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 Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]

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Perséphone
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MessageSujet: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Mer 30 Jan - 12:50


Perséphone & Idun

Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?
Aujourd'hui, il faisait bon. Mais pas assez à mon gout. Mon être souffrait de ne plus vivre sous l'atmosphère pesante et renfermée des Enfers. Ici, tout était lumineux, tout était libre, aéré. Et le soleil, lui aussi, était libre de rayonner. Il fut un temps où j'aurai adoré retrouver cette sensation de liberté, d'apaisement, de chaleur. Mais aujourd'hui, j'ai peur de tout ça. En Enfers, sous terre, nous étions protégés, nous avions notre royaume, confiné, où on ne pouvait se perdre. Ici, tout est trop grand, les étendues vastes me rappellent que je ne suis plus sous, mais sur terre. C'est une sensation étrange pour moi d'évoluer au dessus depuis que nous sommes sur Néméïl. Alors, ça me met de mauvaise humeur.

J'avais pris l'initiative d'aller taquiner un peu Thor, histoire que lui aussi profite de mon humeur grognon. Je me dirigeai donc tout naturellement vers le quartier Nordique, sans aucune once de peur de ma démarche. Qu'on essaie de s'en prendre à moi, qu'on rigole ! Oh, oui, j'avais terriblement envie de crier, de frapper, de déclencher une crise, une bagarre. Alors, sur le chemin, je cherchai des yeux qui serait victime de mes envies massacrantes. En passant par le parc, je vis quelqu'un au loin. Une femme. Mouais, je préférai me battre avec des hommes, mais ça fera l'affaire pour la journée. M'avançant vers la Scandinave (j'avais reconnue sa mythologie grâce à sa chevelure d'un blond très clair, et puis, on se trouve sur le territoire Nordique, non ?) Elle semblait perdue dans ses pensées. Ou peut être était-elle intimidée ? Durant le temps qu'avait pris ma marche vers elle elle n'avait pas bougé d'un pouce. Qu'arrivait-il a cette jeune femme ? Une lueur de peur se lisait dans son regard lorsque j'arrivai à sa hauteur. Contre toute attente, je me montrai polie.

-Bonjour...est-ce que ça va ?

A ma voix, on aurait presque pu croire que je m'inquiétais. En réalité, j'étais très curieuse de savoir qui était cette personne figée au beau milieu d'un... parc. Pourquoi sembler terrorisée lorsqu'on se trouve dans un lieu aussi commun, aussi innocent qu'un parc ? J'arquai un sourcils pour appuyer ma question. Lorsque son regard croisa le mien, elle eut comme un frisson. Intérieurement, je souris. J'adorai inspirer la peur à mes interlocuteurs et visiblement avec elle il ne serait pas difficile de se faire redouter.

Alors. Le petit oiseau tombé du nid, qui était-il ? Créature ? Demi Dieu ? Divinité, même ? Je plissai les yeux comme pour mieux la dévisager. Si au départ elle aurait pu croire que j'étais une personne bien intentionnée au son de ma voix et à ma question inquiète, elle devait avoir revu son jugement vu mon comportement. En effet, je me mis même à tourner autour d'elle, pour mieux l'observer. Scandinave, ça, elle l'était. Si elle avait été une personne importante et influente pendant un temps, sur Néméïl elle n'avait plus l'air d'être grand chose. Ses cheveux blonds étaient magnifiques certes, mais ils n'étaient même pas coiffés. Sa peau pale lui donnait presque un air malade. Quoi qu'on aurait pu dire de même pour mon teint presque livide... mais moi, c'est pas pareil. Hum. Et sa posture... qu'elle posture de soumise ! Elle semblait recroquevillée sur elle même, comme si le poids du monde s'abattait sur ses épaules. Sur qui donc étais-je tombée.

-Excuse moi mais... tu es qui, toi ?

J'avais demandé ça d'un air hautain, presque moqueur. Finalement, je n'avais plus envie de bagarre. Juste de m'amuser un peu.

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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Lun 18 Fév - 15:13



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Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?

« Je voudrais retrouver mes traces, Où est ma vie ou est ma place... »
Je flânais tranquillement, profitant de la douceur qui régnait sur Valhöll pour me ressourcer. Tout ici respirait, le calme, la sérénité et l'équilibre. C'était la raison pour laquelle je revenais chaque jour, pour tenter d'absorber un peu de cette énergie; pour essayer de m'oublier au moins quelques temps.
J'avais encore du mal à croire que j'étais fin libre. Plus de prison, plus rien pour me retenir. Si j'en avais eu envie, j'aurais pu aller n'importe ou sur cette terre. Et je n'étais toujours pas habituée à cette liberté retrouvée, c'était bien trop beau pour être vrai, n'est-ce pas? Et puis, il y avait cette impression, qui toujours perdurait : le danger n'était plus visible, mais je savais qu'il était là. Je voyais sur chaque visage, sur chaque geste une menace dissimulée. Les paroles les plus mielleuses, me paraissaient effrayantes, les sourires cachaient la noirceur de toute âme... Ils étaient partout, ces êtres vicieux et pervertis. Et j'étais une proie si facile...

...Une proie qui venait juste comprendre qu'elle était guettée. Je m'immobilisais brusquement en plein milieu de chemin à la vue de cette magnifique et étrange femme qui s'approchait de moi. Une cascade de cheveux onyx offraient un contraste saisissant sur sa peau d'une pâleur mortelle... Je retenais mon souffle, impressionnée par l'incroyable aura qui se dégageait d'elle; et plus elle s'approchait plus je me sentais pâlir. Tant de confiance en soit, tant de détermination... Cette femme était mon exact opposé, que ce soit physiquement ou mentalement, du moins étais-ce l'impression qu'elle me donnait avec sa démarche conquérante. Plus elle avançait, plus j'avais l'impression d'être un simple obstacle qu'il lui serait aisé de balayer. Mais j'étais incapable de bouger, retenant mon souffle dans l'espoir vain qu'elle passe à côté de moi sans me remarquer.

Ce qui ne fût pas le cas, bien malheureusement. Peut-être que le fait d'être rester plantée au milieu du chemin comme un pot de fleur y était pour quelque chose...
... Je pris soin de détourner le regard pour éviter de trop la dévisager et de paraître malpolie, et surtout, surtout pour qu'elle ne prenne pas cela comme une agression. Cette étrangère était un potentiel danger, je le ressentais au fin fond de ma personne. Pourtant, quelque chose m'empêchant de m'en aller. Peut-être étais-ce son regard glacial qui me paralysait, ou peut-être aussi que c'était mon instinct qui me soufflait de ne pas partir en courant. Pourquoi? L'esprit embrumé par l'appréhension, je n'arrivais pas à le comprendre.
Sa demande qui aurait parut fort aimable pour tout autre que moi me fit instinctivement reculer d'un pas, le regard méfiant. Trop mielleuse, trop attentionnée. A mille lieux de l'impression qu'elle me donnait, je ne crut pas un instant qu'elle pouvait s'inquiéter pour moi.

« Bonjour... Merci pour votre inquiétude... mais je vais bien. » répondis-je d'une voix hésitante. Je n'arrivais pas à décider si elle était un danger imminent ou potentiel. Ou les deux. Ou autre chose encore. Ma première impression fut confirmée rapidement dès lors que du coin de l'œil je la vis commencer à se déplacer lentement, me tournant autour comme on le ferait avec une proie. Je me glaçais. Sur qui étais-je donc tombée?! S'il m'avait été possible de me recroqueviller plus sur moi même, je l'aurais fait. Méfiance, inquiétude et incompréhension se mêlaient dans un capharnaüm qui brouillait mes idées et mes réactions. Je devrais être loin. A l'abris dans mon lit, oui, très loin de cette femme étrange qui me parlait comme à un simple sujet. Au secours.

« Je me prénomme Idun. » réussis-je néanmoins à répondre au bout de secondes interminables, partagée entre le désir de fuir et mes bonnes manières. « Ravie de vous rencontrer, mademoiselle. Je ne crois pas vous avoir déjà croisée. » Et il aurait sans doute été préférable que cela reste le cas, ce que je me gardais de lui dire. « Puis-je connaître votre nom? » Bien sur que j'aurais amplement préférer simplement lui tourner le dos et repartir au plus vite en ville. Mais je me devais d'être aimable, pour faire honneur à ce lieu sacré dans lequel nous nous trouvions. On ne cherchait pas querelle à Valhöll.

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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Dim 24 Fév - 10:39

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Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?

Perséphone & Idun

Visiblement, la petite enfant semblait avoir senti le danger que je pouvais représenter. Elle recula d'un pas lorsque je lui adressai la parole pour la première fois. J'arquais un sourcil, souriais. Cette jeune femme allait-elle me divertir ? J'avais très envie de savoir de qui il s'agissait. Quel genre de mythologie pouvait s'affaiblir avec ce genre d'individu ? Méfiante, elle n'osait bouger. Elle finit tout de même par trouver la force de me répondre. Pauvre petite chose. Elle avait senti la tromperie dans ma voix, je le sus à son "merci pour votre inquiétude". J'en souris. Elle se prénommait Idun. Prénom insignifiant pour une personne insignifiante, son prénom ne faisait ni trembler les murs ni lever le soleil ni tomber la foudre. Je me demandai bien quelle sorte de don allait avait ou avoir autrefois. En avait-elle encore à ce jour ? Elle eut l'audace de me demander mon identité. Intéressant.

-Je doute que mon nom vous dise quoi que se soit mademoiselle. Mais tu peux toujours chercher.

Je souris. Bien, Le jeu pouvait commencer. Je me lançais, puisque je sentais bien qu'elle était quelque peu timide. Ha ha.

-Je commence, d'accord ? Alors. Je dirais que tu es Scandinave, déjà. Non, en fait, j'en suis sure. Ensuite, je te verrai bien... Déesse de l'amour. De la paix ? De la fraternité ? Tu sais, ce genre de choses auxquelles se raccrochent les perdants quand leur force leur a fait défaut ?

Je souris, arborant un regard noir. J'avais placé mes mains sur mes hanches, attendant sa réponse dans une posture hautaine. Je regardai autour de nous: personne. Dommage, il est toujours plus agréable de faire honte à une personne en public ! Je revins alors vers l'intéressée, laissant mon regard pénétrer le sien avec dureté.

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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Mer 27 Mar - 12:06



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Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?

« Je voudrais retrouver mes traces, Où est ma vie ou est ma place... »


Encore une fois, j'aurais mieux fait de me taire. De ne faire que saluer cette femme et passer mon chemin, l'ignorant, la snobant même si c'était faire preuve d'une impolitesse dont je n'avais pas l'habitude. Mais... Mais je savais pourtant que je devais plus que jamais me faire invisible. Jusqu'à présent, cela avait fonctionné à la perfection, j'en avais la preuve en personne : malgré que je lui ait donné mon nom, la femme ne savait pas qui j'étais. Alors qu'auparavant, dans cette autre vie à la fois si lointaine et si proche, lorsqu'Idun la belle s'approchait tous s'inclinaient, la saluait avec le respect qui lui était dû... Réaction aujourd'hui irréaliste, Idun avait disparut des mémoires, oubliée, abandonnée, même par ses pairs hypocrites et mesquins. Mieux valait que la femme n'en sache pas plus sur moi. Les questions, les tentatives d'approches, je détestais cela. Révéler mon identité n'aurait aucun intérêt bénéfique, bien au contraire. Ce jeu étrange, qu'elle instaurait ne me plaisait pas du tout.

Des paroles empoisonnées. Je ne devais pas me laisser embarquer dans son jeu, mais pourtant, bien que je me doute que c'était le but de ses mots, je ne pouvais m'empêcher d'être blessée par ses insinuations. Elle avait tout faux. Absolument tout faux. Mon visage, lentement, s'assombrit, tandis que je gardais mes yeux résolument tournés. Non. Moi, je ne m'accrochais plus à rien. Ma force me faisait certes défaut, comme elle l'avait si bien cerné. Mais je ne m'accrochais à aucune des valeurs citées. Plus rien ne me réchauffait autant que les bras de mon défunt époux. Pas même la douce amitié de Cérès.
Non. Elle se trompait. Et je ne voulais pas jouer avec elle à ce jeu qui n'avait pas lieu d'être. De plus, je n'avais jamais été très habile pour résoudre les devinettes : néanmoins au vu de son venin et de son comportement supérieur; elle devait avoir un rôle important dans sa mythologie. Quelque chose de complètement opposé aux valeurs qu'elle avait cru me trouver. Qu'y avait-t-il donc... Pas la déesse de la famille. Aphrodite...? Elle était belle, mais il ne me semblait pas qu'elle soit de ceux qui croyaient en l'amour. Qu'y avait-il d'autre comme déesse déjà, dont Cérès m'avait parlé? .....Non. Pas elle. Impossible.

« Seriez-vous...? »

Je balayais lentement du regard sa silhouette éthérée, sa peau si pale, son regard si froid, son expression si supérieure... Aussi glaciale qu'une nuit d'hiver. Elle m'était opposée en tout point, bien que ma peau maintenant semblait aussi blafarde que le sienne. Je n'osais espérer que mon idée puisse être la bonne. Mais chaque détail pointé par mon regard hésitant criait ma raison.
Si j'étais autrefois la vie, elle avait du être la mort.

Déesse des morts.
Oui. C'était cela.
A moins que je ne me trompe. Il fallait lui demander, pour être sûre. Mais si c'était une erreur, alors je serais à la risée de cette femme; ce que je ne pouvais permettre. Peut-être que finalement ma fierté avait réussit à résister à Thiassi. De peu, mais elle était bien là. Je ne me voyais plus comme une déesse, plus vraiment, parce que j'avais perdu mon pouvoir. Mais je ne pouvais pas la laisser marcher sur mon titre sans rien faire. Et si ce que je croyais était vrai, alors elle réagirait à mon ancien statut... Oui, il fallait au moins essayer. Et par la même occasion mettre fin à son jeu qui n'avait rien d'amusant.

« Je ne me suis pas présentée dans les formes, je suis désolée. Mais je n'ai rien à voir avec ce que vous pensez. Je suis Idun, gardienne de l'immortalité des dieux, déesse Ase. » Ma voix tremblait légèrement lorsque j'abordais mon statut, mais j'étais assez fière du résultat. J'avais réussit finalement à vaincre mon appréhension pour cacher ma peur et mon trouble; afin de retrouver cet air nouvellement impassible qui me caractérisait. Certes, un fin observateur aurait tout de suite compris que ce n'était que de la comédie, mais je devais rester droite. Parce que si elle était qui je croyais, alors... Je n'osais espérer.
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Dernière édition par Idun le Lun 13 Mai - 20:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Lun 1 Avr - 8:38

La petite chose fragile qui se trouvait en face de moi semblait réfléchir. Jouerait-elle ou ne jouerait-elle pas ? Je sentis le regard de l'impertinente me détailler. Que tentait-elle de faire ? Me regarder de haut ? Jugeait-elle de ma dangerosité ? Je fronçais les sourcils, l'air grave. Que cette petite fasse attention où elle mettait les pieds. Puis, un éclair de lucidité sembla lui parvenir, ses yeux se mirent à briller doucement, comme si elle venait de comprendre. Comprendre quoi ?

-Je ne me suis pas présentée dans les formes, je suis désolée. Mais je n'ai rien à voir avec ce que vous pensez. Je suis Idun, gardienne de l'immortalité des dieux, déesse Ase.

Je souris, fière d'avoir touché au but: j'avais eu raison, elle était bien Scandinave ! Quoi, les Dieux Ases tout ça, c'est pas Scandinave ? Si, Thor m'avait parlé de cette espèce de 'classification'. Les Vanes, les Ases, tout ça... Gardienne de l'immortalité ? Intéressant ! Qu'avait-elle comme pouvoirs alors ? J'adorai apprendre des autres mythologies, apprendre de leurs dons etc. La curiosité est un vilain défaut ? N'importe quoi !

-L'immortalité... Du coup, tu ne dois pas avoir d'utilité particulière, ici, n'est-ce pas ? Souriais-je, hautaine.

En effet, je me demandai bien si nous étions toujours immortels. Peut-être allions nous nous mettre à vieillir ? Peut-être qu'une blessure pourrait nous être mortelle ? J'avais hate de savoir tout ça, de résoudre tous ces mystères.

Etant donné qu'elle avait mis fin à mon petit jeu en se présentant de bout en blanc tout bétement, je n'avais plus à faire durer le suspense, ce n'était plus vraiment drôle. Je soupirai, comme pour montrer que j'étais lasse de la situation, et que j'avais hate de couper court à la discussion.

-Moi, c'est Perséphone. Déesse des saisons, des morts, et Reine des Enfers.

Je pouvais être fière de ces titres qui m'avaient rendue plus forte moi qui, à la base, n'était qu'une douce enfant aimante de la nature. Grace à Hadès, j'étais devenue une toute autre personne, j'avais côtoyé la mort, surmonté les Enfers. Peu de gens pouvaient se vanter de cela. Ainsi donc, si Idun était l'immortalité, nous étions surement... opposées, quelque part. Aurait-elle peur de moi ?
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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Lun 13 Mai - 18:00



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Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?

« Je voudrais retrouver mes traces, Où est ma vie ou est ma place... »

Depuis mon arrivée sur cette terre maudite, je n'avais pas passé un instant sans ressasser le passé, sans souffrir au delà du supportable de ma solitude et du vide total en lequel ma vie se résumait. Sans Bragi, je n'étais plus rien. Ma vie, avec lui, s'était brisée comme un millier de cristaux de glaces s'enfonçant douloureusement dans mon cœur plus profondément jours après jours. Mes souvenirs heureux me semblaient appartenir à une autre, une inconnue souriante et lumineuse que je n'étais plus. Que je ne serais plus jamais.
Ainsi, pourquoi exister? Pourquoi le souffle de vie ne m'avait-il pas laissée pour me permettre de sombrer dans le repose éternel, de le retrouver peut-être? C'était si ironique, si cruel, si injuste. Pourquoi être, marcher, bouger, respirer, voir si ce n'était que pour contempler, entendre un monde fait de gris, sans saveur aucune? Le bonheur avait été éphémère. Aujourd'hui je n'étais qu'un papillon attendant son heure. Désespérément.

« Il est vrai qu'on ne peut plus se dire "dieux" maintenant. »

Oui, je n'étais plus rien. Ses mots disaient vrai, je n'avais plus d'autre pouvoir que celui de me ressourcer; mais cela me semblait bien inutile maintenant car aucune énergie ne pouvait apaiser ma douleur. Alors que elle, si. Si j'avais bien raison, alors elle pouvait réaliser mon vœu le plus cher, le plus grand. Mon seul désir subsistant.

-Moi, c'est Perséphone. Déesse des saisons, des morts, et Reine des Enfers.

Mes yeux se fermèrent face à cette déclaration, et une vague d'émotions déferla en moi. Espoir intense, peur, méfiance, désir immense. Espérance.
Je réussit tant bien que mal à contenir des larmes à l'idée de cette chance qui s'offrait à moi, craignant que Perséphone; froide et digne ne me trouve après cela indigne de ses faveurs. J'avais surpris des échos au sujet de cette déesse aux pouvoirs associés aux morts, et j'avais appris qu'elle avait la capacité de parler avec les défunt. Depuis, je n'avais eu de cesse que d'espérer la croiser pour lui faire ma demande, pour parler avec Bragi; entendre le son de sa voix, voir son visage autrement que dans mes rêves et mes souvenirs, sourire à ses yeux si parfaitement reflets de ses émotions et de sa douceur...

Ma chance. Ma peur. Je devais la convaincre et vérifier si les rumeurs disaient vrai. Si elle possédait bien ce don.

« J'ai beaucoup entendu parler de vous, Perséphone... Mais les rumeurs dont j'ai ouïe dire étaient contradictoires. »

Je réussis à garder une bonne maîtrise de mon calme, il fallait que je maîtrise ma respiration, que je garde l'esprit clair. Au vu du comportement qu'elle avait eu avec moi jusqu'à présent, il semblait difficile qu'elle puisse agir par générosité. Mais je n'avais pas le choix. Et puis, elle-même était mariée, au roi des Enfers. Elle pourrait comprendre mon tourment.

« Vous être mariée, n'est-ce pas? Moi aussi, je le suis... l'étais... »

Je tournais les yeux, contemplant les splendides massifs de fleur, mélancolique, emportée par une nouvelle vague de tristesse et de souvenirs. Bragi, lors de notre première rencontre, jouant de la harpe comme nul autre -et moi tombant sous le charme de sa voix de velours et de son regard tendre. Bragi, des poèmes merveilleux aux lèvres, me faisant la cour. Bragi, me tendant une hellébore pour demander ma main avec ses mots touchant en plein cœur qui l'entendait. Bragi, le jour de nos noces, sous les rires et les cris de joies des autres dieux, me chantant une chanson d'amour. Bragi....

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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Mer 15 Mai - 11:48

-Il est vrai qu'on ne peut plus se dire "dieux" maintenant.

Parle pour toi ! Je me sentais tout sauf autre qu'une déesse. Je n'avais pas besoin de tous mes pouvoirs pour briller, moi. Je pouvais me défendre, et prétendre encore à être la femme d'Hadès. J'avais vécu ce que bien des gens ne pouvaient même pas imaginer, j'avais vaincu la mort et les enfers. J'étais Déesse dans l'âme, et ça n'avait rien à voir avec l'environnement où nous nous trouvions, ou la perte de nos pouvoirs.

J'étais très excitée à l'idée qu'elle puisse s'évanouir suite à ma présentation. Vu son comportement, refermée et faible, c'était bien possible, non ? J'avais envie de sentir la peur dans son regard, de la sentir frissonner... Contre toute attente, elle ferma les yeux lorsque je lui dis qui j'étais vraiment. Quoi ? Ainsi, je ne pouvais même plus lire l'expression de son regard. La vilaine, elle se cachait ! Je serrai la mâchoire, profondément déçue qu'elle soit si fuyarde, si faible. Elle n'était même pas capable d'assumer ses sentiments. Elle finit par ouvrir les paupières, me regardant à nouveau. Enfin, me regardant... un bien grand mot ! Elle détourna bien vite le regard, fixant un massif de fleur, alors qu'elle venait de m'avouer avoir entendu parler de moi, et après m'avoir demandé si j'étais mariée. Elle aussi, visiblement. L'était ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? J'arquai un sourcil, alors qu'elle semblait à nouveau recroquevillée, peinée. Bien loin d'avoir pitié d'elle, je me plaçai en face de son regard, coupant ainsi son contact oculaire avec les plantes.

-Et alors ? Il est parti ? Tu l'as quitté ? Ou alors... ah, oui. Je vois.

Si elle me parlait de son mari à présent qu'elle savait que j'étais la Déesse des morts, il y avait bien une raison. Il était mort. J'eu un sourire à cette idée. Allait-elle me demander un service ? Pensait-elle que j'avais gardé assez de pouvoirs pour le ramener à la vie ? Elle allait être déçue, car ce n'était absolument pas le cas !

-Je ne peux rien faire pour toi, tu le sais, au moins ?

A part me moquer d'elle et de ses espoirs ridicules, je ne pouvais rien faire en effet ! Je finis par hausser les épaules et reculais, avant de me détourner de la Scandinave et de reprendre ma route. Qu'avais-je en tête avant de rencontrer cette pauvre enfant ? Ah, oui. Rendre visite à mon cher Thor, aller l'embêter un peu. J'avais déjà presque oublié ma discussion avec Idun, n'ayant aucune envie, et aucun moyen, de l'aider.
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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Sam 1 Juin - 5:55



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Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?

« Je voudrais retrouver mes traces, Où est ma vie ou est ma place... »

J'espérais tellement qu'elle comprenne. Mais j'avais si peur qu'elle refuse tout simplement que je ne pouvais pas même la regarder pour voir sa réaction. Et les fleurs étaient moins bien effrayantes que cette déesse des morts, cette faiseuse de jeux étranges.
Oh, Bragi... Comme je rêvais de toucher son visage et d'entendre le son mélodieux de sa voix! Bien que cela soit impossible, par le biais de la dame Perséphone je pourrais au moins lui transmettre un message. Lui dire tous mes regrets et mon amour, le guider vers la paix.

Je sursautais vivement lorsque Perséphone vint s'interposer entre moi et les plantes... Et je pâlit à cette nouvelle proximité. Arès m'avait bien dit : "Lorsqu'on possède des réflexes aussi inexistants que les tiens, on garde une distance de sécurité avec les autres. Histoire de pouvoir t'enfuir si besoin est." Or, maintenant, la distance n'était absolument pas respectée.

-Et alors ? Il est parti ? Tu l'as quitté ?...

Mon coeur se serra douloureusement, et je fermais encore les yeux pour qu'elle ne puisse pas y lire ma détresse, ma peine. Même aujourd'hui, j'étais incapable de le dire à haute voix. La mort de Bragi était encore trop fraîche, trop dure pour que je puisse l'évoquer autrement que par voie détournée. Faites qu'elle comprenne. Que je ne sois pas obligée de mettre des mots sur cette si cruelle réalité. Oh mon coeur, pleure, mais ne le montre pas. Qu'elle comprenne.

-...ah, oui. Je vois.

Alors elle comprenait. Elle allait pouvoir m'aider, car si elle aimait vraiment son époux alors comprendrait-elle que je veuille parler au mien... Si elle en était capable. Mais il n'y avait pas de raison pour que cette rumeur soit infondée. Depuis des jours et des jours je songeais à venir la trouver pour lui demander ce grand service. Mais je n'avais jamais osé partir à sa recherche dans le quartier grec, ou trop de dangers me guettaient. Que ses pas l'ait portée jusqu'à moi était un signe, ce n'était pas un hasard.

A nouveau, cette lueur d'espoir qui faisait battre mon coeur plus vite.
Mais les paroles de Perséphone, très éloignées de ce à quoi je m'attendais, me firent perdre ma confiance. Avais-je faut? N'avait-elle plus la capacité de parler avec les morts? Scandalisée, je la vis se détourner et commencer à s'éloigner sans pouvoir y croire. Non, non, non...! Elle ne pouvait pas m'abandonner maintenant, j'étais si proche du but!

« Dame Perséphone, je vous en prie..! »

Presque un cri. Je devais l'arrêter avant qu'elle disparaisse et avec elle ma seule chance de m'expliquer avec Bragi. Le dernier fil me retenant à lui.
J'avançais d'un pas rapide pour la rattraper, et je me posais face à elle. Bien loin de mon habituelle froideur, ma respiration était hachée comme après une longue course, et mon expression reflétant toute l'attendre, tout l'espoir que j'avais posé sur elle.

« Je sais que c'est précipité. Mais j'implore votre aide. »

J'inspirais profondément, pour calmer mon esprit et mon corps agité. Un, deux. Voilà. J'étais fin prête à affronter Perséphone. Car au vu de ses dernières réactions, j'allais devoir la convaincre, de toutes les façons possibles.

« J'ai ouïe dire que vous pouviez parler aux... parler aux défunts? »

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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Sam 22 Juin - 8:18

Partir. Je voulais rejoindre mon plus grand ami, celui avec qui je pouvais tout faire, tout dire, et qui jamais ne se vexerait ou ne me rejetterait. Il me connaissait bien maintenant, et comprenait donc sans mal mes sautes d'humeurs, et acceptait ma... folie ? Et puis, il lui arrivait d'être aussi impulsif et colérique que moi, du coup, nous faisions la paire. Je souriais d'avance à l'après midi qui m'attendait, lorsqu'une voix d'enfant me héla. Ce n'était pas une enfant non, mais la chétive Déesse que je venais de rencontrer, et qui se pointa devant moi, se plaçant sur mon chemin. Grosse erreur. Elle demandait mon attention, et même mon aide. Ha ha ! Je la laissais s'exprimer, surtout parce que j'aimais entendre sa respiration saccadée, difficile, parce que j'aimais lire la peine et la détresse dans ses yeux, et parce que j'aimai le timbre brisé de sa voix. Je l'écoutais donc, sans vraiment m'intéresser à ses dires, jusqu'à ce qu'elle attire bel et bien mon attention:

-J'ai ouïe dire que vous pouviez parler aux... parler aux défunts?

Pardon ? De quoi parlait-elle ? Comment savait-elle ça ? N'était-ce pas un don que j'avais perdu en arrivant sur Néméïl ? Sa question engendra dans mon esprit bon nombre d'autres questions. Comment pouvait-elle savoir plus que moi ce dont j'étais capable aujourd'hui ? Il est vrai que je n'avais pas pensé avoir gardé de don. J'étais persuadée de n'en avoir plus aucun... Elle soulevait là un sérieux problème. Etais-je vraiment capable de ça ? Certes, j'avais bien sûr eu le don de parler aux défunts comme elle dit. Mais ça, c'était avant... Je regardai la jeune femme avec mépris, sourcils froncés.

-Il va falloir qu'on discute toi et moi, si tu souhaites mon aide...

Je tenais à savoir qui aurait pu véhiculer ce genre de rumeur. Et si... si ce n'était pas une rumeur ? Comment savoir ce dont j'étais capable ou non ? Mes dons étaient peut-être plus cachés que ceux des autres ? Mes yeux s'illuminèrent d'une nouvelle énergie. La magie coulerait encore dans mes veines ? Avais-je plus que mon mari pour me retenir à mon ancienne vie ? J'eu envie de sourire, mais me retins.

-Où as-tu entendu parler de ça ?

Je me demandai si elle me répondrait. J'avais évité de parler trop sèchement, de peur qu'elle ne se referme comme une huitre, et qu'elle ne m'apprenne plus rien parce que je l'aurai brusqué. Comme avec un enfant, oui oui. Il fallait la prendre avec des pincettes. Ainsi, elle s'attendait à ce que je puisse contacter son mari... et si c'était vrai, comment devais-je m'y prendre ? Autrefois, je n'avais pas de mal à reconnaître les vivants des morts: les morts se trouvaient avec moi en Enfers, et je leur parlai comme bon me semble en effet. Mais ici, sur Néméïl ? Y a t-il des morts ? Comment les reconnaître ? Paraîtraient-ils comme des fantômes ? Cette histoire m'occupait tant l'esprit que ma vue se brouilla. Je du me reconcentrer pour revenir à l'instant présent. Face à moi, le frêle Idun qui attendait une réponse positive de ma part. Avais-je vraiment envie de l'aider ? Le pouvais-je seulement ?

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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Dim 15 Sep - 9:02



FEAT Perséphone & Idun

Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ?

« Je voudrais retrouver mes traces, Où est ma vie ou est ma place... »

Je n'aurais cru que ma question puisse autant troubler l'ancienne déesse. Pourtant, cela semblait avoir engendré chez elle un grand trouble. Me serais-je trompée? N'était-elle plus capable de rien d'autre que de faire preuve de cruauté face à une pauvre âme implorant désespérément son aide?

-Il va falloir qu'on discute toi et moi, si tu souhaites mon aide...

Bien qu'encore méfiante -il était probable qu'elle se joue de mon espoir pour mieux me détruire après-, je soupirais intérieurement -de soulagement. Alors, il me restait une chance, même infime, de réussir. Elle acceptait la voie de la diplomatie. Je me doutais que ce ne serait pas gratuit, mais quoi qu'elle me demande, je le ferais. Pour Bragi, pour ce dernier espoir qui me restait, je serais capable d'accepter toutes ses conditions.... ou presque.

Je serrais compulsivement mes mains, appréhendant notre future conversation. Mais je devais être convaincante. Même si cette femme était effrayante, et qu'une sonnerie d'alerte continue me troublait l'esprit. Car elle était dangereuse, étrange et imprévisible. Et puissante, très certainement bien plus que moi et le ridicule pouvoir qui me restait... Mais de ce que j'avais pu apercevoir de son caractère, pleurer ne l'apitoierait pas. Elle ne semblait pas femme de sentiments. Mais elle était mon salut...

« Des scandinaves en discutaient... D'une déesse de la mort d'une autre mythologie, encore capable d'user de ses pouvoirs. » soufflais-je en hésitant un peu à l'idée que ma réponse ne lui convienne pas et qu'elle mette fin à notre conversation. Or, je ne la laisserais pas repartir avant d'avoir obtenu une réponse positive.

Mais au vu de sa réaction, est-ce que les racontars de mes pairs étaient vrais? Les rumeurs courraient vite, et peut-être que l'impressionnante apparence de la déesse des morts leur avait fait croire qu'elle détenait encore des capacités, alors que ce n'était pas le cas? Par Odin, non....

« J'ose croire qu'ils parlaient en connaissance de cause... Me serais-je trompée? »


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Perséphone
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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   Mer 9 Oct - 14:21

Elle ne cesse donc jamais de bouger ? De se tortiller ? Je la voyais jouer avec ses doigts, mal à l'aise. J'avais l'impression que ses jambes pourraient lâcher sous son poids à tout moment, tellement elle semblait fragile. Je levais les yeux au ciel, lasse de cette frêle personne qui, en plus de gâcher la vue, me demandait son aide. Nan mais sans blague ? D'un autre côté, je voulais bien croire qu'il lui fallait de l'aide. Comment pourrait-elle se débrouiller toute seule ici, vous l'avez vue ?

-Des scandinaves en discutaient... D'une déesse de la mort d'une autre mythologie, encore capable d'user de ses pouvoirs.

J'ouvris de grands yeux, surprise. Puis, fronçant les sourcils, je plongeais mon regard dans celui de mon interlocutrice. Nan, décidément, elle n'était pas le genre de personne à pouvoir mentir. Alors comme ça, des rumeurs courraient sur mes capacités ? Comment pouvaient-ils avoir des informations sur mes dons que je n'aurai même pas moi-même ? Plaçant les mains sur mes hanches, je réfléchis un moment.

-Très bien. Je vais t'aider.

En effet, cette jeune femme allait me permettre de savoir si oui ou non, j'étais encore capable de voir les morts. Car il se pourrait bien que j'ai déjà pu rencontrer des défunts, mais les ayant pris pour des vivants, ne m'en serais même pas rendue compte ?

-Tu vas me décrire ton... mari. Que je vois exactement à quoi il ressemble. Puis, tu rentreras chez toi et vaqueras à tes occupations habituelles. Je ne sais pas où je peux rencontrer ton homme, mais je pense que s'il venait à se pointer, ça serait plus chez les Scandinaves qu'ailleurs. J'y passerai donc de temps en temps. Peut-être qu'un jour, je le rencontrerai alors. A ce moment là, je viendrai à ta rencontre pour t'en faire part. Je saurai où te trouver, ne t'en fais pas.

J'étais finalement contente qu'elle soit venue me demander mon aide, si ça pouvait m'aider à me découvrir un pouvoir. Mais ça m'agaçait quand même que ça lui profite à elle aussi. Je n'avais aucune compassion pour cette dernière, qui représentait tout ce que je détestais: le désespoir, la fragilité. Je ne savais même pas si j'irai la voir le jour où je rencontrerai son... Bragi ? -si je venais un jour à le voir, d'ailleurs-. Je souris intérieurement, malveillante, alors que j'attendais sa description avant de pouvoir enfin couper court à la discussion et qu'elle cesse de polluer mon air.
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MessageSujet: Re: Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]   

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Oui, je suis la Reine des Enfers, et alors ? [Idun]

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