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 Que les festivités commencent... [rp en commun]

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PNJ ☇ Je sais tout.
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MessageSujet: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Lun 12 Aoû - 19:13

RP en commun

Que les festivités commencent...


On est repartis pour un tour !
Un pacte, une promesse de paix, une feinte, oui ! Du moins je l'espère. Les voir heureux main dans la main me rend bien triste. Du sang ! Je les vois se rendre à la salle des fête de ce qu'ils ont appelé le quartier neutre... Ils sont tous parés des plus beaux bijoux, le sourire aux lèvres, fières de représenter leur mythologie. En effet, afin de fêter leur 'acte de paix', tous ont prévu une fête des plus remarquable ici. Ca m’écœure. J'espère que l'une glissera en montant les marches menant à la salle des fêtes, qu'un autre mourra d'avoir trop bu, qu'un troisième enclenchera la guerre du scièle. Oh oui je l'espère.  

A vous de jouer !
Suite au premier RP en commun, les différentes mythologies ont décidé de s'allier, grâce à Dionysos et Osiris -lequel n'est plus sur le forum. Tout le monde est présent à la salle des fête pour boire à cette nouvelle complicité. Mais cette soirée réserve bien des surprises, faites attention à vous ! En effet, c'est lors de ce RP que les Divinités et Créatures apprendront l'existence d'Humains sur Néméïl. Comment allez-vous réagir ? Qui s'alliera à qui ? Les Humains sont eux aussi la bienvenue sur le RP en commun, mais gare à leurs fesses Niark 
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Sif
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mar 13 Aoû - 17:03

(c) tumblr

Sif & Néméïl
I feel like a princess
Come on take me to the ball.




D'un geste distrait, Sif redessina la courbe qu'elle avait mis tant de temps à donner à la longue mèche de cheveux soulignant le côté droit de son fin visage. Accorder un immense soin à sa coiffure n'avait jamais vraiment été une priorité, mais une fois n'étant pas coutume, son apparence ce soir-là recevrait de sa part une attention tout bonnement inhabituelle. Pourtant, il lui restait si peu de temps !

La journée avait passé à un rythme fou. Levée du lit du bon pied, et pleine d'énergie, l'Asyne avait eu le plaisir de croiser Frigga, épouse d'Odin et pratiquement mère de substitution pour elle, à peine son logis quitté. Celle-ci, ravie de la rencontrer et de ne pas la déranger, lui avait gentiment souhaité de passer une bonne journée avant la grande soirée, avec un demi-sourire à la fois tendre et mystérieux qui mit la puce à l'oreille de la jeune femme. Serait-elle des leurs ? Malheureusement non, mais visiblement, la Déesse du Foyer ne manquerait pas d'apporter son grain de sel concernant la jeune femme, que l'on imaginait si peu participant à ce qui se préparait. Sif cependant ne put s'empêcher de sourire à l'idée que cette chère Frigga s'amuse à lui concocter de quoi briller, car pour une fois, son coeur soulevé de bonne humeur ne s'offusquerait pas trop à l'idée de renouer avec la véritable apparence d'une femme digne de ce nom.

Mais enfin, quel évènement s'avérait capable de provoquer tant de remue-ménage, et enthousiasmer à ce point la Nordique ? Ma foi, un évènement inédit, à graver aussi bien dans les annales que les mémoires : mesdames et messieurs, Dieux et Créatures, préparez vos plus beaux atours car cette nuit, Néméïl serait le théâtre de la première fête inter-mythologique ! N'état-ce pas prometteur, merveilleux, exaltant ? Les derniers temps, particulièrement troublants, avaient rapproché les diverses divinités, gommant les frictions sous la bannière de l'ennemi commun. L'île s'était pour la première fois révélée contre eux, et leur avait rappelé qu'isolés, ils se trouvaient plus menacés qu'autre chose. Les liens créés s'étaient vus renforcés, et les plus bougons avaient fini par accepter de se prêter au jeu, au plus grand bonheur de Sif et d'Osiris, pour qui la paix constituait un objectif presque aussi prioritaire que de rentrer chez eux. ç'avait été avec une bonne volonté sans faille que la Scandinave avait proposé son aide à l'Egyptien, laissant leur duo pour une fois fonctionner en pleine lumière, et non pas dans l'ombre, telle une équipe de justiciers silencieux. Prévoir la nourriture et les rafraîchissements, trouver un groupe de musiciens issu de chacun des cinq quartiers, prévenir tout le monde, tout cela avait été le travail de plusieurs jours, parfois d'arrache-pied, et trouvait son parachèvement en cette seule journée. Sif avait ainsi suivi le décompte des heures en courant à travers toute la ville, tempête d'activité au sourire ne s'étiolant en rien malgré une saine fatigue. Elle aimait mettre la main à la pâte, se sentir utile, et surtout se dire que chaque tâche remplie contribuerait assurément à installer une ambiance, sinon de franche camaraderie, au moins assez bonne pour donner envie aux plus récalcitrants d'abandonner pour une soirée voire plus leur hauteur maniérée. L'heure était à la fête, l'amusement, l'amitié ! Et quel plaisir, de voir arriver dès la fin de l'après-midi de timides visiteurs venus voir s'ils pouvaient se montrer utiles au sein de la troupe déjà à pied d'œuvre depuis le matin, ou parfois seulement avec une banderole, un plat préparé par leur soin à déposer sur une des immenses tables placées sous le signe du partage... Electrisant, oui, c'était le mot. Rarement depuis son arrivée sur l'île, Sif s'était sentie aussi bien. Et le fait que Thor soit son cavalier ne faisait qu'ajouter à la magie de cette réception hors du commun.

Le Dieu du Tonnerre, l'avant-veille, était en effet venu la trouver, pour lui demander le plus neutralement du monde si d'aventure, elle accepterait qu'ils se rendent de concert dans le Quartier Neutre, afin de reprendre le fil de leur amitié retrouvée depuis leur conversation au bord du Nil. Laisser une dame paraître seule à une réception de cette envergure, ç'aurait été bien peu gentleman... La déesse avait bien sûr accepté, avec un grand sourire trahissant un brin à quel point cette idée la ravissait. Bien sûr, en tant que bras droit d'Osiris, elle tiendrait le rôle d'organisatrice, ce qui laissait peu de place à l'amusement, mais on ne pouvait ôter à ce rendez-vous le petit goût du bal d'introduction où toute fille de bonne famille rêve d'arriver au bras de son chevalier servant... Inconsciemment, cela devait bien sûr redoubler l'énergie de la belle, quoi que tout ait été, malheureusement, encore bien défini : ce seraient deux amis qui iraient à un bal populaire, et rien de plus. Sif ne s'attendait à aucune danse sous des lampions tamisés, ni aucun autre lieu commun de tous ces films pour adolescents midgardiens dont elle ignorait tout ; comme toujours, sa raison gardait en main les rênes de son coeur. Cependant pas de façon très serrées, aux vues de la joie presque juvénile qui anima son pas à l'heure de quitter brièvement la salle des fêtes afin d'aller se préparer.

En rentrant chez elle, la Nordique trouva sur son lit une robe, assorti d'un petit mot signé Frigga : voilà de quoi la rendre éblouissante... Et demain, qu'elle se tienne prête à lui raconter la soirée en détails ! Ah, si elle avait été là en chair et en os, la guerrière l'aurait embrassée sur les deux joues ! S'en suivit un preste ballet au cours duquel notre garçon manqué se métamorphosa peu à peu en gente damoiselle, du moins autant que son caractère le permettait. Pour une fois, elle ne rechignait pas à démêler sa sublime crinière noire, avec le bonheur de la petite fille fière de montrer sa beauté, sans se prendre au piège de la futilité. Sa tenue d'ailleurs serait des plus simple : une broche retenant ses cheveux, un vêtement lui arrivant jusqu'aux pieds taillés dans un tissu rappelant le satin et d'un discret beige, dont le haut, à manches courtes, se voyait paré d'un faux col châle, ainsi que d'une simili côte de maille en or fin, lointain écho de l'armure légère qu'elle arborait volontiers le reste du temps. À cette toilette furent ajoutées des sandales à petit talons, qui disparurent sous la robe au jupon unique, qui serait à coup sûr éclipsée par la magnificence des tenues des autres déesses, mais peu lui importait, elle ne sortait pas pour éblouir la galerie, ça n'avait jamais été son genre. Ses boucles furent brossées avec application, et c'était réellement un délice de savourer leur présence, après tant de temps passé avec cette toison magique sur le crâne, d'une blondeur certes tout aussi jolie, mais ne lui correspondant pas. Comme Sif avait envie d'être soignée, élégante ! Belle, oui, osons le mot. Sa grâce, elle l'avait toujours plus ou moins consciemment remarquée, notant le regard brillant de ses messieurs sans pour autant le rechercher ou en jouer. Cela flattait discrètement son coeur, sans plus, quoi que ce soir, il y avait bien un homme à qui elle espérait plaire, et dont l'identité n'était en rien un mystère.

On frappa à sa porte, et la demoiselle se hâta de ranger un peu sa chambre -en faisant cent mille choses en même temps-, avec un "j'arrive !" à la fois pressé et dynamique, propre aux filles peu habituées à se préparer de la sorte. Un dernier coup d'oeil dans son miroir en pied, afin de s'assurer que tout était parfait -cheveux ? rose sur ses joues ? pli de sa robe ? touche de parfum ?-, et Sif gagna l'entrée, où elle ouvrit la porte en grand, découvrant Thor également sur son trente-et-un, et ayant fière allure dans son armure de cérémonie. Un large sourire ourla ses lèvres ; la soirée s'annonçait tout simplement merveilleuse.

-Bonsoir, le salua l'Asyne, qui réussit le prodige de ne pas minauder -ou du moins de façon imperceptible. C'est gentil à toi d'être venu me prendre.

En même temps, c'était un peu ce qui avait été convenu à l'avance... Mais que voulez-vous, la magie de l'instant, ainsi que de ceux à venir, faisait tourner bien des têtes !



Dame Sif« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront.»  -  René Char

Bound to you:
 


Dernière édition par Sif le Mer 14 Aoû - 8:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mar 13 Aoû - 18:16


"Let's get the party Started ..."

Dionysos était dans son élément.  Personne d’autre que lui ici ne pouvait se sentir plus à l’aise ici et maintenant. Ils étaient tous dans Son univers, sur Son champs de bataille. Son échiquier. Depuis son « accord » avec Osiris, il avait fait sa route de son coté, découvrant bien des surprises sur l’île, dont il était à présent persuadé qu’elle était mue d’une volonté propre ; il avait rencontré une humaine, une humaine bien vivante et bien consciente de son statut précaire dans ce monde de divinités instables. Et surtout, il avait rencontré des créatures, beaucoup de créatures, et la plupart ne voyaient, comme lui, pas d’u bon œil se rapprochement inter mythologiques. Cela sentait trop le calme, la paix. L’Ordre. Cet ordre qu’il haïssait et qui, surtout, l’ennuyait profondément. A bien y réfléchir, il en voulait presque à des dieux comme Hadès ou Loki de ne pas se montrer un peu plus vindicatifs. Ces dieux supérieurs ressemblaient à de gros chats ronronnant sur leurs acquis bien chauds. Il était temps de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière, et il se ferait un plaisir de se dévouer à cet auguste tache.

Pour l’occasion, Dionysos n’avait pas à proprement parler organiser la soirée. Ou du moins, il ne l’avait pas fait officiellement ; il n’avait fait que conseiller Osiris sur quel traiteur choisir, quelle salle, ou encore des idées d’agencement ou de lumières. Et dans les coulisses, il avait détourné quelques uns des ordres du dieu égyptien pour mettre son grain de sel dans le choix des plats, des boissons ou encore des tentures. Il espérait, et il fallait que tout soit parfait. Il ne voulait pas que les invités se méfient des boissons, de la nourriture des meubles, qui étaient dans l’esprit dérangé du dieu grec autant de moyen d’en éliminer plus d’un. Non, il fallait qu’ils boivent, qu’ils mangent, qu’ils s’amusent, en somme qu’ils baissent la garde. Une attaque frontale ne serait pas la stratégie la plus payante. Il avait également conseillé à Osiris d’inviter un maximum de monde, sous couvert de la volonté de ne froisser aucune susceptibilité. Mais en réalité, la foule et le bruit pouvaient surtout masquer un geste mortel, ralentir le temps de réaction, étouffer un cri. Il y avait réfléchi pendant bien des nuits, assis dans le fond d’un bar, cherchant dans les vapeurs d’alcool les idées les plus tordues possibles de troubler ce petit monde bien trop rose. Et il en était venu à une conclusion d’une simplicité atterrante : il devait laisser la soirée se passer de la manière la plus normale possible, laisser trainer ses oreilles à gauche comme à droite, puis frapper, fort, à l’apogée de la soirée. Ni trop tôt, ni trop tard. Avec son pouvoir du Verbe, il était à présent multilingue ; mais ça, personne, absolument personne ne le savait encore. Il s’était entrainé à lire, écrire, et parler l’égyptien, le latin et le slave pendant des heures, au prix de migraines ophtalmiques et d’angines dantesques. Mais à présent aucune conversation ne pourrait lui être cachée de cette manière. Et il adorait ça.
Cependant, il lui restait encore une inconnue à cette équation : ses alliés. Malgré la nuit tombante, il ne savait pas si sa douce Séléné oserait se mêler à la foule pour se joindre à lui. Il avait contacté Néthi et les harpies, Azelle et Céléno, pour qu’elles se joignent à la fête, mais il ne pouvait être sûr qu’elles viendraient. Pis encore, il ne savait pas si elles avaient d’autres allégeances ; aussi elles pourraient très bien le planter au dernier moment s’il choisissait mal leur cible. Mais il ne fallait pas qu’il pense à ça tout de suite, il ne fallait pas qu’il est l’air trop excité. Il devait être « mesurément excessif ». Non mais quelle bonne blague !

Avant de venir, le divin jeune homme avait décidé de ne pas s’habiller « à la grecque ». Il ne doutait pas que certains dieux et déesses gonflés d’orgueil apparaitraient dans une toge lourde de tissu précieux, chargés de pierreries de haute valeur et des sandales montant jusqu’au mollet. Mais cette tenue n’était plus à son gout depuis plus de deux mille ans, et il estimait la toge comme un habit bien lourd et encombrant que cela soit pour une soirée ou la vie courante. Il ne remerciera jamais assez l’inventeur du costume trois pièces et du jean-chemise. Il avait d’ailleurs décidé de faire entre les deux : il avait un pantalon de toile noir sur mesure, une veste de costume noire qu’il portait au dessus d’une chemise plus décontractée, un look qui collait parfaitement à ce que l’on disait de lui. Ça irait bien comme ça. Et surtout, il avait des poches, beaucoup de poches. Et qui sait ce qu’elles pouvaient contenir …

Il était arrivé dans la salle un peu plus tôt que la moyenne des invités, désireux d’observer l’espace d’abord vide, et ensuite se voir se remplir progressivement. Il voulait visualiser chaque recoin, toucher un mot à chaque serveuse. Servir les premiers verres. Ce soir, il allait s’amuser bien plus que toutes les nuits de Néméil réunies …
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mar 13 Aoû - 18:39

      La condition des créatures était dévalorisée par rapport à celle des Dieux, c’était un fait. Cependant, Gizeh ne s’en révoltait pas : il avait appris à vivre avec. En fait, il était déjà plus que ravi d'avoir pris une forme humaine en arrivant sur le Némeil. Quelle bénédiction de pouvoir se déplacer, parler, s'amuser et faire toutes les activités humaines. Avant, il était immobile et ne pouvait que surveiller le peuple Egyptien sous un oeil bienfaiteur. Au moins, à présent, il était vraiment acteur de sa propre vie !

      Pour le meilleur et pour le pire !

      Il avait éclopé d’une journée de travaux d’intérêts généraux pour avoir débuté une bagarre en pleine nuit devant le salon de thé. Evidemment, son adversaire, Mars le Dieu de la Guerre, n’avait pas été puni.

      La punition consistait à servir les clients du salon de thé, à laver quelques verres –sans les briser et à rendre accueillant les locaux. Bon, ce n’était pas le Nil à boire, tout de même. D’ailleurs, en plein dans l’avenue égyptienne, Gizeh était drôlement fier de pouvoir surveiller les membres du peuple égyptien auquel il vouait une loyauté sans faille.

      Finalement, cette journée c’était agréablement passée d’autant qu’il avait eu la chance de faire une rencontre formidable. Une jeune et jolie égyptienne drôlement sympathique.

      Pour la fin de la journée, Gizeh avait entendu parler d’une soirée où Divinités et Créatures étaient conviés. Le Sphinx n’avait pas eu l’oreille suffisamment fine pour comprendre les raisons d’une fête inattendue, mais comme tous les clients du salon de thé en avaient parlé à longueur de journée, le jeune homme décidait d’être de la partie !

      Il attacha ses spartiates en cuir, après avoir enfilé un pantalon et une chemise en coton blanc. Le côté angelin lui déplaisant trop, il ébouriffa ses cheveux.

      Arrivé sur les lieux, quelques divinités sirotaient des cocktails et bavardaient joyeusement. Gizeh lança un regard circulaire, dans l’espoir de reconnaître une quelconque connaissance. Perséphone, la douce qui anime son cœur ? Mars, celui qu’il doit à tout prix éviter ? Osiris, le « maître » du Sphinx ? Hermès, celui avec qui j’avais fait un pacte ? Non, rien de ceux-là mais un homme attira l’attention de Gizeh. Il reconnaissais son air nonchalant, car il en avait entendu parler dans des rumeurs. Dionysos en personne.

      Le sphinx s’avança vers lui, ne sachant encore comment l’aborder. D’autant que Gizeh n’avait pas bien compris les convictions anarchiques du dieu du vin.
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mar 13 Aoû - 19:46

Plus beaux sourires ? Une fête ? Alors pourquoi tout le monde s'écartait sur le passage de cette jeune femme vêtue de noire ? Peut-être était-ce son regard assassin ou la froideur de son visage, voir même sa stature figée. Qu'importe devant ses pas le gratin de Néméïl se fendit laissant tout le loisir à Hel de diffuser son aura macabre. Oh à bien y regarder Hel n'était pas la seule à s'être tissé un manteau d'amertume et tous n'avaient pas envie de laisser penser à la Scandinave qu'elle était la seule à souffrir mais la plupart d'entre eux savaient quel était le pouvoir d'Hel sur Néméïl et connaissaient sa tendance fâcheuse à l'utiliser quand elle se sentait importunée (un regard mal ajusté sur sa route parfois suffisait) ainsi s’écartèrent ils sur son passage avant de finir tordus de douleur sur le sol. Avouez qu'il y a plus approprié un soir de fête que de se retrouver en pareille situation.
D'autres plus aventureux osèrent un regard admiratif à l'adresse d'Hel qu'elle ne perçut heureusement pas, trop perdue dans ses pensées. La Déesse pour l'occasion avait revêtu une robe qu'elle avait l'habitude de porter en Helheim ce qui n'était guère étonnant venant d'une Déesse qui ne cessait de ressasser le passé. La robe était intégralement de couleur ténèbres mais la pièce principale était un corselet d'argent qui enserrait son buste, mettant en valeur la minceur de sa taille et les courbes de ses hanches. Soulignant sa poitrine sans l'enfermer, cette dernière était contenue dans un décolleté acérée alors qu'un collier d'or blanc viking habillé ce dernier, ceignant son cou. Ses cheveux sombres étaient retenues en un chignon sauvage qui laissait échapper quelques boucles brunes et par son diadème d'Helheim qui rappelait à tous le statut de la Reine des Morts.
La robe laissait son dos nu et se prolongeait jusqu'à ses pieds mais fendue elle laissait apercevoir à chacune de ses foulées ses longues jambes d'une pâleur blafarde et les talons dont les lacets remontés le long de ses mollets, eux aussi recouverts d'une plaque d'argent.

Une chose qui était cachée aux yeux de tous était le poignard sanglé fermement contre sa cuisse, précaution qu'elle avait adopté depuis qu'elle était sur Néméïl, bannie. L'aura de froideur qui l'entourait et son pouvoir pour le moins désagréable suffisait à éloigner les perturbateurs mais on n'était jamais trop prudent et Hel n'était pas la dernière à se faire des ennemis. Ainsi passa t-elle la porte, tenue digne de la plus belle cérémonie funéraire moderne. La seule touche de couleur résidait dans ses iris émeraudes et mordorés  qui seules permettaient de distinguer la vivante d'une apparition spectrale. Ses yeux parcoururent la salle encore trop vide d'occupants avant de la traverser et de commander une liqueur nordique qu'elle avala cul sec avant de commander un cocktail. Il lui faudrait bien cela pour supporter la présence de la plupart des divinités pour qui elle ne ressentait que la plus profonde indifférence. Pourquoi venir ici alors me direz-vous ? Hel était-elle masochiste en plus d'être dépressive ? Non, elle était venue pour une raison : Retrouver la trace des siens.

Hel ne devait pas venir ce soir.
Ragnarök, un espace déserté des Dieux ? Pas de tous. Au temps de Wotan, les enfants de Loki avaient été maîtrisés, enchaînés ou parqués dans un monde où ils ne pourraient agir de concert avec leur géniteur pour mettre fin au règne du Dieu des Dieux. Elle avait accepté son sort même si elle avait douté qu'elle serait capable de participer au meurtre de la plupart des siens juste par loyauté envers son père. Isolée, elle avait assisté du haut de son trône à la chute de ses frères l'un jeté au fond de l'océan et l'autre emprisonné alors qu'elle même avait eu le sort le plus favorable. La Déité résignée avait alors exécuté sa tâche de son mieux, espérant peut-être par là racheter une faute qu'elle n'avait pas même commis. La sombre reine avait même accordé au fils de Wotan, Baldr, qui siégeait à ses côtés après sa mort de rejoindre les siens en Asgard.  Avec Dyggve, elle avait par la suite trouvé le bonheur mais tout s'était effondré lorsque les humains les avait chassé mettant un terme à son exil et rompant la prophétie.

Ragnarök n'était plus qu'un mauvais souvenir, un champ de ruine ici dans un terrain désertique. Un champ de ruine, quel beau résumé de son existence. Elle recherchait le calme et la solitude de ce quartier, seulement fréquenté par les âmes tourmentées comme elle, loin des Dieux. Mais même ici elle n'avait retrouvé personne. Elle avait recroisé son oncle d'adoption qu'elle tentait par tous les moyens de ranger de son côté, celui de la vengeance. Elle avait noué des liens avec Perséphone, d'abord intéressée par son Don puis trouvant du réconfort au côté de son homologue grecque. D'autres divinités avaient peu à peu réussi à l'atteindre derrière sa barrière de solitude mais Hel n'avait repris contact avec aucun des membres de sa famille. Alors en désespoir de cause, elle avait revêtu une robe et s'était rendue ici. Son cocktail à la main, elle guetta l'entrée partagée entre espoir et appréhension.
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mer 14 Aoû - 19:35

Pourquoi étais-je là ? Je n'en savais trop rien. Pour m'amuser. Pour me faire des ennemis. Pour passer du temps avec mon mari en dehors de notre manoir. Pour revoir ma mère. Pour voir des effusions de sang. Retrouver des amis. Tout et n'importe quoi à la fois. Je me trouvais encore en période transitoire entre la Déesse et la Reine, et mon esprit ne savait encore de quelle manière aborder la soirée. Du coup, j'attendais tout à la fois: de l'amour à la haine. Mais comme je venais au bras d'Hadès, je m'étais vêtue de manière à m'accorder à l'image que nous représentions de la mort: j'arborai une robe noire à bustier, les cheveux tirés en arrière, et portais quelques bracelets dorés pour donner une teinte plus colorée au tout. J'avançai fièrement au bras de mon mari, tête haute, alors que nous pénétrions dans le bâtiment qui accueillait ce soir tous les Dieux, Demi Dieux et créatures de Néméïl. J'étais très curieuse de faire la connaissance de tout ce monde, bien que l'idée de rencontrer d'autres romains ne m'alléchait guère, suite à ma défaite face à cinq d'entre eux, le même soir où j'avais découvert mon don, ainsi que le malus qui l'accompagnait, et où Hadès m'avait sauvé alors que je souffrais de cécité. Me souvenir de ce moment réveilla de vieilles douleurs en moi, celles causées par ces infâmes Romains qui avaient fini par fuir. Finalement, me souvenir de ce combat sanglant acheva mon esprit de faire le point: ce soir, j'allai être la Reine des Enfers.

Je fusillais donc les invités du regard, hautaine, alors que mes yeux parcouraient la pièce.

-Je sens qu'on va bien s'amuser, dis-je à mon mari, mauvaise.

Je reconnu quelques visages, dont un. Ma respiration se coupa lorsque mon regard croisa celui de Gizeh. Celui, le seul de tous les temps, qui avait réussi à remettre en question ma fidélité pour mon époux. Et rien que pour avoir ainsi touché mon coeur, ma sensibilité, je l'avais évité jusque là au maximum. Il m'effrayait d'avoir plus d'emprise sur moi que je ne le voudrai. Je fini  par détourner le regard, espérant qu'il ne viendrait pas vers moi. Finalement, la soirée ne s'annonçait peut-être pas aussi bien que prévu...

Un autre visage familier attira mon attention, et je nous conduisis mon mari et moi vers mon homologue Nordique.

-Hel, tu ferais peur à un mort ce soir, lui souris-je. C'est un réel plaisir de te voir si resplendissante, la complimentais-je avant de l'enlacer.

Resplendissante, elle l'était. Effrayante, tout autant. En effet, elle était encore plus pâle que moi, et elle aussi avait opté pour une robe noire, qui mettait si bien ses yeux bleus en valeur. Si mon couple pouvait faire peur, Hel n'avait besoin de personne pour dégager cet aura malfaisant qui me fascinait tant. Quelques-fois cependant, nous abandonnions nos airs méprisables et supérieurs pour devenir nous confier l'une à l'autre, retrouver une sérénité qui nous était cher, mais qui ne durait jamais longtemps.

-Je te présente mon bourreau, Hadès, Dieu et Roi des morts. dis-je en souriant à l'intention de mon mari.
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Thor
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Jeu 15 Aoû - 11:19

I keep dreaming you'll be with me

La soirée dont les insulaires de Néméil tout entier attendaient avec impatience approchait à grands pas. On sentait que les divinités étaient en effervescence, sauf peut-être dans le quartier nordique où les dieux étaient encore à l’entrainement, comme si aucun d’entre eux ne songeaient si rendre. Pourtant, l’asgardien savait parfaitement que bon nombre d’entre eux s’y rendraient, tout comme lui. Vu qu’ils étaient  toujours à la fête le soir, ils n’allaient pas tourner le dos à une somptueuse soirée ou coulerait à flot l’alcool et où régnerait une bonne entente. Quoique. Thor avait décidé de s’y rendre mais pour lui, ce ne serait pas pour ripailler comme beaucoup d’autres. En réalité, il comptait profiter de cette occasion où tous les dieux seraient réunis pour se faire une opinion sur ce qui se tramait ici. Peut-être était-ce l’instinct du guerrier mais le nordique avait l’impression que les évènements étranges qui s’étaient déroulés il y a quelques temps n’allaient pas s’arrêter et que cette soirée pour fêter une alliance entre peuples serait l’idéal pour que les choses recommencent. Et peut-être que cette fois, les choses allaient dégénérer. Si la dernière fois les esprits avaient fait front contre les bizarreries qui s’étaient produites, il en serait autrement si les convives avaient un peu trop forcé sur l’alcool, or ce n’était pas la boisson qui allait manquer. Il comptait bien dès lors ne pas se laisser enivrer et rester tous ses sens en alerte, ne serait-ce que pour prévenir du danger. Beaucoup de ses compatriotes seraient là, dont Sif, et quelques uns de ses rares alliés en dehors de sa mythologie et il voulait être prêt à les protéger si les choses viendraient à mal tourner. Ce serait peut-être aussi l’occasion d’approcher certaines divinités et de conclure de nouvelles alliances, ou en tout cas d’apprendre à connaître certaines personnes, d’en percer les mystères. Sans parler d’ennemi, il valait mieux connaître son entourage pour savoir à quoi s’attendre. Qui veut la paix prépare la guerre.

Mais Thor n’oubliait pas non plus que ce serait aussi l’occasion de passer du temps avec Sif. Depuis leur arrivée sur Néméil, ils s’étaient peu parlé, chacun étant occupé dans une tâche précise loin de l’autre. Tandis que Thor explorait l’île, s’entrainait avec les siens,  travaillait à la réunification de son peuple et forgeait des alliances par-ci par-là, Sif allait elle-aussi de son côté pour rencontrer les autres mythologies et se faire des alliés qui comme elle, cherchait à maintenir la paix. Si l’on pourrait croire que finalement, les deux asgardiens menaient la même tâche, dans les faits c’était différent. Thor se liait avec des divinités qui, comme lui, cherchait vengeance, alors que Sif, elle, ralliait ceux qui prônaient la paix. Quoique ces derniers temps, depuis qu’il avait rencontré une humaine et parlé avec quelques amis, il s’interrogeait vraiment sur ce qu’il devait penser des humains. Et en parlant d’eux, devait-il annoncer à la foule qu’il s’en trouvait parmi eux ? Cela finira bien par se savoir mais qui sait ce que cette annonce pourrait provoquer parmi les plus vindicatifs ? Tout ceci se fera en temps voulu, finit-il par se dire. Pour le moment, il n’oubliait pas que cette soirée devait être aussi réjouissante que possible d’autant que Sif avait participé en grande partie à la mettre sur pied, se donnant bien du mal pour que tout soit parfait. Raison de plus pour venir et lui faire honneur. D’ailleurs, il avait invité l’Ase à s’y rendre avec lui. Ça aurait été vraiment stupide qu’ils partent chacun de leur côté comme s’ils ne se connaissaient pas pour se retrouver là-bas. Il y aurait en plus fort à parier qu’ils seraient à peine parlés, chacun étant occupé à converser avec leurs nouveaux alliés. Une certaine gêne avait commencé à naître entre eux, sans qu’ils ne s’en rendent vraiment compte et même si le nordique préférait faire celui qui ne voyait rien, il se doutait bien de ce que ce changement impliquait réellement. Un jour il faudra bien qu’il se passe quelque chose, qu’ils en parlent. Un jour…  Un jour comme celui-là ?

La journée se déroula tranquillement, semblable aux autres dans les grandes lignes. Thor avait été sur le champ d’entrainement, fais quelques duels avec ses camarades avant de passer un peu de temps dans le quartier nordique pour discuter avec les autres, notamment de cette fameuse soirée. Au moins les asgardiens n’avaient-ils pas perdu leur esprit festif malgré leur exil. C’était une bonne chose car le moral était important en toute chose, et surtout ici, il ne sera pas de trop. Puis il était revenu dans ses appartements et s’était préparé pour les réjouissances, enfilant son vêtement de cérémonie qui faisait aussi office d’armure. De toute façon, il lui serait bien difficile de sortir sans cuirasse, c’était comme sa deuxième peau. Il passa aussi sa cape rouge et fit même l’effort de passer devant un miroir avant de sortir de sa chambre pour se rendre aux appartements de Sif. Il ne lui avait pas donné d’heure précise, si ce n’est qu’il passerait la chercher suffisamment tôt pour être parmi les premiers. Comme Sif avait participé à la préparation, il lui paraissait normal qu’elle veuille être là du début à la fin même si elle n’avait pas formulé sa demande. C’est ainsi qu’il se retrouva à toquer à la porte de son amie d’enfance qui le fit attendre un instant sur le palier. Il sourit néanmoins en l’entendant s’agiter derrière la porte. Il avait hâte de voir quel apparat elle avait revêtu pour cette soirée. Eh bien ! Il ne fut pas déçu quand la porte s’ouvrit enfin sur une Sif absolument époustouflante dans sa robe satiné qui tirait sur le beige et dont l’imposante crinière brune était simplement retenue par une broche, laissant ainsi apparaître son sublime visage. Thor resta un instant immobile à la contempler avant de la saluer, comme elle venait de le faire.  Bonsoir. Tu es… vraiment ravissante. fit-il maladroitement avant de se reprendre tandis que Sif le remerciait d’être venu la chercher. Je t’en prie c’est normal. Et tous deux quittèrent le quartier nordique pour se rendre au quartier neutre ou la fête accueillait déjà quelques convives. D’un coup d’œil circulaire, l’asgardien repéra ceux qui étaient déjà arrivés et plutôt que d’aller saluer ceux qu’il connaissait, il emmena Sif vers le comptoir ou l’on servait les boissons. Il irait faire les salutations un peu plus tard et préférait pour le moment rester avec sa si jolie cavalière. Tu as fais un sacré travail pour cette soirée. Impressionnant. Et merci. Un compliment pas aussi anodin qu’il n’y paraissait bien qu’il soit emprunt d’une grande sincérité. Thor se fit servir un cocktail non alcoolisé, ce qui était assez difficile à trouver – il soupçonnait Dyonisos d’avoir prêté une attention particulière aux boissons – et observa la belle brune à ses côtés. Que lui dire ?
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Thrùd
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Ven 16 Aoû - 21:17

Thrùd ne savait pas ce qui c'était passé. Elle était rentrée chez elle fourbir ses armes dès qu'elle avait cessé de saisir ce que les autres racontaient, en espérant une bonne guerre pour occuper son inactivité. Haches, épées, poignards, lances furent déballés des torchons dans lesquels ils étaient emballés, décrochés de leurs râteliers et astiqués, puis aiguisés avec le soin maniaque que Thrùd portait à ses armes. Elle étala toutes ses flèches sur son lit, remplaçant au besoin les pointes ou les empennages abimés. Elle huila cuir et mailles de son armure, puis le harnais de Sigr et inspecta la dentition de ce dernier. En proie à une agitation inexplicable, la valkyrie ne pu dormir de la nuit et fini par balayer sa cahute avec une spectaculaire obstination. Le petit jour la trouva en train de nettoyer la pile de tuniques sales qui trainait dans un coin de la seule pièce de la maison, à genoux dans sa cour, armée d'une bassine et d'un pain de savon.
Thrùd attendit sur le pied de guerre, l'annonce du départ des troupes nordiques. Mais rien ne vint et elle attendit plusieurs jours avant d'apprendre qu'au contraire la paix avait été décidée, à sa grande indignation! Égyptiens, romains et surtout grecs n'attendaient qu'un moment d’inattention pour les frapper dans le dos! Était-elle vraiment la seule à s'en rendre compte? Inouï! Ses compatriotes étaient aveugles! Il était nécessaire de réagir vite et fort, de raser et piller chaque quartiers en une nuit et un jour pour ne pas leur laisser le temps de réagir et de réduire les dieux rivaux au silence pour régner en maitre sur une montagne de divins cadavres! Il faudrait ensuite retrouver le chemin de Midgard afin de faire couler le sang humain par fleuves et leurs rappeler qui était les maîtres.
Hors d'elle, Thrùd se rua chez elle et détruisit tout ce qui lui passait par la main en hurlant. Heureusement que sa cabane se situait à l'écart, autrement, elle aurait ameutés les voisins, d'autant que Sigr avait joint sa voix à la sienne dans un affreux concert dissonant.

***

Le jour de la réception, Thrùd se leva tard. Elle avait beaucoup bu la veille, à un tel point qu'elle ne se sentait même pas encore vraiment dégrisée. Devait-elle se pointer à cette réunion? Si oui, en armure ou devait-elle dénicher une robe quelque par au fond de ses affaires? Et Sigr? Enfermé dans la cour ou à ses cotés dans la salle des fêtes? La jeune valkyrie aurait aimé pouvoir aller trouver son père pour lui demander de la conseiller sur la conduite à adopter, mais il était probablement en train de se préparer et la rumeur courait qu'il se rendait à la réception accompagné de Sif. Si ils étaient déjà ensembles, elle ne voulait surtout pas courir le risque de se trouver entre son père et sa belle-mère dans une situation somme toute plutôt embarrassante.
Thrùd fini par se laver avec soin dans la même bassine qui servait à faire la vaisselle et à laver le linge. Elle démêla soigneusement ses longs cheveux couleur d'or pâle et les tressa sévèrement, renonçant toute fois aux chaînettes d'acier dont elle les entremêlait parfois. Simplement vêtue de ses tresses et d'une serviette autour des reins, Thrùd fouilla ensuite dans son coffre à vêtements. Elle possédait exactement: un jean, deux pantalons en toiles (un noir et un gris), quatre tuniques (une bleue, deux rouges et une déchirée), quelques chemises matelassées à porter sous son armure, une cape pour les jours de grands froids et plusieurs paires de chaussettes dont au moins la moitié était dépareillées. Thrùd fini par trouver tout au fond du meuble, ce qu'elle cherchait depuis le début. Elle déplia la robe rouge, toute simple sur le lit et l'observa d'un air perplexe. Ce serait bien pauvre par rapport à la toilette des autres, mais il faudrait faire avec. Sans plus attendre, elle l'enfila. C'était inconfortable, la jupe entravait ses larges enjambées et bien que le vêtement ait été fait pour elle, il était légèrement juste aux épaules. Thrùd tira sur les manches brodées au fil noir de loups et de rameaux de frêne, puis enfila la ceinture qui allait avec. Ça n'allait pas. Le déguisement allait trop loin. Elle la jeta à travers la pièce, puis ceignit son baudrier avec son épée à gauche et son poignard à droite. Ainsi elle montrait que si elle n'était pas agressive pour le moment, elle serait prête à défendre sa vie et l'honneur d'Asgard.
Il était l'heure. Thrùd enferma soigneusement Sigr dans la cour, puis se dirigea à pied vers la salle des fêtes en manquant plusieurs fois de choir à cause de sa robe. Tout se passa bien quand elle réussi à restreindre la longueur de ses enjambées et ce fut à petits pas prudents qu'elle parvint à destination. Thrùd prit une grande inspiration et poussa la porte. Quelle foire! Du bruit, des conversations, des rires qui résonnaient en tous sens! Une version mondaine et guindée des joyeux banquets asgardiens en somme.
La jeune valkyrie hésita quelques instants, puis fit la seule chose censée dans cette situation: elle se dirigea vers le buffet pour voir si elle pouvait y trouvait quelque alcool fort bien adapté à son état d'esprit. Hélas! Au buffet se trouvaient déjà Thor et Sif! Préférant fuir plutôt que de se retrouver face à cette dernière encore une fois, Thrùd fila à l'autre bout de la salle et s'appuya contre un mur pour se faire témoin muet de la réception.
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Jeu 22 Aoû - 9:37

Je ne savais pas vraiment ce qui s’était tramé entre les dieux depuis leur arrivée sur l’île de Némeil. Le peu que je connaissais me venait de Dionysos et à vrai dire, le pacte passé entre les mythologies me contrariait. Moi, ce que je voulais c’était l’anarchie suprême afin de pouvoir opérer dans la plus grande discrétion, pouvoir voler des vies sans qu’on ne m’en tienne rigueur. Je voulais que Némeil devienne enfin le paradis dont je rêvais, lieu où le sang des infidèles pourrait couler à flot. En tout cas, j’étais pressée de voir cette pseudo alliance brisée en mille éclats vengeurs et c’est par un pli du dieu de la fête que j’appris l’avènement d’une de ces soirées mondaines dont les dieux raffolaient. Un moyen de fêter leur alliance ? Sottise. Un sourire carnassier avait alors apparut sur mes lèvres tandis que j’avais appris la nouvelle. J’aimais les fêtes. Et j’aimais encore plus les gâcher.

C’est vêtu d’une longue robe jaune, fendue jusqu’en haut d’une de mes cuisses que je fis mon entrée, seule pour une fois, la couleur de la robe et les bijoux tintant à mes poignets ne relevaient que plus la couleur doré de ma peau d’égyptienne. Mes cheveux, pour une fois, étaient relevés et savamment coiffés en une sorte de chignon tressé. Un simple trait de khol pour souligner le regard ainsi que de fines boucles d’oreille et j’étais fin prête pour me joindre aux dieux. Je détaillais la pièce du regard comme à mon habitude, l’odeur forte et enivrante de l’infidélité me chatouillait les narines et je refoulais du mieux que je pouvais l’envie qui me tenaillait de fendre la foule à la recherche d’une proie à achever. Il allait falloir que je contrôle mes pulsions ce soir, Dionysos avait certainement une idée derrière la tête pour avoir fait appel à moi pour cette soirée.

Je vis au loin Perséphone, et ce que je crus être son mari, les deux jeunes gens dégageaient une fascinante aura emplie de malfaisance qui prêtait à admiration. Ils étaient tous deux en conversation avec une autre déesse qui dégageait… la même morbidité que ses comparses. Certainement une autre déesse des morts. Qu’importe, j’aurais probablement l’occasion de discuter avec Perséphone plus tard. Je m’avançais vers le buffet y voyait deux personnes que je n’avais pas encore croisé. Tous deux semblaient complètement obnubiler l’un par l’autre. Ma partie d’humanité aurait probablement trouvé ça attachant mais là tout de suite, je ne sentis qu’un flot d’exaspération et m’appliquais à les éviter pour saisir une coupe. J’espérais qu’elle soit bien alcoolisée afin d’égayer un peu plus cette soirée.

Je m’éloignais alors du buffet et des deux tourtereaux pour me fondre à nouveau dans la foule. Je cherchais du regard quiconque pourrait m’empêcher de m’ennuyer mortellement. Peut-être même Anubis tient, celui-là pourrait encore tenter de faire revenir mon humanité. Et quel régal d’apercevoir ses prunelles déçues quand j’égorgerais de nouveau une personne sous ses yeux. Dans tous les cas je restais là, appuyée à une colonne en sirotant ma coupe, attendant de recevoir quelques directives ou de reconnaître quelqu’un.


Dernière édition par Néthi le Dim 1 Sep - 16:06, édité 1 fois
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Sif
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Dim 25 Aoû - 9:03


    « The sun goes down, the stars come out
    And all that counts is here and now
    My universe will never be the same
    I'm glad you came. »

    Megan Nicole, Glad you came {}




Le souvenir de son investiture en tant que déesse à part entière demeurait encore vif dans l’esprit de Sif. D’innombrables lunes avaient pourtant passé depuis, avec leurs lots de bons moments comme leurs drames, mais ce genre de choses vous marquait profondément, et ce pour le restant de vote vie, aussi longue fût-elle. Si la veille du grand jour, la nervosité aussi enthousiaste que contenue de sa mère ne l’avait point contaminée, le jour J avait été le théâtre d’une fébrilité que la jeune femme n’aurait soupçonné de sa part. Il ne s’agissait ni de la crainte qu’un soldat ressent avant de donner l’assaut –chose qui de toute façon lui était restée étrangère-, ni même de cette peur viscérale que certains nourrissaient à l’idée de la mort ; ç’avait été un mélange d’appréhension et d’impatience, du désir impérieux que tout commence pour se terminer au plus vite, et en même temps que cela durât une éternité, petit moment de gloire personnelle récompensant des décennies de travail acharné. Alors qu’Odin avait entamé son discours, s’adressant à la foule autant qu’aux jeunes gens alignés devant lui, l’Asyne avait inconsciemment commencé à retenir son souffle, brûlant de recevoir son titre sans pourtant pouvoir le montrer. L’attente s’était étirée, électrisante et à l’apparence de l’infini, jusqu’à ce que le protocole touche à sa fin, et que son nom retentisse après ceux d’ores et déjà reconnus, et avant ceux qui la suivraient, de la voix forte et apaisée du Père de Toute Chose.

Ce soir-là, alors que le regard de Thor se posait enfin sur elle après toute une journée de préparatifs, se déroulait paradoxalement exactement la même chose, et en même temps, cela différait en tellement de points. Le dieu eut la politesse de ne pas la détailler de bas en haut, aussi inhabituellement élégante et réellement charmante soit-elle, et il ne tarda d’ailleurs point à lui faire part de son avis sur ces choix vestimentaires inédits. Sa réaction fut sincèrement plaisante, comme en témoigna le sourire redoublé de la demoiselle, quoi que légèrement édulcoré par autant de bienséance ingénue que d’humilité typiquement féminine, car après tout, aucune jeune première n’acceptait jamais un compliment sans assurer qu’elle ne le méritait pas, et que tous les soins apportés à son allure ainsi que les heures ayant abouti à ce résultat n’étaient vraiment rien du tout. Pourtant, malgré ces dissemblances, son cœur avait reconnu le goût de ce nectar si particulier qui vous transportait autant que stoppait votre souffle, et la certitude de ne pas échouer avait fait son chemin. Le père avait déçu ses espérances bien des décennies auparavant, mais ce soir-là, le fils avait été plus que capable de récompenser les efforts de Sif, et ce rien qu’en bredouillant un tantinet. Ah, délicieuse cruauté de femme qui faisait savourer les brefs tâtonnements de ces messieurs devant leur charme…

Mais en parlant de charme, le Scandinave n’était pas mal non plus. Elle avait déjà eu le loisir de le voir arborer fièrement cette tenue protocolaire à plusieurs reprises, lors des traditionnelles célébrations émaillant le calendrier, dans une ancienne vie que lui rappelait pourtant sans pincement au cœur cette cape d’une teinte éclatante. D’autres bals, où dans un coin, ils avaient ri sous cape des manières que faisaient les couples, avec leurs courbettes et leur préciosité, sans comprendre encore que sous ce manque de naturel cachait de timides sentiments dont ils cherchaient à deviner la réciprocité, ou tout simplement à savourer en secret, sans mot dire, juste les yeux dans les yeux… Non, à l’époque, toutes ces choses n’étaient vraiment pas pour eux, eux qui ès qu’ils le pouvaient s’éclipsaient dans un coin tranquille pour éviter les hommages et autres mondanités, la demoiselle effrontément en tenue d’homme, quoi que raffinée et ma foi altière, et le Prince pas franchement intéressé par sa fonction officielle. Comprenez, ils ne pensaient qu’à leurs entraînements, leurs voyages ! Ils n’avaient pas besoin de toute cette musique car le silence leur suffisait, ni de tout ce monde quand ils étaient ensemble… Les choses pourtant avaient-elles évolué depuis cette époque ? Peut-être, aux vues de cette veillée qui démarrait de façon si prometteuse. Peut-être pas, si tout ne se déroulait pas comme dans un joli conte… Qui savait ?

Sif baissa humblement les yeux sans cesser de sourire, pliant imperceptiblement les genoux en un embryon de révérence se voulant drôle : après tout, quitte à ressembler à une grande dame, autant le faire bien. Elle se retint pourtant de tenter une plaisanterie, dans la veine de « pour une fois que je ressemble à une fille ! », qui aurait été d’un certain côté pas si erronée que cela, mais pas vraiment valorisante, n’est-ce pas. Quelque chose en elle n’avait pas voulu dénigrer les fruits de ses menus progrès, une entité se sentant plus femme que fille, justement. Après avoir fermé sa porte et rapidement glissé la clef dans sa cachette –d’ordinaire, elle la gardait sur elle, mais les robes de soirée n’étaient pas dessinées pour avoir des poches, et quant à emporter un sac à main, il ne fallait pas non plus pousser-, la déesse prit avec plaisir le bras que lui offrait son accompagnateur, avant que tous deux ne se lancent sans hésitation dans l’obscurité de la nuit.

Nous disions tantôt que le silence entre eux ne les avait gênés ; ce dernier malgré tout ne sut pleinement s’installer le temps du trajet. Certaines choses se disaient avec les yeux, d’autres se révélaient naturellement en soi-même, alors que deux présences se mêlaient pour donner naissance au simple bonheur d’exister au même endroit et au même moment qu’un être bien particulier. Des choses qui à l’évidence s’avéraient encore trop précoces, si bien que des sujets extrêmement banals se glissèrent dans la conversation, comme le temps à la fois doux et clément particulièrement agréable, et donc apte à donner l’envie de sortir au plus grand nombre, et autres lieux communs néanmoins abordés avec plaisir. Chacun avait apporté avec lui son petit lot d’anecdotes personnelles, récolté chacun de leur côté depuis leur arrivée sur Néméïl, et bien que même le sujet le plus barbant puisse entre eux devenir sympathique simplement parce qu’il était évoqué par l’autre, ce partage sonnait bel et bien le retour de leur duo mémorable, de cette proximité que même un exil n’aurait su abattre.

Et tout perdura sur la même lancée : les abords de la salle des fêtes avaient été parés de lampions multicolores, afin d’égailler les ténèbres qui peu à peu étaient descendues sur la ville, et formaient comme une discrète haie d’honneur aux invités, un message de bienvenue et d’espoir chaleureux. Toujours souriante, à la fois à cause de cette grande réunion survenant en partie grâce à son concours, mais aussi et surtout d’avoir plus que jamais un cavalier, pour la première fois, et qui plus était parfaitement à la hauteur –il ne l’avait pas abandonnée dès le seuil passé pour une raison X ou Y typiquement masculine-, la demoiselle se laissa entraîner vers le buffet, point stratégique pour qui désirait voir, ainsi qu’être vu. Sif serait-elle assez enivrée par cette atmosphère pour céder aux sirènes de l’orgueil sucré des précieuses ? Pas assez, n’en déplaise à ses détracteurs, pour définitivement perdre la tête et se prendre pour une princesse : son rôle d’organisatrice passait avant tout, même avant –et c’était bien dommage, en y repensant !- ce cher Thor. Du professionnalisme avant tout ! Sa mission consistait à préparer en amont, mais également s’assurer que tout se déroulait bien, et abandonner un instant sa liberté d’hôte pour discrètement remonter ses manches au besoin. Elle s’accorda néanmoins un dernier moment de légèreté, sans remarquer que le Nordique peinait à trouver une suite à son propos :

-Je t’en prie voyons, je n’ai fait qu’apporter ma contribution à ce vaste projet. Osiris en a été l’un des principaux instigateurs, et un grand mérite lui en revient. Toutes celles et ceux ayant participé, même un peu, sont louables.

Osiris qui d’ailleurs, pour l’instant, demeurait invisible… Balayant la salle des yeux, l’Asyne remarqua Gizeh, à qui elle adressa un discret signe de la main, qi sembla ne point être remarqué, le Sphinx ayant tout l’air d’être perdu dans la contemplation d’un autre convive. Bon, ça n’était pas grave… Son sourire néanmoins finit par prendre un peu de plomb dans l’aile, lui qui avait été si lumineux tantôt : en effet, la petite bulle dorée où les deux Asgardiens s’étaient enfermés, aussi agréable et isolante fût-elle, demeurait tout de même transparente, si bien que la jeune femme ne put que remarquer qu’une partie des invités tirait une mine de six pieds de longs, l’autre paraissait attendre le Ciel savait quoi –et pas forcément un rebondissement aussi heureux que le gâteau-, et une dernière n’attendait qu’un signal pour mettre une ambiance tout à fait différente de celle créée par les musiciens en sourdine, du genre plus… Mesquin, pour rester optimiste. Si l’atmosphère parvenait à rester globalement bonne, la première impression conservait un caractère mitigé, alors que les divinités peinaient encore à complètement se mélanger, sans a priori ni sensation de frontière. Y mettre du sien, une étape décisive pas fondamentalement surmontée par tous.

La robe de deuil de certaines dames ainsi que la fuite pure et simple de Thrùd finirent de dégonfler le petit nuage sur lequel la bretteuse s’était envolée, bien, bien loin au-dessus de la réalité brute. Bon, et bien il y allait avoir du travail…

-J’espère au moins que tout ceci rencontrera le succès espéré… glissa-t-elle à Thor, toujours sans quitter la foule des yeux, et plus vraiment certaine que cette idée soit le but de tous entre ces murs.

Fallait-il pour cela animer un peu plus la salle ? Donner l’exemple ? Ou au contraire laisser les choses suivre leur cours, sans rien brusquer ? Malheureusement, Sif n’avait pas la réponse ; peut-être aurait-elle dû être plus attentives, naguère, lors des fêtes données par Odin…




Dame Sif« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront.»  -  René Char

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Eris
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Dim 25 Aoû - 14:44



Pomme de reinette et Pomme d'api



« Pardonnez mon entrée quelque peu intrusive mais j’étais à court de pomme aujourd’hui. » Déclara Eris avec un grand sourire plein d’ironie une fois qu’elle eut l’attention de tous les convives. Comme on le disait souvent l’histoire avait une fâcheuse tendance à se répéter et que la Discorde ne soit pas invités lors de réception ne l’étonnait plus et selon les moments, elle s’en moquait même. Cependant pas ce soir-là. Il y avait trop peu d’occasion de passer convenablement le temps dans ce trou perdu qu’était Néméïl pour passer à côté de cette opportunité en or. Quel meilleur endroit pour semer la panique qu’un banquet pour la paix ?! Une idée totalement stupide et irréalisable si on lui demandait son avis mais visiblement ce n’était pas le cas. La déesse n’avait rien reçu, pas le moindre petit carton d’invitation, pas un pigeon ou une colombe pour la prévenir de cette misérable sauterie. Non seuls les bruits de rue et ses oreilles indiscrètes l’avaient mené à la salle des fêtes. Et maintenant qu’elle y était, la belle allait mette son don à l’épreuve et surtout elle allait dédier toute son énergie à faire ce qu’elle savait faire de mieux, déclencher des guerres. Oui cette simple pensée lui envoyait des frissons de plaisir et d’excitation dans tout le corps.

Ce matin-là Eris avait pris un long bain relaxant en imaginant qui elle rencontrerait à la fête et comment elle s’y prendrait pour faire payer à tous ces moins que rien l’affront qu’elle subissait une fois encore. Personne ne se rappelait donc Troie comme on tend à se souvenir du vase de Soisson ?! il fallait bien croire que non. Cependant la brunette devait bien avouer qu’elle n’attendait que cela. Une bonne excuse pour se remettre au travail et sortir de cette torpeur dans laquelle la déesse s’était volontairement plonger depuis son arrivée sur cette terre d’exil. Ce soir tout allait changer et elle retrouverait sa splendeur d’antan. Après des heures et des heures de soins et d’ablution Eris avait revêtue une robe de soie et de mousseline blanc cassé. Un drapé élaborer recouvrait sa poitrine et moulait son buste mais se faisant plus ample sur les hanches. La tenue s’arrêtait devant un peu en dessous du niveau du genou mais possédait une belle traine, digne d’une jolie mariée. Ce serait parfait pour faire sensation. Elle n’en doutait pas une seconde. La belle coiffa sa chevelure et la laissa folle et libre, cela donnerait plus d’impact à sa colère. Apprêté, habillée et bijoutée la demoiselle avait donc pris le chemin du bal en pensant à l’entrée fracassante qu’elle ferait. Elle attendit savamment son heure dans un coin d’ombre avant de remonter l’allée de lampion et puis elle ouvrit les doubles portes dans un bruit assourdissant pour se faire tourner toutes les têtes vers sa personne.

Une phrase choisie pour sa pertinence et son humour et puis elle éclata d’un rire de démente. Discorde adorait faire frémir les gens, même ses propres amis ou alliés, car pouvait jurer l’être réellement ?! Mieux valait n’accorder sa confiance à personne et avoir de belles surprises que des grandes déceptions. Et puis Eris dévisagea personnellement chacun des invités, se demandant qui était le responsable, qui prenait les décisions ici. En somme qui allait souffrir pour sa vengeance, car les autres ne serait que des dommages collatéraux, pour son bon plaisir. Elle termina de rire et ajouta « Je plaisante voyons ! Laissez-moi boire un peu de vin avant de déclencher une petite guerre. Dites-moi seulement qui est le responsable de ce fâcheux oubli…j’ai la discorde qui me démange. » Elle lâcha l’encadrement des porte et avança dans la foule pour aller vers le bar où elle pourrait enfin avoir une coupe. Mais elle n’avait pas l’intention de laisser redescendre la pression. Elle continuait de jeter des regards méchants à tous ceux qu’elle croisait. La paix c’était pour les faibles et jamais elle ne voudrait s’entendre avec des gens qui refusaient la guerre et ses biens faits, qui accepteraient bêtement leur sort et leur détention sur ce bout de cailloux. Non Eris, refusait que l’on célèbre cette utopie dont en plus elle ne faisait pas partie. Même Perséphone et Hadès étaient sortie de leur trou pour l’occasion, pensaient-ils véritablement à s’acoquiner avec des opportuniste de romain ou des mielleux d’égyptiens ?! Seuls les nordistes valaient passablement le coup, la grecque aimait les guerriers, son précieux Arès en savait quelque chose. Dommage qu’il soit absent celui-là, cela aurait accordé du poids à sa menace.

Arrivée au bar, Discorde s’empara d’un verre et en vida presque la moitié en une gorgée. Elle reconnaitrait une cuvée de Dyonisos entre mille. Il n’y avait rien de plus fiable que son peuple et encore, elle allait peut-être découvrir que c’était précisément pour cette raison qu’on ne l’avait pas convié à cette charmante réception dont la décoration était à vomir et les musiques aussi. Elle n’aurait aucun regret à ce que chacun rentre chez lui déçu et avec d’affreux souvenir. Il ne fallait pas provoquer la colère de la déesse. Pourtant les récits regorgeaient de mésaventures du même acabit. Que les humains n’apprennent rien et reçoivent perpétuellement des leçons, cela pouvait se concevoir, qu’attendre de plus d’être si inférieur et médiocres. Mais les Dieux ?! C’était tout de même une honte ! On était en droit de s’attendre à mieux de la part de leur espèce et qu’importe leur mythologie, on ne pouvait pas être si stupide quand on appartenait à un panthéon.


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I wanna be bad I make bad look so good I got things on my mind I never thought I would I, I wanna be bad I make bad feel so good I'm losing all my cool I'm about to break the rules I, I wanna be bad †
TAZER.
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mer 28 Aoû - 15:13

La suite ne se fit pas attendre et un sourire carnassier s'épanouit sur les lèvres de la Déité en voyant Perséphone passer les portes de la Salle des Fêtes au bras d'Hadés. Si Hel ne connaissait pas l'époux de Persé, elle savait quelle facette il faisait ressortir en elle et en cet instant la Déesse de Helheim avait plus que jamais besoin de sa complice de carnage. Si Hel s'était félicitée de la crainte qu'elle suscitait, le couple des Enfers la battit à plate couture tant ils s'accordaient si parfaitement, suffisant à plonger la salle dans cette ambiance lugubre dans laquelle Hel se plaisait tant. Aurait-elle eu le même succès au bras de Dyggve ? Non, elle le savait puisque son époux s'était battu pour réveiller en elle la femme vivante repoussant dans son ombre sa face ténébreuse. A son bras, ce serait une tout autre femme qui serait présente dans la salle mais pourquoi y penser, il n'était plus là. Prenant une grande inspiration, elle le chassa de son esprit et fut largement aidée par la vision qui s'ensuivit. Son oncle Thor qui entra au bras de … Sif. Une Déesse qu'Hel s'était fait une joie d'oublier jusqu'à maintenant. Elle connaissait la stupide histoire capillaire – encore une action très bien pensée du paternel ça - qui avait provoqué le désespoir de Sif,  l'exaspération d'Odin et la colère de Thor. Il y avait des fois où Loki avait tout de même un sens de l'humour assez douteux. Si Hel ignorait que l'acte avait été causé par la jalousie de son père envers Thor, elle se rappelait nettement le tapage que cela avait provoqué à Asgard et la rancœur que Sif avait gardé envers lui... Bref, assez compliqué pour qu'Hel n'ait aucune envie de s'en mêler.

Et pourtant. Dans son envie de mettre fin aux agissements de son père, pour que les proches de Loki trouvent enfin la paix, Hel avait espéré que l'amie d'enfance de son père fasse table rase du passé pour l'aider à retrouver le droit chemin, espoir avorté par le talent inégalé de Loki pour refuser toutes les mains tendues et s'entêter dans sa folie destructrice. Une énième déception ne méritait pas tant d'effort.
Hel fut interrompue dans ses pensées par l'intervention providentielle de Perséphone qu'elle enlaça en retour. Il n'y avait bien qu'elle pour sauver cette foutue soirée. Son compliment fut accueilli avec un sourire auquel elle répondit, amusée.

    ▬  Et encore tu ne m'as pas connue quand j'étais littéralement à moitié décharnée, contemplant le couple elle ajouta dans le même ton,Mais je suis bonne joueuse, inutile de dire que vous m'avez battue à plate couture tous les deux. Je n'avais plus ressenti cette atmosphère macabre depuis Helheim. »

Et c'était peu dire ! Perséphone lui présenta par la suite son époux qu'elle salua d'un signe de tête.

    ▬  Enchantée de faire enfin votre connaissance, votre réputation vous précède. Moi qui était on ne peut plus pessimiste quant au déroulement de cette soirée, me voilà rassurée de te voir ici Persé. »

Jetant un regard à la salle qui continuait à se remplir, elle repéra Thrùd, fille de Thor et surtout Valkyrie donc une connaissance d'Hel qui fit un crochet clairement maladroit pour éviter son père et sa compagne du soir ce qui fit arquer un sourcil à la Déesse des Morts. Décidément dans la catégorie « Cohésion familiale » les Scandinaves étaient clairement à la traîne. Sirotant son cocktail elle continua a l'adresse de son amie.

    ▬  Toi qui est moins coupée du monde que moi, sais-tu qui exactement a négocié ce fameux traité de paix ? »

Qui n'a de toute évidence aucune chance d'aboutir ?, ajouta t-elle pour elle-même. Il fallait être réaliste, les Dieux aimaient beaucoup trop s'entre déchirer pour respecter une paix quelconque. Les principaux Dieux, Zeus, Jupiter, Odin et Amon (qui lui n'avait pas survécu au voyage visiblement) n'étant pas capable de tenir en laisse leur propre confrères, Hel voyait mal comment une paix entre les mythologies avaient une quelconque chance d'aboutir. Finissant sa coupe et attrapant une flûte de champagne en attendant la réponse de Perséphone, elle avait détourné son attention de la salle lorsque le fracas des portes contre les murs de la salle manqua de lui faire lâcher son verre et la fit sursauter. Et il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était qu'on la fasse sursauter. Sa bonne humeur ? Envolée à tire-d'aile par les larges fenêtres de la salle. Pivotant lentement sur ses talons avec une placidité inégalée, elle découvrit le responsable, que dis-je LA responsable de ce vacarme. Visiblement fière d'elle, la bruyante arrivée éclata de rire ce qui fit monter d'un cran l'énervement d'Hel qui sentait la douce chaleur de la fureur courir dans ses veines mais cette dernière atteint son apogée lorsque cette gourde blonde osa lui jeter un regard menaçant.

Le silence que cette Déesse avait provoqué rendit un magnifique hommage au bruit de verre cassé qui se fit entendre et ceux qui tournèrent leur regard vers la brune sanguinaire purent constater que l'éclat cristallin rendit un vibrant hommage à la flûte brisée entre ses doigts. Pourtant le visage d'Hel était figée dans le marbre et son regard glacial ne quitta pas la harpie alors qu''elle desserrait doucement les doigts faisant tomber à terre les débris de verre et quelques gouttes de sang. Faisant jouer quelqu’une de ses craquantes articulations, le froid polaire incarné prit un autre verre qu'elle porta à ses lèvres avec détachement, maculant le verre de traînées pourpres.

    ▬  Je ne sais pas qui tu es et je m'en contrefous pour tout te dire, mais il y a des gens dans cette salle qu'il vaudrait mieux éviter de menacer si tu veux repartir sur tes deux jambes. »

Son pouvoir la démangeait plus que jamais, Hel n'était pas de celle que l'on domine où qu'on effraie et elle mourrait d'envie de voir l'imprudente se tordre de douleur par terre. Elle était certes une Déité, mais elle était aussi une viking, une Skjaldmö et chez elle, les affronts se lavaient dans le sang.
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Thrùd
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Jeu 29 Aoû - 12:20

Thrùd contemplait les environs d'un œil noir. Plus elle passait de temps dans son coin à regarder les autres, plus son humeur s'assombrissait. Où était passée la combativité des scandinaves? Noyée dans l'indolence et la mollesse des grecs, des romains et des égyptiens, selon elle.
Thrùd frissonna en écoutant les conversations. Ses doigts la démangeaient et elle regretta presque d'avoir prit son épée: son poids à son coté lui donnait envie de faire un carnage. Personne d'autre n'était armé: elle serait le loup dans la bergerie, le renard dans la garenne, le chien enragé dans la rue. Ce serait une hécatombe. Un bain de sang. Des morts, des estropiés, du feu, des larmes et une jouissance presque physique pour la valkyrie.
Thrùd frissonna à nouveau, de plaisir imaginaire cette fois. Elle se voyait, déchainant sa furie, valsant avec la mort et détruisant tout sur son passage, puis fuyant, disparaissant dans la nature sauvage de l'île, vivant de chasse et de pêche.
La valkyrie secoua la tête. Non. Il ne le fallait pas. Pour retrouver le chemin de leur monde, il fallait qu'elle reste au moins aux cotés des scandinaves si elle voulait avoir une chance de retrouver le chemin de Midgard. Pas de tuerie. Surtout pas. Thrùd ôta sa main de la poignée de son épée, où elle l'avait posée sans s'en rendre compte et croisa les bras sous sa poitrine.
Soudain, une nouvelle personne débarqua, faisant grand bruit. La valkyrie sursauta mais ne pu s'empêcher de sourire. Enfin quelqu'un qui semblait se rendre compte de la stupidité de l'évènement qui se déroulait. Sarcastique, la grecque, déesse, demi-déesse ou créature, qu'est ce qu'elle en savait? continua sa route jusqu'au buffet en jetant des regards méchants à tout le monde.
Thrùd se redressa et se dirigea vers elle réprimant ses enjambées dans sa robe rouge pourtant ample, qui entravaient ses mouvements. Une idée germait doucement dans sa tête. Elle se plaça à coté d'elle et prit une coupe de vin, avant de se mettre à grimacer.

"Je déteste le vin." dit Thrùd à la grecque à coté d'elle. "La bière, l'hydromel, ou même le cidre sont infiniment meilleurs que ce jus de raisin pourrit. Mais bon. De toute façon, ce n'est pas d'alcool que j'ai soif, mais plutôt de sang! Cette idée de paix est tellement stupide! Nous ne pouvons pas nous entendre et je crois que vous partagez mon avis. La discorde vous démange? Moi c'est mon épée. Si nous leur prouvions que la paix est impossible?"
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Anubis
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Jeu 29 Aoû - 14:17


Je n’ai jamais aimé les fêtes. A vrai dire, j’ai toujours eu le sentiment qu’à chaque soirée que les dieux organisaient, il finissait toujours par avoir un mort, blessé, scandale, début de guerre (rayez la mention inutile). Et encore que, ces petits problèmes n’étaient qu’à l’échelle des égyptiens à l’époque … Qui avait pu avoir l’idée de réunir des dieux d’horizons –et de tempéraments si différents ? Osiris, mon père, en était l’un des investigateurs, et apparemment ma nouvelle amie Sif également. Ils étaient pourtant réfléchis, intelligents (malgré tous les autres défauts de mon père). S’étaient-ils sincèrement réveillés un matin en se disant : Tiens, ça pourrait marcher ?

J’étais intimement persuadé que cette soirée serait un échec. Je n’aurais jamais dû venir, j’avais prévu d’éviter cet événement. Mais deux parties de moi m’avaient contraintes à venir (ou trois, selon ce que j’acceptais de m’avouer). La première, et celle qui avait été le point décisif, c’était Néthi. Je n’avais pas eu de nouvelles d’elle depuis plusieurs jours, et quelque chose en moi me disait que l’Aképhalos rêvait d’assister à cette soirée. Je venais donc pour tenter de l’empêcher au mieux de faire des choses qui pèseraient sur la conscience de ma Néthi, sa part d’humanité. Cette raison était acceptable, plutôt noble même. Mais voilà, je suis le dieu de la justice, de l’honnêteté. Il faut avouer que ce n’était pas la seule raison. La seconde, que j’arrivais encore à accepter, c’était la curiosité. Ce n’était pas glorieux, mais j’avais envie d’être là au cas où quelque chose se produise. Et puis il y avait tous ces dieux que je ne connaissais pas encore, et que j’avais envie de découvrir. Enfin, il y avait bien une dernière raison, tout à fait inavouable, celle invoquée par la part de moi la plus sombre que je tentai de refouler au mieux : la haine pour Osiris. Je savais que c’était mal, mais cette part de moi rêvait de le voir échouer, de voir sa soirée être un échec total, et pourquoi pas même, participer à ce fiasco.

Alors que j’entrai dans la salle, je sus immédiatement que ça ne marcherait pas. Je reconnaissais des visages, ceux de personnes qui ne pouvaient pas être ensembles. Il y avait la douce Sif, et Thor. Je les connaissais un peu, pour avoir parcouru l’île en leur compagnie, et je savais qu’ils étaient pour une paix sur l’île. Evidemment il y avait Gizeh, mon père ne sortait jamais sans son chien de garde. Et puis il y avait Perséphone, sublime comme à son habitude, accompagnée par son mari. Je m’entendais très bien avec elle, mais je savais qu’elle avait elle aussi des côtés sombres et dévastateurs, et de ce qu’elle m’en avait dit, son mari était pire encore. Elle était en compagnie de Hel, et deux autres déesses blondes tournaient autour. Je secouai la tête, amusé. J’allais aller me fondre avec eux, après tout quoi de plus logique pour moi que d’aller retrouver mes confrères de la morts, lorsque j’aperçu Dionysos dans un coin. Aussitôt, je senti une tension naître dans ma nuque. Je ne lui avais jamais adressé la parole, mais j’avais sondé son âme, et elle était si noire que j’en avais des frissons. Ce dieu était mauvais, et si des personnes comme Perséphone ou Néthi pouvaient détruire une soirée pour le plaisir, pour le sport, je me doutais que cet homme-là avait de plus noirs desseins. J’aperçu Néthi, un peu plus loin. Il ne me fallut pas plus de quelques secondes pour comprendre que c’était son double maléfique qui se pavanait dans cette robe jaune. La douce Néthi était plus discrète, et n’avait pas du tout la même démarche chaloupée. Je soupirai, de peur, et d’un autre côté, j’avais ce léger picotement de plaisir coupable en me disant que cette soirée était vouée à ne pas connaître une fin heureuse. Si je comptais rester jusqu’au bout, il allait me falloir un verre.

Après m’en être servi un, je pris la direction d’Hel et Perséphone. Visiblement, j’avais déjà raté quelque chose, puisque la dernière parole que j’entendis de la part de Hel sous-entendait qu’elle allait bientôt casser quelques jambes. J’arrivais à côté d’elles, et saluait Hadès en me présentant, avant de m’adresser aux déesses des enfers.

ANUBIS ► « Mesdames … »

Je me tournai vers Perséphone, que j’appréciais particulièrement afin de savoir quelle était son humeur du jour.

ANUBIS ► « Tu es particulièrement radieuse ce soir Perséphone. »

Puis je me tournai vers Hel. J’étais encore trop sobre pour me laisser aller pleinement à mon désir de voir cette soirée ruinée, et puis il faut dire que mon entente avec Hel était … Particulière. Entre nous, il était rare qu’une phrase ne cache pas un pic ou une moquerie. Toutefois, je tentai une plaisanterie plus douce, afin de détendre un peu l’atmosphère et de lui éviter de tuer quelqu’un avant même que je n’ai fini mon premier verre …

ANUBIS ► « Quant à toi Hel, toujours aussi aimable à ce que je vois. Mais pense un peu aux organisateurs, une tâche de sang sur ces sublimes tapis, ça serait très dur à faire partir. »

J’avais accompagné cette phrase d’un sourire, tout en jetant un regard à Perséphone. J’allais vite savoir à quelle personnalité on avait affaire ce soir ..




ANUBIS. Everything looks better when the sun goes down, I had everything, opportunities for eternity and I could belong to the night. I'll never be good enough. You make me wanna die and everything you love will burn up in the light. » You make me wanna die by The Pretty Reckless

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Perséphone
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Ven 30 Aoû - 8:44

A nous voir nous enlacer toutes les deux, on pourrait presque croire que nous étions des personnes sympathiques qui aimions le contact avec les autres. Grosses erreur. Si je pouvais être très câline dans mes bons jours, sachez que dans les mauvais, m'effleurer avec votre bras ou votre main, c'était comme accepter le fait que vous alliez la perdre Il n'y avait qu'avec mon mari que je me montrai tactile dans mes humeurs sombres ou encore avec certaines personnes avec qui j'avais énormément de points communs, comme Hel par exemple, ou Néthi, ma fière alliée. J’aperçus d'ailleurs Thor à cet instant, mon plus grand ami, pour qui je donnerai ma vie dans mes bons jours. Dans des jours comme celui-ci ? Oui, il ferait parti de ceux avec qui j'accepterai une étreinte, s'il n'était pas en compagnie ce soir de Sif, une personne bien méfiante à mon égard et qui n’appréciait pas ma forte amitié avec le Dieu Scandinave. Ca tombait bien, je ne l'appréciais pas non plus. Je souris alors à Hel qui me complimentait d'avoir réussi à retenir le regard et le souffle de plus de personnes qu'elle par ma prestance, avant qu'elle ne salut mon mari qu'elle ne connaissait pas encore.

Je fus interrompue dans mes pensées par un claquement de porte et puis tout à coup, un silence pesant. Me retournant, je reconnue de suite Eris, que j'attendais impatiemment ce soir pour rendre cette soirée des plus intéressante, ce qu'elle fit sans mal, commençant déjà par menacer tout le monde. Ha, il n'y avait qu'une Grecque pour mettre aussi bien l'ambiance ! Malheureusement, Hel tourna au quart de tour comme j'aurai pu m'en douter et c'est le sourire aux lèvres que je m'interposais entre le regard de la Nordique et la silhouette d'Eris qui se dirigeait vers le banquet:

-Laisse donc Discorde s'amuser un peu, j'ai hâte de voir comment va réagir Dionysos, qui est l'organisateur de cette soirée..

Un autre Dieu de la mort nous rejoint alors, et pas des moindre. Anubis, le Dieu Egyptien. Je m'étais beaucoup intéressée à sa mythologie et à son devoir de Dieu des morts et grâce à lui, j'avais appris beaucoup des Egyptiens, et de leur manière de peser l'âme des morts, etc, ce que je trouvais très intéressant. Je lui étais reconnaissante d'avoir étanché ma soif de curiosité et pouvais même presque dire que je l'appréciais. Oui, dans mes bons jours on peut même dire que je le considérais comme un ami. Je souris donc à son arrivée, qu'il ponctua d'un compliment pour ma part, et d'une boutade pour Hel. Que la soirée commence, je me sentais bien entourée, nous allions pouvoir nous amuser !

-C'est là que j’émets une objection ! Je parle par expérience, et crois-moi, le sang Egyptien part beaucoup mieux au lavage que le sang d'une quelconque autre mythologie, souriais-je.

Si je pouvais donner l'illusion d'être presque dans une bonne phase, la réalité était tout autre. Je guettai du coin de l'oeil Eris, excitée par le fait qu'elle allait ouvrir les hostilités, et jetais quelques regards à mon mari qui, en plus de ne pas apprécier la foule, allait être assez rapidement agacé de voir que je connaissais beaucoup de monde, et pas lui.

-A votre avis, où va donc se déclarer le bain de sang ? Du côté d'Eris ? Ho et que vois-je, Thrùd en robe longue ? Intéressant. Saviez-vous que je lui ai déjà arraché une dent ?

Fière de moi, mon regard se mit à briller d'excitation. Et si Thrùd et Eris s'alliaient pour ruiner cette soirée ?
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Ven 30 Aoû - 16:48



RP Commun

Que les festivités commencent !




Dionysos se sentait Dieu parmi les dieux. Il était dans son élément, sur Son terrain, plus que quiconque dans cette pièce. Il y aurait de la fête, de la boisson, des drames dignes des tragédies grecques. Tout était là pour qu’il passe une excellente soirée, bien que de toute évidence, Osiris n’était pas u aussi bon organisateur de festivité que lui. Qu’importe, le vin et la bière étaient savoureux, il les avait choisi lui-même, et déjà dans sa main siégeait son premier breuvage de la soirée. Il se sentait presque grisé à l’avance de ce qu’il allait se passer. Mais il devait rester bien en place, au moins jusqu’à ce que les choses dégénèrent. Et il apparaissait que peu des dieux et déesses en place ne semblaient véritablement enclin s à faire la paix. Les groupes et familles ne se mélangeaient guère, et seuls les différents dieux de la mort étaient spontanément aller se saluer les uns les autres. Comme quoi, quand on dit unis à la vie à la mort …

Cependant, le beau dieu ne put s’empêcher de revêtir, en l’absence pour l’instant encore peu remarqué d’Osiris, l’habit de maître de maison, passant d’un groupe à l’autre avec une aisance qui lui était toute caractéristique. Après tout, c’était son essence même de faire ça, pourquoi aller contre sa nature ? Surtout, il avait passé toute la semaine avec un mal de crâne démoniaque, prostré dans la bibliothèque d’Alexandrie, à lire tout ce qu’il avait pu trouver sur chacun des invités présents dans la salle. Il avait subtilisé la liste de invités principaux à Osiris, et avait passé un temps monstre à visualiser de gravures, lire des descriptions, des histoires, dans des langues qui il y a encore peu lui était totalement inconnues. Il n’avait pas finis ses recherches sans mal, ayant même souffert d’une cécité partielle après avoir fini un texte égyptien particulièrement obscure. Mais contrairement aux autres, il pouvait à présent mettre un nom sur chaque visage, et avait quelques bases sur les caractères de chacun, sans que personne ne le sache. Cette perspective lui plaisait plus que de raison.

Dans un premier temps, il vint à la rencontre de Thor, dont la carrure le rendait visible de l’autre coté de la pièce. Il faisait gentiment tache dans cet endroit plutôt raffiné, malgré une tenue d’apparat qui signait un effort tout à fait respectable compte tenu du caractère du nordique. Auprès de lui, comme un petit double lumineux et distingué, se trouvait celle qui devait être Sif, la déesse des mariages, d’après ce qu’il avait pu lire. D’un pas léger et dansant, il vint saluer le colosse d’une tape sur l’épaule franche :

- Bien le bonsoir Thor, mon ami, je suis ravi de te voir ici ce soir, je ne savais pas si tu allais louper l’entrainement pour nous faire l’honneur de ta présence ! Et je vois que tu es le cavalier chanceux d’une dame tout à fait remarquable.

Il se tourna vers Sif avec un regard brillant, un sourire immense plaqué sur les lèvres, et lui fit un baise main, prenant néanmoins le soin de ne pas véritablement toucher la peau de la jeune femme de ses lèvres. Il savait que le contact physique n’était pas l’apanage des dieux du permafrost :

- Je ne vous ferais pas l’affront de vous appeler la cavalière de Thor, Madame, dès lors qu’il parait évident qu’il serait comme un chien perdu ici sans la lumière de votre présence et de votre grâce en ces lieux ! Je suis Dionysos, dieu grec de la fête et d’un tas d’autres choses peu intéressantes.

Il sourit, attendant à peine la réponse de ses interlocuteurs, pour partir de la même façon dont il était venu, prenant une gorgée de vin dans la foulée, voletant d’invités en invités, avec un mot pour chacun, même parmi ceux qu’il n’avait jamais rencontré auparavant. Il vit Néthi près du bar, et lui fit un petit signe de la tête, lui signalant qu’il l’avait bien vu, puis fit volte face pour foncer vers le quatuor des dieux de l’autre monde : Hadès, Hel, Anubis et Perséphone. Il ne connaissait que son oncle et sa … Cousine ? Démi Sœur ? Tante ? il ne savait même plus tiens. Il ne connaissait Hel et Anubis que de nom, et de réputation. Et c’était pour l’instant bien suffisant : il était un dieu bien trop vivant pour se sentir proche de ses mortels divinités, et sa longue vie au sein de la communauté humaine avait fait déteindre sur lui une certaine appréhension de la mort. Pourtant, il se faisait un devoir de saluer tout le monde. Et il ne pouvait évidemment pas s’empêcher de venir titiller les susceptibilités et les fiertés :

-Bonsoir messieurs et dames, je vois que vous êtes sorti de vos quartiers infernaux respectifs pour nous faire l’honneur de votre funeste présence …

Spontanément, il fit la bise à Perséphone, avec qui il avait le plus d’affinités. Il était l’un des rares dieux à ne pas craindre la déesse dans ses heures de reine des enfers, et sa répartie était parmi les plus incisive du panthéon grec. Et ça faisait du bien, un peu de mordant. Il salua les deux dieux d’un signe de la tête, et Hel d’un baise main, comme pour Sif :

-C’est véritablement une surprise pour moi de vous voir ici … surtout toi mon oncle, qui préfère les gens un peu moins … vigoureux ! En tout cas, ne partez surtout pas avant la fin, le vin et la bière sont de qualité, et tout le monde attendu n’est pas encore arrivé, il serait vraiment dommage que vous loupiez le clou du spectacle !

Il gloussa, l’œillade malicieuse, avant de se détourner du groupe sans même attendre véritablement de réponse de leur part. Il savait que sa personne était critiquée. Il s’en fichait un peu, depuis des siècles. Il chercha Osiris dans la salle, toujours en vain. En revanche, Néthi était toujours seule, et il sentait son regard perçant le suivre à travers la salle. Il verifia l’heure, et alors qu’Eris et une certaine …Thrùd commençaient à échauffer les esprits avec quelques pics bien sentis. Bon, il allait devoir se bouger un peu avant que les choses lui échappent. Mais avant, il avait envie de voir Néthi.
Il fit donc le tour de la pièce, et posa le menton sur l’épaule de la jeune femme, un petit sourire aux lèvres.

-Je t’ai trouvé sublime bourreau ! tu te doutais bien que je n’allais pas te laisser bêtement dans ton coin !

Il embrassa doucement son épaule, avant de se mettre en face d’elle, lui murmurant en égyptien, afin que les individus autour d’eux ne puissent les entendre :

-Je suis désolé de ne pas avoir pu venir plus tôt, il fallait que je fasse mon…tour de salle. Les dieux sont déjà bien tendus … Et ils seraient dommages qu’ils nous pètent entre les doigts avant que nous puissions nous amuser vraiment … Je vais les distraire un peu, regarde et délecte t’en, cela va être une vraie pièce de théatre !

Un clin d’œil, puis en deux enjambées, le dieu grec grimpa sur l’estrade, qui se situait à l’extrême nord de la pièce. Il claqua des mains et, merci les domestiques, la lumière se tamisa pour se concentrer presque uniquement sur la petite balustrade sur laquelle il se tenait. Il le sentait, tout le monde le regardait. C’était fait pour après tout. Il pris une grande inspiration, la tête baissée, puis se mit à parler de sa voix de stentor, claire et puissante :

-Amis ou inconnus, Dieux et déesses, créatures et semi-divinités, je vous souhaite la bienvenue en cet endroit où Osiris, dieu égyptien parmi les plus grands, a désiré nous inviter tous à célébrer un pacte de paix, et les prémices d’une alliance, peut être florissante, mais d’ors et déjà fragile, entre nos communautés. Osiris n’est pas encore là, aussi je me fais porte parole de sa bienveillance et de son… espoir.

Il s’éclaircit la gorge. Il sentait l’adrénaline courir dans ses veines, ses pupilles se rétrécirent pour n’être qu’une paire de points minuscules. Tout le monde était là, pendu à ses lèvres. Prêt à le croire, ou prêt à lui couper la gorge ? Peut être un peu des deux. Etait ce ça, le pouvoir ? si c’était le cas…il en voulait plus. Il balaya la salle du regard, fixant d’un regard reptilien l’assemblée, sans s’accrocher vraiment à un visage en particulier. Ils lui appartenaient tous, à cet instant précis.

-J’espère dès lors que vous passerez une merveilleuse soirée, riche en rebondissement, en découverte et en révélations … Amusez vous, buvez, l’alcool est bon, riez, la compagnie est aujourd’hui la plus sélect’ du monde entier, dansez, il y en aura pour tous les gouts ….Et enfin, Je vous souhaite d’être proche de vos amis, mais encore plus de vos ennemis ce soir, tout en vous distrayant ! Il serait navrant que vous succombiez… D’ennui !

Il salua la foule à la manière d’un acteur sur scène, alors que la lumière s’éteignit une demi seconde, le temps qu’il descende de là et se mêle à la foule, en retrait. Histoire d’apprécier son petit effet, et les réactions des différents invités…




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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Sam 31 Aoû - 2:07




" Jamais la haine ne s'étanche. On ne peut que lui faire face. "
Sigyn & Némeil



Ses cheveux remontés pour des - trop ? - rares fois, la déesse y piqua une épingle de plus, grimaçant quand cette dernière vint frotter douloureusement contre la peau de son crâne, et une fois encore alors qu'un moindre haussement de sourcil lui donnait un profond mal de crâne, son chignon serré au maximum et posé haut sur sa nuque blanche et découverte. Ce soir, c'était fête ! Enfin, si elle arrivait à l'heure... Loki étai prêt et l'attendait dans le salon depuis maintenant une bonne demi-heure. Souriant à son reflet dans le miroir, la femme repassa un brin de rouge à lèvres rubis sur ses lèvres fines, les mettant en valeur d'une manière qu'elle savait plaire à de nombreux hommes, Loki compris. Attachant son collier de perles et d'emeraude, elle laissa tomber cette sublime pierre au centre, le posant contre sa peau pâle. Un coup d'oeil sur sa robe verte.... Sigyn eut un fin et discret sourire. Ce soir, elle se voulait femme. Peut-être pourrait-elle s'amuser un peu là-bas. La présence de Loki, elle le savait, ne serait pas longue. Du moins, pas à ses côtés. Mais il était là, c'était tout ce qui comptait. Sortant de la salle de bains, elle se dirigea donc vers le salon, ses talons claquant contre le sol, annonçant son arrivée. Son époux était debout au centre du salon, élégant dans son costume noir. Sigyn le regarda avec amour. Un amour toujours aussi présent et toujours aussi fort, malgré tout ce qui s'était passé.

- Nous pouvons y aller, dit-elle en prenant le bras de son époux.

Alors qu'ils arrivèrent au lieu de rendez-vous, une petite demi-heure plus tard, la fête avait déjà bien commencée et un homme quittait la petite estrade où il venait sûrement de faire un discours. Rageant contre le temps et le fait qu'elle l'ait loupée, la déesse pinça ses lèvres et lança un regard en direction de Loki qui déposa un baiser chaste sur ses lèvres avant de s'éclipser, lui disant qu'il devait parler à quelqu'un d'autre. Soupirant, Sigyn lissa nerveusement sa robe. Bon, il allait falloir commencer à parler maintenant ! Mais à qui ? Par où commencer ? Prenant au passage d'un serveur un verre d'alcool sur son plateau, histoire de ne pas avoir les mains vides, elle chercha autour d'elle. Ah voilà ! L'homme qui venait de faire son discours. Oui, elle pourrait aller le voir lui, lui demander de lui répéter ce qu'il venait de dire, lui expliquant qu'elle venait d'arriver. S'il avait fait un discours, c'était qu'il devait être l'un des organisateurs de la soirée. Mais qui était-il  ? Elle ne l'avait encore jamais vu. Prenant une profonde inspiration et levant haut la tête en un port altier et presque royal, elle se dirigea vers l'homme.

- Bonsoir, monsieur. Je suis Sigyn, déesse nordique. Elle sourit, se faisant diplomate, ses sens en alerte et cherchant le moindre signe d'anxiété ou de colère chez son interlocuteur qu'elle s'empresserait aussitôt de calmer. Je m'excuse. Je viens d'arriver et ai loupé de peu votre discours qui, pourtant, semblait intéressant.





FICHE PAR ROMANE DE ARTSOUL


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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Dim 1 Sep - 16:51

Mon regard se faufilait sur les invités avant de s’accrocher sur celui d’une déesse qui s’égosillait haut et fort afin que tout le monde l’entende et il ne me fallut pas longtemps pour deviner qui elle était. Eris, déesse grecque de la discorde. Il n’était pas étonnant que son invitation ait été oublié et encore moins qu’elle soit venue d’elle-même porter réclamation. Si j’imaginais très bien Osiris oublier volontairement la déesse, j’imaginais davantage Dionysos agir ainsi pour réveiller les instincts vengeur de la grec. Je souriais devant la scène, cette fête se remplissait déjà de tensions à peine commencée. La soirée risquait d’être longue et pleine de promesse.

Mes yeux se reposèrent sur Perséphone, et vis dans le petit groupe Anubis. Je sentis un sourire fendre mon visage à sa vue. Si le dieu pouvait se montrer agaçant, il n’en serait pas moins distrayant. Quel plaisir de voir l’horreur sur son visage quand je laisserais mon poignard s’enfoncer dans la chair de quelqu’un. Néanmoins, j’espérais qu’il ne m’avait pas aperçue, je n’avais pas la moindre envie que le dieu tente de m’empêcher d’accomplir mes forfaits ce soir, notre rencontre attendrait plus tard. Au fond, Anubis m’effrayait presque car je savais pertinemment qu’il pourrait être capable de ramener ma part d’humanité et cela, compliquerait énormément mes plans. Je décidais alors de détacher mon regard du petit groupe, essayant de ne pas attirer l’attention du dieu sur moi. Avant de repérer à nouveau Dionysos allant de ci, de la, saluer dieux, déesses et créatures. Rapidement, sous l’effet de la foule je le perdis une nouvelle fois. Et je vidais mon verre d’un trait comme si cela allait me donner une contenance et m’empêcher de m’ennuyer. Pourtant je savais que la soirée ne tarderait pas à s’échauffer et j’attendais cela avec une impatience grandissante. Tant et si bien que mes doigts caressèrent le tissu jaune qui recouvrait la lame fixée à ma cuisse. Mes doigts me démangeaient, le métal semblait cuire ma peau, comme si l’odeur d’infidélité si puissante dans l’air, me faisait perdre la raison. Je n’avais qu’une envie, plongée dans la foule, égorger les premiers hommes infidèles qui passaient à proximité, sentir le sang coulé le long de ma peau, la lame s’enfoncer dans les chairs roses de ses hommes. Mon cœur battait à pleine vitesse tandis que je visualisais la scène, avec une envie des plus morbides. Et ma main se resserra sur l’arme, prête à dégainer quand je sentis un souffle contre mon cou, et le rugueux d’une barbe de quelques jours frôler la fine peau de mon épaule. Ma respiration se calma alors, je ne pris même pas la peine de me retourner, rien que par cette façon de m’aborder je savais qui était l’auteur du geste. Ma main desserra sa prise sur l’arme et je laissais tomber mon bras ballant écoutant Dionysos murmurer à mon oreille et de lui répondre.

« Disons que je l’espérais. Tu n’imagines pas le contrôle qu’il me faut pour rester ainsi immobile. »

Compte tenu de l’odeur puissante qui se dégageait de la foule, que je puisse me contrôler ainsi relevait littéralement du miracle. J’espérais que la soirée deviendrait rapidement plus intéressante, que je puisse lâcher le monstre que je tentais de contrôler pour l’instant. Le baiser déposer sur mon épaule par Dionysos m’arracha un frisson et je l’observais se placer devant moi. En l’entendant parler le langage chantant qui n’était autre que ma langue natale, mon sourcil s’arqua. Je n’avais pas connaissance que le dieu avait cette capacité mais je ne relevai pas. Je me contentais d’hocher la tête en riant doucement, répondant de la même langue mélodieuse.

« Je n’en louperais pas une miette. »

Je lui souriais avant de l’observer, après un rapide clin d'oeil, monter sur l’estrade de manière désinvolte et que résonne sa voix dans toute la pièce. Un sourire se dessina sur mes traits tandis que je l’écoutais vanter Osiris et la paix installé. Il était vrai que Dionysos était un véritable acteur et avait un sens certain du spectacle. A la fin de son discours, je ne pu m’empêcher, accompagner d’autres, d’applaudir la prestation. Puis mon regard s’accrocha à celui d’Anubis. Définitivement repérée, il était inutile d'essayer d'échapper à son regard et j’effectuais alors une révérence dans le simple but de le provoquer, yeux rivés sur lui avec le sourire le plus mesquin aux lèvres.
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Thor
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Lun 2 Sep - 17:55

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Lorsqu’on était enfant, adolescent voire encore jeune adulte, on pensait souvent que la vie était simple. Qu’il y avait le blanc et le noir, le bien et le mal. Toutes les nuances entres ces teintes paraissaient ne pas exister et ce n’était que plus tard, avec le recul, que l’on comprenait conscience de certaine chose. Pour cette soirée en l’occurrence, c’était la maladresse de Thor face à une Sif métamorphosée en jeune femme tout à fait désirable qui lui fit comprendre que les choses entre eux avaient peut-être plus changé que ce qu’il avait bien voulu s’avouer. A Asgard, lors de ce genre de festivité, les deux amis qu’ils étaient s’éclipsaient généralement rapidement, peu intéressés par les mondanités que requérait pourtant leur rang. Et à ce moment-là, peu importait les mots qui s’échappaient de leur lèvres, peu importaient les gestes qu’ils pouvaient parfois avoir, il n’y avait rien d’autre qu’une immense complicité entre eux qui ne faisait que s’accroître avec le temps et les aventures. A présent, les choses s’étaient compliquées, ou plutôt avaient évolué, et comme il ne savait comment réagir face à ces nouvelles règles qui s’étaient instaurées entre eux, il essayait essentiellement de ne pas faire de faux pas. Le plus grand des guerriers d’Asgard se retrouvait ainsi désarmé face aux sentiments naissants qu’il éprouvait pour  celle qui avait toujours été à ses côtés, et elle n’avait eu nul besoin de mot ou de lame pour y parvenir. Hélas, il savait aussi qu’en tant qu’organisatrice, Sif ne pourrait passer la soirée entière à ses côtés puisque le devoir l’appellerait ailleurs mais il se consola en se disant qu’il y retrouverait probablement quelques connaissances comme Hercule ou Maât, des amis comme Perséphone (et qui sait, peut-être serait-ce l’occasion de s’approcher à nouveau un peu de son mari) voire des membres de sa famille comme Loki, Jörd ou sa fille, Thrùd ? Il pourra aussi se proposer pour assister Sif dans ses tâches. De toute façon, la soirée promettait d’être enrichissante, d’une façon ou d’une autre mais il était surtout évident que s’il venait accompagner de Sif, il repartirait aussi avec elle et comme elle ne partira sans doute pas avant la fin, il allait pouvoir se rattraper de tous ces millénaires ou il avait filé en catimini de la salle de réception. Pour un peu, ça ressemblerait à une douce vengeance venant de son père pour le mettre au pied du mur de tout ce qu’il avait fui pendant trop longtemps.

Sur le chemin, le silence du crépuscule fut entrecoupé de discussions banales mais apaisantes de retrouver cette complicité d’antan et d’avoir pour eux un peu de temps ensemble avant de devoir porter ce masque de bienséance et de politesse qu’on attendait dans ce genre de réception. Et surtout, outre la présence de sa précieuse amie, Thor profitait aussi de la tranquillité qu’offrait le chemin car incessamment sous peu, il allait se retrouver là ou il aimait le moins être : entouré d’une foule ou chacun s’amusait à boire plus que de raison et à déblatérer sur tout mais surtout sur rien ou pire, à critiquer et à chercher querelle sans se soucier du travail que la préparation et l’organisation de ces festivités avaient demandé. Mais il fallait qu’il s’y rende, au delà du fait que Sif y avait longuement contribué, parce que c’était son rôle de se tenir au courant de ce qui se passait entre mythologie et parce que ce genre de soirée était l’idéal pour observer les autres et se rendre compte de leur vrai visage. L’alcool aiderait bien des convives à tomber le masque et l’asgardien pourrait ainsi déjà commencer à y voir plus clair dans de futures alliances à conclure ; et si jamais quelques tensions devaient s’élevées, voire se muer en conflits ouverts, il sera là pour défendre les siens. Si ce genre de fiasco ne peinerait pas la brune qui l’accompagnait, il pourra même ce réjouir de ce genre de fin, où moins pourrait-il se dégourdir un peu et faire autre chose que de l’entrainement. Arrivés sur les lieux, Thor conduisit sa cavalière au comptoir et profita qu’ils soient toujours rien que les deux pour la complimenter sur le travail qui avait été accompli. « Je t’en prie voyons, je n’ai fait qu’apporter ma contribution à ce vaste projet. Osiris en a été l’un des principaux instigateurs, et un grand mérite lui en revient. Toutes celles et ceux ayant participé, même un peu, sont louables. » L'asgardien sourit. Elle avait raison mais faisait aussi preuve d'une grande humilité car elle avait travaillé sur ce projet au moins autant que Osiris, Sif n'étant pas du genre à faire les choses à moitié ni à tenir la chandelle pendant que d'autres œuvraient durement. « Ne sois pas si modeste. N’oublie pas qu’on a grandi ensemble et que je sais reconnaître ta signature dans ce que tu entreprends. Or, quand je regarde la salle, je la vois partout. » fit-il avec délicatesse. Et tandis qu'il posait un regard tendre sur Sif, il sentit une main s’aplatir sur son épaule et par réflexe, il faillit se retourner pour abattre son poing sur le malheureux qui s’octroyait pareil droit et qui venait le déranger alors même qu’il parvenait pour une fois à trouver quelques mots intelligents avec sa belle. Dyonisos eut donc de la chance de ne pas finir le nez en sang à peine la soirée commencée et gratifia le dieu du tonnerre d’une salutation si mielleuse que Thor regretta de ne pas avoir suivit son instinct. Mais faisons taire ce côté impulsif ! L’asgardien sourit à celui qu’il considérait comme un compagnon de comptoir - à défaut d’autre terme pour qualifier leur relation – et le salua à son tour. « Bonsoir Dyonisos. Je savais qu’en tant que dieu de l’ivresse et des plaisirs tu serais de la partie mais il est vrai que je ne m’attendais pas à te trouver en aussi grande forme. » Mais celui-ci s’était déjà retourné vers Sif et la complimenta avec une outrance que Thor lui envia. C’est ça qu’il devrait être capable de dire mais ça ne lui ressemblait tellement pas ! Sans être jaloux, le nordique fut bien content que le grec débarrasse le plancher si vite pour aller amadouer pernicieusement d’autres convives et se retrouver à nouveau seul à seule avec sa brune. « Il est bien possible qu’il ait raison, malgré ses excentricités. » confia Thor l’air de rien.

Malgré les tentatives peu luxuriantes du guerrier pour paraître de bonne compagnie et lui signifier son intérêt, Sif était davantage les yeux rivés sur l’assemblée, le moral déclinant de ce que les choses ne se passaient pas comme elle l’aurait aimé. En effet, d’un coup d’œil Thor comprit que les dieux restaient principalement dans leur coin, ne se mêlant pas aux autres mythologies et affichant des têtes qui reflétaient tout sauf la joie. . « J’espère au moins que tout ceci rencontrera le succès espéré… » Ça par contre, elle ne pourrait pas y faire grand chose et si l'asgardien aurait peut-être dû trouver quelques mots encourageants, sur ce coup-là, il préféra se montrer se montrer gentiment pragmatique. « Espérons. Mais vu que nous comptons parmi nous des divinités dont l’orgueil et la soif de conflit dépassent de loin le sommet des montagnes les plus hautes, ce ne sera pas une mince affaire. Mais quoi qu’il se passe, tu auras fait tout ton possible. » Et comme pour confirmer ses dires, une blonde entra dans la salle, attirant sur elle l’attention d’une manière qui n’inaugurait rien de bon pour une soirée qui prônait la paix. De par les murmures qui parvinrent jusqu’à lui, Thor apprit que cette femme se prénommait Eris et qu’elle était déesse de la discorde, soit l’exact inverse de ce que la soirée devait être. .  « Voilà, je parlais de ce genre de personne. » soupira-t-il, peiné d’avance pour Sif. Le silence fut cependant brisé par un bruit de verre volant en éclats et les yeux du dieu se tournèrent vers Hel. En digne scandinave, elle menaça l'intruse, ce qui attira un sourire fier et carnassier sur les lèvres de Thor. Cette Eris savait maintenant à quoi s'en tenir venant de son peuple... du moins c'est ce qu'il pensait mais c'était sans compter Thrùd qui, pour une raison inconnue, l'avait sciemment ignoré et se dirigeait pourtant maintenant vers ladite importune, ce qui ne lui plu pas du tout. Devait-il venir l'arracher des griffes de cette personne qui ne lui causerait que des ennuis ? Tandis qu'il hésitait, il aperçut son frère, Loki, en compagnie de sa femme, Sigyn, qui faisaient leur arrivé. Décidément, il détestait la foule, surtout quand dans cette foule se trouvait des membres de sa famille avec qui les choses étaient compliquées. Or, ce n'était ni l'heure ni le moment pour laver le linge sale en famille. Les nordiques devaient se montrer soudés, ce soir encore plus qu'à la normale. « Excuse-moi, je reviens. » Quittant les côtés de Sif, Thor s'approcha de sa fille et avec une courtoisie qui lui coûta bien des efforts, il salua Eris avant de se retourner vers Thrùd. « Thrùd, puis-je t'arracha à ta nouvelle amie pour te présenter quelqu'un ? » Toute excuse était bonne à prendre pour que la présence nocive de la Discorde ne pollue pas l'esprit de sa fille et si c'était une excuse, elle ne l'était qu'à demi. Si la valkyrie devait bien évidemment connaître Sif, il voulait faire les présentation en bonne et due forme, si toutefois cette dernière voulait bien se montrer coopérative.


bohemian psychedelic


We're brothers, remember ?
We're family Loki. I'm your family. It always be you and me, remember ? We're still brothers and that can never change.


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Eris
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mer 4 Sep - 16:14



Eris avalait une seconde gorgée de vin lorsqu’une demoiselle somme toute d’une grand beauté mais un peu trop froide à son gout lui déclara qu’il y avait des gens à ne pas menacer ici. C’était presque un euphémisme pour la jeune femme. Il n’y avait que des divinités et chacun savait à quel point ces petites bébêtes possédaient des égos à ne pas froisser. Malheureuse pour cette inconnu cela n’avait jamais arrêté Discorde, bien au contraire il s’agissait là de son fonds de commerce. Cependant comme tous les autres et probablement celle qui venait de l’interpeler, la grecque ne répondait pas très bien aux menaces et cette greluche allait vite s’en rendre compte si elle continuait sur cette voix. La belle allait se faire une joie de lui répondre quand une nouvelle personne lui coupa l’herbe sous le pied en lui adressant la parole. Ne pouvaient-il pas tous sagement faire la queue ou prendre un ticket ?! La déesse des conflits apprécia cependant beaucoup plus l’interruption de la blonde qui semblait pour sa part avoir les pieds sur terre. Cette paix était une utopie impossible, surtout pour elle dont la guerre était une spécialité. Elle oublia donc l’intrigante pour se tourner vers celle qu’elle devinait scandinave pour lui répondre. « Ça serait une bonne idée en effet, mais seulement si notre ennemi est commun et est le responsable de cet idiotie. » Car après tout Eris n’en voulait à personne ici personnellement. Juste à celle ou celui qui avait égaré son invitation.  Elle ne prêta donc pas plus d’attention à celle qui avait osé dire qu’elle pourrait s’en prendre à elle physiquement et attendit simplement que la blonde à l’air sauvage lui réponde. Elle avait une épée à la ceinture mal gré sa robe de bal, nul doute qu’il s’agissait d’une personnalité intéressante.

« Et pour bien commencer, je vous propose très cher de partager ce verre d’Hydromel alors si le vin vous convient si peu. » Eris avait alors balancé son propre verre comme les grecs avaient la tradition de le faire avec les assiettes lors des mariages et avait saisi une coupe d’un breuvage cité plutôt par son interlocutrice. Cela ne lui posait aucun problème, elle aimait boire et faire la fête de toute manière. Une déclaration de guerre était une raison tout aussi valable qu’une autre de festoyer. Cependant avant qu’elle ne puisse ajouter autre chose, le grand Dionysos fit son intéressant avec un discours pour le moins tendancieux. Impossible de savoir s’il était pour ou contre ce traité et s’il ne réservait pas une surprise plutôt bonne que mauvaise à tous les invités. Discorde émit un rire sarcastique. « Visiblement il n’y a pas que nous qui ayons l’air de vouloir échauffer les esprits…le dieu du vin ne vient-il pas de nous inciter au combat ? » Ce n’eut rien eu d’étonnant de la part d’une divinité qui s’amusait de tout et surtout de peu. Ces crétins d’humains lui auraient tourné la tête tout simplement, ou bien simplement était-il dans l’esprit des hellénistes. Elle rigola pour accompagner sa phrase trouvant que finalement cette soirée valait peut-être la peine qu’elle se soit déplacé malgré le fait qu’on ne voulait pas d’elle. Logique si on y réfléchissait un peu, Eris était l’antithèse même de la paix mais ce mot n’existerait pas si on ne connaissait pas les temps de guerre, les champs de bataille et autres corps en putréfaction. Le bon vieux temps en somme.

Un très bel homme en armure coupa la conversation des jeunes femmes, ce qui irrita Discorde, elle commença à en avoir sa dose de ces sans gênes mais appris ainsi comment se nommait sa compagne et aussi qu’on voulait la lui arracher. Voilà qui était encore plus impoli. Elle attrapa donc la main de la dite Thrùd et y glissa une pièce à son effigie. « Viens me voir ou prononce mon nom trois fois et l’on pourra plus amplement discuter… » Glissa-t-elle à son oreille au cas où elles ne se revoyaient pas de la soirée, Eris sentant qu’elle ne s’y attarderait pas si longtemps que cela tout de même. La belle laissa ensuite la blonde s’en aller avec cet impudent et repris un verre de vin pour se tourner vers sa chère Perséphone qui discutait avec la nerveuse et d’autres gens que la grecque ne connaissait point sauf Hadès bien évidemment. « Persy chérie ! Avec tout cela je ne t’ai même pas salué, ni toi noble Roi des Enfers. Par pitié dites-moi que tout ceci n’est qu’une farce, je parie que même les morts s’ennuient ici. » Elle aussi pouvait bien couper la parole de temps à autre, se dit la demoiselle en faisant la bise à son ami ainsi qu’à son époux. Un tel couple ne pouvait pas être simplement venu ici en touriste, ils devaient bien avoir un quelconque plan pour peupler un peu plus leur habitat naturel de quelques que pauvres âmes. Si ce n’était le cas, Eris en serait bien déçu et devrait trouver ailleurs comment faire de cette petite sauterie un véritable fiasco qui resterait dans les annales de Néméïl. Encore une fois elle rigola intérieurement en pensant que certains crétins pensaient réellement pouvoir prôner la paix parmi les mythologies alors même que les conflits les plus sot empêchaient les dieux de chacun panthéon de s’entendre convenablement avec leur pairs. Discorde ne se faisait pas le moindre souci, son business n’était pas prêt de faire faillite !



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Thrùd
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Ven 6 Sep - 20:17

En entendant la remarque de Perséphone derrière elle, Thrùd manqua de ne pas avoir besoin d'Eris pour ce qui était de la discorde. Du sang et des âmes qui s'envolaient. Elle en avait besoin comme une plante à besoin d'eau. Et la déesse des enfers venait d'atiser sa soif. Sans répondre à son interlocutrice, malgré ses propos agréable, elle lâcha son verre et se tourna pour lançer un regard de glace à Perséphone, la bouche tordue sur un rictus, dévoilant la mutilation dont elle était victime.

"J'ai entendu." gronda-t-elle.

Ce fut alors qu'une voix apaisante retentit, soufflant la crise de furie naissante de la valkyrie. Elle ne fera pas le berserkr pour le moment: Thor faisait appel à elle. La seule autre personne capable de la sortir de sa transe même naissante, était Odin. Thrùd se tourna vers et baissa la tête comme une enfant grondée, rengainant son épée qui était à moitié sortie de son fourreau.

"Oui père."

Alors qu'elle s'apprêtait à emboiter le pas à son père, Eris la rattrapa par la main et lui glissa une pièce et quelques instructions à l'oreille. C'était bien un truc de dieu! Parler à un petit morceau d'or pour invoquer une déesse! Thrùd acquiesa toute fois d'un air grave en serrant la monnaie dans sa main, puis suivi son père en la regardant distraitement: elle représentait le visage d'Eris, constata-t-elle.
Thrùd rangea la pièce dans sa bourse, puis rattrapa son père au trot.
Qui voulait-il lui présenter? Elle connaissait plus ou moins tous les dieux d'Asgard. Sans se poser de questions, elle se plaça à la hauteur de son père et changea de sujet.

"Comment vas-tu, sinon? J'ai vu que tu étais accompagné je n'ai pas osé venir te déranger."
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Sif
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Sam 7 Sep - 17:04

Ne jamais s’avouer battue d’avance, une leçon simple à apprendre, mais difficile à se remémorer lorsqu’elle s’avérait des plus utiles. Avec ce simple leitmotiv, à se répéter en boucle au besoin pour renforcer son courage, et s’assurer que oui, on en était capable, inutile d’appréhender plus longtemps le grand saut. Sif avait fait sien ce mantra depuis que l’art de la guerre était entré dans sa vie, sa mémoire le lui rappelant dès qu’un défi de taille s’était présenté à elle : son premier cours « officiel » où elle avait été la seule élève féminine, le premier duel où leur professeur l’avait volontairement mise en face d’un disciple plus âgé et plus expérimenté, sa première quête en tant que combattante au nom d’Asgard. Toujours, respirer un grand coup et se lancer avait été la meilleure chose à faire.

Ça ne serait sans doute jamais aussi dur à appliquer que ce soir. Oui, d’accord, l’espoir faisait vivre, le seul échec survenait quand on arrêter d’essayer, tout ça… Que des mots, en fait ! N’y avait-il pas, avec ces beaux conseils, un mode d’emploi spécial situation désespérée ? Et dans celui-ci, entre le chapitre « comment sauver le monde avec une cuiller en plastique » et « je me suis réveillée un beau matin en étant un homme », un petit paragraphe sur la technique pour éviter qu’un bal ne vire au carnage ? Parce que là, la jeune femme en aurait eu vraiment envie. Besoin, c’était une autre histoire, mais envie, déjà, rien que pour se sentir un peu rassurée. Heureusement que Thor se tenait près d’elle. Sa présence la ragaillardissait, même quand ça allait mal. Comment ne pas se rappeler de la fois où ils avaient escaladé une falaise, et qu’arrivé le premier en haut, il lui avait tendu la main pour la hisser sur le dernier mètre, avec un sourire chaleureux et sincère. Ou encore ces heures passées à lui parler, à travers une porte, lorsque ses cheveux avaient été coupés. Sif à l’époque ne voulait voir personne, trop tétanisée par la honte, l’incompréhension et le chagrin ; son ami avait pourtant décidé de ne pas la laisser toute seule et ainsi, du matin au soir, autant qu’il le pouvait, il s’était assis contre le mur de la chambre de la demoiselle, celle-ci adoptant la même position de l’autre côté, et le Prince avait essayé tant bien que mal de lui changer les idées, de lui redonner le sourire. Alors quand ce dernier évoquait leur enfance commune, qui en fait avait duré tellement plus que cela, l'Asyne se sentait touchée, plus qu'une guerrière de son acabit n'aurait su l'être : il la connaissait mieux que personne, et si la demoiselle n'avouait pas par humilité que la réciproque s'avérait vraie, elle ne put que baisser la tête avec un sourire à peine voilé, heureuse d'être là, d'être celle qui était reconnue par Thor, et elle seule. Un peu la Princesse du bal...

Inhabituel que ce titre lui revienne, n'est-il pas ? On ne pouvait cependant dire qu'il y ait une immense concurrence dans la salle : aucune des invités ne paraissait disposée à se montrer sous son meilleur jour, au risque d'éclipser ces messieurs niveau méchanceté. C'était tout de même fou : s'ils n'avaient pas envie d'être là, pourquoi s'étaient-ils forcés à venir ? La réponse ne semblait que trop évidente : pour que les rares sincèrement intéressés et contents de participer à une telle réception paie le prix de leur bonne volonté. C'était proprement scandaleux, et même révoltant. Le pire, c'était qu'en tant que pro-paix, et encore plus organisatrice en second, Sif n'avait le droit de faire usage de son autorité -ainsi que de ses muscles- pour plus ou moins gentiment signifier le chemin de la sortie aux éventuels fauteurs de grabuge avant que le chaos ne naisse. Eh bien oui, qui soutient l'entente entre tous s'accommode des mauvais travers d'autrui... Et fait preuve de non violence. Ciel, le self-control qu'il allait lui falloir... Heureusement, comme toujours, Thor était un appui précieux, une bouffée d'oxygène dans ce qui semblait être un navire voguant gentiment vers le naufrage, et dans lequel elle ramait pratiquement seule dans le bon sens.

L'entrée en scène de Dionysos la prit un peu de court, il fallait l'avouer. Elle avait entendu parler de lui lors des préparatifs, sans avoir eu pourtant l'occasion de lui parler ou de lui être présenté. Un peu surprise par ses manières si galantes, l'Asgardienne lui abandonna pourtant sa main, avec un sourire un peu mondain, cachant le fait que tout ceci la déstabilisait un peu. Personne dans son monde ne l'aurait traitée de la sorte... Elle faisait bien trop peur aux hommes, qui s'imaginaient depuis un certain temps déjà que se conduire en gentleman avec elle serait aussi suicidaire que de lui donner une hache avant de lui demander de leur couper la tête. En fin de compte, ce protocole maniéré n'était pas si déplaisant... Il fallait juste s'y mettre, et se laisser porter.

-Je vous remercie, Dionysos, vous êtes trop aimable. Je ne saurais que vous retourner le compliment, quant à l'excellente tenue de cette soirée.

Finalement, on s'y faisait très rapidement, à la vie d'aristocrate pleine de dorures et de mondanités... Quoi qu'il faille plus qu'un Dieu grec du vin pour déconcentrer la Nordique, et de sa tâche, et de son cavalier. Car oui, le terme de cavalière lui plaisait, cela sonnait comme un duo, un équilibre trouvé à deux, tellement plus que simplement une jolie chose au bras d'un damoiseau dont elle aurait dépendu pour tout. Les mots de Thor, une fois leur convive envolé avec la pétulance digne d'un elfe extatique, le lui confirmèrent : il n'y avait pas plus gentilhomme que lui, loin de tout orgueil typiquement machiste qu'elle détestait tellement.

-Non, je ne pense pas, lui assura-t-elle avec douceur. Tu es trop valeureux pour cela.

Un roc dans la tempête, un chevalier magnanime... Si Sif devenait Princesse dans le conte où eux seuls évoluaient, devinez qui jouait le rôle du Prince ? D'accord, vu que le Dieu de la Foudre avait Odin comme père, ça n'était pas difficile à deviner. Et même si Dionysos disait vrai, la brunette n'aurait point ri de le voir mal à l'aise, ça non, parce qu'elle comprenait parfaitement ce qu'il éprouvait, ainsi endimanché, et devant jouer les courtisans. Ils seraient donc, si leurs couronnes et leur belle féérie prenait fin, deux chiots fragiles, mais toujours ensemble... De Cendrillon à La Belle et le Clochard, parfaitement. Walt Disney aurait adoré le concept.

Retour à la réalité cependant, mes enfants. Thor lui désignait le départ de gangrène symbolisé par le petit groupe électrique vers lequel Dionysos s'était bravement avancé. Ah, s'il pouvait les calmer... Sif était à des lieux d'imaginer les arrières pensées du Grec, mais après tout, si ses aspirations néfastes désiraient une fin heureuse pour cette nuit, en quoi les condamner immédiatement ? Qu'importait les moyens... Son flamboyant discours mit un peu de baume au coeur de l'Asgardienne, qui applaudit avec politesse mais chaleur, une des rares parmi ceux qui se donnèrent la peine de réagir. Voilà ce qu'elle désirait obtenir. Voilà une attitude de laquelle s'inspirer. Dionysos semblait y croire pour deux, pour dix, pour plus, c'était vraiment réconfortant.

Malgré tout, l'art oratoire de l'allié d'Osiris ne parut pas susciter un enthousiasme immense dans la foule. Se mordillant la lèvre inférieure, l'Asyne cherchait toujours un moyen de contribuer à renverser la vapeur. Ce fut à cet instant que Thor la quitta, avant qu'elle ait pu esquisser un geste pour le retenir : le voilà qui marchait droit sur Thrùd ! ... Bon, eh bien très bien, il était normal qu'il désirât saluer sa fille après tout, même si cette dernière paraissait appartenir au groupe des dissidents, aux vues de son expression sauvage. Soit, Sif allait donc demeurer seule au bar, posture absolument non glamour de la célibataire ayant pour unique compagnie le bol de punch qu'on voit dans certaines comédies romantiques, et essayant d'avoir l'air naturelle, alors que sans la massive stature du dieu près d'elle, elle se sentait encore moins à l'aise que tantôt.

Pour se redonner contenance et avoir l'air de s'occuper, la guerrière fit un nouveau tour de salle des yeux... Et son regard s'arrêta sur Loki et Sigyn, qui venaient d'entrer. Par la barbe du Père de Toute Chose. Pas lui. Pas lui, pas ce soir. Le cauchemar. Tout avait-il été décidé pour lui causer le plus de tracas possible ? Si la demoiselle n'avait rien contre la Déesse de la Fidélité, avec el mari de celle-ci, c'était une toute autre histoire. Priant pour que Loki ne l'ait pas vue, elle regarda dans la direction opposée, adoptant une technique de défense qu'elle employait contre lui depuis longtemps déjà : faire comme s'il n'existait pas. Mais vraiment pas ; le géant n'apparaissait simplement plus dans sa vision du monde, dans la notion de Réel. Tout simplement. Cela pouvait vous paraître snob, ou même lâche, mais comme dit plus haut, elle n'avait d'autre option que d'être avenante jusqu'au bout, et le Maitre des Mensonges ne faisait pas partie des personnes avec qui Sif avait envie de l'être, paix ou pas paix.

Son attention retomba ainsi sur Thor, qui revenait accompagné de sa fille, visiblement avec l'objectif de les rassembler toutes deux. Idée discutable s'il en était, et l'intéressée commença à se sentir un peu prise au piège, en imaginant l'atmosphère qui allait s'installer entre eux trois dès que la conversation s'engagerait. Bah, après tout, Thrùd se montrerait peut-être un peu aimable, avec beaucoup de chance -un quasi miracle, en fait. La présence de son père fonctionnerait éventuellement comme une menace suffisante pour éviter toute pique irritante. Et à choisir, Sif préférait parler à Thrùd qu'à Loki, selon l'adage préconisant qu'entre deux maux, l'on devait élire le moindre.

Ainsi, comme on voit un cataclysme s'avancer vers soi sans avoir le bonheur de parvenir à l'éviter, elle les regarda approcher tous deux, se composant un léger sourire poli, masque camouflant autant que possible son mal-être. Ah, si la petite bulle dorée pouvait revenir...



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Thor
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Lun 9 Sep - 13:11

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« Tu es trop valeureux pour cela. » S’il ne s’était pas agi de Sif, Thor aurait inexorablement accueilli le compliment avec un grand sourire que beaucoup aurait jugé arrogant, alors que comme Perséphone le lui avait dit il y a peu, il avait simplement confiance en lui et n’hésitait pas à reconnaître sa valeur. Mais c’était la même chose non ? Quoiqu’il en soit, ce compliment direct venait de Sif et sur le moment, son visage aurait pu prendre la même teinte que sa cape si l’entrée d’Eris puis le discours de Dyonisos ne l’avait pas ramené sur terre avec force. Parlant du discours de Dyonisos, celui-ci fut accueilli dans un silence général et seulement quelques rares personnes applaudirent sa prestation, dont Sif. Thor de son côté avait plutôt froncé les sourcils, doutant que le dieu de la fête avait usé de mots dénués de double sens. « Les prémices d’une alliance, peut-être florissante, mais d’ors et déjà fragile », « Être proche de ses amis, mais encore plus de ses ennemis ce soir », l’asgardien avait bien du mal à croire que ce soit là les paroles à employé pour souhaiter une bienvenue qui se voulait pacifique. De son point de vue à lui, ça ressemblait plutôt à une incitation au désordre déguisée, voire une mise-en-garde, comme Loki savait le faire. Se tenant sur ses gardes, le nordique avait de toute façon d’autres préoccupations qu’un festin où les convives n’étaient présents que pour attendre ce qui découlerait réellement de cette soirée. Il y avait d’ailleurs certaines personnes qui n’étaient là que pour jouer les trouble-fêtes, comme cette Eris qui avait visiblement attiré sa fille dans ses filets perfides. Or Thor venait à peine de la retrouver, il était hors de question qu’il laisse qui que ce soit retourner le cerveau de Thrùd, d’autant que les enjeux étaient si importants que l’avenir même des déités sur Néméil en dépendait et Thor serait là pour défendre les siens, quoi qu’il puisse advenir. Ainsi, quittant temporairement la présence apaisante de l’asyne, il se dirigea vers sa fille et l’arracha diplomatiquement à sa conversation d’avec Discorde. Thrùd le suivit avec un naturel qui lui fit chaud au cœur. Il savait qu’il avait été absent pendant longtemps, trop longtemps, et qu’ainsi, même s’il revenait s’occuper d’elle au bout de tout ce temps, il y avait des risques qu’elle refuse son rôle de père et qu’elle parte chercher ailleurs cette présence qui lui avait si longtemps fait défaut. Cependant, à ce niveau-là aussi il était plus que déterminé à ce que ça n’arrive jamais. D’ailleurs, ils avaient déjà eu l’occasion de parler et tout s’était passé pour le mieux, malgré cette gêne de déplaire et cette peur du rejet. Thor s’était rendu compte à quel point Thrùd lui ressemblait et ne lui avait pas caché qu’il n’avait pas été si absent qu’elle le croyait. Certes il n’était jamais venu lui parler directement, mais il l’avait toujours observé et protégé de loin, tirant fierté de ses exploits et de sa force de vaincre. Elle était réellement la digne fille de son père. C’était au moins ça de bon que Néméil avait eu : l’île les avait rapprochés alors que l’asgardien n’avait jamais su comment s’y prendre avec son unique enfant. Cela dit, avec ce rapprochement père/fille pointaient aussi quelques malaises, le plus évident étant la rencontre officielle entre Sif et Thrùd faite par Thor. Mais il y fallait bien que cela arrive alors autant profité de cette soirée.

« Comment vas-tu, sinon ? J'ai vu que tu étais accompagné et je n'ai pas osé venir te déranger. » Le déranger ? Le nordique songea que si une autre personne que Sif aurait été à ses côtés, nul doute qu’elle serait venue le saluer. Est-ce que les choses entre la déesse scandinave des mariages et lui étaient si visibles que cela ? A moins peut-être que ce ne soit uniquement par gêne ou politesse de venir le voir ? Après tout, ils n’avaient pas eu l’occasion de beaucoup se voir et leur lien mettrait un peu de temps avant d’être aussi indestructible que le roc. « Tu ne me déranges jamais Thrùd. Mais je vais bien merci, et toi, comment te portes-tu ? » Réduisant la distance entre eux et le comptoir, il sourit un peu gêné à Sif qui remarqua qu’il revenait… sa fille sur ses talons. Inutile de dire qu’elle avait parfaitement compris ce qui l’attendait et elle semblait aussi mal à l’aise qu’il pouvait l’être. Il fallait vraiment qu’il trouve le moyen de crever cet abcès. Il est vrai que les deux amis se connaissaient depuis des millénaires et qu’ils n’avaient pour ainsi dire aucun secret pour l’autre. Cependant, il y avait une chose dont ils n’avaient jamais parlé : la relation que Thor avait eu avec une humaine il y a maintenant fort longtemps, et de laquelle était née sa fille Thrùd. Bien évidemment, Sif ainsi que les autres dieux avaient fini par savoir, mais le dieu du tonnerre avait toujours évité d’en parlé en sa présence. Pourtant, il n’avait pas honte de sa fille, loin de là. Sa naissance avait changé des choses en lui et nul doute que c’était une des raisons majeures qui l’avaient aidé à percevoir le monde avec plus de sérieux. Avoir la responsabilité d’un petit être l’avait profondément changé même s’il n’en avait jamais rien dit et s’il ne l’avait jamais montré non plus. Et puis elle avait rejoint les valkyries, pour sa plus grande fierté. Thrùd appartenait à ce qu’il avait vécu sur Terre alors que Sif appartenait à son monde et jamais il n’avait mélangé les deux. Il faudra pourtant maintenant qu’il se décide à réunir les deux. Se mettant entre Sif et Thrùd, Thor fit donc les présentations. «  Sif, je te présente ma fille Thrùd. Thrùd, voici Sif, déesse des mariages et mon amie de longue date. Vous avez peut-être déjà eu l’occasion de vous rencontrer. » Si l’asgardien était le premier à fouler le sol des champs de bataille et le dernier à en partir, en ce qui concernait les liens familiaux, c’était un peu plus difficile et il n’aurait pas trouvé dommage que quelqu’un vienne le soustraire à cette tâche déstabilisante. Il en rirait sans doute d’ici quelques semaines, quelques mois ou quelques années quand tout ira pour le mieux, mais en attendant, s’il se mettait à rire, ce serait pour rire jaune. Dire qu’il ne s’agissait là que d’une partie seulement de sa famille. S’il fallait encore qu’il gère Loki, Odin et ceux qui s’y ramifiaient de près ou de loin, il allait finir apathique devant l’ampleur de la tâche avant la fin de la soirée. Calme… une chose à la fois. Cet instant serait dédié à Sif et à Thrùd, après quoi il faudra qu’il aille saluer Perséphone, Hel, Sigyn et Loki. Et allez savoir comment ce dernier allait l’accueillir… mais ce serait pire que de le laisser venir à eux. Thor devra prendre les devants, de ça au moins il en était sûr.


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Thrùd
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mar 10 Sep - 17:08

Thrùd leva la tête, quitta la posture de soumission qu'elle avait adopté alors qu'elle était prise en faute par son père. Elle se rendit alors compte que Thor la menait droit vers Sif. L'angoisse qui l'avait atteinte lors de leur dernière rencontre la prit à la gorge et elle se surprit à imaginer les enfants des deux dieux, avec la grâce de leur mère et la force de leur père. Et ceux là seraient de vraies divinités, parfaitement légitimes. Bien plus agréables qu'une demi-déesse guerrière et bourrue élevée en barbotant dans le sang comme d'autre dans l'eau.
Thrùd soupira et se forgea une expression neutre, cachant ses angoisses tant bien que mal derrière son masque de valkyrie. Si cela pouvait plaire à son père... De son coté, elle vit Sif composer tant bien que mal un sourire. Elle avaient un point commun: elle voulaient faire plaisir à Thor. Il s'agirait d'un dialogue de comédienne, qui joueraient l'entente pour convenir à un publique composé d'une personne qui était le roi dans leur deux vies et qui voulait les voir s'entendre. Auparavant, Thrùd n'avait jamais rien fait qui allait à l'inverse de ses sentiments. Le soucis de plaire était pour elle une découverte et pas la plus plaisante parmi toutes celles que lui avait apporté son père. Elle sourit toutefois en entendant la réponse de Thor. "Tu ne me dérange jamais, Thrùd." C'était suffisamment agréable à entendre pour que lui soit passée l'envie de s'abimer dans ses propres angoisses.

"Plutôt bien aussi, même si je ne crois pas à la durabilité de cette paix. Enfin nous verrons bien."

La main de la valkyrie se convulsa violemment autour de sa bourse, contenant la petite pièce d'or d'Eris. Allait-elle oser s'en servir, même à l'inverse de la volonté de Thor? C'était une excellente question, que Thrùd repoussa le plus loin possible de sa personne. Elle y réfléchirait longuement et y répondrait incontestablement mais plus tard! Elle avait d'autres problèmes pour l'heure: ils arrivaient à la hauteur de Sif.
Thrùd ramassa une coupe sur le buffet à sa droite, la vida d'une traite et se prépara à l'impact.

A l'assaut. songea-t-elle.

Thor fit les présentations, comme si elles ne se connaissaient pas. A l'évidence, il ne savait rien de leur petite altercation, qui s'était finie dans le calme, mais qui aurait pu dégénérer si Sif avait répondu aux provocations de la valkyrie. Thrùd se forgea donc tant bien que mal un sourire qu'elle réussi presque à rendre doux, mais qui ressemblait tout de même un peu au rictus de rage qui était d'ordinaire son expression la plus proche d'un sourire.

"Nous nous sommes déjà rencontrées, en effet." dit-elle avec difficulté. "Bonjour Sif."
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Sif
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MessageSujet: Re: Que les festivités commencent... [rp en commun]   Mar 17 Sep - 21:17

Boire n’apparaissait pas être une si mauvaise idée que cela, tout bien réfléchi. Thrùd avançant de face par rapport à elle, sa compatriote ne put que la contempler vider d’une traite de son verre, à l’exacte identique des fantassins se donnant du courage avant une offensive majeure, trouvant chaleur physique et réconfort moral dans quelques lampées d’hydromel mordoré. Une petite partie de la brunette soupira alors de regrets, se disant qu’avec un bon petit coup de tord-boyaux, la nuit aurait été plus gaie, et surtout son sourire plus « naturel », comprenez par-là fleurissant sur son visage non par réelle gaieté, mais au moins de façon en apparence spontanée, non forcée, et ce même d’un iota. D’autant plus que la jeune femme tenait plutôt bien l’alcool, au point de faire honneur à de grands buveurs comme Thor ou leurs camarades Asgardiens lors de soirées pour le moins arrosées ; un coma éthylique ou tout autre désagrément propre à ceux peu habituées à élever leur taux d’alcoolémie n’aurait donc été à craindre...

Mais bon, en même temps, si tout se passait bien, serait-ce une réelle victoire que de se montrer amicale uniquement à cause de sa légère ivresse ? Non, la gloire ne survenait que par les chemins les plus escarpés, l’honneur s’avérant très strict là-dessus, si bien qu’elle ne jeta même pas un coup d’œil aux coupes à portée de main, préférant rassembler le peu qu’elle possédait de « grande dame » pour faire au mieux, comme toujours lorsqu’il s’agissait de l’enfant de son meilleur ami.

Regarder ce dernier revenir à elle au final lui servit de remonte-moral, de pincée de courage instiguée comme une motivante décharge électrique, voire même, osons le dire, d’ersatz de poussée, comme si la demoiselle s’était tenue au bord d’un gouffre sans oser sauter, tétanisée par la hauteur. Le sourire de Thor, l’assurance qu’il témoignait –ou du moins tentait de témoigner- inspira Sif, plus tranquille à ‘idée de ne pas être totalement seule dans la bataille. Quoi qu’honnêtement, il fallait être réaliste : le gardien de Mjöllnir se voyait sur le point de créer une rencontre dont il ne maîtriserait peut-être pas toutes les conséquences, se contentant de réunir deux êtres aussi instables ensemble que deux composés chimiques explosifs, avant de sans doute vaquer à d’autres salutations, sans plus s’occuper de l’embryon de potentiel cataclysme qu’il venait de créer. Les hommes, d’inconscients irresponsables en puissance ? Oh, ce serait un si cruel jugement, une sentence quasiment sans appel… Saluons au moins l’effort du Dieu visant à rassembler les personnes lui étant proches, dans une volonté d’apaisement et d’unité, et cela même quand ces dernières se montraient encore un peu récalcitrantes.

-Bonsoir, répondit en retour Sif au salut de la Valkyrie, avec un certain naturel obtenu grâce à toute sa bonne humeur de tantôt, tremplin lui permettant de ne pas encore avoir l’air trop mal à l’aise.

Notez qu’elle avait commencé par retourner la politesse à Thrùd, et non par s’adresser à Thor… Ce qu’elle fit pourtant, en second lieu, appuyant les propos de sa vis-à-vis :

-En effet, je le confirme. Elle a eu l’altruisme de se placer à mes côtés face à une populace hostile, le jour des récents bouleversements ayant secoué l’île.

Sif s’était exprimée posément, et surtout avec franchise : il n’y avait nulle trace dans son ton de ne serait-ce qu’une once de désir de jouer les demoiselles anciennement en détresse à dorloter par l’homme fort de ses rêves, et ce quand bien même le péril serait-il passé, juste pour atténuer un pseudo traumatisme. Et surtout, plus important, elle avait fait une fleur à la guerrière, en la présentant sous un jour pour le moins positif. Sans tomber dans l’excès opposé de l’hypocrisie, spécialité d’autres divinités dont il était inutile de citer le nom, tant il vous venait directement à l’esprit, l’Asyne faisait honneur à sa franchise coutumière, ne rechignant pas à rendre à César ce qui appartenait à César, quand bien même n’était-elle pas romaine. Si des remerciements en bonne et due forme n’avaient pas encore été prononcés, ce portrait un tantinet flatteur constituait un nouveau pas vers Thrùd, à qui plus que jamais elle ne désirait pas déclarer la guerre. Un timide sourire amical souleva le bord de ses lèvres : encore une perche pour toi, Valkyrie. Aie la bonté de la saisir, pour une fois, même si ton cœur ne se trouve pas totalement emballé par l’idée d’une entente entre nous, ne serait-ce que pour une poignée d’instant, ou le bonheur de notre être cher à toutes deux. Car si Sif n’en avait certainement pas pleinement conscience, ce style d’opportunités finirait par se raréfier avec le temps et les rebuffades, le plus logiquement du monde. Pour une soirée placée sous le signe de l’entente et de la mise temporaire de côté de la hache de guerre, pourquoi ne pas donner l’exemple ? En acceptant Thor pour cavalier, la Nordique avait pris une responsabilité, semblable à celle lui incombant en tant qu’aide d’Osiris et des pro-paix sur Néméïl. Cela signifiait un certain nombre de sacrifice, devant lesquels une guerrière de ce nom n’aurait reculé.



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Que les festivités commencent... [rp en commun]

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