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 Une morale familiale

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MessageSujet: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeJeu 6 Juin - 9:06

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Une morale familiale

Dyonisos & Athéna

J'avais décidé de rester à la maison aujourd'hui. En effet, la situation avec Gemma étant éclaircie, j'étais d'une humeur plus que réjouie. Ce n'est pas une journée des plus belle mais la température y était plus qu'agréable.
* Il faut quand même que tu t'occupe un peu de ton intérieur, parce que ce n'est pas parce que tu es la déesse de la guerre que ta maison doit ressembler à un champ de bataille *
Ma conscience avait raison. Quand je regarda autour de moi, je vis un énorme désordre. Avais-je négliger mon adorable maison à ce point ? La réponse étant autour de moi, je ne voulu pas la dire tout haut tellement j'avais honte.

- Aller ma vieille, au boulot !!!! me dis-je pour me motiver.


J'entrepris alors de tout ranger. Je commença par le salon, en passant par la cuisine et en finissant par les chambres et leurs salles de bain. Une fois tout cela fait, je me mis au ménage de ces différentes pièces. Ce n'est pas vraiment la chose que je préfère mais il fallait que j'y passe. Ma tâche étant terminée, je pris cinq minutes pour me reposer un peu. J'étais fatiguée, en sueur mais quand je vis le résultat, je me dis que tout cela en valait la peine.
* Eh ben voilà !!!! Enfin une maison digne d'une déesse de ton rang *
Je décida d'aller me préparer car après mûre réfléxion, je puais un peu trop la sueur à mon goût.
A peine sortit de la salle de bain, j'entendis la sonnette. Je n'entendais pourtant personne. J'allai quand même ouvrir la porte et d'aller accueillir mon mystérieux invité.

- Dionysos !!! dis-je en m'étonnant de le trouver sur le pas de ma porte.

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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeJeu 6 Juin - 20:44

- Hello soeurette, je passais dans le coin par hasard, j’ai décidé de venir te faire un petit coucou ! je peux entrer ?

Sans attendre vraiment de réponse, il avança sur le pas de la porte et passa devant sa sœur pour l’embrasser prestement sur la joue, ce qui lui tira une petite grimace de douleur.
A vrai dire, il ne savait pas trop ce qu’il pouvait bien foutre là. L’œil gauche noirci, l’arcade sourcilière légèrement gonflée et la lèvre inférieure fendue, il était un peu moins beau à voir que d’habitude. Peut être plus sexy, il parait que le coté bad boy plait à certaines. Mais probablement pas à Athéna.


- Tu aurais une compresse, une serviette humide ou autre ? je m’en voudrais de mettre du sang de partout dans une demeure si bien ordonnée …


C’est vrai que c’était propre, rangé, ordonné… trop au gout du jeune homme. L’ai était encore chargé de l’odeur des produits nettoyant, sa sœur avait du astiquer les moindres recoins de la baraque peu de temps auparavant. Le dieu n’avait pas de maison à lui : fidèle à ses convictions libertines, dans tous les sens du terme, il préférait vivre dans différents hôtels, chez ses conquêtes du moment, bref il était à droite à gauche sans vraiment se poser. Il admira néanmoins la clarté et l’élégance du lieu, avant d’aller s’asseoir sagement sur l’un des canapés du salon.

- Je sais ce que tu vas me demander… qu’est ce que j’ai bien pu faire encore pour me retrouver avec une tête pareille …

Il se gratta la tête avec un air mi gêné mi amusé.

- Oui … j’ai croisé Héphaïstos par le plus grand des hasards, alors qu’il cherchait sa femme en ville … encore. Et puis… tu te doutes de ce qui a pu se passer.

Evidemment elle se douterait, elle déesse de la sagesse et de la raison, elle savait ce qui se tramait entre le dieu festif et le dieu forgeron : une sombre histoire de coucherie, de trahison et de confiance perdue. Ils avaient été d’excellents amis, fut un temps, dans une autre vie, une vie où ils n’étaient pas tous coincés sur cette île. Il lui sourit encore, ce fameux sourire qui ne quittait pour ainsi dire jamais ses lèvres. Pourtant il savait qu’il allait passer un sale quart d’heure … et qu’il était venu de son plein gré pour son sermon. Si ce n’est pas de l’amour fraternel ça …
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeDim 9 Juin - 10:25

- Hello soeurette, je passais dans le coin par hasard, j’ai décidé de venir te faire un petit coucou ! je peux entrer ?

Mon frère n'attendis pas ma réponse et rentra chez moi en m'embrassant au passage. Ce n'était pas tant sa présence ici qui m'étonna mais la tête qu'il avait. En effet, il avait un oeil au beur noir et une égratignure à l'arcade et au coin de la bouche.

- Tu aurais une compresse, une serviette humide ou autre ? je m’en voudrais de mettre du sang de partout dans une demeure si bien ordonnée …

- Bonjour à toi aussi Frérot, lui dis-je en fermant la porte. Contente que tu te souvienne que tu as une soeur. Bien sur je vais te donner ça,finis-je par lui dire en ayant peur qu'il me mette du sang partout sur mes tapis fraichements astiqués.

Je finis par revenir de la salle de bain avec une réserve de compresse et du désinfectant. Il était installé sur le canapé, la tête en l'air. Cela lui donnait un air assez comique. Je n'eux pas le loisir de lui demander ce qui lui était arriver car c'est lui même qui me l'avoua. Il avait encore croisé notre crétin de frère, Héphaistos et ça avait encore dégénéré entre eux.

- Pourquoi cela ne m'étonne pas ? lui demandais-je, en lui appliquant le désinfectant sur son arcade. Je t'avais pourtant conseillé de l'éviter, lui et sa femme. En fait il faut surtout que tu l'évite elle.
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeDim 9 Juin - 11:39

Dionysos la gratifia d’un sourire reconnaissant alors qu’elle allait chercher un nécessaire de soin dans sa salle de bain. Il devait avoir l’air fort malin tiens, la tête en arrière à se boucher le nez pour que le sang ne dégouline pas de partout sur le sol. Seulement, il était conscient de s’en être plutôt bien sorti ; à part lui, peu de gens pouvaient sortir d’une confrontation avec le dieu forgeron avec simplement un nez de travers et quelques ecchymoses. L’époux d’Aphrodite pouvait se révéler étonnement mauvais et vindicatif, et ses poings étaient tout aussi destructeurs que son marteau. Or Dionysos n’était pas une dieu guerrier, loin de là, et avait le plus grand mal à rendre les coups quand ceux-ci pleuvaient sur lui. Son arme à lui c’était la parole, la ruse, mais certainement pas la force, bien qu’il en eut. Simplement, personne ne l’avait initié à la guerre durant son enfance ou son adolescence parmi les nymphes, aussi il était plus fin connaisseur d’instruments de musique que des armes.

Il prit les compresses que lui tendait sa sœur une fois revenue, et les appliqua doucement sur son arcade ouverte, grimaçant un peu. Au moins cette plaie là n’était pas sanguinolente, seulement moche à voir. Un petit gloussement lui échappa alors qu’Athéna lui conseillait de s’éloigner d’Aphrodite.

-qu’est ce que tu crois, que je lui cours après ? Notre délicieuse déesse de l’amour ne m’intéresse pas, elle n’est plus un défi pour moi depuis des années ! je crois d’ailleurs que c’est pour ça qu’elle me court encore après. A moins que ce soit pour faire enrager son crétin de mari … il m’a frappé au marteau, ce malade se trimballe avec un marteau dans la rue, tu te rends compte ?!

Il rit doucement en se remémorant la tête qu’il avait du faire en voyant Héphaïstos lever sa masse au dessus de sa tête. Mauvaise idée de rire, ça faisait terriblement mal ! Son sourire se transforma en grimace, alors qu’Athéna lui appliquait de l’antiseptique pour ainsi dire partout sur le visage.

-Il faut que je me fasse une raison, je suis vraiment un piètre combattant !
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeLun 10 Juin - 13:24

- qu’est ce que tu crois, que je lui cours après ? Notre délicieuse déesse de l’amour ne m’intéresse pas, elle n’est plus un défi pour moi depuis des années ! je crois d’ailleurs que c’est pour ça qu’elle me court encore après. A moins que ce soit pour faire enrager son crétin de mari … il m’a frappé au marteau, ce malade se trimballe avec un marteau dans la rue, tu te rends compte ?!

J'eux beaucoup de mal à croire que mon frère ne courait plus après Aphrodite. C'est vrai, c'étais peut être du passé mais avec la jalousie d'héphaistos à son égard et le besoin de mon frère à provoquer ce dernier, je doutais un peu de sa bonne foi.
* Si telle est le cas je pense qu'avec sa tête, il va y réfléchir à deux fois avant de recommencer *
Je pense pas que ma conscience avait raison du tout mais c'est vrai qu'Héphaistos l'avait pas mal amoché.

- C'est vrai que notre Héphaistos nationale n'a pas beaucoup de plomb dans la cervelle mais avec la femme qu'il a je pense qu'il n'a pas trop le choix, commençais-je à lui dire. En même temps, s'il devait tuer tous les amants de sa très chère femme, il n'y aurait plus beaucoup d'hommes sur l'île, continuais-je en rigolant.

A la tête de mon frère, je compris que cela ne faisait rire que moi. Mais bon ce n'était un secret pour personne qu'Aphrodite couchait avec tous les hommes qu'elle croisait. Quelle prétentieuse !!!! Pour ne pas dire autre chose de plus grossier. Je ne l'avais jamais aimé. Mais depuis qu'elle avait jeté son dévolu sur mon frère mon ressentiment avait augmenté envers elle. Je décida tout de même à faire l'autruche devant Dionysos.

- Après tout, tant mieux si Aphrodite est de l'histoire ancienne, comme ça tu ne reviendras plus me voir avec des coups fait par son très cher mari qui soit dit en passant est vraiment cinglé.
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeLun 10 Juin - 19:34

Dionysos était soulagé qu’Athéna ait la politesse de ne pas lui dire qu’elle doutait sérieusement de ce qu’il disait. Il savait bien que sa sœur, comme la plupart des déesses virginales, n’adhérait pas vraiment à son mode de vie. Mais en digne déesse de la sagesse, Athéna faisait l’effort de voir en Dionysos un peu plus qu’un garçon facile. Il faisait aussi l’effort de ne pas être trop insupportable en présence de sa sœur, et de ne pas la faire trop tourner en bourrique. Il avait bien l’occasion de le faire avec d’autres, alors il épargnait ça à Athéna
.
Il rigola intérieurement en entendant la description d’Héphaïstos tel que dépeint par sa sœur, et ça lui fit franchement mal aux côtes, mais tant pis. Il tenta de garder son sérieux pour ne plus sentir la moitié de ses os craquer à chaque respiration. Le dieu forgeron n’y était vraiment pas allé de main morte.

-oui, c’est définitivement de l’histoire ancienne, je peux te le promettre. C’est une fille très gentille, mais j’ai d’autres projets sur cette île, et peu de temps à accorder à tout ça.

Par tout ça, il entendait l’égo d’Aphrodite. La déesse de l’amour était une créature incroyable en tout point de vue, mais extrêmement chronophage et exclusive ; si il retombait dans ses filets, il n’en ressortirait jamais. Et il n’en avait pas la moindre envie. Il ôta finalement la compresse de son arcade, qu’il tâta avec précaution. Elle avait un peu dégonflée, et il voyait à présent plutôt bien de son œil gauche. Ce seraient ses côtes qui mettraient le plus de temps à se ressouder. Il posa le tissu sanguinolent dans une coupelle sur la table, avant d’offrir un sourire espiègle à sa sœur :

-Dis moi, il fait un peu soif chez toi non ? tu aurais un peu de vin ? de l’hydromel ? du lait fermenté, non ? *dit il plein d’espoir*

Il doutait fortement que sa sœur ait de l’alcool chez elle. Peut être en avait elle garder pour des invités, après tout il lui offrait des vins des meilleures cuvés tous les ans pour son anniversaire. En tant que dieu de la luxure et du vin, c’était ça ou un gigolo. Pas sur qu’Athéna aurait apprécié de recevoir un homme dans un paquet cadeau géant. Allez savoir pourquoi.

-Alors, qu’as-tu fais de beaux durant nos premiers mois sur cette île ? des découvertes intéressantes … ?
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeJeu 13 Juin - 19:43

-Dis moi, il fait un peu soif chez toi non ? tu aurais un peu de vin ? de l’hydromel ? du lait fermenté, non ?



 - Nan mais tu plaisantes !!! Tu crois que tu le mérites avec la tête que tu as ? 


Je ne pus m'empêcher de partir au quart de tour. C'est vrai, mon frère avait le talent de me faire rire parfois. Il croit qu'il peut venir ici avec la tête en sang à cause d'avoir provoquer héphaistos et ensuite demander de boire un verre comme si de rien n'était. Cela avait le don de me faire éclater de rire. 
* En même temps; il faut bien écouler tes stocks !!! *
C'est vrai, j'ai pas mal d'alcool à la maison. Ce n'est pas le peu d'invités que j'ai qui va le boire non plus. En effet, mon frère à la fâcheuse habitude de m'offrir une bouteille à chacun de mes anniversaires, et comme je ne bois pas, elles s'accumulent dans le placard.
* Ca te ferait plus de place si tu pensais à les donner, à ton frère par exemple, et vu la tête qu'il a ça ne lui fera pas de mal *
Ma conscience avait encore une fois raison. Je décidai donc de me lever et d'aller chercher un verre et 3 bouteilles : une pour qu'il a boive, connaissant ses soifs elle peinerait pas à se finir, et deux pour qu'ils les emportent avec lui.


 - Tiens, lui dis-je en lui tendant son verre et les bouteilles. Tu peux en entamer une maintenant et tu prends les deux autres pour la route, on ne sait jamais quelle soif tu pourrais avoir. Et par la même occasion, tu comprendras peut être qu'à la place d'une bouteille, je préfèrerais un beau bijou pour mon anniversaire. Elle t'a pas appris cela, Aphrodite ? dis-je avec mon humour naturel. Sinon, pour répondre à ta question, je n'ai fais aucunes rencontres intéressantes, à part celle d'une jeune demi-déesse romaine, qui est très gentille. Même si je suis sûr que tu ne voulais pas parler de femme ... Et sinon, je passe mes journées à m'ennuyer, comme pas mal de gens ici. Et toi, à part avec Héphaistos, des rencontres ? 
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeSam 15 Juin - 14:01

Il était soulagé que sa petite remarque fasse rire sa sœur. C’était ça ou la mettre en colère et, à la rigueur, il préférait cette option. Au moins il aurait ce qu’il voulait, et il avait grand soif vous savez ! Il laissa sa sœur s’éclipser un instant dans la cuisine, et regarda tout autour de lui : son appartement était décoré avec gout et classe, les matériaux nobles et précieux, avec de grands espaces et beaucoup de lumière. Cela ressemblait presque à un temple grec, ce qui n’était pas vraiment étonnant, Athéna était une des déesses avec le plus de temples dédiés à s gloire. Elle avait passé des années dans chacun d’entre eux. Métaphoriquement. Alors ça avait du imprégner ses gouts en décoration.
Il tendit grand les bras quand en la voyant arriver avec 3 bouteilles. Bon il avait soif, mais trois ça fait beaucoup ! il les posa précautionneusement au sol, lisant les étiquettes en plissant un peu les yeux. Il ouvrit finalement la bouteille ayant le moins de valeur. Les deux autres étaient deux de ses anciens cadeaux, et il savait qu’elles coutaient tres tres tres chères. Il ne prenait pas ombrage que sa sœur les lui rende ; après tout, plein de malice, il avait en partie acheté ces bouteilles pour qu’elle ait toujours du bon vin à lui servir quand il viendrait. Aujourd’hui, sa prévision s’était avérée exacte
- Merci, c’est très gentil. Non, Aphrodite et moi ne « discutions » pas beaucoup. Mais promis, la prochaine fois j’échange un cassage de figure en règle contre un jolie bijou à Héphaistos, il ne pourra pas refuser Wink

Il sourit, de manière un peu moqueuse, mais nota quand même l’info quelque part dans son cerveau perturbé, sait on jamais. Il ouvrit sa bouteille, se versant un verre, sans en proposer à Athéna. Ce n’était pas de l’impolitesse, il savait juste pertinemment qu’elle ne buvait pas, c’est tout.

- Moi je me promène, comme toujours… comme je n’en sais pas plus que quiconque sur le pourquoi du comment nous sommes arrivés ici, je me contente d’en apprendre un maximum sur le monde qui nous entoure … Ah, si ! je suis organisateur de soirée dans le camp neutre surtout, et parfois je suis payé pour en organiser un peu partout sur l’île … au moins je n’ai pas à voler ou utiliser ma force pour vivre. Je fais ça honnetement Wink
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeDim 7 Juil - 8:25

- Moi je me promène, comme toujours… comme je n’en sais pas plus que quiconque sur le pourquoi du comment nous sommes arrivés ici, je me contente d’en apprendre un maximum sur le monde qui nous entoure … Ah, si ! je suis organisateur de soirée dans le camp neutre surtout, et parfois je suis payé pour en organiser un peu partout sur l’île … au moins je n’ai pas à voler ou utiliser ma force pour vivre. Je fais ça honnetement.

J'étais très contente que mon frère commence enfin à s'assumer. Cet exil avait peut être ses avantages après tout même si j'avais toujours du ma à m'y faire. En effet, par "m'ennuyer " je pesais vraiment mes mots parce que je n'avais plus rien à faire et le sentiment d'inutilité qui me quittait pas était très difficile à vivre. Mais je me faisais pas de soucis pour mon frère, il trouverais bien des choses à faire partout où il irait car il a de la chance d'être le Dieu de la Luxure et du vin et que l'on soit Dieu ou humain, tout le monde avait envie de faire la fête donc il ne serait jamais au chômage comme mon coté "guerrière" parce qu'en ce qui concerne mon coté "sage", tant qu'il y aura un Dionysos dans les parages, j'aurais tout le temps du travaille.
* Ca, c'est sur avait ce qu'il peut s'attirer comme ennuis ou ce qu'il peut faire de répréhensible, tu auras tout le temps une raison de le remettre dans le droit chemin *
Cette remarque m'arracha un sourire, car ce n'était pas faux et c'est vrai que Dionysos était un champion niveau ennuis.

- Je suis fière de toi si tu commence à t'assumer, lui dis-je ensuite, tu commence enfin à grandir un peu, si je pus me permettre mais je te fais confiance ton coté fétard continuera à t'attirer des ennuis malheureusement.

Je ne pouvais pas m'empêcher de lui faire la morale, c'était plus fort que moi.
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MessageSujet: Re: Une morale familiale   Une morale familiale Icon_minitimeLun 8 Juil - 11:37

 

Alors qu’il finissait déjà son verre, Dionysos ne put s’empêcher de froncer en écoutant Athéna parler.  Comment ça «  enfin s’assumer un peu ? » . Elle se moquait de lui ? Il reposa son verre, sifflant d’un ton bien moins avenant :
 
-          -Que je sache, « Soeurette », si il y en a bien un qui s’est toujours assumé et ait toujours eu à se debrouiller tout seul, c’est moi. Que je sache, je n’ai jamais été cocooné au chaud par papa maman à l’Olympe avec nourriture, biens et logement gratuit. J’ai toujours eu à me battre pour avoir droit à tout cela. Je n’avais pas papounet pour céder à mes caprices, moi.


Et c’était vrai. En tant que fils illégitime avec une humaine, Dionysos n’avait jamais vécu à l’Olympe. Il n’avait certes pas eu une enfance triste ou pauvre en compagnie des nymphes, mais il n’avait jamais vécu dans l’opulence des autres divinités grecques. Jamais son statut de dieu ne lui avait ouvert des portes. C’était son caractère et sa capacité d’adaptation qui lui avait permis de survivre. Il se resservit un verre, et le but d’une traite. L’alcool le grisait légèrement, et apaisait un peu ses douleurs. Mais ce que lui disait sa sœur lui déplaisait. Vraiment. Ce n’était pas son coté fêtard qui lui attirait des ennuis. C’était la bêtise des autres qui le mettait dans l’embarras. Ou leur naiveté. Les dieux avaient tendance à se reposer sur leurs acquis, et c’est pour ça qu’ils étaient aussi désoeuvrés sur Néméil. Sans leur immortalité et leur toute puissance,  ils tournaient comme des poissons dans un bocal. Il n’y a rien qu’il ne lui faisait plus pitié d’ailleurs. Il se leva lentement, très lentement, et sa voix se fit grave, et si elle n’était pas menaçante, il n’en était pas moins froid.

-          -Au moins moi je fais quelque chose de ma vie ici, je n’attends pas que les solutions me tombent tout crus dans le bec. Je n’attends pas non plus de me faire assassiner dans mon sommeil. Qui sait ce qui peut se passer ici.

Il tata sa blessure au visage. Plus rien ne saignait, et il n’avait presque plus mal. Il allait rentrer à l’hotel, se torcher au whisky et faire une sieste en attendant de guerir. Peut être que le passage chez Athéna n’était pas une si bonne idée. Depuis qu’il était ici, il ne supportait plus qu’on lui fasse la moral. Durant toute sa vie de dieu sur terre on lui avait rabacher sa médiocrité et sa décadence de pauvre dieu secondaire. Mais ici, il était l’égal de grands dieux et de grandes déesses comme Athéna. Elle n’avait plus l’ascendant sur lui, et elle allait devoir faire tres, tres attention …
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