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 Deuxième Round [Héphaïstos]

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MessageSujet: Deuxième Round [Héphaïstos]   Jeu 25 Juil - 10:33

Après que Héphaïstos l'ait laissée en plan dans les ruelles du quartier romain, Aphrodite était furieuse, furieuse contre son mari qui avait osé la défier, furieuse contre elle-même de l'avoir laissé partir, furieuse contre cette île qui l'empêchait de déchainer l'ensemble de ses pouvoirs sur la terre entière. Lorsque son monstrueux d'époux était rentré à leur maison, la déesse de l'amour, bouillonnant jusqu'au plus profond de ses entrailles, avait accouru dans les bras d'un inconnu. Elle ressentait le besoin de se délecter de chair humaine pour arrêter de penser. Au fond d'elle, Aphrodite entendait les paroles d'Héphaïstos résonnées "Je pourrais décider de te punir".

C'est seulement après s'être assoupie au creux des bras de son amant, dans une maison inconnue, qu'Aphrodite pensait trouver un peu de sérénité. Mais même son sommeil était troublé par le visage de son mari. Lorsque la déesse s'éveilla, il faisait nuit. Son amant d'un soir dormait avec un sourire pitoyablement béat sur les lèvres. Alors, la déesse des plaisirs s'extirpa de la couchette, rassembla ses affaires et prit la fuite.

Le soleil était couché sur Néméïl, les dieux et toutes les autres créatures vivants parmi les anciens de l'Olympe tels des perfides s'endormaient dans leur maigrelette couchette. Les ombres des ruelles se faisaient plus oppressantes et la densité de la verdure semblait vouloir masquer les pires crimes de cette île. Tout laissait croire que cette nuit là allait être plus effrayante que toutes les autres. C'était un pré-sentiment certain qui envahissait tout le corps de la belle Aphrodite. Mais elle n'était pas effrayée par les ombres dansantes au clair de lune, elle n'avait pas peur des êtres rodant dans les ruelles à ces heures. La seule chose qui lui faisait peur était ses propres réactions.

Sa journée lui revint en pleine figure et la colère fusa dans l'esprit d'Aphrodite.

- Quel stupide pitoyable et ridicule mari, comment ose-t-il, comment ose-t-il s'en prendre à MOI Aphrodite ? Fille de zeus, et déesse de l'amour ? Comment peut-il croire qu'il me pliera à sa volonté... Quel...

Et la belle blonde marmonna dans sa barbe, insultant Héphaïstos des pires noms qu'elle connaissait. Elle se dirigeait droit sur sa maison afin de montrer à son époux à quel point il était insignifiant et ridiculement insolent envers elle. Elle ne se laisserait pas faire. Arrivée devant leur demeure, Aphrodite se réjouit à l'idée de surprendre son mari dans son sommeil. Mais lorsqu'elle poussa la porte d'entrée d'un coup de pied, Aphrodite le vit assis sur un fauteuil, attendant patiemment son retour. Le sourire moqueur de son mari la fit basculer dans une colère noire. Elle attrapa un vase en métal que son mari avait confectionné et le jeta à travers la pièce.

- Continue à me regarder comme ça espèce de crétin et je te jure de faire de ta vie un enfer. cracha-t-elle en pointant du doigt Héphaïstos. Tu crois pouvoir me 'punir', tu crois pouvoir être celui qui dirige ? TU CROIS POUVOIR ME CONTRÔLER ? explosa Aphrodite. Espèce de vermine, oses me parler encore une fois comme cela et je te pourris morceau par morceau jusqu'a ce que tu sois tellement à bout de nerf que tu me supplieras de t'achever.

Dans un rictus mauvais, Aphrodite regardait son mari droit dans les yeux, à bout de souffle.
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Héphaïstos
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Ô Grand moi
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MessageSujet: Re: Deuxième Round [Héphaïstos]   Lun 29 Juil - 15:52

Prostré dans sa demeure vide, Héphaïstos avait attendu, avec une étrange sérénité, un sentiment qu'il n'avait pas connu depuis trop longtemps pour s'en souvenir. Malgré la brûlure qu'avaient laissés les baisers ardents de sa femme sur ses lèvres, le Dieu souriait, d'un sourire qui aurait surement fait frissonner son compère du royaume des enfers. Au contact de la peau d'Aphrodite, il s'était senti un nouveau pouvoir, dominant, une puissance qu'il n'avait jamais espéré ressentir. Il ne pouvait s'expliquer cette émotion, mais cette nuit-là, il était fort, plus fort que les doutes de son épouse, plus fort que ses caprices... Il avait l'impression, pour la première fois, de l'avoir possédé, ne serait-ce que quelques minuscules mais intenses secondes.
Et ce n'était pas du à une illusion provoquée par le traitre Dyonisos... Il avait perçu la peau de la blonde frémir de capitulation sous ses doigts. Pendant ce moment trop court, elle l'avait désiré, il le savait.
Ce n'était probablement pas la fin de la guerre, mais Héphaïstos éprouvait le soulagement triomphant d'une première victoire, si durement arrachée, à force de constance.

Peu importait alors, finalement, qu'elle aille essayer de soulager le manque auprès d'un amant de passage... Elle ne comblerait pas le vide qu'il avait découvert, elle ne satisferait pas ces pulsions qu'il avait réveillées, et qu'il ne connaissait lui-même que trop bien.
Assis sur un fauteuil confortable, Héphaïstos se laissa emporter dans les souvenirs de sa rencontre avec la Déesse qui serait liée à lui pour l'éternité par un serment divin. Il n'avait pas eu besoin des chuchotements fourbes de son faux ami à son oreille pour comprendre que son cœur avait été immédiatement ravi par les prunelles irrésistibles de l'incarnation de l'amour. Et même si les yeux merveilleux d'Aphrodite n'exprimaient alors que du dégoût sur sa personne, il ne pouvait plus imaginer une immortalité sans les avoir toujours à ses côtés.
Il s'était dit, alors, qu'il pourrait l'aimer pour deux... Et il n'avait jamais failli à cette promesse, puisque son amour était bien plus énorme que ce qu'aurait pu supporter un unique et simple être humain.
Il était tant absorbé par ses pensées qu'il fut surpris par l'entrée fracassante de la tornade blonde, se recroquevillant à peine pour éviter le projectile qu'elle lui lança sans hésitation au visage, avant de lui hurler dessus.

Avec une vitesse étonnante pour un boiteux, il se retrouva face à elle pour lui immobiliser les poignets, la serrant contre lui d'un geste brusque, proportionnel à sa colère. D'habitude, il se serait laissé insulter, sans rien dire, avec un calme Olympien qui était bien son seul trait de caractère qui faisait honneur à ses origines.
Mais pas cette nuit.

    - Tais-toi ! Sa voix grave, sourde à ses jérémiades de princesse, avait un ton impératif, autoritaire, imposant le silence d'une façon qui aurait fait trembler le plus brave des mortels. Ses yeux étaient rivés à ceux de son épouse, sans ciller. Si quelqu'un supplie, ce sera toi.


D'un mouvement étudié, soudain, il la retourna dos contre lui, pour pouvoir l'entourer de ses bras, rendus forts par son travail à la forge. Avide, sa bouche se précipita sur la nuque de la Déesse, pour toucher sa gorge à travers les mèches dorées qui tombaient en cascade sur son dos, tandis qu'il la serrait contre lui.

    - Ma vie est déjà un enfer, Aphrodite, murmura-t-il d'un souffle dans son cou, ses mains libérant enfin les poignets de la blonde, pour glisser sur son corps, tout en la maintenant fermement contre lui. Mais j'ai supporté de marcher sur ces braises pour te rejoindre, j'ai appris à aimer ces tortures... Maintenant c'est ton tour.


Allait-elle essayer de se dégager de son étreinte, en allant contre sa nature, ou l'accepter ? Dans tous les cas, il ne la laisserait pas s'échapper... Il aurait des réponses.
Et il l'aurait, elle, toute entière.




   



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