoin de retrouver mes repères avant de partir à la rencontre de ceux qui partageaient le trône d’Egypte avec nous …

Elle remarqua également le ton d’Anubis alors qu’il répondait, le plus courtoisement possible, concernant Horus. Elle lisait en lui comme un livre ouvert, et regretta légèrement de lui avoir posé la question. Décidément, elle n’avait pas été d’une extrême délicatesse en lui demandant des nouvelles avec tant d’empressement. Néanmoins, il tenait sa petite vengeance en mentionnant le nom d’Hathor, et en lui assurant que son fils était entre de bonnes mains avec Elle. Malgré toute la bonne volonté du monde, elle n’arrivait pas à apprécier sincèrement sa belle fille, qu’elle trouvait … tarte, il n’y avait pas d’autres mots. Si elle assumait totalement son caractère conciliant et son statut de « femme au foyer », Isis considérait avoir un caractère relativement fort malgré tout, et ne pas être soumise à son mari, étant plus une partenaire qu’un larbin. Mais Hathor … Cette fille était trop gentille, trop douce, trop … Fade. Et en plus, elle lui avait volé son fils, et ça, elle ne pouvait le lui pardonner.

-Ah oui, Hathor … et bien, je suppose que je retrouverais ma chère génisse … belle fille bientôt.

Heureusement, anubis changea rapidement de sujet, et c’est avec soulagement qu’elle écouta attentivement les nouvelles qu’il était en mesure de lui donner des autres divinités égyptiennes. Comme il l’avait si justement précisé, elle les considérait tous comme ses enfants, bien que des divinités telles que Maât était aussi « agée » qu’elle. La déesse de la justice était une amie intime, presque une sœur. Enfin, une sœur qui ne couche pas avec son mari, quoi, malgré le fait qu’ils travaillent en étroite collaboration.

-C’est parfait, je suis ravie qu’elle soit aussi heureuse, et qu’elle ait trouvé son équilibre aussi… Mais cela ne m’étonne pas de la balance de la justice, pour être tout à fait honnête…

En revanche, les nouvelles d’ Ouadjet la chagrina. La déesse était une adorable créature, qui ne méritait pas le sort qu’elle subissait. Elle se promit mentalement de retrouver la jeune femme au plus vite, et de l’inviter à vivre au palais avec elle, au moins, elle serait servi et protégée autant qu’il était divinement possible sur l’île. Elle secoua la tête.

-C’est terrible en effet mon fils, absolument terrible. J’ai la sensation que le soleil est moins radieux ici, que tout est plus hostile, plus dur et brut… nous devons trouver une échappatoire à cet exil. Concernant mon pouvoir… Et bien, je suppose que, dans mon malheur, j’ai eu la chance de conserver le pouvoir qui m’était le plus cher : celui de guérir les êtres qui en ont besoin, et de soulager les douleurs physiques…

Et elle pensait réellement ce qu’elle disait. Avec ce pouvoir, elle avait au moins le sentiment de pouvoir être utiles aux siens, malgré le cout terrible de l’utilisation de cette capacité. Elle retourna alors la question à son fils. Lui qui était si puissant, si complet, dans quelle mesure cette île maudite l’avait elle amputé de sa superbe ?

-Et toi alors, quel don de notre verte contré as-tu conservé ? Et … as-tu déjà rencontré « les autres » ? Les autres dieux, d’autres … mythologies … se préparent ils déjà au combat ?

Elle frissonna à l’idée d’une future guerre fratricide. Contrairement à d’autres divinités, elle n’avait jamais quitté l’égypte, se consacrant corps et âme à son pays, sans jamais avoir eu le temps de voyager. Alors ses peuples inconnus ne lui disaient rien qui vaillent, et elle les assimilait bien plus aisément à des barbares qu’à des dynasties aussi nobles et raffinés que la famille d’Egypte ….
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MessageSujet: Re: Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]   Un lien plus fort que le sang [PV ISIS] Icon_minitimeSam 7 Déc - 20:01

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Ma mère était d’une bonté et d’une douceur telle qu’elle avait toujours tenté de calmer les relations entre mon géniteur et moi. Quelle folie. Surtout quand on savait qu’elle avait plus que quiconque des raisons de le haïr. Je ne comprenais définitivement pas comment elle avait pu lui pardonner son adultère, ni comment elle pouvait savoir qu’il ne recommencerait pas. Ou peut-être s’en moquait-elle ? Quoiqu’il en soit, elle le respectait bien trop pour comprendre ma détermination à le garder hors de ma vie, et c’est peut-être l’une des rares choses qui nous séparait elle et moi. Une raison de plus de ne pas aimer le dieu majeur des égyptiens.

« Ne vous en faites pas mère, je me doute qu’il ne vous retenait pas prisonnière … Ou qu’aucun dieu le puisse … »

J’avais souris en coin tout en la regardant. Certes Isis était douce et chaleureuse avec les siens, mais chacun savait qu’elle pouvait tout aussi bien se montrer dure et forte. Il n’y avait qu’à voir la façon dont elle avait manipulé et séduit Seth pour protéger sa famille. Ma mère était une femme aux multiples facettes, et je l’admirais aussi pour cela. J’étais même intimement persuadé qu’elle savait manipuler Osiris lorsqu’elle en avait besoin, sans qu’il ne s’en rende compte évidemment. J’aurais aimé avoir cette force en moi, seulement j’étais trop souvent un livre ouvert : bien trop transparent. Sans doute avait-ce été à un moment de ma vie un choix ; celui de ne pas ressembler à ma mère biologique. Mais quoiqu’il en soit, cela m’aurait été utile d’avoir cette « capacité » …

Lorsque ma mère pris des nouvelles de mon frère et qu’un pic de jalousie m’envahit, je me vengeais quelque part en évoquant sa femme, Hathor. Et ma mère ne cacha même pas ce qu’elle pensait d’elle, la qualifiant de … « génisse ». Malgré le fait que je n’étais pas complètement d’accord sur ce point, j’éclatai d’un rire franc, heureux de voir que ma tendre mère n’avait rien perdu de sa verve. Elle avait raison sur un point : Hathor n’était pas une femme de caractère, ni une femme de poigne. Mais après tout, elle n’était pas passée par toutes les épreuves qu’avait vécues Isis. Elle n’avait pas le poids d’une famille déchirée sur ses épaules, elle n’avait même pas encore d’enfant. J’avais la conviction que son caractère pouvait se forger avec le temps … Même si je n’étais pas moi-même son premier admirateur. Après tout, elle pensait pouvoir nous réconcilier Horus et moi. Ne pensait-elle pas que d’autres avant elle avaient essayé ? A commencer par notre mère ? Quoi qu’il en soit, j’étais sûr qu’en ce qui concernait ma mère, son caractère n’était pas le problème. Toujours en riant, je lançai une petite pique à ma mère, dont le caractère était pourtant bien fondé.

« Pardonnez ma franchise mère, mais je doute que son caractère soit le vrai problème. En réalité, je pense qu’en ce qui concerne Horus et moi, aucune femme ne trouve jamais grâce à vos yeux. »

Nous décidions ensuite d’aborder le sujet de nos pairs, ce qui sembla quelque peu apaiser ma mère. Heureusement il y avait des sujets qui nous arrangeaient tous les deux, comme par exemple celui de Mâat. Ma mère l’aimait surement presque autant que moi, et je doutais que quelque part dans son esprit, elle regrettait que celle-ci soit déjà mariée. Lorsque j’abordai la cécité de Ouadget, elle sembla très affectée et proposa même d’aller la voir. Je ne fus pas surpris … Mais j’eus néanmoins un élan d’affection pour ma mère.

« Avec tout le respect que je vois dois mère, vous connaissez le tempérament des égyptiens. Nous sommes fiers, c’est bien là notre grand défaut et je doute que Ouadget veuille abandonner son indépendance. Je passe déjà chez elle tous les deux-trois jours pour l'aider à faire ses courses … Mais je pense qu cela lui ferait grand plaisir si nous nous répartissions cette tâche. Après tout je ne suis qu’un humble homme, et bien que je fasse l’affaire en ce qui concerne la nourriture, lorsqu’il sagit de l’aider à faire les boutiques de Khéops je suis … Certainement bien moins qualifié ! »

Soudain l’atmosphère changea. Je reçu un coup lorsque je sentis la douleur que ma mère ressentait en vivant ici. Je serai un peu plus sa main, comme pour lui transmettre ma force, bien qu’elle soit réduite sur cette terre maudite. Toutefois elle avait gardé le don de soigner les êtres, et cela me mis un peu de baume au cœur car je savais que cela lui tenait à cœur. Je songeais un instant à l’entaille que j’avais au bras, mais me ravisais rapidement. Je n’avais pas besoin de l’inquiéter, et garder ma mère sereine valait bien une petite cicatrice. Elle me demanda à son tour ce que j’avais gardé comme capacité. Décidant d’apporter un peu de légèreté, je lâchai sa main et reculai face à elle, un léger sourire aux lèvres … Celui de l’enfant qui s’apprête à faire une bêtise.

« Je ne vais pas vous le dire … Je préfère vous montrer. »

Et en une seconde, je passais de ma forme humaine à ma forme canine. Je ne savais pas vraiment comment appelé cette apparence entre le chien et le loup. J’avais bien l’apparence d’un chien mais … En beaucoup plus gros. Mais quoiqu’il en soit, je savais que ma mère n’avait pas peur. Je la fixai de mes yeux bleus, les mêmes que les miens mais qui ressortaient bien davantage noyés dans ma fourrure noire. Je m’approchai d’elle, baignant dans la lumière si blanche et si pure de son aura, bien que je n’aie pas besoin de mon pouvoir pour savoir cela. Lorsque j’arrivais à quelques centimètres d’elle, et frottai mon museau contre son bras, avant de baisser ma tête en signe de respect. Puis je repris ma forme. Je lui souris, amusé par mon petit tour avant de continuer.

« Quand je suis sous cette forme, je peux voir l’âme des gens. Si elle est pure ou non, si ils sont digne de confiance. C’est très pratique dans le contexte dans lequel nous vivons. »

Et voilà qui commençait à répondre à sa deuxième question. J’étais complétement tiraillé sur ce que je pouvais lui dire ou non, sur ce qui la blesserait inutilement et ce qu’elle avait besoin de savoir … Sur les horreurs qu’il valait mieux qu’elle entende de ma bouche. Mais peut-être pouvais-je déformer un peu la vérité tout simplement ?

« Par où commencer ? … Je pense que la guerre et quelque chose que nous pouvons éviter mère. Comme vous le savez certainement, nous sommes quatre mythologies à nous retrouver ici. Les égyptiens, les romains, les scandinaves et les grecs. Pour ce que j’en ai vu, les Romains sont assez effacés. Je n’ai pas l’impression qu’ils œuvrent pour la paix, mais ils ne semblent pas chercher les problèmes … Je les dirais assez neutres. Les scandinaves me paraissent bons et juste. Ils sont de beaucoup proches des égyptiens, et plutôt pacifiques … Mais les grecs … Bien qu’il y ait des exceptions, la plupart d’entre eux vont poser problème. »

Voilà, j’avais dit à peu près tout ce qu’il y avait à dire sans pour autant aborder mon agression la dernière fois. Pourtant, je devais la prévenir des dangers de l’île.

« A la soirée organisée par Osiris il y a eu une altercation. L’homme qui l’a lancé s’en est pris à …. A une innocente créature. »

Inutile d’aborder le sujet de Néthi. Je ne savais pas mentir à ma mère, et mieux valait éviter de lui dire que j’hébergeais chez moi une créature meurtrière … Elle aurait pu s’inquiéter …

« Si jamais tu rencontres ce Dieu, surtout va-t’en. Il s’appelle Dionysos, et il est très dangereux. »

Le sujet Néthi devait pourtant lui aussi être abordé, quand j’y pensais. Maintenant qu’elle savait que j’étais ici, ma mère risquait de vouloir passer me saluer, et c’était impossible alors que je ne savais pas dans quelle « phase » Néthi serait à ce moment-là. Je tentais une entourloupe.

« A ce propos, j’héberge actuellement la créature qui a été attaquée ce soir-là. Cette expérience l’a traumatisée, et elle reste à la maison le temps que la peur se dissipe. Ainsi, j’aimerais qu’on se rencontre vous et moi plutôt ailleurs, car je ne tiens pas à l’exposer au stress de rencontrer des personnes avant qu’elle ne soit … Guérie. »

J’étais assez fier de la façon dont j’avais exposé les choses, mais je voulais l’empêcher de trop m’interroger à ce sujet pour m’éviter de déblatérer des incohérences. Aussi j’enchainais sur le dernier détail qu’elle devait savoir et qui j’en étais sûr, la ferait réagir.

« Sinon, je ne sais pas si tu as entendu la nouvelle, mais il y a des humains ici, sur l’île. »





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ANUBIS. Everything looks better when the sun goes down, I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night. I'll never be good enough. You make me wanna die and everything you love will burn up in the light. » You make me wanna die by The Pretty Reckless

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MessageSujet: Re: Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]   Un lien plus fort que le sang [PV ISIS] Icon_minitimeDim 15 Déc - 21:29

Isis & Anubis

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La déesse sourit tranquillement à la première remarque de son fils. En effet, Osiris et elle ne se disputait que très rarement ; chacun avait trouvé son rôle dans le couple, et, au final, il n’y avait pas de place pour la discorde ou la frustration. Osiris était un homme d’action, d’extérieur. Elle était plutôt du genre à protéger ses gens, son peuple, sa famille, et accordait bien plus d’importance à la préservation de ce qu’elle avait qu’à la conquête de territoires nouveaux. Et surtout, elle menait son mari par le bout du nez quand elle le voulait vraiment. Osiris ne s’était jamais pardonné son infidélité, et il ne lui était pas compliqué de lui rappeler qu’il lui était encore redevable. Ça, Anubis s’en doutait surement. Elle accompagna le rire de son fils du sien, et on ne pouvait nier que, là encore, ils étaient très semblables, et ils avaient le même timbre de voix. Encore une fois, le ressemblance était flagrance, et la remarque de son fils pertinente. Ses enfants étaient des joyaux, des perles du Nil, et il faudrait du haut, du très haut niveau pour qu’elle envisage une belle fille que serait à la hauteur de ses exigence :

- Tu as surement raison… Mais Hathor, sérieusement … Il aurait pu faire un effort, tout de même …

Elle n’oserait pas vraiment le dire, mais au fond, le célibat de son fils lui convenait parfaitement. Elle n’était pas naive, elle savait que son fils était un bel homme qui devait probablement fréquenter des jeunes femmes, mais … Son cœur était encore à elle. Elle était sa mère, la femme de sa vie, et pour l’instant, elle se sentait encore le noyaux de son monde, sa référence féminine. Et elle le lui rendait bien, en tout cas elle l’espèrait. Elle hocha la tête quand il fit référence à Ouadjet et au risque que cette dernière refuse son aide. En y réfléchissant, en effet, lui proposer de manière trop évidente risquerait d’être pris pour de la pitié. Or, la pitié n’était pas vraiment bien vue dans la société égyptienne, et elle risquait de blesser la jeune déesse à se montrer prévenante.

- Tes conseils sont judicieux mon fils … La pauvre demoiselle n’a pas besoin qu’on lui rappelle qu’elle est diminuée… je ne suis pas une experte en lèche vitrine, mais pourquoi pas, si cela peut la distraire un peu, et la faire se sentir mieux, c’est dans mes cordes… le temps que je trouve un moyen de lui faire recouvrer la vue …

Elle tourna la tête vers Anubis, apercevant une demi seconde un sourire de galopin, absolument le même de celui qu’il avait en étant enfant et, en un instant, il quitta sa forme humaine pour se muer en un gros chien noir, aux poils luisants et à la carrure imposante. Il était magnifique ainsi aussi, et la déesse le laissa se frotter contre son bras. En revanche, elle ne passa pas la main dans ses poils épais ; c’était un comportement que l’on pouvait avoir avec un animal, or, ce chien était son fils. Et elle le considérait comme tel, humain ou chien, et elle ne se permettrait pas de le palper ainsi sans son consentement. Quand il lui expliqua les dons qu’il avait conservés, elle se sentit en partie rassurée. Au moins, il ne se ferait pas roulé ici, et avait conservé cette clairvoyance salutaire qu’était la sienne. Il fallait surement bien ça sur cette île dangereuse. Et mes explications d’Anubis ne faisaient que confirmer ses craintes ; les autres mythologies n’étaient pas toutes pacifiques, et surement que les confrontations allaient se multiplier, au fur et à mesure que la frustration grandirait chez les exilés. Isis sentait que son fils ne lui disait pas tout, mais en même temps, elle imaginait qu’il faisait ça pour la préserver : elle qui était déjà bien méfiante envers l’extérieur du quartier égyptien, alors la terroriser n’aurait fait qu’empirer la situation. Néanmoins, elle voulait montrer à son fils qu’elle était toujours un allié utile, et qui saurait agir au moment venue.

- Dionysos … Ce nom me dit vaguement quelque chose, mais je ne saurais poser un visage dessus … mais si tu le dis, mon fils, je veux bien te croire. Mais qui était cette innocente créature qu’il a attaquée ? était-ce l’une des notres, une de nos protégées ? si c’est le cas, cela devra être puni ! si tu le souhaites, je pourrais aller lui rendre visite à cette demoiselle, je ferais en sorte de la guérir autant que possible … C’est le moins que je puisse faire.

La main d’isis se crispa sur le bras de son fils alors que celui-ci mentionnait l’existence d’humains sur l’île. Si ils ne lui faisaient pas peur proprement parlé, elle se méfiait de leur présence. Ils étaient peut être des geoliers, des représentants de leurs bourreaux, chargés de leur remémorer leurs fautes et les raisons pour lesquels ils avaient été parqués ici :

- Des humains … Pardonne moi de te questionner sans fin, mais les as-tu rencontré, sais tu pourquoi ils nous ont suivi ? * elle soupira* j’ai l’impression qu’il y a bien trop d’inconnus dans l’équation qu’est cette île …. Je n’aime pas cela anubis… je n’aime pas cela …


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Un lien plus fort que le sang [PV ISIS]

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