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 Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')

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Perséphone
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MessageSujet: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Dim 12 Jan - 17:16

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Crois-moi, tu veux pas savoir


Hephaïstos & Perséphone

Soupirant de nouveau, il était indéniable que je m'ennuyais. Où donc était passé mon mari ? Il lui arrivait rarement de quitter la manoir. Je me mis donc en quête de le retrouver. Puis, je me souvins des paroles d'Hephaïstos, une fois où celui-ci était venu à ma rencontre. Aphrodite, sérieusement ? Ce n'était pas son genre. Mais dans le doute...

Je débarquais donc chez le couple Grec à la vitesse de l'éclaire et, sans prendre la peine de frapper à la porte, entrais, furibonde. Ni une ni deux, je n'attendis pas que l'on vienne m'accueillir (ou me foutre à la porte) que je me rendis dans la chambre des mariés. Personne. Ouvrant une à une toutes les portes de cette foutue baraque, je finis par alerter le propriétaire qui visiblement, ne semblait pas content de mon intrusion.

-T'es seul toi aussi ? Allez rapplique, on va voir si t'es aussi costaud que t'en as l'air, lui dis-je sur un ton de défis.

Je n'avais pas trouvé mon mari, et puis finalement, peu importait. J'avais trouvé un autre camarade de jeu. Je savais que par fierté, Hephaïstos me suivrait si je lui lançais un défis. Ce que, bien sûr, je fis. Quelques minutes plus tard, nous étions tous deux assis dans un bar, entourés d'alcools forts, le regard luisant, prêts à mettre la pâtée à notre adversaire.


J'avais un mal de crâne... Juste horrible. Un grognement m'échappa, alors que je commençais déjà à pestiférer contre le monde entier. Lorsque je tournais la tête, je cru que mon mal de tête me rendait folle. Peut-être avais-je des visions ? Ou alors, j'étais si malade que j'avais des hallucinations ? Hephaïstos, là, à quelques centimètres de moi ? La galère, quoi. C'est donc sans prendre tout ceci au sérieux que je réveillais l'homme censé être endormi à mes côtés.

-Allez vieux débris, je veux mon petit déjeuner au lit ce matin, riais-je.

Après avoir ri, je soupirais. Un peu de sérieux. Si je parlais avec mes hallucinations, c'était une chose. Mais où était mon mari ? Le vrai ? Et moi, où est-ce que je me trouvais ?

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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Ven 31 Jan - 5:37


Plongé dans un sommeil sans rêves, Héphaïstos finit par en sortir en grognant, un affreux bourdonnement dans son crâne le poussant à remuer pour en chercher la provenance. Qui donc s'amusait à taper sur son enclume si près de ses oreilles ? Il avait presque l'impression que c'était sur ses tempes que s'exerçait le marteau, avec une violence qui le secouait tout entier.
Il allongea le bras dans son lit, pour s'avertir intuitivement de la présence ou non de sa femme, trouvant en effet sa chair douce à côté de lui : chose extrêmement rare depuis quelques semaines. Il se retourna doucement pour l'observer, comme il aimait le faire lorsqu'elle dormait, pour se calmer. L'admiration qu'il éprouvait pour elle aurait-elle le don d'apaiser son cerveau en torture ?
Alors que ses paupières s'ouvraient doucement, il constata que la crinière blonde de sa femme avait pris une teinte plus sombre. Clignant des paupières, il tenta d'ajuster sa vision au flou de son endormissement encore présent.
Et d'un coup, croisant un regard connu mais pas celui attendu, il sursauta, se déclenchant une nouvelle migraine carabinée, esquissant une grimace crispé sous le choc.

    - Qu'est-ce que tu fous là ? Gronda-t-il d'une voix rauque, tirant brusquement les draps sur lui pour cacher son torse, découvrant ainsi le corps tout aussi peu vêtu de sa compatriote en sous vêtements - hésitant donc à lui redonner le tissu, détournant les yeux, hésitant, pour revenir les poser sur elle avec colère. Petit... Déjeuner ? Mais c'est quoi ce bordel ?


Le dieu des forges semblait à la fois totalement égaré, et au bord d'un précipice de fureur... Qu'il ne pouvait déverser que sur lui-même. Qu'avait-il fait ? Il fronça les sourcils, creusant sa mémoire avec une douleur insupportable. Il se souvenait d'avoir ouvert la porte à la brune, un pari... Une taverne peut-être ? Et ensuite ?
La panique achevait presque de l'emporter quand il se ressaisit enfin, respirant profondément.


    - Que s'est-il passé ? Demanda-t-il, tendu, mais avec un peu plus de douceur, avec la femme qui occupait anormalement sa couche. Est-ce que...


Il n'osait même pas formuler la question. La perspective d'avoir pu coucher avec une autre qu'Aphrodite le traumatisait rien qu'en pensées. Il ne s'en était jamais cru capable par ailleurs, même sous l'effet d'un de ses pires poisons aphrodisiaques. Et puis elle non plus, toute amoureuse épanouie qu'elle était avec son kidnappeur de mari.




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Jeu 20 Fév - 11:59

Alors que je croyais faire face à une hallucination due à mon mal de crâne intense, le regard d'Hephaïstos m'alerta. Ou je divaguais dans un monde, très, très réaliste, ou il s'agissait bien du vrai dieu Grec à mes côtés. Sa mâchoire se crispa, ses sourcils se froncèrent... tout d'un vrai Hephaïstos, quoi. Et merde...

- Qu'est-ce que tu fous là ?

Et je me retrouvais nue. Enfin, pas totalement, ayant visiblement gardé mes sous-vêtements. Quel homme ! La douceur incarnée ! Je fronçais les sourcils à mon tour. Bien qu'il ressemble à une armoire à glace et moi non, il se doutait sûrement qu'il n'était pas bon de me mettre en colère. Sans réfléchir, je le poussais du lit, souriant en l'entendant grogner de plus belle alors que son corps lourd de chair et de muscle venait de frapper le sol.

-Elle est pas bien douée pour apprendre les bonnes manières à son mari, Aphrodite ! râlais-je.

Je me mis alors en quête de quelque chose pour me vétir, attrapais la robe qui avait dû m'appartenir la veille. On pouvait sentir une odeur d'alcool empester le tissu. Je commençais à me souvenir petit à petit des événements. Etant à la recherche de mon mari, il me semblait avoir été chercher celui-ci chez le couple Grec mais n'y avais trouvé qu'Hephaïstos. Et ensuite ? L'odeur d'alcool présent sur mon vêtement confirmait l'hypothèse: nous avions bu. Beaucoup sûrement, pour en arriver là. Heureusement que ma robe était noire, sinon j'étais sûre de pouvoir y déceler une tâche, sûrement causée par un verre de liqueur renversé. Je soupirais un bon coup, tandis qu'Hephaïstos se faisait déjà des films.

- Que s'est-il passé ? Est-ce que...

-Tu rigoles j'espère, tu nous as bien vu ? Toi et moi ? Jamais, riais-je, me dirigeant vers la salle d'eau qui se trouvait juste à côté.

Me passant un coup d'eau sur le visage, je fermais les yeux et me concentrais. Je savais que je tenais l'alcool mieux que lui (étant une habituée des bars de celle île), j'imaginais donc que des deux, je serai celle qui se souviendrait le mieux, et le plus rapidement. Je finis par avoir une idée. Je retournais dans la chambre où un Hephaïstos mécontent se trouvait et fouillait les poches de son pantalon encore à terre. J'y retrouvai une carte de visite. Bingo ! Même après une cuite, j'avais de l'intuition !

Le nom du bar me suffit à me souvenir de quelques détails. J'avais attiré Hephaïstos grâce à une histoire de pari. Un autre client comptait les verres pour nous départager. Et qu'avions nous alors à gagner, lors de ce pari ? Qu'avions-nous parié exactement ? Une nuit ensemble ? Nan mais sans rire. Impossible.

-Mouais... Dans tous les cas, peu importe ce qui s'est passé, je suis sûre d'une chose...

Je le regardais, le sourire aux lèvres alors qu'il rêvait sûrement de m'étrangler.

-C'est moi qui ai gagné le jeu d'alcool.

Et si ma mère me voyait, que penserait-elle, alors qu'en sa compagnie je m'abreuvais d'eau fraiche en toute occasion ? L'influence qu'avait eu sur moi Hadès n'avait plus de limites à présent semblait-il.
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Ven 21 Fév - 19:02


De quoi, les bonnes manières ? Sans trop comprendre le pourquoi du comment - son cauchemars l'attaquait ? - Héphaïstos se retrouva au sol, poussé violemment de sa couche par la jeune femme. Quelle peste ! Néanmoins, le seul nom d'Aphrodite, prononcé dans ce contexte, lui fit l'effet d'un saut glacé sur la tête, et le forgeron se ressaisit. Non, bien sur que non, il n'aurait jamais pu tromper sa femme, la simple idée le glaçait d'horreur, et il n'y avait surement pas assez d'hydromel dans la cave de Dionysos pour le convaincre.

    - Ton mari à toi a de la chance que j'ne sois pas un homme facile, grogna-t-il pour toute réponse aux piques moqueuses de la déesse. C'était ainsi, ils s'insultaient souvent mais au fond ils s'entendaient plutôt bien : elle était une sorte de paria pour l'Olympe elle aussi, dans les enfers où elle avait été entrainé de force. Bordel de Zeus, ma tête...


Le Dieu porta une main à son front, faisant la grimace tandis que ses souvenirs perçaient des trous dans son crâne, pour remonter à la surface. Evidemment, il avait suivit Perséphone dans ce bar miteux de sa connaissance... Et elle l'avait fait boire.
Tout était donc de sa faute, et uniquement de sa faute, aussi surement que si elle lui avait elle-même levé le coude pour qu'il vide ses verres. Elle était plus subtile néanmoins : elle l'avait tout simplement défié, et dans son immense orgueil, il n'avait pu refuser.

    - JE T'AI LAISSE GAGNER POUR PAS QUE T'ENLEVES LE RESTE ! Tonitrua donc Héphaïstos, en se redressant, et en montrant d'une main vague la tenue de sa compagne de comptoir. Il était hors de question qu'il se laisse battre sans se défendre. Pfff... Je pourrais même te battre là, maintenant, à peine levé, haut la main, si j'le voulais.


Ou paaaas ! - lui rappela son crâne douloureux, en s'agitant contre ses orbites et ses tympans pour dénoncer le mensonge. Si ça continuait à taper aussi fort, il ne faisait aucun doute qu'il ne pourrait bientôt plus cacher sa faiblesse, et succomberait au sommeil jusqu'à ce que chaque gouttes d'alcool soit totalement évaporée de son organisme.

    - T'as de ces idées... Tout ça pour quoi d'jà ? Essaya-t-il de se rappeler, incapable de dire s'il s'était mis dans cet état pour une raison particulière ou juste pour le plaisir de lui tenir tête. T'as enfin trouvé la preuve qu'Hadès te trompait ?




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Ven 21 Fév - 20:32

Un homme facile ? Ca veut dire quoi ça ? Que si tel avait été le cas, on aurait couché ensemble ? Je pensais alors à l'expression "si les regards pouvaient tuer"...

-Ne me confonds pas avec ta femme si tu souhaites garder ta langue, râlais-je.

Depuis combien de temps devais-je supporter ce Dieu forgeron ? Et qui était-il déjà pour moi ? Peu importait, voilà des siècles déjà que l'on se querellait. Pas difficile me direz-vous, lorsque l'on a conscience que nos caractères respectifs sont loin d'être les plus tendres. Mais j'avais un vague souvenir de quelques moments passés ensemble où, parfois, ça collait plutôt bien. Surtout lorsque j'étais dans mes bons jours, il en profitait, ce bougon.

Je ris alors lorsqu'il reprit. Lui, me laisser gagner ? Je levais les yeux au ciel. Connaissant son caractère, impossible.

-On était déjà bien torchés tous les deux lorsque l'on est arrivés ici, rien à voir avec ma tenue. C'est juste que si tu sortais plus de ton trou, tu tiendrais mieux les boissons pour adultes, souriais-je.

Il me menaça alors, ce qui me fit rire de plus belle. Je le regrettais assez rapidement, plaquant une main contre mon front, comme si cela allait m'aider à échapper à ce mal de tête insupportable. Puis, sa voix rauque retentit à nouveau.

-J'ai surtout senti ton désespoir, toi dans ta solitude, alors je suis venue égayer un peu tout ça. En fait, tu me fais pitié, alors je viens t'aider. Par Zeus, puis-je donc être généreuse et attentionnée ? dis-je d'un air étonné.

En réalité, c'était par ennui et en recherchant mon mari que j'étais tombée sur lui. Mais je ne regrettais pas notre sorti, avec Hephaïstos, j'avais la certitude de m'amuser quoi qu'il arrive. Quand on sort tous les deux, c'est souvent mémorable. Sauf pour ce matin où, visiblement, notre mémoire nous fait défaut...

-Bon, je vais me doucher, histoire de me débarrasser de ta sale odeur de forgeron.

Après tout, nous avions dormi sous les mêmes draps, et j'avais l'étrange impression de sentir son odeur sur moi...
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Sam 22 Fév - 10:09


La cruauté était un trait de caractère courant chez les Dieux, et pourtant, Héphaïstos s'étonnait toujours de la découvrir chez ces membres de sa famille, qui étaient parfois plus distants que des étrangers. Perséphone ne faisait pas exception à la règle, malheureusement : elle savait où taper pour faire mal, et ne se gênait pas.
Héphaïstos, lui, était sans doute l'un des seuls grecs à évacuer sa colère autrement, en frappant sur son enclume, plutôt que sur les autres. C'était ainsi qu'il dissolvait sa douleur, dans la sueur, dans le feu. Oh, et puis il y avait Dionysos qui différait aussi de ses congénères, préférant, lui, la bouteille, pour oublier ses peines. Chacun sa méthode, tant qu'elle fonctionnait.
Le forgeron encaissa en silence les insultes. Que savait-elle de son désespoir, pour le lui jeter à la figure si facilement ? De la pitié, ça, elle n'en avait aucune, au contraire de ce qu'elle prétendait. Dans ces moments-là, la Déesse des enfers le dégoûtait purement et simplement.

    - C'est ça, il ne faudrait pas que tu renifles de trop près la compassion, grogna-t-il lorsqu'elle annonça sa décision d'aller prendre une douche. C'Pourrait te contaminer.


Tandis qu'elle partait faire son affaire, Héphaïstos se releva tant bien que mal, pour se mettre à ranger un peu la chambre... Si Aphrodite arrivait là, au milieu de ce chantier, que pourrait-elle penser ? Serait-elle jalouse, ou au contraire, s'en moquerait-elle ?
C'est vrai qu'il n'y avait pas grande gloire à coucher avec la femme d'Hadès, puisque n'importe quel homme pouvait à priori l'enlever pour en faire sa reine, sans qu'elle n'ait son mot à dire... Cela en révélait long sur la valeur de sa vertu. Néanmoins, il fallait un certain courage pour défier le Dieu des Enfers - un pessimiste fini, qui ne savait guère exprimer un autre sentiment que son mécontentement.
D'un côté, Héphaïstos lui ressemblait un peu - pas physiquement néanmoins, car le mari de Perséphone avait tout du beau gosse taciturne dont toutes les nymphes tombaient follement amoureuse, proportionnellement à la qualité de son rejet et de son indifférence.

Retrouvant les restes de leurs vêtements éparpillés, le forgeron gronda dans sa barbe naissante, pestant contre tous les alcooliques qu'il côtoyait trop à son goût... Il aurait surement du poursuivre son sevrage, avant que ça ne lui attire de nombreux ennuis.
Après tout, il avait arrêté pour une bonne raison, après un évènement qui avait influencé son immortalité toute entière - et il aurait surement remporté le trophée des millénaires sans boire, aux AA, s'il y avait participé. Pourquoi reprendre maintenant ?

    - Par toutes les têtes de ton chien, Persé, c'est à toi ce sceptre en or, en forme de... ? Cria le Dieu des forges, avant de s'interrompre, en découvrant la totalité de l'instrument qu'il venait de dénicher sous la robe de l'antique femme. D'éclair. Nom de Zeus ! Zeus. Zeus... C'est le sceptre de Zeus...


Oho, voilà les problèmes qui arrivaient. Il y avait un qui, ce matin, allait se lever dans une colère folle, en voyant son joujou disparu. Mais comment était-il arrivé là ?




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Sam 22 Fév - 17:12

Allez savoir comment, je m'endormis sous la douche. Le mal de tête, sans doute, avait eu raison de ma force de caractère, qui s'était d'ailleurs dissipé durant mes quelques minutes de sommeil. J'ouvris à nouveau les yeux suite à une exclamation du Dieu présent dans la pièce d'à côté. Papillonnant des paupières, il me fallut quelques instants pour me ressaisir. Je me séchais puis entourais ma taille de ma serviette. Je n'ai pas de vêtements de rechange, et n'avais plus le coeur à porter du noir, surtout du noir qui sentait l'alcool. Je me rendis dans la chambre sur le pointe des pieds, telle une enfant, et passais ma tête en dehors de la salle d'eau, sans pour autant me montrer.

-Qui y a t-il Hephaïstos ? Je t'ai entendu...

Ma voix se brisa en remarquant le sceptre. Définitivement, ma sombre personnalité me mettait toujours dans des situations bien désagréables. Qu'avions-nous donc fait ? Et si tout ceci était un piège ? J'aurai tant aimé que ma mère nous vienne en aide..

-Je... Je ne savais même pas qu'il l'avait gardé sur l'île ! Comment... Serions-nous entré chez lui par effraction hier ?

Cela me semblait peu probable, Zeus n'était pas du genre à laisser son habitation la porte grande ouverte. Et comme je n'avais pas la carrure de défoncer une porte...Et puis, son sceptre devait être bien caché, bien qu'il ait du perdre de ses pouvoirs lui aussi. Voire tous.

J'allais sortir de la salle de bain mais me souvins que je n'étais pas vêtue. Je fis la grimace.

-Hepha'... puis-je te demander un service, s'il te plait ? Pourrais-tu aller me chercher un vêtement -quelconque- à la loge ? Si nous sommes dans un hôtel, ils ont peut-être quelque chose.. ?

Allait-il accepter, alors que quelques instants plus tôt je lui lançais des piques ? Il était vraiment temps que je me fasse soigner, moi... De plus, ces changements de comportements m'épuisaient et je ne parvenais bientôt plus à me reconnaître ni dans les bons moments comme dans les mauvais. Qui étais-je donc, réellement ?
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Dim 23 Fév - 8:44

Ce qui perturbait vraiment Héphaïstos, c'était la facilité avec laquelle Perséphone passait de la violence à la douceur, comme on change de chemise - des fois, il plaignait carrément Hadès, qui devait subir ça au quotidien. Etrangement, le Dieu de la forge n'aurait pas su dire laquelle de ces personnalités il préférait... Après tout, les deux devaient faire partie d'elle, et il espérait juste qu'un jour elle puisse trouver un juste milieu, pour son propre équilibre.
Ainsi, c'est tout gentiment qu'elle s'enquit de se qui pouvait paniquer le Dieu, en sortant de la douche telle une fleur innocente. Héphaïstos fronça les sourcils de surprise, puis s'adapta comme à son habitude.

    - C'est le sceptre de Zeus, y'a aucun doute, déclara-t-il encore, en soulevant l'objet d'or entre ses doigts. La poids et la qualité de l'instrument étaient parfaits : le forgeron ne l'aurait pas mieux reconnu et admiré s'il l'avait fabriqué lui-même. J'sais pas comment on a fait ça, mais c'qui m'importe surtout c'est comment on va arranger la situation...


Il ne savait pas quelle heure il était, mais le soleil était assez haut dans le ciel pour laisser présager que leur père était déjà levé, et fulminait de sa perte. Ils ne pouvaient guère arriver à son domicile en brandissant leur découverte, sans explications et sans ramper devant sa colère - et il était hors de question pour Héphaïstos de se plier devant la fausse autorité que représentait le grec.
D'ailleurs, il ne savait pas vraiment quel genre de pouvoirs il avait gardé sur l'île... Mais il ne tenait pas vraiment à le savoir. Moins de temps il passait en sa compagnie, et mieux il se portait.
La demande de Perséphone le prit de court, et le Dieu reposa l'objet sur le lit, pour aller fouiller dans les placards, en vain.
Grognon, il enfila donc son pantalon, pour se rendre à la réception, découvrant alors là un satyre, tout souriant de son visage pervers.

    - Monsieur Héphaïstos a passé une bonne nuit avec Mme Perséphone ? Demanda-t-il d'une moue qui en disait long sur le sous-entendu. Les voisins se sont plains de l'agitation, ce matin.
    - Ouais, on s'est battu, répliqua le Dieu, s'assombrissant sur cette remarque qui allait forcément remonter aux oreilles d'Aphrodite, qui était si fidèle cliente de tous les hôtels qui se trouvaient sur la route de son désir. D'ailleurs, j'aimerais quelques vêtements, pour couvrir son cadavre afin qu'elle soit plus présentable pour rejoindre son époux.
    - Euh... La créature hésita, ne sachant sur quel pied danser. Il y a quelques robes, dans cette loge.
    - Merci, conclus Héphaïstos avant de se retourner pour ajouter : j'espère que vous ne doutiez pas de mes capacités à vaincre une femme.


Il avait pris une mine très sérieuse, mais il s'amusait énormément, intérieurement, du teint livide du serviteur des Dieux. Au moins, un petit avantage à toute cette aventure... Il fallait bien trouver un moyen de s'en amuser. De toute façon, il n'était pas encore officiel qu'ils aient perdu leur immortalité, donc il ne pouvait craindre de se retrouver avec un réel mort sur les bras...
Héphaïstos choisit au hasard une robe bleu longue, parfaite pour n'importe quelle divinité de son rang. Niveau taille, Héphaïstos commençait à s'y connaitre : il avait tant assisté aux défilés d'Aphrodite, tant subit de séances de shopping, qu'il était aussi bien informé qu'une femme sur tout ce qui touchait aux chiffons. C'était une expertise qu'il n'avouerait jamais, bien sur, et dont son épouse n'estimait même pas les talents, car il ne les utilisait pas pour lui-même.
Il se dépêcha ensuite de retourner dans leur chambre, avant que la déesse ne provoque une nouvelle catastrophe.




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Dim 23 Fév - 9:21

Le Dieu forgeron était formel, il tenait bien entre ses mains le sceptre de Zeus. Et il pouvait l'identifier mieux que n'importe qui, l'ayant réalisé lui-même. Je l'avais moi aussi déjà rencontré, ce sceptre. Durant le procès entre Hadès et ma mère. Des jours dont je ne voulais pas vraiment me souvenir... Je fis la moue pour toute réponse à Hephaïstos.

Il parut ensuite surpris de ma demande, mais fini par s'exécuter. Je lui souris une dernière fois comme pour le remercier. En attendant, je tentais de démêler mes cheveux de mes doigts fins. Il était clair que je ne savais pas en prendre soin lorsque j'étais dans mes mauvais jours...

Le Dieu revint assez rapidement alors que je m'étais mise à ranger la chambre par ci par là. Laissant le sceptre sur le lit afin de m'assurer qu'il ne soit pas cassé ni même rayé. Lorsqu'Hephaïstos revint, c'est le visage grave que je l’accueillis.

-Je ne suis pas sûre que nous ayons à retourner dans le quartier Grec... Zeus viendra sûrement à nous...

Je lui tendis la plume et l'encre que j'avais trouvé dans nos affaires. Je me souvenais brièvement avoir griffonné sur une feuille une adresse. Et si nous avions laissé chez Zeus une invitation à retrouver les voleurs ? Entre autre: je craignais que nous lui avions donné les coordonnées de l’hôtel...

Je remarquai alors la robe bleu que venait de m'apporter le forgeron, et je lui souris.

-Parfait, j'adore la couleur !

Et je m’éclipsais dans la salle de bain pour me vétir.
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Lun 24 Fév - 19:18


A la perspective que Zeus viennent à eux, Héphaïstos fit une grimace... Franchement, s'il avait pu ne jamais revoir ce vieux coureur de jupons, il ne s'en serait pas plus mal porté. Il ne le craignait pas vraiment, mais il éprouvait une sorte de mépris envers ses manières, surtout dans la façon dont il traitait sa femme. Même s'il ne portait pas non plus Héra dans son cœur, Héphaïstos ne pouvait s'empêcher de ressentir de l'empathie pour sa situation, qui avait quelque chose d'étrangement semblable à la sienne.
Ils courraient tous les deux après quelqu'un qui distribuait son affection à tous les autres, les épargnant par lassitude ou par cruauté. Peut-être ne courraient-ils pas pour la même raison, néanmoins... Il soupçonnait Héra d'aimer le pouvoir plus que la personne qui le détenait.

    - Dans ce cas, on ne va pas rester à attendre de se faire trouver comme des pigeons romains... Déguerpissons de là ! Gronda le forgeron en faisant les cent pas, les yeux rivés sur le sceptre comme s'il allait lui sauter à la gorge, en attendant que la jeune femme s'habille et puisse l'accompagner. Pourquoi on a été faire ça... C'doit être une de tes idées !


A vrai dire, il n'en était pas certain : il avait toujours gardé une certaine rancune contre le Dieu, que sa vengeance coupée dans son élan n'avait pas apaisé. Il regrettait toujours, au fond, de ne l'avoir pas laissé attaché à ce trône qu'il lui avait confectionné pour l'emprisonner... Bien sur, s'il l'avait fait, il n'aurait surement pas eu Aphrodite, à moins qu'il eut été capable de la conquérir par l'amour plutôt que par une promesse.
Après tout, c'était peut-être pour cette méthode de séduction qu'elle lui en avait toujours voulu. Mais alors, elle aurait pu refuser... Allez comprendre ce qui se tramait dans l'esprit de la belle blonde, pour qu'elle se laisse gagner comme un trophée de victoire !

Elle adorait la couleur... Parfait, qu'elle se dépêche alors ! Héphaïstos commençait à être nerveux. Perséphone, elle, semblait dans son humeur flottante, celle qui faisait d'elle la reine de la gentillesse et des sourires presque timides. Agaçante, en réalité, autant que son autre personnalité, par différents aspects.

    - Faut qu'on trouve un endroit où le cacher... Dissimuler la preuve de notre culpabilité... Le forgeron raisonnait tout haut, ressassant les vieux proverbes qu'il avait entendu dans les affaires criminelles de mortels. Il nous faut un alibi, aussi.


Il s'immobilisa, considérant celui que lui avait donné sans le vouloir le réceptionniste. Mais s'il prétendait avoir passé la nuit avec la déesse dans cette chambre... Que valait-il mieux subir, la colère de Zeus, ou celle d'Hadès et d'Aphrodite réunis ?




   



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Perséphone
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Lun 24 Fév - 20:37

J'ouvris de grands yeux. Comment Hephaïstos avait pu choisir cette robe avec exactitude ? Elle épousait mes formes sans problèmes. Les râles du Dieu forgeron me ramenèrent à la situation plutôt critique, oubliant les capacités cachées du Grec dans l'art de se vétir. Je le rejoignis, faisant la grimace.

-Je suis désolée Hephaïstos... je ne contrôle pas toujours ce que je fais...

Constat des plus déplorable, mais pourtant vrai. Hephaïstos partit alors sur plusieurs pistes. Il voulait qu'on cache le sceptre, que l'on disparaisse de cet hotel et que l'on trouve un alibi. Je me sentais perdue, totalement dépassée. Je me surpris même à vouloir le retour de la Reine des Enfers, qui elle, gérerait mieux la situation, proposerait des solutions et ne craindrais rien venant de Zeus.

Zeus... mon père, parait-il. Si je savais qu'Hephaïstos ne le portait pas dans son cœur, qu'en était-il de moi ? Il m'avait vendu à Hadès. Devrais-je lui en vouloir pour cela ? Je ressentais la Reine des Enfers pointer le bout de son nez. Je savais qu'elle souhaitait réagir à mes pensées: pour elle, Hadès était devenu son tout. Plus important même que ma mère. Je me demandais alors si la Déesse de l'agriculture pouvait nous aider ? Non, face à son frère, elle avait déjà perdu sa fille, je ne suis pas sûre qu'elle soit plus encline à gagner aujourd'hui. Je lâchai un soupire, comme épuisée par tout ce qui se passe.

-Ecoute, je me demande si le plus simple ne serait pas de lui rendre, tout simplement ? On lui expliquera la situation, je lui avouerai que c'est de ma faute. C'est lui qui m'a envoyé en Enfers, il doit bien savoir que ça implique... certains soucis, me concernant, lui dis-je d'une voix penaude.
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Lun 24 Fév - 21:35

L'attitude de soumise de Perséphone n'aidait pas vraiment Héphaïstos dans ses objectifs... Franchement, des fois, il aurait bien essayé de la secouer pour faire réapparaitre la reine des Enfers froide et pragmatique. Mais bon, celle-ci devait encore cuver au fond de son esprit, s'étant suffisamment exprimé pour la soirée de la veille, les mettant déjà bien assez dans l'embarras. Le forgeron soupira, désespéré de ne pouvoir remonter le temps pour refuser catégoriquement la sortie proposée par la déesse.

    - Non mais... C'est complètement inutile d'être désolée, soit productive plutôt ! Gronda-t-il d'une voix sourde, en jetant quand même un regard satisfait à la tenue de son acolyte, qui lui allait comme un gant - il n'avait pas perdu la main, Aphrodite serait surement heureuse de le savoir. Si tu veux te faire allumer comme une torche humaine, tu n'as qu'à aller lui rendre toute seule ! Moi j'tiens pas à servir de cobaye aux théories de Dionysos...


Il secoua la tête : selon le Dieu de l'ivresse, les Dieux étaient devenus mortels, en même temps qu'ils étaient arrivés sur l'île... Il n'avait pas réussi à le prouver, mais Héphaïstos n'avait guère envie d'être le premier à comprendre la vérité. D'ailleurs, il regrettait de ne pas avoir son ami, fin manipulateur, pour lui offrir une stratégie bien sournoise pour se sortir de cette affaire, qui allait surement leur coûter très cher.
Voyant la mine déconfite de sa compagne, Héphaïstos se radoucit : celle-ci n'était surement pas habituée à répondre aux piques violentes et à ses insultes habituelles, au contraire de l'autre Perséphone qui prenait un malin plaisir à toujours y répliquer par d'autres sarcasmes.

    - Zeus n'est ni compréhensif ni miséricordieux... J'sais pas comment tu peux te leurrer autant sur lui pour croire qu'il nous pardonnera si facilement, t'as du rester trop longtemps dans ton trou. Ses explications étaient peut-être dures, mais sa voix était empreinte, maintenant, d'une certaine compassion. On va trouver une autre solution.


On... Oui, il ne comptait quand même pas la laisser se dénoncer seule. Il avait beau dire, grogner, et faire le Dieu insensible, il n'aurait pas été capable d'envoyer quelqu'un se faire battre à sa place. Même pas son pire ennemi. Question d'honneur, et de principe.
Il essaya de réfléchir... Que ferait son demi-frère à sa place ? Oh, il ne savait que trop bien la réponse : il tenterait d'en profiter pour attirer le blâme sur une autre ethnie, faire passer les égyptiens pour des voleurs, par exemple, et semer la zizanie.




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Mar 25 Fév - 8:11

Hephaïstos avait raison d'être en colère. J'étais probablement à l'origine de tout ce qui nous arrivait, et je n'étais plus capable de nous sortir de là. Oui, définitivement, la Reine des Enfers pouvait manquait parfois. Je pris une bonne inspiration, tentant de retrouver un minimum de volonté concernant notre problème. J'étais reconnaissante envers Hephaïstos de me connaître assez pour tenter de caler son caractère sur le mien. Il s'adoucit donc, bien que toujours dépité par mon changement d'humeur. En réalité, lorsqu'il parla du fait d'être 'resté trop longtemps dans mon trou', cela n'avait rien à voir. Si je pensais Zeus incapable de nous faire du mal, c'est parce que mon côté Reine des Enfers avait bien trop confiance en elle pour craindre qui que se soit, même le Dieu des Dieux. Elle était comme ça, et à n'en pas douter, elle n'aurait eu aucun mal à lui rendre son sceptre en main propre, et à en profiter pour lui mettre une raclée au passage. Incorrigible, cette fille là.

Mon regard croisa celui du Dieu Grec, et je compris qu'il réfléchissait à un plan. S'il disait vouloir cacher le sceptre et faire disparaître les preuves nous accusant, pensait-il à... faire inculper quelqu'un d'autre ? J'ouvris la bouche, mais ne dis rien. Je n'aimais pas cette idée mais tentais de me contenir. La Reine des Enfers aurait approuvé, elle. Pire encore, elle lui aurait proposé plusieurs victimes potentielles... notamment les Romains, d'ailleurs.

-J'me disais... Il pourrait facilement croire que se soit le coup d'un Romain, non ? Après tout, nos deux mythologies sont si similaires que par jalousie, ou tout simplement pour s'assurer la suprématie sur l'autre Dieu des Dieux, qu'ils pourraient en venir à ce genre de méthodes, afin de nous évincer ?

C'est exactement ce qu'aurait proposé la Reine des Enfers, et j'en étais plutôt fière. Elle détestait les Romains d'être aussi proches de nous dans la mythologie. Alors pourquoi un Romain ne pourrait pas penser la même chose, et reprocher à Zeus d'être le double de Jupiter ? Je me détendis, considérant que j'avais mis ma pierre à l'édifice. De plus, aller chez les Romains sans se faire repérer, il n'y aurait aucun soucis pour moi. La Reine des Enfers aimait s'y rendre incognito pour y semer le chaos. Je connaissais donc la route par coeur.

-Si tu es partant, alors je connais exactement le chemin pour s'y rendre, sans se faire repérer.
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Mer 26 Fév - 9:11

Visiblement, la fourberie ne quittait pas totalement l'âme de Perséphone, même lorsqu'elle montrait son côté plus doux. Sa proposition surprit quand même un peu le forgeron, qui hocha la tête, réfléchissant aux aboutissants de ce stratagème. Serait-il capable ensuite d'assumer une telle accusation ? Il ne supportait guère plus les romains que les grecs, certes, mais pouvait-il ainsi déclarer un conflit, qui serait surement très important, et risquait de se retourner contre lui, au final ?

    - Je ne sais pas, c'est quand même dangereux... Songea-t-il, en hochant la tête. Si quelqu'un s'apercevait de la supercherie, ils se retrouveraient avec deux civilisations de divinités sur le dos, et tout ça pour un jeu d'alcool qui avait mal tourné. Sinon, on le remet discrètement à sa place, en espérant que Zeus ne s'est pas rendu compte de sa disparition.


Ok, cela semblait fort peu probable, à cette heure, mais cela valait peut-être le coup de tenter. Ou alors, ils pouvaient bien le remettre sans se révéler, de toute façon, et le Dieu de la foudre verrait sa colère s'amoindrir face à cette découverte, et ne chercherait peut-être pas le coupable plus loin.
Dans tous les cas, il fallait se décider vite.

    - Je vais m'en occuper, finit-il par décider, d'un ton très sérieux. Moins il y aura de personnes au courant des devenirs de cet objet, et mieux ça vaudra.


Ce n'était pas qu'il ne lui faisait pas confiance, mais... Elle était schizophrène, quand même. Héphaïstos prit le sceptre, et le fit disparaitre sous sa veste, près à sortir. Au pire, il le ferait fondre dans les flammes de son être, et basta.
Zeus viendrait surement lui en réclamer un autre, à l'occasion.

    - Ne me suis pas, ordonna-t-il à sa compagne, sachant que celle-ci, avec le caractère de la gentille Perséphone, lui obéirait surement. Et ne va pas raconter à n'importe qui ce qui s'est passé ici... J'crois qu'on va déjà en entendre parler de toute façon.


Il fit une grimace... Les potins allaient extrêmement vite, quand les satyres tiraient les ficelles de l'information. Ils étaient surement déjà reconnus comme amants, avant même d'être soupçonnés pour le vol du sceptre. C'était presque une bonne nouvelle, d'avoir une si bonne couverture.




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Mer 26 Fév - 10:04

Hephaïstos n'avait pas l'air convaincu. Tant mieux, je ne l'étais pas non plus. Je me mis à jouer avec mes doigts, nerveuse. Le forgeron semblait vouloir prendre les choses en main, mais j'étais inquiète. Contre qui Zeus serait le plus en colère ? Contre Hephaïstos, le Dieu avec qui un conflit silencieux régnait depuis des siècles ? Ou moi, qu'il avait laissé entre les griffes de son frère ? S'il venait à prendre Hephaïstos la main dans le sac, il n'aurait aucune pitié. Je frissonnais. J'avais la certitude qu'il valait mieux que se soit moi qui m'occupe de ça. Déjà, parce que Zeus, malgré sa puissance, craint toujours mon mari. Ensuite, parce qu'il sait que j'ai aujourd'hui aussi mauvais caractère que lui, et que j'ai développé des pouvoirs à force de vivre en Enfers. Entre autre, je doutais qu'il souhaite se mettre notre couple à dos. Et ensuite, parce qu'il me devait une jeunesse. C'était certain, il valait mieux que je m'en charge. Mais je n'avais aucune idée de comment m'y prendre, ni même si je saurai vraiment tenir tête à Zeus dans l'état dans lequel je me trouvais en ce moment même.

-Ne me suis pas, et ne va pas raconter à n'importe qui ce qui s'est passé ici... J'crois qu'on va déjà en entendre parler de toute façon.

Face à tant d'autorité, j'eu le sentiment d'être un enfant. Heureusement pour lui, la Reine des Enfers était loin, sinon... sinon, il ne m'aurait sûrement pas parlé comme ça, de peur des représailles. J'hochais la tête. Et comme je sentais qu'il était prêt à partir, j'eu envie de lui insuffler de la force ainsi que de l'enthousiasme. Je me jetais sur lui, le prenant dans mes bras, tout sourire.

-Je suis avec toi par la pensée. Donne moi un lieu de rendez-vous où tu viendrais me retrouver dès que tu auras fini, je veux m'assurer que tout aille bien.

Je lâchai prise, sentant le corps d'Hephaïstos se raidir -il ne devait vraiment apprécier que les marques d'affection de sa femme-, lui souriant une dernière fois, attendant sa réponse avant d'entreprendre de ranger la chambre.

-Je m'occuperai de faire taire les rumeurs nous concernant, si tu veux, en attendant.
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Mer 26 Fév - 14:14


Trop... Dérangeante. L'attitude de Perséphone était vraiment trop dérangeante, pour que Héphaïstos puisse se permettre de rester une seconde de plus dans la même pièce qu'elle. Ces accès de gentillesse, cette voix toute douce avec laquelle elle s'adressait à lui... Il n'était vraiment pas habitué, et ça ne lui plaisait pas vraiment. Depuis sa plus tendre enfance, on lui avait parlé sèchement, on l'avait envoyé balader. Ce retournement de situation n'était pas normal, il ne sonnait pas juste. Le forgeron était complètement déstabilisé.
Quand elle approuva sa proposition et le prit dans ses bras, il se tendit, totalement mal à l'aise. Personne ne le traitait comme ça, même pas sa femme... Leurs étreintes avaient toujours eu un côté violent, passionnel, qui le ramenait à cette façon qu'il avait de se voir lui-même, et il s'y retrouvait.

    - J'pense pas que ce soit utile qu'on s'voit pendant plusieurs jours, au contraire... Répondit-il à sa demande de le voir ensuite. Il ne comprenait pas : d'où lui venait cette soudaine envie de trainer avec lui pour un oui ou un non, qu'elle soit sous l'identité de la reine des enfer, ou de la fille de Déméter ? C'pourrait être mal interprété. Faut s'faire discrets.


Quand à son autre ambition, il haussa les épaules, ne sachant quoi lui dire. Il espérait qu'elle saurait s'y prendre avec tact, si elle voulait faire taire les mauvaises langues... Mais bon, au pire, il n'avait rien à prouver, et il se moquait de sa réputation, se sachant parfaitement fidèle, et innocent dans une quelconque histoire perverse.
Il était un Dieu droit, quoi que puisse en dire les commérages... D'ailleurs, il ne pensait pas qu'un seul de ses compères grecs puissent y croire, à la réflexion. Même si ça ne lui plaisait pas plus, tout le monde savait à quel point Héphaïstos aimait sa femme, et lui était resté loyal les derniers millénaires. Un changement de comportement était presque inenvisageable après ce terme. De même, Perséphone n'était pas de ce genre.
Bref, ils verraient bien ce qui en ressortirait de ce côté-là, mais ce n'était pas l'urgence.

    - Prend soin d'toi, ajouta-t-il juste donc, d'un ton presque inquiet, en référence à ces manies étranges, avant de fermer la porte derrière lui.

~ Clos pour moi, mercii ~




   



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MessageSujet: Re: Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')   Mer 26 Fév - 14:49

Je ne fus pas surprise de la réaction de mon interlocuteur. Parfois, lorsque je rencontrais le regard des autres personnes autour de moi lorsque j'étais dans une bonne période, je me demandais s'ils ne préféraient pas la mauvaise face de moi-même. Comme Hephaïstos, qui semblait plus à l'aise avec la Reine des Enfers. C'était un constat assez terrible pour moi, en fait, et très triste. De plus, il ne comprit pas où je voulais en venir en lui proposant de se revoir.

-Je ne te demande pas que l'on se revoit quelques jours, mais dans quelques heures, une fois que tu auras... fais ce que tu avais à faire. C'était juste pour m'assurer que tu ailles bien, malgré la situation, que Zeus ne t'avais pas foudroyé, par exemple.

Mais à présent, je n'avais plus envie de rien. L'inquiétude était passée, je ne saurai pas si Hephaïstos serait encore en vie ce soir ou non, visiblement il s'en fichait, alors à quoi bon essayer de m'intéresser aux personnes qui voient d'un mauvais œil l'intérêt que l'on porte à leur vie ? Déçue et dépitée, j'enchainais.

-Mais tu as raison. Tu dois partir, et puis c'est tout. Plus de nouvelles, ça vaut mieux.

Il partit alors, prononçant quelques mots avant de franchir le seuil que je n'écoutais même pas. Une remise en question était inévitable. Qui aujourd'hui était encore attaché à la part douce qui m'habitait ? Avais-je passé trop de temps en Enfers pour choquer quiconque me croisait le sourire aux lèvres à présent ?

Epuisée, je me laissais tomber sur le lit, et sombrais dans un sommeil sans rêves.



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Crois-moi, tu veux pas savoir (Hepha')

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