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 A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]

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MessageSujet: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Sam 30 Nov - 21:12

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A bitter sweet discovery …


Dionysos & Arya


Le campement humain. Décidément, le dieu grec y passait de plus en plus de temps. A fortiori après la débacle de la première réunion entre dieux, et sa rencontre avec la guérisseuse Helga, Dionysos était à présent plus que jamais fermement convaincu que sa place se trouvait plus auprès des mortels que de ses pairs. Il avait investi les lieu en se présentant tantot comme Dionysos, dieu grec, ou comme Nicholas, le vigneron sympathique et toujours prêt à prêter main forte. Finalement, il n’eut pas trop de mal à se faire accepter par les humains qui, rappelons le, étaient venus sur Néméil en guise de profession de foi envers les dieux exilés ; ils étaient donc peu farouches, le connaissant déjà de nom et de réputation, et le savaient clairement humaniste. De plus, sa force surhumaine facilitait les travaux de construction et de gros œuvres, le dieu pouvant briser les roches, soulever des troncs de bois sans trembler, accélérant et renforçait les bâtisses plus vite que 10 hommes. Et surtout, riche d’une expérience de plusieurs millénaires, il les conseilla sur les matières, sur quelques bases d’architecture ou de sécurité rudimentaire. Sans être expert, il était doté d’un certain bon sens, et d’une volonté réelle d’aider, si bien que les cahutes de fortune devinrent de charmants cabanons, esprit chalet de montagne, l’île manquant cruellement de bétonnière et de ciment, mais en revanche riche en bois et en chaume. Au final, aider lui permettait d’oublier un peu sa haine des dieux, son ressentiment envers ses pairs si aveugles et vains. Il osait espérer être meilleur qu’eux, et pour cela, il se dévouer à une cause qu’il considérait comme dénué d’égoïsme. C’était la sa petite fierté.

Et, le soir, il retrouvait le plaisir qu’il avait sur terre de se retrouver autour d’une table avec quelques camarades à boire jusqu’à plus soif, rire et raconter des histoires. Si il avait pu retrouver temporairement ce plaisir avec Thor, à présent il ne doutait pas que ce dernier l’avait mis sur ça l’histoire de problèmes à régler, et qu’ils ne se feraient pas une chopine au coin du feu avant un bon moment. Alors il restait sur le campement, aidant là où on voulait de lui, bavardant, rencontrant le plus de monde possible, tâchant de se fondre dans le paysage, jusqu’à devenir un élément naturel du lieu. Pour l’instant, il n’avait essuyé aucune remarque désagréable et faisait tout pour que cela continue.

Ce jour-là, alors que le soleil indiquait midi, il avait fini de fourrer le toit de la boulangerie qui avait été crevé par les intempéries de la veille, il s’était installé sur un banc de la place du village avec quelques autres artisans, dévorant avec appétit un pain que le boulanger lui avait offert en guise de remerciement, dès lors qu’il refusait toute rétribution pécuniaire pour son travail. Il échangeait joyeusement avec ses compères, la bouche plein, l’esprit libre, avant de s’étrangler littéralement avec un morceau de mie pourtant inoffensif, écarquillant les yeux si fort qu’ils menaçaient de sortir de leurs orbites. Non, ce n’était pas possible, il avait surement du rêver !!

Il se leva d’un bond, comme si le banc avait été chauffé au fer blanc, laissant festin et amis en plan avec juste un petit signe d’excuse, et se mit à courir. Il ne fallait PAS qu’il la perde de vue. Déjà elle tournait au coin de la rue, disparaissant comme une ombre dans une rue adjacente. Il dérapa dans le virage, cavalant comme un dératé, maudissant la perte de ses pouvoirs de vélocité, mais heureusement, Elle ne marchait pas bien vite, flânant au grès du vent, le nez en l’air. Ce petit nez fin et pointu qu’il connait… connaissait, par cœur. Essoufflé, il finit par la rattraper, touchant son épaule d’une main fébrile, effleurant une crinière rousse au passage :

-A … Ria…

La fin de son nom mourut au creux de sa gorge, alors que le souffle lui manquait, à nouveau. Mais cela n’avait rien avoir avec la course ; il venait de plonger son regard dans deux iris vertes et brillantes qu’il ne pensait plus jamais voir de sa vie. Le même éclat vif, la même lumière, qui le faisait se liquéfier sur place, qui pouvait le rendre totalement crétin, extatique ou réservé en une demi seconde. Elle n’avait pas changé, comment était ce possible ?

-Tu es revenue ?

La question était stupide, évidemment qu’elle était revenue, puisqu’elle se tenait devant lui ! Il avait attendu ce moment si longtemps, trop longtemps, à en devenir fou. Fou d’Elle. Tellement fou que, dans l’euphorie, il saisit son visage délicat entre ses mains, et l’embrassa passionnément …




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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 9:37


Arya était arrivée il y a maintenant quelques mois, observant de loin les dieux, les dessinant pour que chacun de leurs visages restent gravés dans sa mémoire. Elle avait tout d’abord parcouru le quartier égyptien reproduisant les visages de Maat, Ouadjet qu’elle avait croisé et entendu discuter, inscrivant méticuleusement sous les portraits les noms des déesses, et prenant quelques notes sur la relation qu’elle semblait entretenir. Mais ce n’était pas tout ce qu’elle avait pu entreprendre, elle avait surtout passé du temps dans la bibliothèque d’Alexandrie, émerveillée devant des textes qu’elle pensait perdus à jamais ou aux mains de collection privée. Elle s’était alors plongée avec délectation dans la lecture et la traduction de textes traitant du règne de Ramsès, des plans de son « temple des millions d’années ». Les premières semaines à Némeil fût clairement enchanteresse pour elle, tant et si bien qu’elle finit par n’avoir qu’une envie : s’échapper quelques jours de l’île pour parler de ces découvertes avec son professeur d’histoire.

Mais voilà, il y avait un problème, une chose à laquelle elle n’avait pas réfléchie avant de s’embarquer pour Némeil : le moyen de sortie. Cet oubli la mortifiait et elle s’était longtemps traité de tous les noms. Sa plus grande déception fût d’entendre les autres humains lui dire que s’ils étaient là, c’était pour y rester et montrer ainsi leur foi envers les dieux. Elle avait alors levé les yeux au ciel devant tant de stupidité et de soumission, peinant à comprendre pourquoi ils divinisaient encore ces personnes, qui n’avaient sur Némeil, plus grand-chose de divin. Enfin qu’importait, elle ne voulait pas se mettre à dos les autres habitants du camp et avait plutôt concentré ses méninges sur un moyen de quitter l’île, la première chose à faire étant un repérage des lieux. Elle avait donc commencé à parcourir Némeil de bout en bout, prenant au passage des notes sur la faune et la flore ambiante, elle regrettait de ne pas avoir pris son appareil photo il lui aurait été d’une grande utilité, à la place elle s’arrêtait de temps en temps pour dessiner tel arbre qu'elle n’avait jamais vu, tel autre qui semblait plutôt surgir des régions gelées du nord et qui n’avait vraiment rien à faire ici. Ces dessins étaient très fidèles, merci aux cours de dessins pris durant l’adolescence, comme quoi tout finissait à servir.

Ce jour-là n’échappait pas aux autres, elle devait explorer le nord de l’île et ces terrains escarpés. Elle avait donc préparé un sac avec de quoi manger et  boire puis sur le coup de midi elle avait quitté sa petite chaumière et avait commencé à s’éloigner du camp. Concentrée sur sa destination, elle tentait de ne pas trop dévier de son chemin, observant la mousse présente sur les arbres devant lui indique le nord. Elle avait à peine fait quelques mètres, qu’elle entendit des pas rapides se rapprocher d’elle et n’avait pas eu le temps de se retourner qu’une main s’était déjà posée sur son épaule. Un homme prononça son nom et elle lui fit face, elle fronça les sourcils cherchant à savoir qui il pouvait bien être : un homme du camp ? Non. Un dieu qu’elle avait observé ? Non plus. Il semblait la connaître et pourtant elle ne fût pas capable de mettre un nom sur ce visage. Quand il lui demanda si elle était revenue, la confusion d’Arya se vit dans ses prunelles, ne comprenant pas le moins du monde de quoi cet homme pouvait bien parler. Elle s’apprêtait à lui répondre qu’il s’était probablement trompé de personne, quand elle senti ses deux mains se poser sur son visage et ses lèvres furent bientôt sur les siennes.

Elle ne réagit pas de suite, à vrai dire personne ne l’avait embrassé de cette façon et la surprise l’avait emporté sur l’indignation. Dès que l’inconnu se détacha d’elle, il lui sembla retrouver d'un coup son cerveau et elle le repoussa de toutes ses forces. Avant de sortir le mini taser que son père lui avait glissé dans sa poche de veste lors de son départ pour l’université. Au moins peut être allait-il lui servir pour la première fois.

« Ne…ne vous approchez pas de moi où j’hésiterais pas à m’en servir !» Balanca-t-elle avec force, dans son ton il n’y avait pas la moindre trace de peur, seulement de l’indignation et un peu de colère envers elle-même pour l’avoir laisser lui voler un baiser de la sorte.

Elle détailla son… assaillant, qui semblait aussi confus qu’elle et rapidement elle rajouta, moqueuse :

« C’est la nouvelle façon de se dire bonjour sur Némeil, c’est ça ? »

Puis elle fronça les sourcils, tentant de deviner, de découvrir qui il pouvait bien être, elle sentit sa curiosité poindre face à un tel personnage et elle s'entendit lui demander :

« Qui êtes-vous ? Un dieu ? Je ne vous avais encore jamais vu sur le camp. »
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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 10:47

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Une nouvelle émotion venait de prendre la place de la surprise qu’il avait eu de retrouver Ariane sur l’île : l’Incompréhension. Quelque chose lui échappait, c’était évident. Pourquoi l’avait-elle repoussé ? Cela faisait des années, des siècles qu’ils n’avaient pu s’étreindre, se toucher, ne serait-ce que se parler, et là, elle le menaçait avec un taser ? Non que cela l’inquiète plus que ça, il était à peu près sûr que l’arme miniature ne lui ferait, pour ainsi dire, absolument aucun dommage, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit sur la défensive. Il recula d’un pas, pour la forme, levant les mains au ciel. Il ne voulait pas paraitre menaçant, bien au contraire, mais tout cela ne se passait pas comme il l’avait rêvé des centaines de fois. Où étaient les de sourire, les étreintes passionnées, les baisers partagés ?parce que là, on était vraiment loin du compte…

Il secoua la tête, comme pour se réveiller, fixant toujours la jeune femme avec un mélange de stupéfaction et de … tendresse, apparemment. Il reprit un peu du poil de la bête quand la jeune femme lui lança le premier pique, et répondit du même ton goguenard, qui lui ressemblait bien plus :

-Oh, non pas que cela ne me déplairait, mais il parait que c’est une façon totalement old school de dire bonjour à sa femme par contre !

Elle n’avait pas l’air de saisir la subtilité de la réplique, et déjà elle lui demandait qui il était. Son visage se décomposa en l’espace de quelques secondes : elle l’avait oublié. Non, pas possible … Néméil lui avait effacé la mémoire, ou alors c’était u nouveau tour sadique de son père et d’Artémis, il n’y avait pas d’autres options, elle n’avait pas PU l’oublier… c’était juste inconcevable, ils étaient des âmes sœurs, le genre de connexion qui n’était pas capable de briser, que même la mort n’avait pas pu éteindre …

Il chercha dans les yeux de son interlocutrice une minuscule trace d’amusement, de malice, quoi que ce soit qui lui aurait indiquer qu’elle se payait sa tête et qu’elle faisait ça pour lui faire peur. Mais non, il n’y avait que de la curiosité, elle ne savait donc vraiment pas qui il était. Il lui répondit, avec un air peut être plus peiné qu’il aurait voulu le montrer :

-Mais … c’est moi, Dio ! Tu sais très bien qui je suis enfin, tu ne peux pas avoir oublié, nous avons passé des années et des années ensemble, avant que tu … bref, tu ne peux pas avoir oublié… c’est impossible …

Il avait envie de la secouer, de lui faire se souvenir de qui il était, qui ils étaient, un couple indestructible qui avait été si heureux et soudé qu’ils avaient attiré la jalousie du dieu des dieux, qui les avaient séparé par la force, rendant Dionysos fou de douleur, incapable de faire son deuil pendant des siècles… il aurait voulu lui remémorer leur vie après qu’il l’eut sauvé de son exil après son abandon par Thésée, puis leur vie presque paisible sur l’île de Lemnos, où ils étaient voisins d’Héphaïstos, avant la dispute entre les deux amis. Ils étaient heureux, inséparables, il la traitait comme une déesse, avec dévotion et délicatesse … Elle avait fait du dieu du vin orgiaque et décadent un mari dévoué à sa femme et à la création, à l’œnologie comme un art et non comme un moyen de se saouler, elle était sa muse, celle pour laquelle il avait inventé le théatre pour qu’elle ne s’ennuie pas … il aurait tout fait pour la rendre immortelle, et passer l’éternité à ses cotés… Et le fait qu’elle n’eut absolument aucune idée de ce qu’ils avaient partagé lui brisait le cœur une seconde fois, plus perverse et lancinante encore, alors qu’il attendait une réaction de la part de son âme sœur …





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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 11:25


Arya attendait clairement des explications à ce comportement aussi soudain qu’incompréhensible. Elle le regarda s’éloigner, levant les mains, comme signe qu’il ne lui ferait aucun mal et après lui avoir lancé un regard suspicieux la jeune femme baissa son bras menaçant pour remettre son taser dans sa poche. Elle ne comprit aucunement le sous-entendu qu’il faisait en répondant à sa moquerie. A sa femme. Où voulait-il en venir ? Arya se contenta de croiser les bras et de regarder l’homme se demandant au fond si il n’était pas tout simplement fou. Elle n’aimait pas non plus la façon qu’il avait de la regarder : comme si elle était la chose qu’il avait attendue depuis des siècles, avec une tendresse, une sorte d’admiration qui rendait la jeune femme presque mal à l’aise parce qu’elle n’avait rien fait pour ça. Rien qui puisse forcer un homme à lui sauter dessus et l’embrasser de la sorte. Némeil était vraiment un endroit propice aux bizarreries. Ignorant tout simplement son histoire de femme et de comportement, elle lui demanda qui il était. La douleur qu’elle vit dans son regard la frappa, incompréhensible. Elle ne lui avait demandé que son identité rien d’autre ! Arya, qui ne supportait pas l’ignorance dans laquelle elle se trouvait, commençait à voir sa patience s’étioler, heureusement pour elle la réponse de l’inconnu arriva bien vite...mais ne la sortit pas pour autant de son incompréhension.

Dio, des années… tout cela était pour elle un charabia sans nom. Comment aurait-elle pu fréquenter quelqu’un pendant des années sans s’en souvenir par la suite ? Même le prénom ou plutôt le surnom à ce qu’il lui semblait, ne faisait sonner aucune cloche dans sa mémoire. Un copain d’enfance ? Non, il n’avait même pas l’accent irlandais, rien qu’un anglais parfait. Un copain de l’université ? Non plus, elle n’aurait pas pu l’oublier en aussi peu de temps et puis rien ne pouvait expliquer la façon dont il l’avait embrassé un peu plus tôt. Elle essaya alors de se remémorer ses anciens amants tous plus furtifs les uns que les autres, Arya étant bien trop occupé par ses études, amis et famille pour se préoccuper d’un homme. Non pas de Dio dans la liste, pas de visage qui lui ressemble. Son cerveau semblait travailler à pleine vitesse, cherchant à trouver un lieu auquel rattacher ce visage, ce nom, sans aucun succès. Elle planta alors son regard vert dans le sien, presque désolée de lui faire ainsi de la peine, avant de hausser les épaules.

« Non désolée, ça ne me rappelle rien du tout.  Vous devez vous tromper de personne,… bonne journée » finit-elle par lui lancer avec un léger sourire.

Elle se retourna alors, remonta son sac sur son épaule et recommença à marcher quelques secondes avant de se stopper alors qu’un nouvel élément refaisait surface dans son esprit. Elle se retourna avant de lui lancer :

« Mais comment vous connaissiez mon prénom ? Je veux dire… vous avez bien dis Arya pourtant. »

Elle secoua la tête, complètement perturbée. Comment pouvait-il se tromper de personne tout en disant son prénom à elle. Elle n’aimait pas ça, c’était louche, malsain. L’avait-il espionné depuis qu’elle était arrivée ? Elle fronça les sourcils avant de faire chemin inverse à grand pas et de se replacer devant lui, un doigt accusateur planté sur son torse.

« Je veux savoir qui vous êtes et je ne veux pas de vagues explications comme vous venez de m’en servir. J’attends. » fulmina-t-elle avant de  croiser les bras, peu encline à repartir tant qu’elle n’aurait pas éclairci cette histoire et les dieux seuls savent à quel point elle était têtue.
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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 12:24

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Alors elle avait oublié, c’était sur à présent. Dio en aurait pleuré si on lui en avait laissé l’occasion. Mais il était dans un état de choc tellement profond que des comportements contradictoires lui semblaient tous plus envisageables les uns que les autres, alors qu’elle faisait volte face. La rattraper, la supplier de se souvenir, l’assommer et la ramener avec lui chez Helga ou chez une nymphe quelconque pour lui faire retrouver la mémoire, se mettre en colère pour qu’elle reprenne ses esprits… en tout cas, aucune de ses options concevaient de rester planter là, ou de faire demi tour pour ne plus jamais lui adresser la parole. Il Fallait qu’il reste auprès d’elle, il ne pouvait en être autrement. Il avait déjà fait un pas vers elle alors qu’elle se retourna prestement, lui appuyant le doigt contre le torse. Ce geste, pourtant loin d’être affectueux, lui déclencha une série de frissons lui donnant la chair de poule. Il dut se faire violence pour ne pas lui prendre la main et l’embrasser à nouveau. Il était sanguin, impulsif de nature, et il était presque douloureux pour lui de ne pas se laisser aller à ses envies. Il sourit tristement avant de lui répondre d’une voix plus calme :

- Parce que ce nom je l’ai répété dans mon sommeil pendant des siècles, Ariane…

Il chercha un instant ses mots pour essayer de ne pas être trop confus. Si la jeune femme avait effectivement perdu la mémoire, il ne fallait pas qu’il l’embrouille encore plus des explications fumeuses. Il déglutit, avant de reprendre la parole :

- Je m’appelle Dionysos, je suis un dieu grec depuis, et bien, toujours… J’ai une femme Ariane, que je pensais avoir perdu depuis des siècles à cause de Zeus, mon père, et Artémis, ma demi sœur déesse de la virginité et de la chasse. Ma femme était la promise de Jason, avant que celui-ci se débarrasse d’elle après qu’elle l’eut aidé à se débarrasser du minotaure, grâce à une pelote de fil magique… nous nous sommes rencontrés lors de son exil … * il pencha la tête sur le coté* ça ne te dit vraiment rien ?

Oui, comme à son habitude, Dio l’avait tutoyé le plus naturellement du monde. Il aurait bien été incapable de la vouvoyer, tant leurs relations avaient été intimes et fortes. Elle était sa meilleure amie, son amour, son amante. Elle était la seule à le voir sans sa carapace de sarcasme permanente, sans haine ni dépit. Il avait été le dieu le plus humain de tous en sa compagnie, et il ne s’était jamais considéré aussi bon depuis cette période. Il tenta de rentrer un peu plus dans leur vie personnelle, dans l’espoir que cela réveille quelque chose dans l’esprit de la jeune femme :

- Nous vivions sur un île grecque, située dans la mer Egée… Nous étions voisins d’Héphaïstos, avec qui nous passions des soirées entières à festoyer et à faire les imbéciles… il t’avait même forgé ta bague de fiançaille… J’étais allé jusqu’en Inde pour trouver les pierres, tu m’avais engueulé pendant toute une soirée pour être parti sans te prévenir …

Il arracha le cordon de cuir qu’il avait autour du cou, auquel était attachée une bague d’une finesse incomparable, qui aurait fait palir de honte les meilleurs joailliers humains. Après tout, c’était Hépha lui-même qui l’avait conçu. C’était un anneau d’or blanc, rose et jaune, serti d’une unique émeraude, d’une taille modeste, mais d’une pureté inégalable. Il prit la main de la jeune femme avec une rapidité inhumaine et, avant qu’elle ne puisse dire un mot, lui enfila l’anneau à l’annulaire. Il était parfaitement à sa taille. Il reprit, tout fier, ne la quittant pas des yeux :

- Le vert était ta couleur préférée, tu disais que ça allait avec tes cheveux… et tu ne voulais pas d’une pierre trop grosse, parce que tu ne voulais rien de trop voyant… il fallait que cela soit délicat et racé, comme toi …





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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 14:04


Plus il parlait et plus elle sentait sa tête tourner. Ariane. Non ce n’était pas possible, elle n’était en aucune manière cette princesse tout droit sortie de la mythologie. Et pourtant, en voyant son regard assuré, ses paroles au débit mesuré, elle se surprit un quart de seconde à y croire. Mais la vérité de son enfance, de son adolescence reprit bien rapidement le dessus. Alors c’était Dionysos. Le dieu grec. Son cerveau déroula tout ce qu’elle avait pu apprendre à son propos ce que le dieu ne faisait que confirmer en contant son histoire d’amour avec Ariane, le minotaure, le fil, l’île et l’abandon. Tout ce qu’il disait-elle le savait déjà mais il était perturbant d’entendre cette histoire, qui était jusque-là une légende à ses yeux, prendre vie.  Oui, cette histoire avait été vécue par Dionysos et sa femme. Mais non, Arya n’était en aucun cas cet amour perdu. Elle voulait le stopper dans ses dires, l’empêcher d’aller plus loin tandis que le dieu passait de « moi et ma femme », à « nous », à « tu ». Dionysos était réellement persuadé de l’identité d’Arya et plus il parlait, plus la jeune femme sentit l’angoisse monter. Elle essaya de le couper, plusieurs fois, sans succès tant il était perdu dans ses pensées, ses souvenirs. Au final, elle abandonna le laissant finir son conte abracadabrant auquel il la rattachait.

Mais quand elle le vit sortir la bague caché dans sa chemise, elle commença à pâlir. Certes la bague était belle, magnifique même. Mais il était déconcertant de se voir attribuer le témoignage d’un amour qui ne lui appartenait pas. Avant même qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, elle se retrouva avec l’anneau autour du doigt, le bijou s’alliant de manière parfaite à la taille de son doigt et à la couleur de sa peau comme si il avait été véritablement créé pour elle. Arya resta quelques secondes béate devant la beauté de la pierre et de toute l’œuvre en général tandis qu’il lui expliquait avec précision pourquoi Héphaïstos avait taillé un tel bijou, comment chaque détail était relié à la volonté d’Ariane et à sa façon de voir les choses. Mais c’était malsain. Profondément malsain. Arya sentit son énervement monter devant une telle obstination et enleva prestement la bague de son doigt en la redéposant dans la main du dieu avant de lâcher d'un ton détaché, appuyant chaque syllabe :

« Je suis désolée mais je ne m’appelle pas Ariane. Je suis Arya, sans n, sans e. Arya tout court et je ne vous autorise en aucun cas à me tutoyer et à me passer la bague au doigt de cette manière.»

Elle se doutait qu’elle allait probablement lui faire du mal et elle se demandait par curiosité si elle ressemblait vraiment tant que cela à Ariane ou si c’était seulement le fruit de l’imagination malade de Dionysos. Peut-être qu’elle chercherait un portrait de la princesse dans la bibliothèque la prochaine fois qu’elle s’y rendrait. Par simple curiosité. Arya finit par reprendre sur un ton plus dur encore, voyant qu’il n’était pas persuadé de ses dires.

« Je suis Arya O’Donnell, née il y a 23 ans, étudiante en histoire et en archéologie. Je ne vous connais pas, n'ai même jamais été amoureuse de qui que ce soit. Je n’ai absolument rien de votre princesse et je vous serais gréé de me laisser tranquille maintenant.»
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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 15:16

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Le dieu grec accusa le coup. Il fixa un instant la bague qui paraissait minuscule dans sa grande main, l’air perdu. Pourtant, son esprit carburait à toute allure, alors qu’une ébauche de solution commençait à se dessiner dans son esprit. De toute évidence, Ariane –car cette fille était Ariane, il le savait-, ne se souvenait pas de sa vie antérieure. Zeus, ou l’île, ou qu’importe, lui avait enlevé ses souvenirs, en implantant d’autres pour qu’elle ne soit pas sensible à une tentative de la « réveiller ». Elle était là pour le tourmenter, pour parader devant ses yeux, lui remémorer constamment tout ce qu’il avait perdu par la faute de son père et par sa jalousie. Mais il ne laisserait pas faire ça, oh que non. Il allait la récupérer, quoi qu’il en coute, même si pour cela, il lui fallait prendre des chemins de traverse. Il passa sa main libre sur son visage, comme quelqu’un qui se réveille, avant … d’éclater de rire, fourrant la bague dans la poche de son pantalon.

-Wahou … et bien … Voilà une situation particulièrement embarrassante pour moi…
Il arbora un sourire contrit. Le tout premier comédien du monde entrait dans la peau de son personnage, malgré son cœur douloureux et serré comme dans un étau.
-Il apparait en effet que je me sois trompé… Excuse moi de mon attitude cavalière j’étais … Enfin je me suis fourvoyé, je suppose que cela arrive aux meilleures d’entre nous. Permets moi de me présenter en bonne et due forme alors.


Il lui fit une révérence gracieuse, dansante, lui prenant la main pour l’effleurer dans un baise main, sans pour autant la toucher vraiment de ses lèvres. Il y avait eu assez d’attouchement pour aujourd’hui, sentir son souffle divin sur le dos de sa main suffirait pour aujourd’hui, assuma t’il.

-Comme je l’ai dit auparavant, je suis Dionysos, dieu Grec… du vin, de la fête, de la tragédie et du désordre… et accessoirement détaché volontaire du quartier grec pour venir aider les humains à s’installer confortablement sur l’île. Nous Dieux avons le privilège d’avoir pu ériger nos demeures très rapidement grâce à nos pouvoirs. Je considère que les humains ont aussi le droit à des maisons décentes, sans avoir à attendre 6 mois dans des cabanes insalubres.

Le dieu semblait à présent totalement à l’aise dans la discussion, comme si tout ce qui s’était passé auparavant n’était qu’un malentendu burlesque et sans conséquence. Il s’attachait à paraitre totalement inoffensif, ce qu’il était, par ailleurs : jamais il n’aurait fait de mal à Ariane, même si celle-ci lui appuyait un couteau sous la gorge. Il avait retrouvé son panache, celui qu’il affichait en public, avec son charisme écrasant et ses airs polissons. Rien de bien sérieux en somme.

-Et toi … vous… Rah zut, navré, je serais incapable de vouvoyer même mon bourreau, alors une jeune femme ! que viens tu faire sur Némeil, Arya ? de toute évidence, tu n’as pas l’air d’une espèce de fanatique vénérant une mythologie quelconque comme certains excentriques que j’ai pu croiser au camp … Alors pourquoi t’es tu embarquer dans cette galère, toi ?

Sa curiosité était sincère. Il voulait savoir quel genre de lubie on avait pu coller dans l’esprit de sa bien aimé, ses ambitions, ses envies, pour mieux les utiliser pour réveiller son ancienne mémoire. Sans qu’elle s’en rende compte bien sur, il était trop subtil pour ça. Pour autant, son petit doigt lui soufflait que la tache ne serait pas aussi simple que cela … Mais pour l'instant, ce qu'ildevait faire, c'est l'empêcher de prendre la fuite, et éveiller un tant soit peu sa curiosité...




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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 19:45

Arya fût surprise de voir qu’il accusait si bien le coup. Il était là, riant devant elle de cette méprise ridicule, il était étrange de voir à quel point son comportement avait changé en l’espace de quelques secondes. Elle aurait pourtant juré avoir vu dans ses yeux une douleur qu’il ne pourrait pas oublier de suite mais il était là souriant, effectuant ses courbettes. Et elle comprit pourquoi il était le dieu du théatre. Arya n’était pas idiote, elle savait pertinemment qu’il avait enfilé un masque charmant, cachant ainsi sa peine. Elle décida pourtant de faire comme si elle n’avait rien remarqué. Elle ne put s’empêcher de ressentir un léger frisson en sentant son souffle sur sa peau tandis qu’il avait effectué un baise-main digne des plus grands comédiens. Puis il lui conta ce qu’il faisait ici, comment il était venu aider les humains et Arya se demandait ce que pouvait bien lui apporter cette aide. Jamais elle n’aurait pu penser qu’un dieu vienne mettre la main à la pâte pour ces congénères, elle les voyait plus… hautains que ça mais apparemment tous n’était pas de cette sorte.

Arya fit la moue, partagée entre l’envie de continuer sa route et de discuter avec ce dieu qui l’avait en quelque sorte… piquée dans sa curiosité malgré son obstination aux premiers abords à la prendre pour quelqu’un qu’elle n’était pas. Mais rapidement il lui posa des questions sur elle et elle se dit qu’il n’y aurait pas de gravité à passer quelques minutes de plus à converser et à parler au premier dieu grec qu’elle rencontrait, elle pourrait toujours finir son repérage après, le soleil serait toujours là. Elle ne pût s’empêcher de sourire en l’entendant parler des « fanatiques » en effet ils n’étaient pas vraiment la tasse de thé d’Arya qui voyait davantage les dieux comme une matière à exploré plutôt que des êtres supérieurs et elle fût bizarrement ravie d’entendre un dieu partagé son avis.

« Pour apprendre. » répondit-elle avec un éclat malicieux dans le regard. « Si je suis là c’est pour en apprendre davantage sur toi et tes confrères et ce que vous avez pu voir au fil des millénaires. Vous êtes une source de savoir intarissable et je compte bien profiter de ça. »

De son air frondeur et provocateur elle continua, comme pour voir si il était possible de vexer le dieu dans son humilité :

« Disons que vous êtes un peu mes animaux de laboratoire, que j’observe, étudie. »

Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rire, attendant de voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 20:59

[quote="Dionysos"]
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A bitter sweet discovery …


Dionysos & Arya



Dionysos lui retourna son sourire, charmant comme à son habitude, se forçant à voir Arya comme une inconnue, et non la réminiscence de son amour perdu. Elle avait l’air plutôt maline, avec un répondant en tout cas qui ne le laissait pas indifférent. Il la sentait accessible, le genre de fille assez populaire à l’école, mais trop dans ses lubies pour se rendre vraiment compte de ça. Et puis, son explication était assez inédite : il avait déjà rencontré des humains qui croyaient aux religions polythéistes sur terre, mais jamais ces croyants n’avaient considérés les dieux comme une source de savoir, ou l’objet d’expérience. C’étaient des dieux, c’est tout, ils se contentaient de les vénérer, mais ne leur accordaient forcément une … existence, propre, ils n’avaient pas l’ambition de les rencontrer, de leur parler, d’interagir avec eux autrement que par la prière et les rituels. Il haussa les épaules, toujours le même petit sourire accroché aux lèvres :

-Orf, pour être tout à fait honnête, c’est de bonne guerre, si vous, humains, vous saviez tous ce que l’on a pu vous faire subir juste pour notre divertissement … une inversion des rôles me parait toujours juste une compensation suffisante, dès lors que vous n’avez pas encore le pouvoir de nous faire ce que l’on a pu un jour vous infliger … certains d’entre nous étaient pour ainsi dire de sales gosses dont le plus grand plaisir était de casser leurs jouets, et ce pendant des siècles.

Il ne se sentait pas vraiment concerné par cette définition peu flatteuse. Il avait toujours été du coté des humains, leur apportant l’art, l’alcool, les jeux. Tout ce qui les faisaient oublier un temps leur condition de mortel, au final. Et, en dehors de quelques vengeances personnelles, il n’avait jamais détruit de villes, de pays, de peuples juste par satisfaction personnelle. Il laissait ça à Poséidon ou Zeus. Alors, certes, il avait pu « expérimenter » quelques boissons et quelques tours sur des humains, mais jamais dans l’unique but de leur nuire. Il les aimait sincèrement, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il avait passé tant de temps sur Terre, parce qu’il se sentait, au fond de lui, bien plus humain que divin. Même si il ne pouvait pas renier sa nature, qu’il le veuille ou non. Sentant qu’il tenait peut être une piste pour conserver l’attention de la jeune femme, il poursuivit sur le même ton, mi enjoué, mi sérieux.

-Apprendre, c’est bien beau, mais qu’est ce qui t’intéresses ? Nos pouvoirs, Notre histoire, Votre histoire ? * il se pencha un peu vers elle, avec un sourire narquois* il y a tellement de choses incroyables que vous ignorez encore …

Il laissa échapper un rire, puis tourna sur lui-même, avant de reprendre :

-Cela dit, je te souhaite bien du courage pour appréhender tous les dieux de l’île, certains ne sont, pour ainsi dire, vraiment pas ravis d’être ici, et donneraient tout pour avoir un humain sur lequel se défouler et extérioriser leur frustration d’être coincé ici … Il s’agit de savoir sélectionner ses alliés, vois tu Wink


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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 21:12

Dionysos était vraiment … surprenant. Plus elle échangeait avec lui et plus elle avait l’impression qu’il n’était pas le moins du monde du côté des dieux. Si il ne lui avait pas avoué être un des leur, elle aurait pu sans peine le prendre pour un humain comme elle malgré le charisme presque divin qui s’échappait de ses phrases et de ses gestes. Mais Arya n’était pas du genre à se laisser charmer aussi facilement. Bien trop préoccupée à enregistrer les paroles que déblatérait Dionysos qu’à porter attention à la façon dont il les prononçait. Elle l’écouta raconter comment les dieux s’étaient amusés des humains pendant des siècles, les traitant comme des moins que rien, des divertissements. Tout cela elle s’en doutait, d’où le fait qu’Arya n’avait pas la moindre peine ou le moindre sentiment face à l’exclusion des dieux sur cette île. Une fois qu’elle aurait tiré tout ce qu’elle pouvait d’eux, elle partirait sans se retourner, sans se préoccuper de ce qui pourrait advenir de ces personnes qui avaient déjà bien trop vécus. Elle n’était pas cruelle, juste foncièrement réaliste : les hommes devaient gagner leur indépendance, montrer leur autorité et les connaissances qu’ils avaient accumulés sans craindre qu’un dieu renverse tout d’un simple claquement de doigt. 
Elle n’aima pas franchement la façon dont il lui demanda ce qu’elle voulait savoir avec ce sourire narquois, comme si il se moquait de son entreprise. Elle pinça les lèvres, tandis qu’il s’approcha un peu et elle le laissa faire, plantant son regard dans le sien pas le moins du monde impressionné : 

« Notre histoire à nous, tout ce dont vous avez été témoins.  Vos pouvois sont presque envolés et ne sont plus d’un très grand intérêt, quand à votre histoire … je sais déjà les grandes lignes, je n’ai pas besoin de plus. »

 Elle haussa les épaules, persuadée qu’au fond la mythologie qu’elle avait apprise à l’université se rapprochait énormément de la mythologie réelle. La preuve avec ce que lui avait dit Dionysos plus tôt sur son histoire. Elle savait déjà tout ça. Alors son premier objectif c’était d’en savoir plus sur l’histoire des hommes et l’évolution des peuples dont les dieux avaient été les spectateurs. Un petit sourire narquois apparut sur son visage, les dieux décidément elle ne les craignait pas le moins du monde. Peut être était ce parce qu’elle n’avait aucunement conscience du danger, ou même n’envisageait-elle jamais la mort. Arya avait ce côté naïf qui était un véritable paradoxe face à l’intelligence dont elle faisait preuve. Plutôt que de s’effrayer devant les mises en garde de Dionysos, elle ne put qu’afficher un sourire moqueur : 

« Quels alliés ? toi peut-être ? Quel pourrait-être le pouvoir du dieu de la fête, du théâtre et de l’œnologie … »elle fit mine de réfléchir, index sur le menton avant de balancer plus mesquine que jamais « c’est vrai que changer l’eau en vin pourrait m’être fort utile pour approcher Zeus »

 Elle se mit à rire doucement sans quitter Dionysos du regard et elle continua d’un ton assuré :

 « Sache Dionysos, que je n’ai jamais eu besoin de personne, et discuter avec toi fût certainement très divertissant mais si tu veux bien j’aimerais continuer ce pourquoi je suis partie en premier lieu : finir d’explorer l’île. » 

Et sans attendre sa réponse, elle se retournait déjà et avançait dans les bois. Parce qu’après tout, Arya ne s’était jamais vraiment préoccupé de ce que les gens attendaient d’elle, bien trop focalisé sur ces passions, sur ces envies pour obéir à qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Dim 1 Déc - 21:53

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Dionysos & Arya



Le moins que l’on puisse dire, c’est que la petite avait du cran. Bien qu’elle l’ignore encore, dionysos pouvait parfaitement la briser comme une brindille. Pour le jeu, il l’aurait bien plaqué contre un mur, les pieds à 30 centimètres du sol, la gorge bloquée par une de ses mains. Juste pour qu’elle se rende compte que, si ils avaient perdus une grande partie de leurs pouvoirs, ils n’en étaient pas devenus totalement inoffensifs. Mais d’une part, sa galanterie lui en empêchait, et d’autre part, il n’était pas du genre à s’offusquer de l’impétuosité des humains. C’est ce qui faisait leur charme au final.

Cependant, il tiqua légèrement en entendant le nom de son père dans la bouche de la jolie rousse. C’était juste grotesque de l’entendre parler de son assassin avec tant de légèreté. Qu’elle se souvienne ou pas, son pincement au coeur, lui, était bien réel. Il faillit lui répondre de manière plus cinglante, mais se mordit férocement la langue pour se retenir. Il avait réussi à nouer la conversation, ce n’était pas pour l’effrayer ou la vexer. Elle le testait, c’était évident. Mais il ne se laissera pas avoir comme cela. Alors qu’elle partait d’un pas décidé vers on ne sait où, Dionysos ne put s’empêcher de sourire dans son dos : clairement, si elle continuait sur ce chemin, elle n’irait nulle part… cette route à travers les bois ne menait à aucune cité divine, et au mieux, elle se retrouverait de l’autre coté du campement, juste en passant par la forêt. Rien de bien exaltant.

-Et dis moi, Indiana Jones, j’espère que tu parles couramment le grec ancien, le latin, le nordique et l’égyptien, et que tu lis le hiéroglyphe, car tu risque d’avoir quelque souci de … compréhension.

Il la rattrapa en deux pas, se retrouvant à sa hauteur. Il lui prit le bras avant de lui dire, avec un accent irlandais qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui de la jeune femme :

-Vois tu, deary, si tu te retrouves face à quelques divinités polies, elles feront un effort pour te parler avec la langue de Néméil. En revanche, si elles te sont moins … favorables, elles se feront un plaisir de te reléguer à ton ignorance dans leur langue native. En revanche …

Il ménagea un petit temps de suspens, avant de reprendre avec son accent normal :

-Il se trouve que ton serviteur ici présent est doué d’un don de polylinguisme … j’entends, lis, parle et comprend toutes les langues humaines ayant existées sur terre. * il lui murmura à l’oreille* et j’ai ouï dire que le quartier égyptien compte une bibliothèque qui est la réplique de celle d’Alexandrie au temps des pharaons, où la plupart des ouvrages ont été retranscrits par Thot lui-même. Oh, mais suis-je bête, je n’ai pas fait qu’ouïr, j’y suis déjà allé ! Par contre…

Toujours le bras enroulé autour du sien, il fit un quart de tour, entrainant de force la jeune femme à faire de même. Ce qui n’était pas bien dur il fallait l’avouer, vu le gabarit de la demoiselle.

-Les quartiers divins, c’est pas LA. La forêt, à part les petits oiseaux et les sangliers, tu n’y trouveras rien de Magique… Alors… toujours persuadée de pouvoir tout faire toute seule ?


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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Lun 2 Déc - 11:34

Arya n'appréciait pas le moins du monde la façon dont il lui parlait, il semblait la prendre pour une inconsciente, pire encore, pour une ignorante. Elle qui pensait le vexer avec cette dernière phrase il semblait au contraire prendre plaisir à ce jeu et vouloir inverser la tendance. Elle n'avait pas pour habitude de se faire moquer de la sorte et se contenta d'emprunter son air buté tandis qu'il la remettait en place sur son incapacité à communiquer dans des langues qu'elle croyait mortes. Elle ne s'arrêta pas de marcher pour autant, prétextant ne pas entendre ses moqueries mais elle l'entendit la rejoindre en quelques pas. Décidément il ne comptait pas lâcher l'affaire, il la prit par le bras et elle fût frapper d'entendre la tonalité de son pays natal à travers ses mots, soupçonneuse elle plissa les yeux attendant la suite de son explication qui vint quelques secondes après, à croire que le suspens était un véritable jeu pour le dieu du théâtre.

Alors comme ça il était polyglotte, elle resta quelques secondes abasourdies puis franchement envieuse d'une telle capacité. Tout serait tellement facile pour elle si elle avait cette capacité. Elle l'entendit parler de la bibliothèque et elle leva les yeux au ciel, comme si la bibliothèque n'était pas le premier lieu où elle s'était rendue dans les premiers jours de son arrivée. Le problème c'est que Dionysos marquait un autre point : si Arya avait eu la chance de tomber sur un des rares textes retranscrit en grec, la plupart des autres ressources étaient en égyptiens et les hiéroglyphes restaient un véritable mystère aux yeux de la demoiselle.

Elle prit un air profondément torturé, quand Dionysos la redirigeait vers les quartiers divins. Le dieu ne souhaitait apparemment pas la laisser tranquille tout de suite mais, elle aussi, elle était du genre buté. Elle arrêta d'avancer croisant les bras telle une enfant capricieuse et grommela :

« J'accepte de retourner à la bibliothèque à une seule condition : que tu m'apprennes la lecture des hiéroglyphes sinon tu me laisses finir le gentil petit programme que je m'étais prévue pour cette après midi avec mes oiseaux et mes sangliers comme tu dis... »

Connaître un polyglotte était exceptionnel et ne pas en profiter serait une insulte. Le problème c'est qu'elle ne souhaitait pas qu'il lui traduise les textes tandis qu'elle prenait des notes. Non. Ca serait beaucoup trop facile, elle voulait s'enrichir le plus possible et qu'y avait-il de mieux que d'apprendre à déchiffrer une nouvelle écriture ? Elle espérait au plus profond d'elle même qu'il dise oui mais ne comptait certainement pas mettre genoux à terre pour cela.

« Et puis d’abord, pourquoi souhaites-tu m’aider ? Et ne me ressors pas que c’est par pur amour de la race humaine… »

Elle marqua une pause, pesant le pour et le contre de cette discussion. Ce que Dionysos pouvait lui apprendre était hors du commun s’il acceptait son marché, mais n’était-il pas motiver par des sombres raisons ? Elle se mordit la lèvre et releva le regard vers lui avec une once de dépit :

« C’est parce que je lui ressemble, n’est ce pas ? »

Elle resta quelques secondes silencieuse réfléchissant, avant de décider que vraiment il y avait beaucoup trop de connaissances en jeu pour se formaliser de savoir ses raisons, elle lui sourit alors, haussant les épaules, avant de décréter :

« Tu sais quoi ? je m’en fiche au final. Alors tu acceptes mon marché ou pas ? »
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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Lun 2 Déc - 12:42

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Dionysos & Arya



On ne pouvait douter que dionysos était plutôt doué pour obtenir ce qu’il désirait, et plus particulièrement en manipulant les gens, dès lors qu’il avait bien du mal à mettre des menaces physiques à exécution. Et plus particulièrement, il excellait dans l’art de faire miroiter à ses « victimes » une facette de la situation qui leur serait bien plus favorable qu’elle ne l’était véritablement. Apprendre l’égyptien ancien, sérieusement ? il lui faudrait des mois, peut être des années pour qu’elle puisse se débrouiller seule. Des langues écrites de l’île, l’égyptien était la plus belle, la plus imagée, la plus subtile, mais également la plus complexe, regorgeant de double sens, de nuances et d’exception. Lui-même, quand il utilisait son pouvoir, ne pouvait pas rester plus de quelques heures sur des papyrus, sous peine de sentir une masse s’écraser sur son crâne, et subir des migraines absolument terrifiantes les heures suivantes. Alors que la petite puisse apprendre, à son âge, cela relevait du miracle. Cependant, il se garderait bien de lui dire : le plus long temps il passerait avec elle, le mieux il se porterait.

De toute évidence, vu la façon dont elle faisait rouler exagérément ses jolis yeux, elle était déjà allée dans le quartier égyptien. Avait elle déjà rencontré quelques uns des dieux de ce panthéon. Il priait –ironie quand tu nous tiens- le ciel qu’elle n’ait pas encore croisé Anubis. Cela serait catastrophique, déjà que celui-ci avait la main mise sur Néthi… Il remarqua une expression qui lui apparaissait comme totalement inédite sur un visage qu’il connaissait pourtant par cœur : l’entêtement. Ariane était une femme extrêmement douce et conciliante, et elle tenait de son rang de princesse une façon de se comporter qui bannissait toute sorte de caprice ou d’égoïsme. Elle ne se serait jamais comporter comme ça, et c’était la première fois de la conversation que Dionysos pouvait voir une différence notable de comportement entre Arya et Ariane. Il ignorait que la magie de son père, ou de l’île était assez puissante pour aller jusqu’à changer le caractère des gens…

Il haussa les yeux au ciel devant la rafale de questions qu’elle débita en quelques minutes. Non, il ne faisait pas ça par amour de la race humaine, clairement, mais plutôt par amour pour Ariane.si il avait voulu partager ses dons et ses connaissances avec les humains, il aurait recopié tous les livres en anglais et les aurait offerts aux humains. Il faillit répondre en mentant allégrement à la jeune femme mais, finalement, il en n’eut même pas besoin. Il continua de la fixer, la tête inclinée vers elle. Elle faisait toujours la même taille, la taille parfaite pour qu’elle pose la tête sur son épaule, la taille parfaite pour qu’il la serre dans ses bras. Autant de pulsions qu’il devait réprimer le plus violemment possible. Bon sang, il aurait besoin de beaucoup, beaucoup, beaucoup d’alcool ce soir pour évacuer autant de frustration. Il sourit.

-Si tu t’en fiches alors, je pense que nous avons un deal. Je ne promets pas de réussir à t’apprendre à lire l’égyptien couramment, mais en tout cas je t’apprendrais tout ce que je sais, libre à toi de le retenir ou non. En revanche … tu es consciente que cela prendra du temps, beaucoup de temps, en ma compagnie, n’est ce pas ?

Le sourire et le ton étaient un peu moqueur, presque enjoleur, bien qu’il aurait voulu se montrer plus détaché que cela. Dire qu’il ne faisait ça que pour tromper l’ennui entre deux constructions de maison. Mais aurait il été vraiment crédible …



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MessageSujet: Re: A bitter sweet discovery ... [Arya & Dionysos]   Lun 2 Déc - 16:21

Arya jubilait intérieurement, Dionysos pouvait bien dire ce qu’il voulait, l’important c’est qu’elle ait ce qu’elle veut. Elle savait que l’écriture égyptienne était une des plus ardues qu’il soit mais la jeune femme n’était pas prête à laisser tomber et à accepter que quelque chose puisse être beaucoup trop dur pour elle. Elle allait certainement s’acharner, passer des nuits entières à s’escrimer sur des textes sans dormir, en oubliant même la faim, car elle était ainsi. Quand il y avait un challenge à relever, elle ne baissait pas les bras, suant sang et eau tant que tout ne ferait pas sens dans son esprit. A l’université, elle ne comptait plus ses soirs sans sommeil à l’approche des examens, tenant le coup grâce à un nombre considérable de café et d’autres médicaments censé l’aidé dans son périple. Souvent on l’avait prise pour une folle et puis les gens s’étaient habitués parce qu’après tout les efforts qu’elle faisait s’étaient toujours vus gratifier des notes les plus hautes. A la fin on saluait même sa volonté à toute épreuve.

Elle ne put s’empêcher de sourire devant le ton que prenait le dieu à souligner que sa décision allait entraîner de nombreuses rencontres entre eux deux. Oui elle y avait pensé et malgré la première impression que le dieu lui avait fait, tant qu’il ne continuait pas son délire de « réincarnation de son amour perdu » Arya s’y ferait, elle était prête à supporter n’importe quoi pour ce qu’il allait lui apprendre. Elle fit la grimace, juste pour tenter de le faire enrager, comme ci ça l’ennuyait profondément de passer du temps avec lui.

« Ah c’est vrai que ce côté la m’a l’air un peu embêtant…»

Ses yeux étaient rieurs mais elle finit mine de réfléchir comme si cette information pouvait altérer la décision qu’elle avait prise puis elle finit par lancer :

« Bon vu sous cet angle vaut mieux même commencer tout de suite pour finir le plus tôt possible ! »

Elle lui attrapa le bras avant de commencer à le forcer à avancer. Enfin forcer. Tout était relatif, il était ridicule de penser qu’Arya puisse déplacer le dieu, Dionysos se laissait certainement faire à ne pas douter.
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