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 Offre de paix ? - Dyo & Hépha

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Héphaïstos
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MessageSujet: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 4 Jan - 17:12

Héphaïstos se demandait encore, parfois, pourquoi Aphrodite n'avait jamais demandé à ce qu'il fasse lits séparés... Ils auraient pu largement, dans cette grande villa, faire un autre chambre. Héphaïstos aurait pu dormir dans sa forge, même.
Elle aimait surement à le tourmenter ainsi, en le laissant s'éveiller sans savoir s'il la trouverait ou non à ses côtés. Parfois elle était là, aussi belle dans son sommeil profond que lorsque ses yeux magnifiques le fixaient avec colère - elle ne le regardait guère autrement, en général. Il restait alors étendu à la regarder, à voler quelques moments paisibles de sa présence, avant de s'éclipser pour une journée qui s'annonçait légèrement plus radieuse que les autres.
Mais la plupart du temps, il s'étirait dans des draps vides aux premiers rayons du soleil, et imaginait alors ce qui l'avait retenu, les bras forts de quelques Dieux ou éphèbes, ou même d'une nymphe qui l'avait séduite. Alors il filait à sa forge, ronchon, maussade, et maugréant des malédictions contre l'Olympe entière.

C'était un matin semblables à ceux-là, et Héphaïstos n'était sorti que quelques instants de son antre pour se servir un verre de limonade, quand quelques coups brutaux se firent entendre sur le porte d'entrée.
Le forgeron releva un sourcil sceptique, bien décidé à ne pas bouger : à tous les coups, il s'agissait d'une blague de satyres, qui n'avaient rien de mieux à faire qu'à importuner leurs supérieurs... Ou alors encore un de ses égyptiens colporteurs de la grande parole d'une déesse-vache, ou autre bizarrerie. Le grec ne se montrait guère courtois envers ce genre de personne, qui reniait sa propre existence en essayant de le convertir.
Il ignora donc cet inopportun visiteur, et s'apprêta à terminer son breuvage, quand la clochette, cette fois, se mot à retentir avec un rythme effréné, manié surement par un consommateur excessif d'énergisant. En maugréant une nouvelle malédiction contre sa femme qui avait tenu à installer cette babiole en or qui ne lui servait à rien, il s'avança vers le seuil de la maison.

    - C'bon, j'arrive ! Gronda-t-il, avec un timbre grave digne de Zeus, qui aurait fait trembler n'importe quel mortel. C'pour quoi ? Interrogea-t-il vivement en ouvrant à la volée la porte, avant même de découvrir son hôte inattendu. Dyonisos ? Mais qu'Est-ce tu fous là ? Demanda Héphaïstos, avec plus de surprise que de colère, cette fois. Aphrodite est pas là, ajouta-t-il en se renfrognant, croyant comprendre le but de sa présence.


Néanmoins, il ne referma pas de suite le battant de bois au nez de son traitre de demi-frère, réalisant qu'il avait l'air... Troublé. Quelque chose dans son visage en tout cas n'était pas habituel, ne lui ressemblait pas. Il y avait un truc... Et Héphaïstos, lassé de son quotidien plus qu'ennuyeux, sentit la curiosité le piquer. Et peut-être autre chose aussi, comme de la compassion pour cet être qui avait été à ses côtés pendant si longtemps avant de l'empoisonner sournoisement de ses paroles et de son vin.




   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 4 Jan - 17:50



Pour tout vous avouez, Dionysos avait pas mal hésité avant de venir sonner à la porte de la maison d’Aphrodite et d’Héphaïstos. D’abord, parce qu’il se serait trouvé bien malin si, par malheur, la déesse s’était retrouvé, pour une fois, à partager la couche de son époux. Car c’était à Héphaistos qu’il avait envie de parler, et il n’avait pas franchement envie d’être coincé entre deux feux, et entendre les paroles doucereuses de la déesse nymphomane. Contrairement à ce qu’Héphaistos pouvait penser, il n’avait jamais été véritablement attiré pas cette dernière, et leur indiscrétion n’était du qu’à un excès de vin et au caractère sournois de la déesse. Sobre, jamais il n’aurait touché la femme de son demi frère. Et il le regrettait encore amèrement à chaque fois qu’il croisait la déesse à l’une de ses soirées, où il mettait un point d’honneur à l’éviter autant que possible et, quand il en avait l’opportunité, de lui gâcher tous ces coups de la soirée afin qu’elle rentre seule au petit jour.
Il avait donc réfléchit longuement avant de choisir le jour où il se rendrait chez eux, calculant la matin où la déesse serait la moins susceptible d’être là. Il savait que la veille s’était tenue une soirée de centaures, et à n’en pas douter Aphrodite s’était incrustée. Il y avait donc qu’une chance infime qu’elle soit là. Il était venu à pied du campement humain, histoire d’avoir le temps d’envisager tous les scénarios possibles, du plus plausible au plus farfelu, sa bouteille à la main. Car certes, ce n’était pas poli de venir embêter les gens chez eux de bon matin, mais cela l’était d’autant moins de venir les mains vides. Aussi, fort de son nouveau don de transformation de l’eau en vin, il avait pris le temps de concocter à Héphaistos un vin d’un cru qu’il espérait à son gout. Il connaissait plutôt bien le dieu forgeron, qui ne se satisfaisait pas des boissons de fillette, et c’était avec un vin épais, presque sanguin, qu’il s’était présenté devant sa sonnette.
Il avait toqué plusieurs fois, sans succès. Il aurait pu défoncer la porte, mais il doutait que cela plu au couple divin. Alors il s’acharna sur la sonnette. Même si le dieu était déjà en train de battre le fer, le bruit de cette espèce d’instrument de torture doré était assez strident pour alerter un mort. Il entendit enfin une sorte de rugissement, indiquant qu’Hephaistos l’avait enfin entendu. Il recula d’un pas, au cas où le dieu eut encore son marteau en main, on est jamais trop prudent, et attendit que la porte s’ouvre. Le dieu forgeron écarquilla grand les yeux en le voyant sur le pallier, avant de se reprendre et de l’informer de l’absence d’Aphrodite. Le dieu du vin sourit :

-Tant mieux, ce n’est pas elle que je suis venu voir ! Je peux entrer ?

Dionysos parut sincèrement soulager que la déesse ne soit pas chez elle. Il n’avait pas envie de drame, pour une fois, mais plutôt de parler. Il avait eu l’occasion de pas mal cogiter depuis la soirée des dieux, et son exil consenti au campement humain, et n’avait pas eu l’occasion de remercier Héphaïstos, entre autre. Et puis … Il n’avait imaginé personne d’autre, parmi les dieux, avec qui parler d’Arya. Or Héphaïstos lui avait bien connu Arianne, puisque la forge terrestre du dieu était située sur l’île ou Arianne et Dionysos avaient pu vivre avant l’assassinat de la belle. Alors qui de mieux placer pour parler d’elle que quelqu’un qui l’avait connu personnellement.
Il leva sa bouteille devant le nez de son frère, tout content de lui :

-Je t’ai même amené une offrande, c’est pour dire ! S’il te plait …

Oui messieurs dames, Dio venait de dire « s’il te plait ». Si ça, ça ne sentait pas le désespoir et le bout du rouleau …
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 4 Jan - 18:38


Hein ? Quoi ? Décidément, Dyonisos avait-il gagné le pouvoir de rendre les gens confus sans même user d'alcool ? Depuis quelques temps, chaque fois qu'il croisait son ancien ami, Héphaïstos avait l'impression qu'il était devenu amnésique, et que cette maladie commençait à le contaminer aussi, parce qu'il oubliait le temps de quelques instants qu'il était sensé le haïr pour une trahison qui datait de plusieurs siècles. Les Dieux ne connaissait pas le principe de prescription, normalement, puisqu'ils étaient immortels et que leurs rancunes et autres malédictions pouvaient durer sur plusieurs générations, quand un mortel les contrariaient... Alors pourquoi voudrait-il lui pardonner ?
Une bouteille.
Ok, ce n'était pas une si mauvaise compensation, il y avait de l'idée - pas très originale de la part du Dieu du vin, mais bon - et une certaine ironie assez amusante derrière ce cadeau.

    - Humpf, n'articula-t-il donc pas, pour signifier sa presque approbation : il n'était pas un Dieu facile, quand même, il avait une réputation à tenir ! Et il lui ouvrit la porte pour le laisser passer, et s'installer comme chez lui. Il retrouvait vite les habitudes d'antan, comme s'ils n'avaient jamais cessé de se rejoindre pour tuer le temps autour de quelques alcools forts. Tu sais où est le salon... Supposa-t-il avec une fausse lassitude, pour sous-entendre clairement que Dyonisos avait déjà été invité dans la villa.


Pas par lui, bien entendu. Mais Aphrodite, en manque de réceptions grandioses depuis leur installation forcée, en avaient menées quelques unes dans sa propre maison, en incitant clairement Héphaïstos à rester dans sa forge, sans toutefois couvrir le bruit de la musique avec celui de son marteau. Comme un objet honteux qu'on range pour ne pas faire tache devant les invités.
Tandis que son pseudo frère s'installait donc, il repartit à la cuisine d'un pas pesant pour sortir deux verres de cristal, offert par Zeus à sa fifille préférée.
Puisque Dyonisos avait apporté à boire, il allait goûter ce breuvage ensemble, et ainsi, s'empoisonner tous les deux s'il y avait une quelconque tromperie sous ce cadeau inespéré.


    - Alors, les humains t'ont chassés une deuxième fois ? Demanda le forgeron en posant les coupes sur une table basse devant son auto-invité. Oui, il n'était pas sourd, ni complètement obtus... Il avait parfaitement entendu lors des dernières festivités la révélation bouleversante que Dyonisos avait lancé, même s'il n'avait pas été vérifier.



Il se laissa tomber sur un coussin de soie, tout transpirant qu'il était de son travail matinal sur son enclume. Aphrodite allait encore hurler sans doute... A croire qu'il le cherchait. Il s'essuya le front, attendant que son interlocuteur se décide à ouvrir son présent pour le servir ou à s'offusquer qu'il n'ait pas tenu son abstinence d'alcool.




   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 4 Jan - 19:24


Après un sourire éclatant, Dio passa sous le bras d’Hépha, que le dépassait d’une bonne tête, pour passer la porte et pénétrer dans la demeure qui, à l’instar de celle que le couple avait sur l’olympe, était décorée dans un style très … féminin, plein de petits bibelots soignés, chose franchement suicidaire quand on partage sa vie avec un homme dont un marteau est le prolongement presque organique du bras. Dionysos se demanda un instant combien de ces petits angelots insupportables le forgeron avait il pu exterminer plus ou moins sciemment. Il se rebiffa, faussement outré de la remarque du grincheux :

- Je ne me suis jamais permis de venir chez toi sans au moins passer t’apporter un petit truc à boire dans ton enfer personnel. Alors, non, je ne sais pas où est le salon, langue de gorgone.

Il suivit naturellement le couloir pour trouver le dit salon, et s’affala dans le canapé si moelleux qu’il eut l’impression que les coussins allaient l’avaler en entier. Il tacha de retrouver l’équilibre et de se redresser, alors que le pas lourd du dieu forgeron raisonnait sur le carrelage de la cuisine, dont il revint avec deux verres d’une finesse époustouflante. Surement de la vaisselle de sa femme, bien loin des godets de fer mal dégrossis dont ils servaient, il y a fort longtemps, pour se cuiter dans la forge tous les deux. La réflexion de son frère lui tira une grimace amusée, alors qu’il déboucha la bouteille pour la faire décanter un petit peu avant de le servir.

- Bien que cela puisse paraitre incroyable, non. Ils sont même plutôt contents que je sois là pour soulever les choses lourdes et leur donner quelques cours d’architectures… Ces humains là sont venus grâce à leur foi envers certains d’entre nous, pas pour leur diplôme d’Harvard … et ça se ressent un peu parfois … Mais bon, au moins là bas je me sens utile.

Il renifla le goulot de la bouteille, comme pour en vérifier la contenance, avant de prendre un premier verre et de le remplir à moitié d’un liquide couleur rubis, épais et odorant, et de faire de même avec le second verre, qu’il posa devant le dieu en sueur. Sans même attendre de trinquer, il prit une grande lampé de boisson puis, jetant un petit coup d’œil narquois à son frère, précisa :

- Ça c’est juste pour te prouver qu’il n’est pas empoisonné. Tu peux attendre 5 minutes encore si tu préfères vérifier s’il n’est pas à effet différé. Mais c’est du très bon, alors si tu n’en bois pas, je m’en chargerais pour deux !

Il se leva prestement pour aller attraper une serviette de table dans la cuisine pour la jeter à la figure d’Héphaistos pour qu’il s’éponge le front décemment. Sinon il risquait de se faire tuer par sa femme, et ça aurait été facheux. Il leva son verre vers lui, avant de reprendre de son air malicieux

- Ne me dis pas que tu étais dejà dans ta forge quand même ? tu ne dois pas avoir des masses de commandes ici, alors tu fais quoi ? des flamants roses en fer forgé ?

Il y avait à présent deux hypothèses possibles: soit Héphaistos le tuait sur le champs en lui fracassant le crane avec son marteau, soit il esquissait un sourire, voir peut être rirait un peu. Dionysos espéra vraiment que cela se passe le moins douloureusement possible ...

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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 4 Jan - 21:05

C'était presque insupportable : chaque mot de Dionysos, chaque mimique qu'il faisait, son comportement tout entier était une exacte réplique du meilleur ami qu'Héphaïstos avait eu autrefois... Si bien qu'une douce nostalgie s'emparait de lui, et il y cédait peu à peu. A l'époque, Dionysos avait été le seul Dieu à pouvoir lui arracher un sourire, et même de bons éclats de rire, quand ils festoyaient à leur manière, dans l'antre protégée de sa forge.
Sa trahison avait donc été d'autant plus dure à accepter, et Héphaïstos s'était refusé à lui trouver la moindre excuse, ou ne serait-ce qu'à l'écouter depuis ce jour. Et il comprenait pourquoi... Dionysos aurait eu le chic de le convaincre en quelques jeux de mots bien sortis qu'il n'était coupable de rien. Ce qu'il faisait en ce moment même, en quelque sorte.

    - T'étais pas invité aux orgies d'ma femme ? Questionna le forgeron, suspicieux. N'étant jamais sorti de son repaire à ces moments-là, il ignorait qui avait participé ou non aux beuveries, à part par quelques échos grossiers. Il imaginait mal Aphrodite oublier le Dieu du vin... Ne serais-tu pas autant dans ses bonnes grâces que tu l'prétends ?


Et qu'elle le prétendait elle aussi. Elle lui avait souvent vanté ses exploits avec lui, juste pour le faire enrager. Ils s'entendaient pourtant sur tant de points qu'Héphaïstos avait chaque fois du mal à croire le manque de loyauté de son ancien ami.
D'ailleurs, même le sujet des humains les rapprochaient : ils étaient surement les Dieux les plus proches de la populasse, ceux qui se mélangeaient le plus volontiers à la foule, et n'y prenaient jamais de position excessive. Combien de fois avaient-ils rejoints ensemble des fêtes grecques parmi les mortels, déguisés comme n'importe quels paysans ?
C'était une bonne époque. Il resta donc silencieux, à dévisager intensément son ancien compère, tandis qu'il comptait l'aide qu'il apportait aux plus faibles de ce camp de fidèles. Il plissa les paupières, gardant un instant le silence, pour apprécier ce sentiment nostalgique qui l'envahissait : la confiance. Il ne doutait pas un seul instant de ce que contait le manipulateur.

    - Les humains ne sont pas ingrats, à la différence des Dieux, se contenta de commenter Héphaïstos, avec une pointe de sarcasme. Dionysos le reconnaissait malgré lui, en constatant la gentillesse de ces créatures mortelles face à la cruauté des Dieux. Oui, des flamants roses. Il prit une gorgée de vin, pour toute réponse aux incitations de son interlocuteur. Je trouvais qu'il manquait quelque chose dans la déco de la villa, je savais pas quoi... Il fit un geste circulaire de la main, pour montrer à son invité les tonnes de bibelots que sa femme entassait, et qu'il avait surement déjà remarqué, à moins d'avoir perdu la vue. Et un jour je me suis dit : des flamants roses ! Quand j'en aurais assez, une petite armée peut-être, j'utiliserais mon pouvoir pour les rendre vivants, et j'irais leur faire béqueter le cul de notre père le grand Zeus !


Il avait dit cela d'un ton très sérieux, et acheva cette déclaration en vidant son verre d'un coup de coude. Avec sa taille et sa corpulence, la coupe de cristal ressemblait presque à un dé à coudre, et dénotait affreusement avec son apparence de sauvage mal rasé et sale.
Le coup des objets de fer qui prenaient vie, ça avait été une des plus grosses plaisanteries que Dionysos lui avait fait, dans leur jeunesse insouciante. Pour sûr, ça avait été une grande rigolade, quand Héphaïstos avait cru qu'un des chats qu'il avait fabriqué était devenu vivant, et l'avait poursuivit avec son marteau avant de se rendre compte que Dionysos avait effectué un subtile échange pour s'amuser.

    - Pas mauvais, conclut-il en faisant claquer le cristal sur la table, pour réclamer un autre service. Oui, Héphaïstos baissait sa garde, même s'il décrochait à peine l'ombre d'un sourire. Qu'Est-ce que tu veux que j'foutes d'autres de mes journées ? J'en ai marre d'courir après Aphrodite, et j'peux pas blairer les gravures de pyramides qui s'baladent toujours avec leur papyrus dans le cul... D'ailleurs c'est quoi ton problème à la base avec l'autre nerveux qui s'change en chien ?


Il devait bien avoir une raison d'avoir pris celui-là pour essayer de réaliser son expérience...




   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 4 Jan - 21:49


Le vigneron haussa les épaules ; ce serait mentir que de dire qu’il n’avait pas été invité. Aphrodite l’avait même menacé une fois physiquement pour le faire venir ici. Mais il s’était toujours éclipsé avant qu’elle n’arrive à le ramener jusqu’ici.

- Invité je l’ai été. Mais je ne suis jamais venu. Les … bonnes grâces d’Aphrodite ne m’intéressent pas, quoi que tu puisses en penser.

Et le pire c’était que c’était la vérité. Il avait été amoureux et heureux avec sa propre femme, et depuis le décès de celle-ci, il avait certes eux des amants, des amants, mais s’était toujours tenu à ne se lier sentimentalement à aucun d’entre eux. Il avait appris à distinguer plaisirs du corps et du cœur. Or le corps d’Aphrodite, aussi fabuleux soit il, fut bien trop accessible pour son âme de joueur. Mais bon, ça il n’allait pas le dire à haute voix. Il n’était pas assez stupide pour parler d’Aphrodite comme d’une fille facile devant son mari, qui malgré leur relation explosive, l’aimait terriblement. Il était toujours prompte a défendre l’honneur de sa femme, quoiqu’il en dise lui-même. Il termina son verre, acquiesçant aux mots de son frère sur les humains. Lui-même n’avait même jamais vécu sur l’Olympe, et se sentait bien mieux à la table de Midas qu’à celle de Zeus. Plus tard même, il avait été visiter le royaume de césar, avait rencontré les rois d’Europe à travers les siècles. Sans jamais toucher au pouvoir de trop près, il avait été le témoin de chaque temps, chaque ère, et avait vu les humains évoluer, découvrir, expérimenter, sans véritablement d’aides des dieux. En tout cas, rien de direct.

- Ingrats ils le sont, mais ils ne le restent pas longtemps, c’est ça la différence ! et surtout, ils ne se prennent pas pour ce qu’ils ne sont pas, ils ont quelque chose de tellement … rafraichissant. Et ils me permettent aussi de me… remettre les idées en place, parfois.

Il éclata de rire quand héphaistos le relança sur les flamants roses. Oh, quelle ravissante idée que celle d’imagine une nuée de ces drôles d’oiseaux claudiquant jusqu’au dieu des dieux pour aller lui pincer les fesses de leurs becs bariolés. Il s’en tapait les cuisses, et en rajouta une couche :

- Ce serait parfait, tellement parfait ! et après ça ils iraient picorer les cheveux d’Héra, pour qu’elle avoue enfin au monde entier que sa choucroute n’est en fait qu’une perruque made in china. Je crois qu’après ça, j’accepterais de mourir, heureux ! Et un peu qu’il est bon mon vin, c’est le meilleur que tu puisses trouver sur l’île, puisque c’est moi qui le fait avec mes petites mimines. Et en plus, je le sers comme personne !

Joignant la parole au geste, il reversa un verre à Héphaistos, puis se servit lui-même. Il faillit cracher son vin par les narines quand son frère se mit à grogner contre les égyptiens. Il avait oublié à quel point le vocabulaire de ce dernier était fleuri. Cela lui avait manqué. Il tacha de retrouver son sérieux, s’essuyant d’un revers de manche, avant de lui répondre :

- Ah, Anubis … et bien, il est un peu l’équivalent du Hadès égyptien … Mais en plus chiant, bouffi d’orgueil et de droiture… rien de très intéressant. Sauf que voilà, il a décidé que j’étais un être maléfique et dangereux pour sa communauté. Manque de bol, sa petite protégée est devenue une tres bonne amie. Et ça ne lui a pas plu. Et puis, bah … je voulais m’en prendre à son père, Osiris, à la base, leur Zeus à eux. Mais comme il ne s’est pas ramené, bah j’ai du me rabattre sur Anubis… surtout qu’il ne laisse personne indifférent, ce qui me permettait de voir comment réagirait les uns et les autres. Et je t’avouerais que c’était vraiment extrêmement divertissant Very Happy
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Dim 5 Jan - 18:14


Bizarre, de plus en plus bizarre... La révélation de Dionysos fit froncer les sourcils à son interlocuteur. Comment ça, il n'était pas intéressé par sa femme ? Quand il s'agissait d'Aphrodite, il fallait toujours bien prendre garde à ce que l'on pouvait dire, en face de son époux. Si on l'admirait trop, il était jaloux, et si on ne l'admirait pas assez, il était vexé. Quoiqu'il en soit, il s'agissait de savoir bien marcher sur ce fil fragile, et le Dieu du vin avait l'avantage d'être un bon équilibriste, qui aurait pu échapper sans nul doute aux contrôles des policiers s'il s'était fait arrêter en état d'ivresse et forcer à marcher en ligne droite.
Héphaïstos se contenta donc de cette moue dubitative, presque interrogatrice, d'un air de dire "je te crois même pas, par principe, alors passons".

Finalement, en voyant son ami poursuivre sur le coup des flamants roses, Héphaïstos sentit quelques choses gronder dans son ventre, remonter dans sa cage thoracique... Et il libéra enfin un rire grave, puissant, profond. Il en aurait presque fait trembler les petits figures de porcelaine qui ornaient les étagères, tellement il y allait, sans se retenir, maintenant qu'il était enfin sorti !
Il imaginait sa mère chauve, en train de courir après un oiseau rose flanqué d'une perruque, et cette vision le ravissait de ridicule et de niaiserie. Voilà ce qui manquait aux Dieux : de la légèreté et de l'autodérision. Quelques flamants roses pour les faire redescendre de leurs trônes dorés.


    - Il est vrai que tu as toujours su servir du bon vin ! Constata Héphaïstos, en reprenant son sérieux. C'était un vrai compliment, et il leva son verre à cet honneur, avant de le vider. Tu songes donc à mourir un jour, vraiment ? Rebondit-il ensuite sur des paroles que son frère avait lancé pour l'emphase, mais qui avaient un sens plus que préoccupant à l'heure actuelle. Ne lui avait-il pas confié qu'il pensait les Dieux devenus mortels ?


La discussion, après s'être apaisée, pouvait revenir à des sujets plus graves... Héphaïstos se doutait bien que son demi-frère n'était pas venu le voir pour rien. Il était touché néanmoins qu'il pense à venir à sa porte, plutôt que d'aller confier ses problèmes à un autre grec, qui l'aurait accueilli mieux, à la manière des hypocrites. Peut-être comprenait-il où étaient les vraies personnes de confiance ?
Héphaïstos, quoiqu'on puisse en dire, et pour autant qu'on puisse se moquer de son affection incohérence pour sa femme, avait toujours été fidèle à ses valeurs, et sa pensée ne dépassait jamais ce qu'il déclarait comme vérité.
Les humains même vantait sa constance, comme celle de son feu, présence à l'abord dangereux, mais finalement chaude et réconfortante.


    - Il me laisse indifférent, moi, corrigea Héphaïstos sur la description d'Anubis. Il m'a demandé de lui faire une arme, une fois... Et c'était reparti pour un éclat de rire presque enfantin, comme s'il s'agissait de la plaisanterie la plus idiote qu'il ait jamais entendue. Son pouffement ne se termina qu'avec la fin de son verre... Décidément, beaucoup trop petits.


Héphaïstos fit une légère grimace en songeant qu'il n'avait rien d'autres à proposer que de la limonade, une fois la bouteille finie : sa femme prenait très à cœur sa bonne résolution de ne plus boire, et avait pris soin de ne jamais laissé de l'alcool trainer. Oh, elle ne tenait pas à sa santé, non. Elle aussi avait très mal pris qu'il la demande en mariage à son père, après avoir abusé d'un liquide qui lui avait donné l'audace nécessaire. Et puis, il était beaucoup moins manipulable, quand le vin lui donnait la force de lui résister.




   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Dim 5 Jan - 18:49



Le rire d’Héphaistos ressemblait au rugissement d’un lion. Métaphoriquement, dionysos sentit ses cheveux tirés en arrière par la puissance du son qui émanait de la gorge du géant. Cela faisait longtemps, très longtemps qu’il n’avait pas entendu ce dernier rire ainsi, des siècles peut être ? pourtant, cela lui procura un intense bonheur, une sorte de chaleur intérieure qu’il assimila aux souvenirs du bon vieux temps. Celui ou Il n’avait pas merdé, à préférer son ingrat de père à son meilleur ami, à laisser l’alcool et le chagrin le tirer dans ses plus bas instincts. Au temps ou chacun d’entre eux était heureux malgré leur statut de paria au sein de l’Olympe, l’un pour sa laideur, l’autre pour son engeance mortelle et honteuse.
Il resservit Héphaistos à l’instant même où celui-ci terminait son verre, vidant la bouteille par la même occasion. Pas grave, le dieu forgeron avait surement un peu d’eau dans la maison, et il remédierait à ça en quelques secondes. La question de son compagnon lui tira un petit sourire en coin. Il fut tenté de répondre par le sarcasme, mais encore une fois, ce n’était peut être pas la chose la plus sage à faire. Le dieu du feu pouvait être très premier degré parfois, et à ces moments là, il valait mieux jouer cartes sur table avec lui.

- Et bien … J’y ai songé parfois, cela fait même plusieurs siècles que j’y songe tout en sachant pertinement qu’en tant que dieu, la mort m’était refusée… Ironie n’est ce pas ? Les humains recherchent l’immortalité, et moi parfois, je leur cèderais bien la mienne pour pouvoir rejoindre celle que j’aime dans l’au-delà …

Dionysos baissa les yeux, mal à l’aise. Il était l’un des seuls dieux de l’Olympe à avoir réellement aimé une humaine, pire, à se marier avec elle officiellement. Son père avait multiplié les conquètes, mais n’en avait jamais aimé aucune. Lui avait sauvé arianne de l’exil, l’avait séduite, et s’était laissé battre à son propre jeu en tombant sous le charme de la princesse rousse. Peut être qu’Héphaistos ne se souvenait pas d’elle, malgré la petite dizaine d’année qu’ils avaient partagé sur la même île ? après tout, dix ans, ce n’était rien considéré leurs ages canoniques. Il passa sa main sur sa bouche, avant de reprendre :

- Seulement voilà, en ce moment c’est un peu plus … confus. Il y a au camp des humains une jeune femme * il soupira* une jeune femme qui est son portrait craché. Le coté docile et apaisant en moins. Mais il n’empêche qu’elle remet en question bien des choses, et que par conséquent, je ne sais plus trop ce que je veux, et ce que je ne veux pas.

Il haussa les épaules, faussement blasé, réellement troublé, puis se leva vers la cuisine pour se donner une contenance, et chercher quelque part une cruche d’eau, qu’il finit par trouver dans un placard, entre deux onguents de beauté de sa demi sœur, mais il ne préféra pas faire de commentaire la dessus.
L’anecdote sur Anubis le fit sourire alors qu’il reprit place à coté d’Hépha.

- C’est bien ce que je dis … Il a vraiment la confiance… et s’imagine que les codes qui s’appliquent chez lui s’appliquent partout de la même façon … J’ai l’impression que ça faisait quelques millénaires qu’il n’avait pas touché la terre ferme. Tiens, donne moi ton verre, et fais pas la gueule comme ça, c’est pas ce que tu crois !

Il pris le verre de son frère, et y versa de l’eau. Celle-ci n’était même pas fraiche, tout juste à température ambiante. Il passa sa main gauche par-dessus, et la laissa là jusqu’à ce que le liquide se trouble, jusqu’à changer de couleur et prendre un aspect plus avenant. Et par avenant, je veux dire rouge, alcoolisé et sucré. Il sourit comme un enfant :

- Qui a besoin d’immortalité tant que j’ai gardé ça hein dis moi ?
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Dim 5 Jan - 19:43


La vraie raison de cette visite inattendue s'annonçait enfin, Héphaïstos le sentait, rien qu'à voir les traits de son ancien se crisper, et son hésitation. Dionysos ne doutait de rien, même s'il ne le faisait pas à la manière insupportable de cette Anubis. Alors, s'il mettait quelques temps avant de se lancer, c'était que la situation devait être importante pour lui, et plutôt sérieuse. Héphaïstos posa sur lui un regard indulgent, l'encourageant à poursuivre.
Il aurait voulu rejoindre sa femme dans l'eau delà : à cette remarque, Héphaïstos grimaça imperceptiblement... Il savait, pour en avoir été souvent la victime, qu'il n'était pas aisé de parler de ce genre de sentiments.

    - C'est pas c'qu'elle aurait voulu... Réussit-il à glisser dans un grognement, avant qu'il ne poursuive.


Il se souvenait bien d'elle, même si le temps avait passé, de longs siècles depuis. Elle n'aurait pas voulu que Dionysos la suive dans les enfers, et ce pour des raisons plus nobles que celles qu'aurait exprimé Aphrodite à sa place, sans doute. Héphaïstos imaginait bien sa femme se ravir de vivre dans un monde où il ne serait pas. Enfin, la concurrence avec Perséphone serait rude. Il chassa cette pensée rapidement, pour écouter la suite de l'histoire de Dionysos, qui se lançait enfin.
Une humaine qui lui ressemblait ? C'était bien là sa veine... Héphaïstos se racla la gorge, et s'enfonça un peu plus dans son siège, pour être dans une position assez confortable pour réfléchir, et absorber l'information, en même temps que son vin.

    - Ce que tu veux, ce que tu ne veux pas... Soit... Mais elle, elle en pense quoi ? Gronda Héphaïstos, sans animosité néanmoins, juste pour lui signaler que son choix était plutôt égoïste. Tu parles comme Zeus, en pensant que les femmes se plieront à tes désirs et tes décisions !


Il avala cette remarque d'une nouvelle gorgée. Il était bien placé pour savoir que ce que les Dieux comme Zeus imposaient aux autres avaient de fâcheuses conséquences... Si le forgeron y avait songé plus tôt, d'ailleurs, il aurait probablement réfléchi à deux fois avant de lui demander la main d'Aphrodite sans en avertir la principale concernée.
Tant qu'à faire, maintenant, il pouvait prodiguer ce conseil-là, puisqu'il n'en avait guère d'autres en matière de cœur.

    - Bien sûr ! C'est bien le comble, ils passent toute leur immortalité dans de gigantesques tombeaux... Confirma-t-il à la déclaration de son compère sur les égyptiens, avant de le regarder avec suspicion se diriger vers la cuisine. De l'eau ? Demanda-t-il, stupéfait, en le voyant revenir avec une carafe... Pour s'extasier deux minutes plus tard devant le liquide rougeâtre qui remplissait son verre. T'sais qu'avec ça, t'aurais pu créer toi-même ta propre religion monothéiste ?




   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Dim 5 Jan - 23:25

La remarque, bien que dénuée de méchanceté, d’héphaistos crispa Dionysos plus qu’il ne l’aurait voulu, et qui grinça :

- Jamais je ne serais comme Zeus, Jamais !

Il secoua la tête, comprenant qu’il avait été bien trop confus et qu’il était impossible pour le dieu forgeron de comprendre tous les tenants et les aboutissants de la situation avec si peu de précision. Il se mordit la langue pour se reprendre, avant d’amener quelques précisions, sans toutefois réussir à reprendre un ton totalement neutre :

- Je t’explique : je l’ai rencontré par hasard au camp. Je l’ai confondu avec Arianne. Elle m’a mit une gifle. Puis on a sympathisé, on passait pas mal de temps ensemble, en tout bien tout honneur … et elle m’a demandé de lui montrer à quoi ressemblait une fête parmi les dieux… alors je l’ai emmené à une centaurale…

Les centaurales étaient des fêtes organisées par les dites créatures, à base d’alcool, de danses, mais qui se finissaient souvent en bagarre générale pour savoir qui ramènerait la plus jolie nymphe avec lui. Dionysos grimaça en imaginant bien le genre de brimades que pouvaient lui opposer son camarade. Il savait que ce n’était pas vraiment un endroit où amener une demoiselle, et encore moins un être fragile tel qu’une humaine :

- Mais je la surveillais, j’ai fait en sorte qu’il ne lui arrive rien, tout s’est bien passé sauf qu’elle était saoule et avant de s’endormir, elle m’a embrassé…

C’était tellement risible, le dieu millénaire avait l’impression de tenir un discours de lycéen. Mais en même temps, le comportement de la jeune femme l’avait plongé dans un tel trouble qu’il avait besoin de laisser sortir tout ça en dehors de son seul esprit. Et à part Héphaistos, personne n’avait trouvé grâce à ces yeux pour qu’il puisse vider son sac. Il n’était pas particulièrement proche de ses autres paires grecs, la seule, éventuellement, aurait été Athéna… mais allez parler de chagrin d’amour à une vierge… non, Héphaistos était définitivement le seul à qui il pouvait s’ouvrir ainsi. Malgré la rancœur que le dieu forgeron lui vouait, pour ça part, il n’avait jamais cessé de tenir le dieu en haute estime, malgré les piques qu’il pouvait lui lancer. Il se leva de sa chaise, et commença à faire les cent pas, comme si s’agiter allait faire fonctionner son cerveau plus vite :

- Je n’ai jamais, tu m’entends bien jamais abusé d’un humain, ni fait quoi que ce soit avec sans son consentement. Alors j’ai pu leur jouer des tours, leur faire peur, les faire boire jusqu’à ce qu’ils oublient leur prénom, mais jamais je n’ai touché une femme sans qu’elle soit totalement d’accord avec ça. Je ne suis pas notre père, je ne le serais jamais. Et puis d’abord, moi j’ai assez de charisme et de charme pour pas avoir besoin de me transformer en animal de basse cour pour approcher une femme ! Mais elle m’a embrassé … et depuis, plus rien, pas une mention, pas un merci, un désolé, un « c’était une erreur n’en parlons plus »… Je baigne dans mon jus depuis des semaines, à la voir, la croiser, et ne pas savoir à quoi m’en tenir … c’est terriblement frustrant.

Et en même temps, bien qu’il ne l’avoua pas, il se sentait terriblement coupable d’éprouver de tels sentiments envers une autre qu’Arianne. Depuis longtemps il se vautrait dans la luxure, mais en la distinguant bien clairement de l’amour. Pour lui, sexe et sentiments n’étaient pas forcément liés, et ils ne le seraient pas pour une autre personne que sa femme. Et il avait l’impression de la trahir en soupirant pour sa jumelle. Il continua à creuser sa tranché dans le salon d’Héphaistos, qui lui tira un sourire avec sa dernière réflexion :

- M’en parle pas, j’ai été tenté pendant un moment, mais le dernier rigolo qui a fait ça a eu de sérieux problèmes … Et puis bon, dieu tout puissant, c’est quand même hyper chiant comme rôle … parce que niveau commandements et ordonnances divines, les humains ont vraiment zéro, mais zéro second degré … ils seraient bien capables de croire que c’est mon sang ou une connerie du genre …
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Mer 8 Jan - 19:36


Il avait touché un point sensible... Héphaïstos ne fit cependant aucun mouvement à la protestation presque furieuse de son frère. Il continuait de le fixer, comme s'il cherchait quelque chose... Interrogateur. Son histoire le surprit légèrement, mais il resta toujours immobile, sérieux, posé tel une enclume sur laquelle Dionysos aurait pu frapper et entendre résonner un écho.
En effet... Il ne ressemblait pas à Zeus, c'était un fait, et plutôt rassurant. Il était finalement plutôt sensible, perturbé, incompris. Ok, Héphaïstos s'y retrouvait un peu, même s'il ne l'aurait pas avoué.
Il comprenait même pourquoi son ancien ami était venu le voir lui, et non un quelconque inconnu, à une quelconque taverne, qui aurait oublié sa confidence dès le lendemain.


    - Les femmes sont frustrantes, constata juste le forgeron, avec le sérieux de celui qui a étudié la question et a prouvé cette vérité par de nombreuses expériences irréfutables, avant de vider son verre pour la troisième. Ariane t'aimait, déclara-t-il, sur un ton tout aussi distant, qui ne laissait l'ombre à aucun doute.


Dionysos l'interprèterait comme il voulait, et c'était cela l'intérêt. Il n'était pas venu voir Héphaïstos pour qu'il lui donne des conseils, ce qu'il n'était pas en position de faire, mais juste pour vider son sac... Et clairement, c'est ce qu'il faisait, et il en avait lourd.
Le cœur de Dionysos saurait voir le bien où il était : sa femme l'aimait, et donc voulait son bonheur, même avec une autre femme, ou alors, s'il n'y tenait pas, il entendrait que sa femme l'aimait, et qu'il ne devait donc pas la trahir.
Merci le forgeron pour ce flou artistique, donc, qui laissait libre court à l'imagination, sans inciter à prendre une voix ou l'autre. Cela signifiait également que quoi qu'il choisisse, il ne jugeait pas.


    - C'est pas faux... Et j'pense que la couronne d'épines est plus désagréable à porter que celle de vigne... Ajouta Héphaïstos, en essayant de visualiser Dionysos crucifié - non, décidément, ça ne lui irait pas. La gloire, voilà ce qui les perd tous. Mieux vaut avoir quelques amis fidèles, qu'une foule d'adorateurs, qui se détourneront avec chaque changement de mode.


Touché par le discours du Dieu du vin, Héphaïstos songea à la possibilité d'être ému par une autre femme qu'Aphrodite. Pourrait-il jamais se laisser séduire, par une mortelle, par une inconnue, par un amour jeune et frais ?
La réponse lui était presque triste. Il savait qu'il était enchainé à la déesse sans secours. Il l'aimait depuis trop longtemps pour que s'il eut existé un moyen de s'en soigner, il ne l'ait pas trouvé. Le forgeron soupira. Oui, malgré tout, il comprenait ceux qui l'enviait. Malgré toute la souffrance qu'elle lui infligeait, il n'aurait pas pu se passer d'Aphrodite, son immortalité ne lui était pas envisageable sans elle pour lui hurler dessus - de quel calme intolérable serait alors fait son quotidien !
Un sourire nostalgique s'étira sur son visage, tandis qu'il buvait avec celui-là même qui avait assisté à sa première rencontre avec sa femme, et inversement.




   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Jeu 9 Jan - 16:27

La réponse sibylline d’Héphaïstos continua de tourmenter le pauvre dieu. Bien sur il savait que sa femme l’avait aimé, et leur amour avait été plus pur que tous les amours divins. Ils étaient faits l’un pour l’autre, et son absence l’avait rongé et irrémédiablement changé au fil des années. Mais pour autant, cela voulait il dire qu’il était condamné à la souffrance perpétuelle ? non, elle n’aurait pas voulu ça. Elle aurait voulu qu’il redevienne l’homme doux et joyeux, l’être bénéfique qu’il avait été en sa présence, et non le dieu revanchard et torturé qu’il était. Mais si il y avait une minuscule, une infime chance qu’elle soit en vie, pouvait il se risquer à ouvrir son cœur à quelqu’un ? Saurait il cette fois ci etre à la hauteur et protéger la personne qui accepterait de partager sa vie ? Il aurait peur, si peur que l’on blesse Arya à cause de lui … il prit sa tête dans ses mains, les pensées s’entrechoquant si violemment dans sa tête qu’il avait l’impression d’entendre le bruit qu’elles faisaient en se percutant. Il détourna le regard de celui compatissant d’Héphaïstos un instant, pour murmurer, comme pour lui-même :

- Si seulement je pouvais être sur et certain qu’il n’y a aucun moyen de la ramener ici, sur l’île, et qu’elle est définitivement morte… peut être oserais je un jour confier mon cœur à quelqu’un d’autre… peut être…


Sauf que pour ça, hépha avait raison, il fallait que la dite élue soit aussi d’accord. Et ça, il n’était pas tout à fait sur que cela soit le cas. Donc il allait devoir agir en suivant un ordre bien précis : s’assurer que son Arianne reposait en paix dans les enfers, puis, éventuellement, se déclarer auprès d’Arianne. Quitte à se faire refouler. Quitte à tout perdre. Ce ne serait pas la première fois. Il soupira, avant de reprendre :

- Il faut que j’aille chez Perséphone et Hadès. Ils doivent tenir un registre des morts, ou avoir un miroir, une fontaine ou un bain de pied où l’on peut voir les gens décédés. Il faut que j’en ai le cœur net. Il faut que je sache si Arianne est morte dans ce monde aussi, si Arya n’est pas ma femme amnésique, ou un sortilège destiné à me perdre. Cela ne va pas leur plaire que je leur emprunte leurs jouets mais tant pis. Je vais devenir véritablement fou si je ne sais pas.


Le dieu s’interrompit, se rendant compte qu’il avait perdu l’attention du dieu forgeron dans ses diatribes. Son ami avait le regard dans le vague, un petit air doux et triste sur son visage d’ordinaire stoïque. Il n’y avait pas cinquante personnes qui pouvaient lui tirer de telles expressions spontanément, et Dio se doutait bien qu’il pensait à Aphrodite. Dionysos s’était toujours demandé comment le dieu avait il pu faire pour supporter les frasques de sa femme sans jamais faillir, sans jamais cesser de l’aimer. Elle lui avait fait les pires crasses, l’avait trompé sans remords, sans même prendre le soin de s’en cacher. Et pourtant il l’aimait toujours comme au premier jour. Si Dionysos assumait ses propres excentricités et sa vie dissolue, il s’était toujours montré irréprochable les quelques années qu’il avait eu le bonheur de passer avec Arianne. Jamais il ne lui serait venu à l’esprit d’aller voir ailleurs. Dans un élan de solidarité, il passa le bras autour des épaules d’Héphaistos, bien que dans les faits, le dieu forgeron était si large et solidement bati que le bras de Dio n’atteignait que péniblement le cou du géant. Il tenta de lui tirer un petit sourire, et de chasser Aphro de ses pensées en lui tendant un nouveau verre de sa main libre :

- On a l’air bien malin, nous les anciens maitres tout puissants, à se faire du mauvais sang pour des femmes qui pourraient nous transformer en chien de cirque en un battement de cil … Mon ami, nous sommes foutrement ridicules. Et moi encore plus …
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Sam 11 Jan - 17:11


L'idée de Dyonisos n'était pas mauvaise, si elle lui convenait, et Héphaïstos approuva d'un signe de tête. Il ne connaissait pas d'objets magiques capables de faire ce que le Dieu exigeait, mais s'il avait pu lui en fabriquer un, il l'aurait fait pour apaiser son âme, peu rancunier à présent. Le forgeron n'aimait pas voir les autres souffrir, même ses pires ennemis... C'était ce trait de caractère qui l'avait perdu aussi, trop prompt à couper court aux souffrances qu'il avait pourtant prévues d'infliger à son père contre une solution moins radicale.
Et finalement, c'était lui qui c'était offert une torture éternelle, pour protéger un homme qui n'avait cure de ce qu'il était devenu, comme de sa fille.


    - Toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à savoir... Soupira néanmoins le boiteux. Si tu doutes à ce point, c'est probablement que tu as déjà franchi le pas que tu redoutes de prendre. Et alors, rien n'y changera.


Héphaïstos haussa les épaules. Lui-même n'était pas sûr de s'être compris. Néanmoins, ce qu'il voulait dire était clair : Dyonisos n'aurait pas éprouvé tant de culpabilité s'il était certain que son cœur n'ait pas déjà choisis. La réponse lui faisait peur, certes, mais il ne suffisait peut-être que de l'affronter pour, dans tous les cas, avoir l'esprit tranquille.
Le forgeron avait appris depuis longtemps qu'assumer ses actes, même les plus inavouables, offrait un certain soulagement, une quiétude bienfaitrice. Certes, il refusait toujours de dire qu'il aimait sa femme, ce grand prôneur de l'honnêteté, mais personne ne l'ignorait, ce n'était donc qu'une semi-cachoterie. Dyonisis d'ailleurs en savait quelque chose. Son conseil de demander la main d'Aphrodite était-il parti d'un si mauvais sentiment ?


    - T'as raison, nous sommes ridicules, car nous sommes les seuls à pouvoir mettre fin à un tourment dans lequel nous nous entêtons, déclara Héphaïstos, en réponse aux lamentations de son compère. L'un comme l'autre étaient sans doute masochistes, car il leur suffisait de prendre une décision, une seule, définitive, pour que toute la cause de leurs maux disparaisse. Oh, pour l'instant, je détiens encore la couronne de lauriers. Tu n'es humilié que depuis quelques jours... Attends quelques millénaires avant de nous comparer.


Il avala son verre d'un coup sec, en entier, avant de pousser un nouveau soupir, si fort qu'il fit presque tinter le cristal entre ses doigts.


    - Ne t'en fais pas, tu survivras, le rassura le forgeron en lui rendant une accolade amicale. C'était presque une malédiction, et ça aurait pu l'être, de sa part... Mais pour une fois, il souhaitait tout autre chose pour son ami revenu.





   



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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Dim 12 Jan - 13:17

Dionysos ne sut vraiment comment prendre la remarque de son frère et, au final, ce n’était pas plus mal. Héphaïstos savait se montrer bien plus fin que ne voulait bien le concéder sa réputation, et l’alcool le rendait bien plus loquace. Au moins ce dernier ne semblait pas décider à la dissuader de sa prochaine excursion. Peut être était parce qu’Hépha, en fidèle compagnon à travers les siècles, ne s’étonnait même plus une seconde des fantaisies du dieu grec, et que le caractère dangereux de l’entreprise ne l’impressionnait plus. Il faut dire qu’il l’avait vu dans des situations tellement inextricables qu’un peu plus ou un peu moins…surement que le dieu forgeron ne s’inquiétait plus pour son camarade un peu dérangé.

- Il m’importe peu qu’elle soit bonne, je veux juste qu’elle me soit révélée, la vérité. Et si elle ne me plait pas, et bien, j’aviserais le moment venu, comme toujours.

La réplique suivante lui tira un sourire. Il avait véritablement l’impression de retrouver son vieil ami, et cela lui avait manqué. Il espérait sincèrement que la situation s’améliorerait encore sur l’île entre eux. Si jamais Héphaistos avait besoin de lui pour quoi que ce soit, il serait là, bien qu’il était fort peu probable que le grand solitaire vienne chercher son soutien spontanément. Le géant était quand même un être bien plus fier que pouvait l’être Dio. Mais il serait là quand même, au cas où. Le dieu du vin s’étira, avant de poser son verre à présent vide, et de se redresser sur ses pieds.

- Je suppose que tu dis vrai. Après tout avec tous les dangers qui courent dehors, ce serait vraiment con de mourir d’un mal d’amour alors que je pourrais me faire poignarder ou couper la tête… bon ce n’est pas tout … mais je crois que j’ai abusé de ton temps et de ta patience pour ce matin. Je te met ça de coté, cache le de ta douce et tendre, un jour où elle est un peu casse pied !

Euphémisme, mais il remplit la bouteille à présent vide d’eau plate et, d’un tour de main, la transforma en vin de la meilleure qualité. Il sentit d’ailleurs sa main chauffée un peu, surement que son don tendait à sa limite. Il attrapa sa veste de cuir pour l’enfiler rapidement, et s’arrêta un instant face à Héphaïstos et lui serra la main de sa poigne presque aussi forte que celle de colosse, toute proportion gardée. Il ajouta, prêt à partir :

- Je… te remercie de m’avoir ouvert la porte. Et pour tout le reste. Je sais que nous n’étions pas dans les meilleurs… termes. Pourtant, je te considère toujours comme l’un des meilleurs d’entre nous. Loin devant tous ceux qui se sont foutus de notre gueule si longtemps du haut de l’Olympe. Et si jamais, un jour, pour n’importe quelle raison, tu as besoin de moi, tu sais où me trouver … enfin voilà quoi .

C’était maladroit, et peut être un peu génant aussi, mais il était évident que Dionysos était totalement sincère. Il tenait Héphaistos en haute estime, et il espérait que la vie sur l’île achèverait de les rapprocher, et que la hache de guerre serait définitivement enterrée sur le sol de l’exil. Avec un petit geste de la tête, il fit alors volte face, s’effaçant de la vue du dieu forgeron aussi vite qu’il lui était apparu…


[fini pour moi !]
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MessageSujet: Re: Offre de paix ? - Dyo & Hépha   Dim 12 Jan - 16:40

Visiblement, Dionysos était très décidé. Ce n'était pas plus mal après tout : après le temps des paroles venait le temps de l'action ! Qu'il fasse une chose ou une autre, celle qui lui paraissait la plus logique, et il serait soulagé. Héphaïstos prenait lui aussi le parti de se bouger, quoiqu'il en ressorte finalement. Il était heureux que son demi-frère - ou du moins c'est ainsi qu'il se plaisait à le considérer - soit venu le voir pour lui confier ses projets, même s'il n'avait pas osé lui demander d'y prendre part. Dans un élan de nostalgie, il s'imagina presque être revenu dans l'ancien temps, où les deux compères faisaient tout ensemble.
Peut-être irait-il en toucher deux mots à Perséphone, histoire de se renseigner sur l'existence d'un objet tel que Dionysos l'avait décrit ? En s'appropriant bien sur l'intérêt de cette recherche, sans trahir l'espoir de son ami.

    - Le jour où elle n'est qu'un peu casse-pied, j'irais baiser les pieds de son père... Soupira Héphaïstos en souriant à la remarque bienveillante du Dieu du vin. Et je fêterais ça avec ta bouteille, sois-en sûr !


Il était encore trop dur de dire merci, aussi, se contenta-t-il d'un hochement de tête en acceptant le nouveau cadeau de son invité et en lui rendant sa poigne avec autant de force. Ce n'était pas une question de comparer leur virilité, ou autre défi débile d'homme... Il voulait juste lui montrer qu'il était aussi sincère que lui, en scellant ce pacte non dit, qui effaçait ces siècles de rancoeur.

    - Je ne me considère pas comme étant l'un de ces hypocrites, corrigea Héphaïstos, gêné du compliment trop flatteur de son camarade. Et toi non plus, déclara-t-il, comme s'il s'agissait là d'un honneur encore plus grand. Que les humains te préservent de l'orgueil divin.


Et sur ces mots, il regarda son semblable disparaitre, pour rejoindre le camp où il avait élu domicile, surement, et sa pseudo dulcinée. C'était étrange de le voir ainsi retrouver une affection telle qu'il avait eu pour Ariane... Héphaïstos n'aurait jamais cru qu'il le reverrait ainsi un jour, si maladroit avec ses sentiments, alors qu'il était si à l'aise pour n'importe quoi d'autre.
Ils se ressemblaient beaucoup sur cela, même s'ils ne le géraient pas de la même façon.
Héphaïstos referma la porte, et retrouva paisiblement la chaleur de sa forge. Sur l'enclume gisait encore un magnifique bijou, finement ciselé, comme il était presque incroyable d'en faire avec un si lourd marteau. Le Dieu s'en saisit, et le jeta au loin, contre un mur. Il tomba dans un bruit scintillant sur la pile de cadeaux qu'il n'offrirait jamais à Aphrodite, tous rivalisant de beauté, tant et si bien qu'ils n'auraient surement pu convenir à aucune autre.




   



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Offre de paix ? - Dyo & Hépha

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