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 Romain à la sauce béchamel [Persé']

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Hadès
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MessageSujet: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Sam 27 Juil - 17:40

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Romain à la sauce béchamel

Perséphone & Hadès



Hadès était quasiment excédé. Il était sortit en voulant aller à la chasse aux Dieux, surtout Romains, mais Perséphone avait pris les devants en le dépassant, et en partant loin. Très loin. Et vite. Le Roi des Morts fut rapidement laissé à l'abandon par sa propre femme, dans les rues de quartiers Grecs. A peine était-il sortit, qu'il en avait déjà marre. Pourquoi était-elle si bête et naïve ? Pourquoi fallait-il toujours qu'elle n'en fasse qu'à sa tête, sans se rendre compte du danger imminent que leur opposait cette terre ?
Plus agacé qu'il y a quelques minutes à peine, il tenta de retrouver la trace de sa femme, mais n'y accorda plus d'importance. Qu'elle fasse ce qu'elle veut, elle comprendra quand elle se prendra une gifle ou deux.

De sa stature, il vogua un moment dans le quartier grec, sans but précis, se disant que la prochaine âme qui verrait, il l'assassinerait sans plus de cérémonie. Cependant, quelque chose de plus fort lui tordit les tripes un instant. Perséphone avait de gros problème.
La transe permanente qu'il vivait avec sa femme, lui permettait de la ressentir où qu'elle soit. Ainsi d'un pas nerveux, furibond, il marcha rapidement, sortant des rues aux jolies colonnes, et arriva sur un chemin. Celui-ci menait vers le quartier latin, là où il savait que sa femme était. Hadès s'imaginait déjà lui hurler dessus, la traiter d'inconsciente, ou de tout autre nom, mais la vue qu'il eut le stoppa immédiatement.
La jeune femme, qui ressemblait plus à une jeune adolescente meurtrie, était agenouillée à terre, ensanglantée. A quelques mètres d'elle, il tourna la tête pour percer les environs de son regard vermeil, en feu, mais ne distingua personne. Alors il s'approcha d'elle. Se baissant à sa hauteur, il leva sa tête à l'aide de sa main, et admira son visage. Le sang lui allait si bien... Devait-elle vraiment se l'enlever un jour ? La lèvre supérieure de l'homme se retroussa légèrement, montrant clairement son air courroucé, et il dit calmement :

-Qui t'a fais ça ?


Sa voix était glaciale, et il était étonnant de ne pas voir de la fumée sortir de sa bouche, tellement Hadès s'était changé en statue de glace.
Personne ne touchait sa femme, à part lui. Personne n'avait le droit de la frapper, de la regarder, de la lorgner... Elle était à lui. Bordel. Il allait tué ceux qui lui avaient infligé ça.


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Perséphone
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Sam 27 Juil - 19:06

Seul mon mari savait me mettre dans cet état. Ou alors le fait qu'on le rabaisse devant moi, que l'on dise du mal de lui. Dans tous les cas, il suffisait que cela concerne Hadès pour que je ne réponde plus de mes actes. Il avait voulu me ranger à nouveau dans une case, montrer sa supériorité, et j'en avais décidé autrement, me détachant de ses pas pour suivre ma propre route. Qu'il craigne pour sa vie, moi je n'avais peur de rien ici, je connaissais tous les quartiers. Je n'eu donc aucun mal à rejoindre le quartier latin, là où j'espérais torturer quelques esprits esseulés.

Au début, tout se passait bien. J'en avais chopé un par les cheveux, l'avait fait basculer vers le sol, m'étais accroupie au dessus de lui, mains sur sa gorge, pour l'étouffer. Le premier, facile, il ne m'avait pas vu venir, j'avais eu l'avantage de la surprise. Mais j'en voulais encore. J'avais abandonné le corps sans vie, et avais continué mon escapade meurtrière. Je souhaitai montrer à mon mari que j'étais capable du pire, que j'étais forte, que les Romains ne me faisaient pas peur. Et je comptais bien faire un massacre dans ce quartier tranquille, où tout le monde dormait. Ou du moins, je pensais que tout le monde dormait.

Un groupe se détacha de l'ombre, et je dû m'approcher pour distinguer combien ils étaient. Cinq. Etait-ce beaucoup ? Si j'arrivai à les écraser, je n'aurai alors plus peur de rien, de personne. Si je n'y arrivais pas, et bien je me ferai massacrer, ainsi étaient les règles du jeu, et je les acceptais. Je m'approchai donc, tête haute, le regard noir, prête à sauter à la gorge du premier qui bougerait. Je maîtrisai plutôt facilement la jeune femme qui avança la première dans ma direction, elle devait être une Déesse de l'amour, de la liberté, une connerie du genre qui l'avait rendu faible, sans aucune tactique de combat. C'est quand ses potes se sont ramenés que ça a commencé à être compliqué pour moi.

Deux avaient agrippé mes bras, fermement, de manière à m’immobiliser. Rageant, je serrai la mâchoire, et les poings, sachant très bien que si la première avait été une mauviette, les deux qui se tenaient encore en face de moi alors que leurs compères me maintenaient, avaient des statures d'armoire à glace. J'allais prendre cher. La force de celui qui frappa le premier me surprit, il devait être fils de Mars, ou peut-être Mars lui-même ? Pour posséder une telle force... Ou Jupiter, qui sait ? Je n'avais pas crié, trop fière pour leur donner ce plaisir. Il avait surtout frappé le visage, si bien que très vite, j'avais les paupières alourdies par le sang qui coulait abondement de mes arcades sourcilières. Mais restant digne, je lui dégotais un coup de pied dans l'abdomen dont il se souviendra quelques temps. Le deuxième prit la relève sans mal, me frappant aux jambes justement, afin que je ne puisse plus les utiliser contre eux par la suite. Je tenais cependant encore debout à ce moment là, lorsqu'il se passa quelque chose que je ne compris pas.

J'entendis alors mon agresseur se mettre à hurler de toutes ses forces, et vit naître comme des cloques sur sa peau. Que lui arrivait-il ? Son ami lui vint en aide après s'être relevé.

-Putain, mais tu crames de l'intérieur mec ! tremblait-il de peur.

Peut-être était-ce dû à mon sourire sadique et satisfait, mais ils crurent que ces brûlures venaient de moi, et pris de panique, prirent la fuite. Puis tout à coup, alors que je sentais que l'on ne me maintenait plus contre mon gré, ce fut le vide. Noir. Surprise par cette cécité soudaine, et affaiblie par les nombreux coups que j'avais pris, je me laisser tomber à terre. Quoi ? Pardon ? Que se passait-il ?

Je restais silencieuse, immobile un moment, comme paralysée par la peur. Je ne craignais pas une armée entière, en revanche, l'incompréhension, l'ignorance de ce qui se passait me terrorisait. J'avais peur de ce qui m'arrivait lorsque je n'avais aucun contrôle là dessus. Que l'on rende les coups que je donne, je n'en ressentais aucune appréhension. Devenir aveugle en trente seconde m'effrayait au plus haut point, surtout que ceci ne m'était jamais arrivé. Je restai donc ainsi, genoux et poings à terre, visage baissé vers le sol caché par mes longs cheveux. J'aurai pu pleurer, si je n'étais pas la digne Reine des Enfers, femme du grand Hadès.

Je me concentrai alors sur mes autres sens, dont l'ouï. C'est ainsi que j'entendis que l'on venait vers moi. Je ne tentai même pas de réagir, que l'on m'achève sur place mettrait fin à ma faiblesse nouvelle, et ça serait tant mieux. Mais je reconnu ensuite l'odeur de mon homme, celui avec qui je partageai ma vie depuis des siècles. Il s'approcha de moi, et je ne ressenti plus aucune peur. Il m'avait retrouvé. Notre lien était incommensurable, et je nous remerciai de nous aimer si fort et si passionnément. Il releva mon visage entre ses mains rudes et crispées.

-Qui t'a fais ça ?

Je compris au ton de sa voix que les remontrances ne seraient pas pour maintenant, bien que je ne doutais pas un seul instant qu'il me punirait de mon imprudence bien assez tôt. Là, à cet instant, il brûlait de rage envers ceux qui m'avaient agressé. Prenant appui sur mon mari, je me relevais, encore quelque peu tremblante, mais fis mon possible pour ne pas montrer ma cécité. J'étais partie dans le but de lui montrer que j'étais forte, il était hors de question qu'il apprenne que j'étais devenue aveugle en quelques secondes.

-Ca n'a pas d'importance. Rentrons.

Je ne voulais même pas retrouver mes proies qui étaient finalement devenus les prédateurs. Je souhaitai juste retrouver mon manoir, me coucher, m'endormir, et attendre de voir ce qui se passerait demain, lorsque je me réveillerai. Ma cécité aura t-elle cessé, ou ne reverrais-je plus jamais le soleil de ma vie ? Cette pensée me fit si mal au ventre que j'en crispais mes doigts autour des vêtements d'Hadès, si fort que mes jointures avaient dû blanchir, et que son tissu n'en sortirait pas indemne si on tentait de le retirer de mon emprise. J'étais aveugle. Aveugle.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Mar 13 Aoû - 15:54

Hadès commençait doucement à bouillir. Jamais ses yeux ne furent aussi rouges que maintenant. Il se le martelait mais personne ne touchait sa femme, personne ne levait la main sur elle, surtout pas pour la mettre dans un tel état. Il aurait du la suivre, et bien qu'il ne l'aurait jamais retenu, au moins il l'aurait empêché de se faire massacrer par des demi-dieux de pacotille. Le Dieu des Morts avait considérablement gagné en superbe et en charisme, maintenant que la colère et la rage l'habitait.
Se redressant, il se leva complètement et admira la pénombre environnante avant de retourner à sa douce.

-Viens...


Hadès était un mélange d'opposition. Il était à la fois fort et féroce, et doux et calme. Alors il aida sa femme à se relever, en faisant attention à elle pour ne pas la blesser plus qu'elle l'était, mais son regard hagard l'inquiétait. Elle ne le regardait pas comme elle en avait l'habitude c'est à dire soit en le méprisant et en le prenant de haut, soit en le fusillant. Comme si là... Elle avait besoin de lui. Hadès fut touché par ce signe furtif, cet espèce de message subliminal qui ne dura pas longtemps mais qu'il su saisir. Sous toutes ses couches de glace et de blizzard qui entouraient son coeur, seule sa femme avait su en percer d'un trait, toutes les épaisseurs. Et juste pour ça, son amour pour elle grandissait de siècle en siècle.

Le Dieu ne pu lui en vouloir de s'être jeté sur des types comme ça, sans prendre de précautions. Il l'avait poussé à bout, et indirectement il en payait les conséquences. Elle voulait rentré, mais lui non. Il voulait retrouver et châtier les aggresseurs. L'homme ne supportait pas l'idée que sa jolie poupée abandonne la bataille. Seulement quand il voulu lui parler, il sentit sa chemise tirer légèrement. Baissant les yeux, il vit la main de Perséphone. Elle était crispée. Tellement qu'elle en avait les jointures blanches. Alors il releva ses pupilles carmins. Son regard... Sa crispation... Elle avait peur.

-Perséphone. Regarde moi, que t'arrive-t-il ?


Il emprisonna son visage dans ses mains pour qu'elle le regarde. Hadès scrutait son visage, détaillant chacune de ses blessures, ne sachant pas quand est-ce que tout cela allait partir, en s'inquiétant de l'état de sa femme. Pourquoi tout à coup avait-elle changé d'attitude ? Qu'avait-elle vu ? Etait-ce la bataille qui l'avait rendu si amorphe ? Pourtant quand elle se battait avec lui, ou avec des guerrières nordiques, elle en revenait amochée mais pas effrayé. Quelque chose s'était passé.
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Mer 14 Aoû - 9:36

Je connaissais mon mari mieux que personne. Et je savais qu'à cet instant précis, il voulait me venger. Je le savais parce que je vivais avec lui depuis des siècles, et parce que si je n'avais pas été victime de cette cécité subite, j'aurai voulu en faire tout autant. Il m'aida à me relever, me prenant dans ses bras avec une délicatesse que je lui connaissais bien lorsqu'il souhaitait me protéger des autres. Il s'était approprié mon corps depuis longtemps, le martyrisait ou l'appréciait lorsqu'il le souhaitait, mais jamais il ne laissait quelqu'un d'autre me toucher. Et je l'aimais pour ça, comme je l'aimais pour tout ce qu'il était.

Il voulu alors me faire avancer et comme j'aurai pu m'y attendre, j'eu un geste instinctif de recul. Ce fut le geste de trop, celui qui fit naître dans l'esprit du Dieu le doute que j'aurai aimé éviter. Il me força à relever le visage vers lui, me scrutant surement de ses yeux que j'imaginais couleur sang à cet instant précis tellement la colère devait l'habiter.

-Perséphone. Regarde moi, que t'arrive-t-il ?

Sa voix était grave, forte, imposante, dominante. Le regarder, j'aurai bien aimé. Je fis mon possible pour diriger mon regard vers ce que j'imaginais être son visage, mais à coup sûr il allait se rendre compte que je ne le fixais pas, ou que j'étais hésitante. Il me connaissait trop bien et devinerait assez rapidement ce qui se passe. Autant avouer. Je fis la moue, me mordant l'intérieur d'une joue, honteuse. Je détestai être faible. Et je détestai l'être face à mon mari.

-Je suis incapable de te regarder Hadès. Je suis aveugle, crachais-je entre mes dents, mauvaise.

Je détachai alors mes doigts de sa chemise, retrouvant ma fierté inutile et me décollai de lui. J'eu comme une impression de vertige, comme si le vide était sous mes pieds. Mais non, c'était juste le noir qui m'entourait qui me faisait éprouver cet étrange sentiment.

-Si tu ne veux pas rentrer, j'attendrai ici qu'une saleté de romain passe et accepte à je ne sais quel prix de me ramener jusque chez les Grecs, grognais-je.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Mer 20 Nov - 20:41

Lorsqu'Hadès regarda Perséphone pour s'enquérir de son état, il discerna quelque chose d'étrange, comme si... Elle était différente. Seulement, lui, était trop hagard pour réellement se rendre compte de ce qu'il se passait exactement. Des signes ne trompèrent pas, et il décela rapidement une anomalie. Ainsi, quand il lui demanda, son énervement était synonyme d'un vrai problème. Les dents serrées, face à lui, sans finalement savoir où elle regardait, elle lui cracha qu'elle était aveugle. Son sens lui était enlevé et le Dieu fit une moue réprobatrice.

-Quoi ?!


Bien sur qu'il avait entendu, mais comment cela s'était-il passé ? Les romains ne lui avaient pourtant pas abîmé les yeux, ou la vue. Son visage était légèrement tuméfié, mais ce n'était pas à cause de ce coup qu'elle aurait pu carrément perdre la vue. Quelque chose n'allait pas du tout.
Un état d'urgence se déclencha chez lui, lorsqu'elle s'éloigna de sa personne pour mettre une certaine distance. Hadès ne fut pas dupe. Pas le moins du monde.

-Attend...


Il s'approcha d'elle à nouveau, mais plus doucement. Comme si elle était devenu un petit chiot blessé qu'il fallait apprivoisé. Rien n'était péjoratif dans cette représentation au contraire. La main forte qu'il porta à son visage, pour mieux l'observer, se fit douce et précise.

-Perséphone... Je suis là, écoute moi. Laisse moi juste te regarder un instant s'il te plait.


Être privé de l'un de ses sens, le plus capital soit dit en passant, il comprenait que sa femme panique à ce point et justement... Qu'était-il arrivé à l'affreux Dieu des Morts qui jouissait des âmes glissant sous ses pieds ? Qu'avait donc Hadès ? C'était simple à comprendre... En même temps d'être un égoïste avalant la vie sur son passage, il était un mari. Et en dépit de sa fierté, de son orgueil, il aimait sa femme plus que personne, et jamais il ne la laisserait envers et contre tous. Il se dresserait entre elle et le monde, comme un rempart incassable, que personne ne pouvait démolir ni percer. Quand elle était dans ce genre de situation de détresse, comment pouvait-il l'abandonner ? Comment pouvait-il oser prétendre être son époux en agissant de cette manière ?
De plus, il savait qu'ils n'étaient que tous les deux en cet instant, et il s'accorda un geste qui, d'habitude, ne prenait vie que dans ses bras, et dans leurs draps.
Ses lèvres charnues vinrent se poser sur son front, alors que sa main glissa dans sa nuque pour l'emmener vers lui.

-Viens, rentrons...

Plus qu'un désir de possession, c'était un désir de protection dont il voulait l'entourer. Son bras passa autour de ses épaules, pour l'emmener vers lui, qu'elle marche à ses côtés, jusqu'à ce qu'elle puisse à nouveau voir. Cette fois-ci, et comme beaucoup de fois, ce fut en soutient qu'il se posta.
En espérant qu'un jour, ses yeux se rouvriront sur le monde.

Une fois chez eux, Hadès resta près d'elle pour ne pas qu'elle se blesse inutilement. Il ne savait pas si elle avait retrouvé la vue mais il tenta de lui poser des questions.

-Sais-tu comment... C'est arrivé ? Je doute que ce soit lié au coup qu'ils t'ont porté.
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Jeu 21 Nov - 10:13

Bien entendu, lui non plus ne crut pas à mon histoire de cécité. Et pourtant... La chose était bien réelle. La réaction d'Hadès était légitime, qui aurait envie d'une femme aveugle ? J'étais Reine des Enfers, pas n'importe quelle Divinité. Je devais inspirer la crainte et la soumission. Aveugle. J'étais aveugle. Je me décalais donc de mon mari, honteuse et en colère à la fois.

-Perséphone... Je suis là, écoute moi. Laisse moi juste te regarder un instant s'il te plait.

-Tu veux rire j'espère ? Lâche moi ! râlais-je.

Mais la pression de ses doigts sur mon visage, sa voix rassurante et la douceur de ses mots eurent raison de ma frustration et je m'abandonnais dans ses bras. Délicatement, il déposa un baiser sur mon front. Les moments d'une telle douceur étaient rares entre nous, ou se limitaient à nos moments intimes dans notre manoir. Hadès devait être très inquiet pour se montrer si attentionné. Il passa alors un bras autour de mes épaules, et pour ma part, je passais un bras autour de sa taille. Nous marchâmes ainsi jusque chez nous, dans le silence, ne sachant pas trop comment réagir face à une telle situation.

Je souris lorsqu'une fois chez nous, Hadès continua à suivre chacun de mes gestes pour m'éviter de faire une bêtise. Mais je perdis rapidement mon sourire lorsque je sentis la chaleur des bougies autour de moi, sans pouvoir en voir la lumière. La noirceur ne me faisait pas peur, nous y vivions avec mon mari. Mais ces bougies étaient nos seuls sources de lumières et de ne plus pouvoir profiter de leurs flammes me donna la nausée. Qu'allais-je donc faire du reste de ma vie, si j'étais aveugle ?

- Sais-tu comment... C'est arrivé ? Je doute que ce soit lié au coup qu'ils t'ont porté.

C'est seulement à ce moment là que je me souvins de mes blessures. Passant une main sur mon visage, je ressentis à nouveau les douleurs infligées par les Romains. Ma cécité m'avait tellement préoccupé que j'en avais oublié mon corps souffrant.

-Aide moi à me faire couler un bain, s'il te plait... lui demandais-je, essayant de retrouver la salle de bain où j'entrais.

Je commençais alors à me déshabiller, attendant qu'Hadès ait finit de remplir la baignoire. Je grimaçais lorsqu'en me pliant pour retirer mes bas, je ressentis une vive douleur au niveau de mon abdomen. Ils n'y avaient pas été de main morte. Puis je souris, me rappelant comment j'avais réussi à les faire fuir. C'est en me remémorant leur fuite que je réalisais que finalement, je connaissais la réponse à la question d'Hadès.

-Je... C'est ma faute, soufflais-je, moi-même surprise par mes mots. C'est moi qui suis la cause de ma cécité. Hadès, c'est moi !

Dans ma détresse, je me souvins avoir ressenti une profonde colère qui avait déclenché en moi comme un instinct de survie. Les Romains avaient alors tout à coup hurlé, certains avaient leur corps secoué de spasmes, avant de voir apparaître des cloques sur leurs corps, comme s'ils brûlaient de l'intérieur. Je ne savais pas comment j'avais fait, mais il semblait que j'avais récupéré un don que je ne maîtrisais pourtant plus depuis mon arrivée sur Néméïl.

-J'avais un pouvoir, autrefois, qui me permettait de brûler par un simple regard, t'en souviens-tu ? Je crois... Je crois que je viens de le récupérer. Avec un malus, cependant...

Utiliser mon don me rendrait donc aveugle ? Mais l'étais-je à présent pour toute la vie, ou l'effet allait-il s'estomper ?
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Hadès
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Jeu 21 Nov - 16:45


Hadès était plus qu'enragé contre ces Romains, ça allait au delà de tout cela. Sa femme a été blessée physiquement et ç'eut des répercutions sur un de ses sens. Elle avait perdu la vue. Il avait beau se le répéter, ça le rendait pratiquement fou. Quand il sentit son bras passer autour de sa taille, et la force avec laquelle elle s'accrochait à lui pour se maintenir debout, essayant de ne pas montrer, à cause de toute sa fierté, combien il était dur pour elle de ne rien voir à chacun de ses pas, son corps surchauffa, et ses yeux brillaient d'une lueur malsaine, sadique... Heureusement qu'elle ne pouvait le voir. Heureusement...

Lorsqu'elle fut à l'intérieur de leur joli manoir, et qu'il lui parla, elle eut l'air d'à peine se pencher sur la question de ses blessures. A tâtons, elle chercha la salle d'eau, lui demandant de l'aider. Le Dieu arriva derrière elle, la prenant par la taille en lui incitant de venir, avant de la laisser vaquer dans la salle. Il tourna les robinets, fit couler le bain, pendant qu'elle se déshabillait. Son corps était aussi contusionné, et cette vision était dure pour lui. Dure et étrange, il n'arrivait pas à se faire à l'idée que quelqu'un ait tenté de faire du mal à sa femme, de la blesser, voir peut être de la tuer ? Arrêtant ensuite l'eau, il remonta les manches de sa chemise noire, de manière à ne pas mouiller ses vêtements, et puis l'incita à entrer dans le bain. Le visage de sa femme indiquait qu'elle... Réfléchissait.
Se relevant, il s'appuya au meuble des lavabos, avant de croiser les bras pour l'écouter. Puis Perséphone comprit que la seule responsable de sa cécité, n'était autre qu'elle.
Hadès la regarda, légèrement crédule avant de faire claquer sa langue d'irritation. Qu'est ce qu'elle racontait encore ?
Seulement la façon qu'elle avait de parler, et de tout à coup, s'en être souvenu... Donnait à la scène quelque chose de plutôt convainquant.

-Quoi ?


Comment ça "c'était elle" ?
Une fois qu'elle lui expliqua, des bribes de souvenirs ancestraux ressortirent.

-Oui... Une certaine tendance pyromane, bien que tu l'utilisais rarement... Mais à aucun moment cela te rendait aveugle. Peut être est-ce... Le contre coup seulement ? Que plus tu l'utiliseras, moins le temps de ta cécité durera ? Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi Némeïl nous met autant à l'épreuve de la sorte.

Hadès espérait énormément que ce ne soit pas permanent. Pour elle, pour lui, pour eux, et pour tous les proches de sa femme. Comment pouvait-elle avancer après cela ? S'approchant de la baignoire, il s'accroupit et posa ses avant bras sur le rebord en porcelaine avant de dire calmement :

-Attendons demain. Peut être pourrons nous aller voir Hermés, ou ta mère, si tu es toujours aveugle.

Rien que le fait de prononcer ce mot lui faisait monter une rage sans nom.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Jeu 21 Nov - 18:58

Hadès se souvint lui aussi de ce don que je n'avais jamais trop utilisé de notre 'ancienne vie', mais qui pourtant était bien là, et que visiblement, j'avais réussi à récupérer. Mais mon mari avait raison, jamais cela n'avait provoqué ce genre de choses sur moi.

-De toute évidence, nous avons été terriblement affaiblis de cet exil. Peut-être est-ce parce que les Humains ne nous prient plus ? Ou peut-être est-ce Néméïl, je ne sais pas.. J'espère juste que ça va s'estomper...

Bien que je n'ai plus la vue pour m'aider, je sentis tout de même mon mari se déplacer, pour enfin venir se poster près de moi, surement accroupi. Je souris, je connaissais si bien son odeur, que je pourrai le suivre à la trace les yeux bandés. Ou aveugle. Je passais une main humide dans ses cheveux, alors que je profitais de mon bain pour apaiser les douleurs causées par ma précédente bagarre. Puis, il proposa même de n’emmener voir ma mère. Je fronçais les sourcils. Jamais Ô grand JAMAIS Hadès n'avait souhaité voir ma mère. Encore moins pour lui confier sa femme. Je retirais aussitôt ma main de sa chevelure, furibonde.

-Alors quoi, je suis aveugle, et ça y est tu ne veux plus de moi ? Tu aimerais que je retourne vivre avec ma mère, c'est ça ? Espèce de salop !

Bien qu'aveugle, nue, et toujours pleine de savon, je me levais d'un bond -failli tomber à la renverse- et quittais la baignoire. Je ne sais trop comment, je réussis à retrouver la porte menant vers le couloir, puis me mis à la recherche de ma chambre. Sachant que vu ma lenteur et ma faiblesse du moment, Hadès n'aurait aucun mal à me rattraper, je lui dis, au cas où:

-Si tu me touches ou m'approches, je te tue.

Je finis par enfin retrouver notre chambre -me brûlais au passage en passant une de mes main trop prêt d'une flamme que je ne pouvais voir- et chercha de quoi m'habiller. Je pris ce qui me tombait sous la main et l'enfilais, espérant juste que mes plaies ne s'ouvriraient pas.

-Crois moi, si je te fais à ce point honte, tu ne me reverras plus jamais, crachais-je, bien que je ne pense absolument pas mes mots, incapable de vivre sans lui.


♥:
 
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Hadès
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Sam 14 Déc - 11:30

Hadès était plutôt détendu. C'était son état oui, détendu, avant que sa femme ne délire et ne commence à paniquer. Pour lui c'était seulement une colère dû à la panique, et rien d'autre. Elle utilisait lâchement des prétextes pour faire ressortir sa haine qu'elle ressentait et surtout, sa solitude. Le Dieu des Morts l'écouta alors calmement, pensant qu'après tout, tout allait se calmer. Il ne pouvait croire, au fond de lui que sa femme resterait aveugle toute sa vie. Ce n'était pas possible, l'équation n'était pas viable, et il avait beau froncer les sourcils, son agacement s'entêtait.

-Je me demande comment les autres mythologies le vivent...

Sa question était un murmure, plus destiné à lui et à ses propres pensées. Le jour, la nuit, tout le temps, au fond il se questionnait sur leur avenir. Sur son avenir. Comment allait-il continuait de vivre ici ? Sans Enfer ? Sans Morts ? Il le savait qu'il était attaché à cela, qu'il s'y était enchainé, mais que ferait donc Zeus sans foudre ? Encore une fois, il était assez sur de lui pour affirmer que son frère serait tout autant perdu que lui. Seulement, il ne pouvait pas le révéler. Dire au grand jour, qu'ici, il ne se sentait pas chez lui. Il n'était pas seul dans ce cas et puis... Le reconnaitre devant sa femme le dérangeait. Hadès savait qu'il était son pilier, celui sur qui elle s'appuyait en permanence, de bonne ou de mauvaise humeur soit-elle peut importait. Si il osait soulever le fait qu'il commençait à s'étioler, elle, que deviendrait-elle ? Qui avait-elle d'autre finalement d'aussi proche ? C'était sa femme, et il préférait prendre sur lui, des siècles durant, que lui délivrer ne serait-ce qu'une infime partie de ses pensées maussades. Si il commençait à gratter, ce serait toute la mosaïque qui s'effondrerait d'un coup.

Le Dieu des Enfers n'eut pas vraiment le temps de faire une rétrospective sur sa vie Divine, comprenant que Perséphone était plus en colère que jamais, l'acculant de choses qu'il n'avait ne serait-ce que pas penser. Son nez se fronça, ses yeux devinrent rouge du diable, et sa langue claqua dans son palais, n'acceptant pas ses réactions. Dès que sa femme tenta de lui tourner le dos, de se détourner de lui, il lui barra le chemin, la rattrapa immédiatement. Elle avait tout gagné, car elle avait réussi à l'énerver. Lui attrapant les poignets, il l'arrêta, n'ayant absolument aucune crainte vis-à-vis de sa menace. Bien sur, il savait qu'elle pouvait être une vraie hargneuse, et une femme particulièrement dangereux. Mais il savait aussi ce qu'il représentait dans son coeur, et combien leurs fiertés pouvaient entacher leurs échanges :

-Perséphone ! Rappelle toi à qui tu t'adresse ! Ai-je seulement aimer ta Mère une seule fois dans ma vie ? Quelles raisons aurais-je de t'envoyer chez elle ? De te jeter de ma vie ? Ta mémoire à l'air de te faire défaut autant que ta vue. Rappelle-toi de l'homme qui t'a arraché de la verdure du printemps et du soleil de l'été, pour t'enterrer dans mes Enfers les plus profonds ?

Hadès, plus furieux que jamais fulminait. Il la repoussa en se détournant d'elle.

-Qui suis-je au final pour toi... ? Je suis borné mais lucide, si je t'ai proposé de t'emmener voir Hermès ou ta mère, c'était pour trouver une solution à ton état, pas pour t'abandonner lâchement.

Malgré tout il se retourna :

-Ose me citer une seule fois où je t'ai abandonné ? Une seule fois où je t'ai regarder t'enliser, sans te tendre la main ?

Hadès la regarda. Qu'elle soit aveugle ou pas ne changeait rien pour lui, ça restait sa femme, et même un bras en moins, il savait qu'il resterait avec lui.
Toute sa vie. Aussi Divine soit-elle.
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Dim 15 Déc - 17:23

Toute cette obscurité m'oppressait, alors que j'avais déjà passé des siècles en Enfers. Malheureusement, si j'avais pu maîtriser les Enfers, je ne pouvais avoir aucun contrôle sur ma cécité, et cette situation me rendait faible, ce qui m'énervait plus que permis. De plus, lorsqu'Hadès proposa de prendre contact avec ma mère, se fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Depuis quand pensait-il que ma mère était une solution ? Qu'elle puisse faire quelque chose de bien pour moi ? J'étais persuadée qu'il allait se débarrasser de moi parce que, peut-être, je ne serai plus jamais capable de voir. Furibonde et blessée comme jamais, j'avais fait de mon mieux pour m'habiller, prête à quitter les lieux. Secrètement, j'espérais qu'il me rattraperait, et il le fit. La colère s'entendait dans sa voix, et je me sentis toute petite face à l'homme pour qui j'aurai donné ma vie plusieurs fois s'il le fallait, surtout aujourd'hui que j'étais aveugle et que je ne pouvais même pas voir son visage, ses paroles me firent froid dans le dos.

Il me rappela alors ce qu'il avait déjà fait pour moi -même si pour beaucoup, ce kidnapping ne représentait que du négatif, ce n'était pas mon cas- et qu'il avait toujours été à mes côtés.

-Ose me citer une seule fois où je t'ai abandonné ? Une seule fois où je t'ai regarder t'enliser, sans te tendre la main ?

Il avait raison. Toute fois, jamais je ne m'étais retrouvée dans cette situation, ainsi je n'avais aucun moyen de comparer. Par instinct, je me cachais les yeux de mes mains, comme pour me concentrer, bien que je ne vois pas plus sans les mains devant les yeux qu'avec. Lâchant un soupir, je laissais mes bras retomber le long de mon corps et me laissais tomber contre celui de mon homme le sachant près de moi grâce à son parfum et la chaleur qu'il dégageait. Le contact fut douloureux, car encore une fois j'avais oublié mes nombreuses blessures qui se réveillèrent aussitôt que mon corps toucha le sien. Mais je n'en avais plus rien à faire. J'étais épuisée, et je souhaitais par dessus tout Hadès. Juste lui. Rien que lui. Tout entier.

-Prends moi dans tes bras et allons nous coucher, s'il te plait...

Passant mes bras autour de sa taille, je reposais ma tête contre son torse encore humide. Respirant son odeur, je me mis sur la pointe des pieds pour lui souffler à l'oreille:

-Je t'aime plus que tout Hadès. Ne l'oublie jamais.


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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Dim 5 Jan - 11:25

Hadès passa une main dans ses cheveux. Il était scandalisé de voir à quel point sa femme ne croyait pas en lui. Outré de réaliser qu'elle pensait qu'il allait l'abandonner. L'irritation laissa place à la colère, puis ses yeux finirent par se diriger sur sa femme, la broyant du regard. Elle ne pouvait pas le voir encore, et peut être sa cécité ne passerait jamais ? Avant, lorsqu'elle utilisait ce don, elle n'en payait pas les conséquences. Ici, Némeïl faisait des siennes. Cette planète voulait les éprouver, savoir ce qu'ils valaient, autant les uns que les autres. Que ce passait-il chez les autres divinités ? Comme étaient-elles ? Et Comment le vivaient-elles ?
Mais le Roi des Enfers se calma assez rapidement, lorsqu'il sentit l'état alarmant de Perséphone. Elle avait son moral, son mental, complètement détruit par ce contre-coup, et comme d'habitude, elle répliquait par l'attaque alors qu'au fond, elle avait juste peur.

Alors qu'il se tenait près d'elle, il la vit bouger, avant de se laisser choir contre lui, en soupirant longuement. Elle commença à l'enlacer, et à lui souffler des mots doux. Un revirement de situation comme ils en connaissaient mais Hadès n'était pas vraiment confiant. Leurs... Ébats étaient assez mouvementés et, maintenant, en plus d'être aveugle elle était blessée. Ce ne serait pas une très bonne idée pour elle, et il doutait que son corps le supporte. Son mental oui, mais son enveloppe charnelle était trop faible. Bien plus faible qu'avant.
Cependant, la sentir contre lui, enlacé, ses mains dans son puissant dos, il retroussa légèrement sa lèvre, se disant qu'à ce moment là, il aurait bien aimé l'allonger, peut importait le prix.
Mettant une main sur son cou, il l'embrassa appréciant son contact, sa saveur, trouvant enfin un peu de repos dans cette dispute qui n'avait pas lieu d'être. La prenant par la taille, il la guida jusqu'à la chambre à coucher, où il la laissa pour enlever sa chemise. Les bougies étaient toutes allumées, et donnaient une ambiance tamisé très terne et peu lumineuse. Ses yeux carmins luisaient, ressortant comme ceux d'un chat dans la nuit. Sa demeure était son territoire. Leur territoire.

-Tu es chez toi. Tu n'as pas à te sentir en danger. Et je ne t'abandonnerai jamais.


Ces deux phrases pouvaient paraitre logiques. Logiques et sacrément évidente, mais il fallait lire entre les lignes. Décrypter qu'ici, même si elle était accompagné de son mari, lui n'était pas une menace pour elle et si quoi que ce soit se passait, se serait le premier à réagir. Bien sur, Perséphone avait une fierté mal placée assez dérangeante par moment, mais dans ce genre de situation, où elle n'était pas en position de force, il préférait prendre les rennes si quoi que ce soit se passait.
Mais ici, ils étaient au calme.

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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   Mar 7 Jan - 8:53

La fatigue, la peur, et la douleur de mes blessures me rattrapèrent. Je n'étais plus à même de penser correctement. Cependant je savais une chose, si Hadès restait à mes côtés, je vivrai avec ma cécité. Peut-être même arriverai-je à en faire une force. Alors que s'il m'abandonnait... Jamais je n'y survivrai. Ma mère pourrait sûrement me permettre de survivre, un temps. Mais sans mon deuxième pilier, jamais je ne pourrais avancer. Alors, lorsqu'il répondit à ma douceur, je souris. Notre relation était... non interprétable pour beaucoup. Peu comprenaient. Et on s'en fichait. Je ne savais pas ce que je souhaitais à cet instant, si mon étreinte était dans le but de l'apaiser lui, de m'apaiser moi, ou peut-être cherchais-je un autre réconfort, plus physique. Je n'en avais aucune idée. J'essayais juste de ne pas trop penser à mes plaies qui malgré tout, n'avaient même pas été soignées. Mais que valaient mes plaies face à l'une de nos disputes ? Je pourrai bien rester écorchée vif si mon couple battait de l'aile, on pourrait bien me laisser mourir que je n'en avais que faire. Ma relation avec Hadès passait bien dessus de ma survie, aussi étrange soit-il.

Lorsque ses lèvres effleurèrent les miennes, je me sentis en sécurité, comme toujours lorsqu'il était prêt de moi. Il m'aida ensuite à m'installer dans la chambre, et c'est avec peine que je m'allonger, sans même prendre le temps de retirer mes vêtements, épuisée. Mes cheveux n'avaient pas encore séché, je devais ressembler à un chien mouillé, mais peu importe. J'eu à peine le temps d'entendre les paroles de mon époux que je m'endormis aussitôt.


RP terminé :coeur:
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MessageSujet: Re: Romain à la sauce béchamel [Persé']   

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Romain à la sauce béchamel [Persé']

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