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 Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone

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MessageSujet: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Sam 13 Juil - 17:29

Chasser. Traquer. Voilà une chose que je détestais. Avant aucun homme ne pouvait m’échapper mais avec mon arrivée sur l’ile j’avais perdu tout ce qui avait fait de moi un être des plus féroces : ma force, ma rapidité. J’avais l’impression d’être redevenu une simple humaine avec quelques capacités en plus tout de même. Je courrais dans la forêt derrière une proie. Tout s’était pourtant déroulé comme je l’avais prévu, repérer grâce à son odeur aux multiples traces féminines je l’avais approché, séduit avant de passer une nuit avec lui. L’homme était particulièrement coupable, j’avais décelé chez lui près d’une centaine d’odeurs de femmes différentes. Il avait réveillé le monstre vengeur en moi, l’avait cherché, attisé sans savoir que cette nuit serait la dernière pour lui. Comme à chaque fois, j’avais sorti la lame caché dans ma veste avant de la diriger vers sa gorge et m’était préparée à profiter de ce moment de délectation où je verrais la moindre parcelle de vie quitter son regard dans un râle de désespoir. Mais les choses s’étaient compliquées, étaient devenues imprévisibles et je détestais ça quand je n’arrivais pas à tuer quelqu’un. Ca me mettait de mauvaise humeur, dans une rage folle. C’était comme une droguée à qui il manquait sa dose d’héroïne, je devenais incontrôlable. Le dieu tant recherché, avait une sorte de radar le prévenant en cas de danger. Dès que ma lame s’était approché de son cou, il m’avait repoussé avant de saisir ses affaires et de s’enfuir. Voilà maintenant une demi heure que je courrais après lui dans les bois, humant sa trace je repérais au loin une petite clairière et grimpa en haut d’un arbre, attendant ma proie. Il était obligé de passer par là la végétation se révélait bien trop dense par les autres chemins. J’attendis un petit quart d’heure avant qu’il ne se montre enfin. Perchée en haut de mon arbre je l’observais se rapprocher de mon piège, en dessous de ma branche il commença à sentir le danger et se retourna, pensant que j’étais derrière lui. Sans crier gare je tombais sur lui et l’assommais avec une pierre avant de le traîner contre un tronc d’arbre et de le ficeler avec une corde récupérée chez lui.

J’attendis qu’il se réveille et près d’une heure plus tard, j’étais toujours patiemment plantée devant lui jouant avec mon poignard. Il commença à s’agiter, crier, un sourire sadique s’imprima sur mon visage. Il devrait vraiment arrêter de crier pour lui, pour son bien. Je m’approchais de ma victime avant de me mettre à califourchon sur lui.

« Tu sais que ça me met très de mauvais humeur quand on me fuit ? Je pense que tu vas regretter de ne pas être mort pendant ton sommeil. »

Je laissais ma lame frôler son visage et quand il s’apprêta à me répondre je bloquais sa mâchoire et lui coupais la langue. Je la balançais un peu plus loin tandis qu’il tentait d’exprimer sa souffrance dans un râle incompréhensible.

« Là je vais pouvoir être tranquille pour travailler. »

Pourtant j’entendis un bruissement dans les feuillages, je me retournais avant de faire face à Perséphone. Nos rencontres avaient toujours été furtives et pas très amicales, et j’étais heureuse de voir que j’allais pouvoir de nouveau tester ses limites. L’air de rien je m’approchais d’elle le couteau et la main droite ensanglanté avant de lever le poignard pour lui montrer.

« Tu veux jouer Perséphone ?»
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Sam 13 Juil - 18:12

La nuit avait été si reposante, si calme alors que mon mari s'était endormi à l'autre bout du lit pour une fois, que je me sentais en pleine forme au réveil. De ce fait, j'avais eu envie de profiter de cette journée pour voir ma mère, Demeter, avec qui j'aimais toujours autant partager du temps, me balader, rire, apprendre, m'occuper de la nature. Elle était mon modèle, une femme parfaite pour moi. Elle était si intelligente, aimante, sociale, intéressée à tant de choses, elle avait soif de connaissance, d'amitiés aussi. Ce n'était pas une mauvaise personne comme je pouvais l'être parfois. Un monstre froid, sadique, impulsif, sans aucune autre attache que son mari et quelques personnes qui avaient eu la chance de me plaire dans mes mauvais jours. Passer d'une humeur, d'une personnalité à une autre m'épuisaient énormément, et j'étais plutôt contente d'être apaisée pour une journée, sereine, et en pleine forme.

Je profitai donc de cette journée avec ma mère, avant de la quitter pour retrouver mon foyer. J’empruntais alors un chemin que je ne connaissais pas si bien et tombais sur une clairière alors que je souhaitais retrouver mon manoir. J'arquai un sourcil, perplexe, ne sachant pas trop où je me trouvais. Dans ces moments là, seule, perdue et sans défenses, je regrettai mon autre moi qui elle, ne se serait pas laissée démontée et aurait continué la tête haute. J'eu un sursaut lorsque j'entendis quelqu'un venir vers moi.

-Tu veux jouer Perséphone ?

Elle. Néthi. Je méprisai cette femme alors que je la comprenais si bien. Ou du moins, je la comprenais quelque fois, hors cette fois-ci, je n'étais pas d'humeur assez massacrante pour avoir envie de lui parler, ni même de croiser son regard. Aujourd'hui, elle m'effrayait. De plus, la jeune femme pointait une dague vers moi, et son autre main était... ensanglantée. De suite, je compris ce qu'elle faisait, et me mis à la recherche de la personne qui, malheureusement, avait croisé sa route aujourd'hui. Lorsque j'aperçus l'homme attaché à un arbre, je couru vers lui.

-Ne vous en faites pas, je vais vous aider !

J'en avais les larmes aux yeux. Un vif flot de sang sortait de sa bouche, et je m'empêchai de deviner ce qu'avait bien pu lui faire ce monstre. Je tentai alors de desserrer les cordes, mais je n'avais rien pour trancher, et mes ongles et mes maigres forces ne faisaient pas l'affaire. Je me retournai vers la Créature, presque suppliante.

-Laissez-le partir, il doit souffrir le martyr !
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Dim 14 Juil - 10:42

Je détaillais le visage de Perséphone, la peur luisait dans son regard ce qui eut don de me faire lever les yeux au ciel, exaspérée. Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur elle dans son humeur « princesse des bois ». Ah les dieux. Ils avaient toujours cette croyance absurde de croire qu’ils rendaient le monde meilleur et qu’ils avaient une quelconque mission. Idioties. Les Dieux n’étaient que des enfants pourris gâtés n’en faisant qu’à leur tête. Qu’on puisse me regarder de la sorte alors qu’ils avaient certainement détruits plus de destin que moi était ridicule. Les seules Dieux qui avaient trouvés grâce à mes yeux, avaient montrés une part sombre d’eux même qui m’avait plu et Perséphone en faisait partie. Néanmoins, qu’elle ne soit pas dans cet état d’esprit me contrariait d’autant plus. Je nous imaginais tellement, là, torturant ensemble.

Je la regardais courir vers ma victime et je laissais mon bras retomber le long de mon corps, comprenant que ma proposition de se joindre à moi n’était absolument pas acceptée. Je soupirais et secouais la tête, tellement déçue de son comportement.

« Ne vous en faites pas, je vais vous aider ! »

Je ne pus empêcher un léger rire de s’échapper d’entre mes lèvres. Elle était bien sotte si elle pensait pouvoir lui venir en aide, ou essayer de le faire échapper à mon emprise. Des larmes commencèrent à s’échapper de ses yeux et je les regardais presque avec émerveillement. Les larmes étaient synonymes de douleur autant que le sang et je me délectais à chaque fois de la vue de ces liquides. Je la vis s’acharner sur les cordes, tentant de le détacher. J’avais presque pitié d’elle, donner tant d’énergie pour un coureur de jupon…

« Laissez-le partir, il doit souffrir le martyr ! »

J’arquais un sourcil, une moue ironique sur le visage, avant de m’approcher un peu des deux êtres. Je jouais avec mon couteau, les yeux posés sur Perséphone avant de m’arrêter à quelques pas d’eux.

« Tu vois, je suis contente que tu me dises ça… parce que c’était tout à fait le but recherché. »

Je finis ma phrase avec un sourire victorieux comme si elle ne pouvait pas me faire plus beau compliment. Je finis par faire les derniers pas qui me séparaient d’eux et m’accroupissait derrière la Déesse avant de saisir sa main et d’y loger le couteau. D’une poigne de fer, que m’avaient donné des millénaires de tueries, j’attrapais son poignet et le dirigeais vers le visage du jeune homme. Je lui faisais caresser le visage, du bout de la lame, de ce que j’espérais devenir « notre » victime. Une pression de plus et nous entaillions son si beau visage. L’homme commençait à s’agiter en voyant le couteau si proche et je murmurais.

« Ce n’est pas si compliqué, une simple pression et tu sentiras la puissance que je ressens lorsque je fais couler du sang. Tu n’as qu’un geste à faire Perséphone… »
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Dim 14 Juil - 11:38

Certaines créatures étaient naturellement bonnes, Néthi était naturellement mauvaise. Comme si elle était faite pour tuer. D'ailleurs, elle l'était ! Cette créature Egyptienne était redoutée sur Terre, et l'était tout autant sur Néméïl. Néthi avait un fort caractère, impulsif, sadique, destructeur, et qui adore savourer la douleur qu'elle inflige aux autres. Parfois, il lui arrivait de culpabiliser suite à un de ses meurtres. Malheureusement, jamais je ne l'avais aidé dans ces moments là, jamais je ne l'avais apaisé, calmé. Non, lorsque Néthi était dans ses moments de faiblesse, je n'étais pas du tout disposée à lui faire de cadeau. Je me souvenais même lui avoir déjà ri au nez alors qu'elle souffrait de la mort d'une de ses proie. J'étais tout aussi cruelle qu'elle en certains moments. Nous ne valions pas mieux, ni l'une ni l'autre. Etait-ce pour ça que nous nous détestions tant, d'être si semblables ?

Alors que je me précipitai vers le Dieu attaché au tronc, Néthi ne pu retenir son plus sadique et méprisant rire. Bien sûr, cela devait être amusant pour elle, une telle situation. Peut-être souhaitait-elle se venger du fait que lorsqu'elle s'était retrouvé en position de faiblesse comme je l'étais aujourd'hui, je ne l'avais pas aidé ? Pourrions-nous un jour être en paix toutes les deux... Elle avança vers nous, fière de la tournure que prenaient les événements, jouant avec la lame tranchante de son poignard. Elle vint alors s'accroupir derrière moi qui étais restée à la hauteur du jeune homme comme pour lui montrer que je le soutenais, que j'allai le protéger, et glissa l'arme entre mes doigts. J'aurai aimé lâcher le poignard mais Néthi ne m'en laissa pas l'occasion, refermant sa forte poigne autour de ma main. Elle s'amusa alors avec les nerfs du Dieu en caressant la peau du jeune homme de la pointe de la lame qui était toujours dans mes mains. Je tremblai presque de peur, ne sachant trop comment me sortir de là, alors que je risquai d'être l'instrument de torture de la Créature Egyptienne.

-Ce n’est pas si compliqué, une simple pression et tu sentiras la puissance que je ressens lorsque je fais couler du sang. Tu n’as qu’un geste à faire Perséphone…

-Tu te trompes de personne là, tu le sais bien, réussis-je à souffler entre mes dents.

Bien sûr qu'elle savait pour ma bipolarité, et pour le fait que je ne contrôlai pas mon esprit. Elle se doutait aussi qu'aujourd'hui je n'étais pas d'humeur à faire de mal à qui que se soit, et s'en amusait. Resserrant la prise autour du poignard, j'eus alors une idée. Je repoussai Néthi qui étais toujours derrière moi, et me dépêchai de trancher les cordes qui maintenaient le Dieu prisonnier, le temps que la Créature se relève. Je parvins à libérer le Dieu qui, terrorisé, eut du mal à se remettre debout. Pour ma part, je savais que la Créature ne me laisserait pas partir aussi facilement après l'affront que je venais de lui faire...
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Dim 14 Juil - 18:55

Pourquoi faillait-il que nous ne soyons jamais en accord ? Etions-nous condamnées à nous détester ? Pourtant j’étais persuadée que nous étions capables de nous entendre si nous étions sur la même longueur d’onde rien qu’une seule fois. Il suffisait que l’une d’entre nous s’accorde à l’autre mais je savais pertinemment que ça ne serait pas moi qui craquerais. Rien que de penser à cette partie faible, qui résidait au fond de mon être, abîmait ma fierté. Cet espèce de soubresaut d’humanité me pourrissait la vie et m’empêchait de profiter pleinement de mes meurtres si délicieux. Je n’aimais pas me sentir faible, j’étais un monstre, une créature. L’humaine qui résidait en moi devrait avoir disparu depuis longtemps, balayée par ces millénaires passées à survivre entre la mort et le sang. Qu’elle réapparaisse d’un coup sur cet île était étrange, comme si en retrouvant mon corps d’égyptienne d’avant, j’avais retrouvé d’un seul coup l’humanité qui allait avec. Néanmoins, je n’allais certainement pas me plaindre de ce retournement de situation, mon corps me permettait une approche des plus discrètes vers les hommes, me facilitait la tache et je retrouvais peu à peu la féminité perdu après des milliers d’années passées dans la forme d’une créature sans tête. Ce changement était déstabilisant au début, c’était comme se réveiller d’un cauchemar, de quelque chose qu’on a vécu de façon flou. Les seules choses dont je me souvienne clairement sont la rage, la violence, l’amour de la vengeance. Aucun autre sentiment n’avait apparu à part ces trois là. Pour le reste, j’étais comme déconnectée. Malheureusement reprendre forme humaine avait fait réapparaitre le reste de ces sentiments pour mon plus grand malheur.

Mais pour le moment, je ne ressentais rien d’autre que l’ivresse de la torture. La peur que je distinguais dans les prunelles de mes deux victimes ne faisait que m’encourager davantage dans l’horreur.

« Tu te trompes de personne là, tu le sais bien »

Certes Perséphone n’était pas dans l’un de ces glorieux jours mais j’espérais que la partie d’elle que j’avais aperçue, quand j’étais moi-même dans la faiblesse, se réveillerait. Je voulais qu’elle ressente ce que je ressentais à ce moment précis. Etait-ce tellement compliqué d’obtenir de la compréhension ? Alors que j’étais sur le point de la forcer à entailler la si belle peau du jeune dieu, j’eu le droit à un coup qui me fit perdre l’équilibre. Foutu condition humaine. Je me dépêchais de me relever mais ma victime s’en allait déjà à grandes enjambées. Perséphone avait réussi à me mettre dans la plus noir des colères. Je regardais le dieu s’enfuir et lui criais.

« C’est ça cours donc je te retrouverais ! »

Ma phrase à peine achevée, je saisissais la déesse par la gorge et la plaquais contre l’arbre, le regard noir, la respiration haletante.

« Il fallait me dire que tu voulais prendre sa place ! »

Je resserrais un peu mes doigts autour de son cou pale, contrôlant à peine la rage incontrôlable qui m’animait.

« Si tu savais à quel point tu me déçois Perséphone. »
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Mar 16 Juil - 10:43

Que pouvais-je faire à cet instant ? Je me surpris à souhaiter la présence d'Hadès, qui aurait puni la Créature comme il se doit, et m'aurai aidé à sauver le jeune homme torturé. Non, Hadès s'en serait aussi pris à cet homme, c'était une grossière erreur que de le penser capable de bonté. Alors quoi ? Retrouver ma face d'ombre ? Je ne pouvais me le permettre, car cet innocent en mourrait. Sadique et fourbe, je pouvais être aussi terrible que Néthi. Et dans mes moments de gentillesse, je détestai penser que je puisse faire du mal, être mauvaise. J'éloignai donc cette idée de mon esprit, il faudrait donc que je me sorte de là seule, et sans changement de comportement.

Comme prévu, Néthi fut excédée par mon geste. Elle avait prévu de retrouver le Dieu, peu importe l'endroit où il se cacherait, et je ne pu m'empêcher de craindre pour lui, qu'elle le retrouve et en finisse avec lui. J'étais si attentive à la fuite du jeune homme que j'espérai bientôt voir disparaître parmi les feuillages, que je n'eu aucun réflexe défensif quand la Créature Egyptienne m'attrapa par le cou et me plaqua contre l'arbre. Il me fallu quelques instants pour retrouver mes esprits, le choc de ma tête contre l'écorce me procurant une vive douleur, je ne m'étais pas encore rendue compte que je manquais d'air aussi, étouffée par la poigne puissante de la jeune femme. Il est vrai qu'elle était une créature meurtrière depuis des siècles, et que son ancienne forme était redoutable. Pour ma part, je n'avais jamais été une arme de guerre, juste une Déesse innocente qui avait fini entre les mains du mal et l'avait adopté avec le temps. J'avais toujours gardé mon corps faible de Déesse des Saisons, peu importe mon caractère, que je sois dans mes bons ou mauvais jours. Je n'avais donc pas beaucoup de chances face à Néthi, et j'en avais bien conscience.

-Si tu savais à quel point tu me déçois Perséphone.

Je grimaçai, tentant de me dégager de la poigne de la créature.

-Je ne te dois rien, et j'aimerai rester éloignée de toi le plus possible, car si je te déçois, toi tu me dégoutes, réussis-je à souffler entre mes dents, épuisée par le manque d'oxygène.

Si jamais un jour nous venions à nous rencontrer dans nos moments sadiques, qui sait de quoi nous serions capables ? Une alliance des plus redoutable, des plus meurtrière verrait alors le jour, et Néméïl prendrait un nouveau départ: celui de la peur sûrement. Pourquoi ne pas laisser cette île tranquille et rester en paix avec tout le monde ? Néthi n'était pas en mesure de réfléchir comme ça pour le moment, bien trop déçue de n'avoir pu finir son travail avec sa victime.

-Si tu savais comme ça pourrait être simple si tu laissais ton humanité parler...

Car nous le savions toutes les deux, si moi être gentille était dans ma nature dès le début, à Néthi aussi. J'avais deux facettes, alors que pour la créature c'était différent: elle avait été humaine, douce et attachante, et devenir une créature le lui avait retiré. Moi, j'avais toujours était un tout: Déesse et Reine. Néthi, elle, avait vécu deux vies différentes qui jamais ne s'étaient regroupées jusqu'à aujourd'hui. J'espérai qu'un jour elle retrouve les sentiments qu'elle avait déjà éprouvé il y a des centaines d'années.
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Mer 17 Juil - 13:27

Si Perséphone pensait que j’allais avoir la moindre pitié pour elle, elle se trompait. Elle ne représentait rien à mes yeux… ou tout du moins essayais-je de m’en persuader. Je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas  à la tuer aussi facilement que n’importe laquelle de mes autres victimes. J’avais beau avoir mes doigts autour de son cou, je n’arrivais pas à serrer davantage pour voir la flamme de vie quitter ses prunelles. Se pourrait-il que je l’apprécie ? Non il m’était impossible de penser ainsi. Je suis un monstre, incapable de ressentir quoi que ce soit. Il fallait que je me reprenne. Comme pour me persuader que je pourrais la tuer sans que cela ne me pose aucun problème, je resserrais encore un peu mes doigts. J’observais son visage guettant, presque craintive, que j’aille trop loin. Je ne comprenais pas d’où me venait cette… pitié envers elle.

« Je ne te dois rien, et j'aimerai rester éloignée de toi le plus possible, car si je te déçois, toi tu me dégoutes »

Je fronçais les sourcils devant les dures paroles qu’elle venait de me dire et desserrais mes doigts après avoir vu le mal qu’elle avait eu à les prononcer. Je n’aimais pas l’entendre me dénigrer ainsi, au contraire elle devrait se montrer reconnaissante d’être encore vivante à l’heure qu’il est. N’importe quelle autre personne ne serait déjà plus de ce monde et pourtant, avec Perséphone, je me retrouvais faible, incapable de passer à l’action. Bon dieu,son corps devrait déjà se trouver sans vie à mes pieds. Tout cela était ridicule. Que m’arrivait-il ? Légèrement décontenancée, je continuais d’observer le visage de Perséphone, comme si cela allait d’un coup m’expliquer l’origine de cette faiblesse.

« Si tu savais comme ça pourrait être simple si tu laissais ton humanité parler.. »

D’un coup, ce fût comme une évidence. C’était de nouveau ses sentiments humains qui tentaient de reprendre le dessus sur moi qui me rendait si faible face à elle. Comme électrifiée, je lâchais le cou de la déesse avant de lui crier.

« Je n’ai pas d’humanité, m’entends tu ? Je suis un monstre, tu ne sais rien de moi ! »

J’étais incapable de savoir à qui était destinée cette phrase. Etait-ce pour la convaincre, elle ? Ou essayais-je de me convaincre moi-même que ses sentiments n’existaient pas et disparaîtraient bien vite ? Hors de moi je lâchais son cou et ramassais le poignard que Perséphone avait lâché quand je l’avais projetée contre l’arbre. Rapidement je le plantais à deux doigts de son visage et sifflais.

« Je ne veux plus jamais t’entendre dire de pareilles bêtises tu m’entends ? Ou je m’assurerais que ce soit les dernières que tu prononces. »

Elle avait réussi à faire ressortir le pire de moi, je réfutais avec force la possibilité que je puisse ressentir la moindre chose. Le déni était complet et je n’accepterais probablement jamais cette humanité qui refaisait face de temps à autre. C’est comme si j’hébergeais deux personnes dans un seul corps, je me souvenais de ce que faisais la part humaine de mon être sans avoir aucun contrôle sur ses actions et cela me rendait souvent hors de moi quand je reprenais le contrôle. Je refusais donc, que cette humanité puisse me contrôler à cette instant précis, m’empêchant de blesser la jeune Perséphone.
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Mer 17 Juil - 15:24

La poigne de la créature se voulait forte autour de mon cou, si bien que je suffoquais assez rapidement. J'aurai pu repousser son attaque, renverser la balance, retourner la situation, et peut-être même, je dis bien peut-être, réussir à dominer Néthi. Mais je n'en faisais rien, parce que je ne le voulais pas. Je ne voulais pas répondre par la violence, pas comme la Reine des Enfers l'aurait fait. Mon regard se brouilla, et je commençais à entendre bourdonner à mes oreilles, cependant, je réussi encore à garder les idées claires et à lui faire perdre tout contrôle en lui disant une chose qu'elle ne pouvait accepter: retrouver son humanité.

Sa réaction était celle d'une personne concernée. Se sont toujours les coupables qui ont les réactions les plus démesurés. Elle ne faisait que confirmer ce que je pensais: elle savait que son humanité tentait de reprendre le dessus, et se battait corps et âme contre cette idée. Elle me lâcha, mais avant que je n'ai le temps de bouger, sa dague se retrouva à quelques centimètres de mon visage.

-Je ne veux plus jamais t’entendre dire de pareilles bêtises tu m’entends ? Ou je m’assurerais que ce soit les dernières que tu prononces.

Je pris le temps de réfléchir et de reprendre ma respiration. Inspire. Expire. Que faire, que dire ? Elle était déjà assez sur les nerfs, je sentais qu'il en faudrait peu pour qu'elle finisse par me tuer. D'ailleurs, pourquoi n'était-ce toujours pas fait ? J'arquais un sourcil, intriguée. Se pourrait-il que Néthi ait une quelconque affection pour moi, qui la retienne de me tuer ? Peut-être que son humanité le lui interdisait. Je pouvais tout à fait comprendre ce qu'elle vivait, j'étais moi aussi victime de deux personnalités tout à fait opposées.

-Nous avons tellement de choses en commun Néthi, et tu le sais. On pourrait s'entre aider...

En effet, bien que ma mère se batte pour m'arracher à l'emprise de mon mari et à sa mauvaise influence, je ne pouvais renier l'amour que j'avais pour lui, et pour ce qu'il avait fait de moi. En effet, il avait été comme une libération. Avec lui, je pouvais tout me permettre, les crimes les plus sadiques, les paroles les plus venimeuses... J'adorai ça. Malheureusement, ça affaiblissait beaucoup l'autre part de moi-même qui répugnait ce genre de violence. Je n'avais aucune idée de comment me sortir de là, ni quel côté 'choisir', ce pourquoi je divaguais toujours entre les deux.

-Je serais là pour t'épauler si tu le souhaites...
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Ven 19 Juil - 16:16

Elle n’avait pas le droit de me dire une telle chose. Pour qui se prenait-elle ? Aujourd’hui, elle n’avait rien de la reine des enfers, rien de la fille que j’appréciais. Elle était faible, trop faible, comme moi dans mes  « bons » jours. Perséphone représentait ce talon d’Achille que je détestais, elle était la représentation même de ce que je pouvais être dans mes moments d’humanité. Plus je la regardais, plus j’avais peur d’être parfois aussi ridiculement sentimentale. Perséphone était la preuve vivante que je pouvais « tenir à quelqu’un ». Elle restait là, toujours aussi agaçante, alors que j’aurais dû l’avoir tuer depuis bien longtemps. Que je puisse tenir à elle ? Non, ridicule. Pense à autre chose Néthi. Le sang. Pense au sang qui coule encore le long de tes mains, pense à la douleur que tu infliges, ne te laisse pas aussi facilement manipuler par cette déesse. Tout ce qu’elle veut c’est t’échapper, te détruire. Tu n’es qu’un monstre, une créature, réfute tous ces sentiments qui pourraient te rendre faible face à elle. Perséphone n’est rien pour toi, un simple sac d’os et de sang qui se met en travers de ta volonté. Tue là, qu’attends-tu ?

« Nous avons tellement de choses en commun Néthi, et tu le sais. On pourrait s'entre aider... »

Je voulais lui crier de se taire, de me laisser réfléchir. La voix dans ma tête qui me disait de la tuer, redoublait d’intensité et je fronçais les sourcils. Je posais mes yeux dans son regard presque compatissant. Si seulement je pouvais lui faire ravaler sa pitié. Je n’en avais pas besoin, j’ai pas besoin d’aide. Quand les gens vont-ils le comprendre ? Elle, Anubis, Saskia ? Quand est ce que tous ces idiots allaient-ils arrêter de vouloir me guérir alors que je ne souffrais d’aucun mal ? Je suis un monstre, il fallait que ça leur rentre bien profondément dans leur crâne. Comme pour appuyer mes paroles, je retirais le couteau planté dans l’arbre avant de l’approcher du visage de Perséphone.

« Je serais là pour t'épauler si tu le souhaites... »

N’arrivait-elle donc jamais à se taire. Laisse-moi donc. Laisse-moi penser au bien que ça me ferait de t’éventrer la tout de suite. Pourtant, une boule dans mon estomac se manifesta pour me rappeler à quel point ça me ferait du mal aussi. Je sifflais de manière mauvaise :

« Je n’ai pas besoin de ton aide. Je n’ai pas besoin d’être sauvée, je suis un monstre. Rien d’autre. »

Je m’écartais d’elle, éloignais le poignard de son visage avant de lui indiquer les bois d’un léger signe de tête.

« Tu ferais mieux de partir, maintenant. »
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Sam 20 Juil - 10:16

La situation devenait compliquée pour Néthi. Je lisais dans son regard tout ce qui traversait son esprit, et donc ses doutes. Elle devait être actuellement en train de peser le pour et le contre, entre ma proposition de l'aider, et celle de me tuer. Je voyais bien que je l'agaçais, que je ne lui rendais pas la chose facile. Je compris par son froncement de sourcil qu'elle avait fini par prendre un parti: celui de m'éliminer. Cependant, elle se n'y résolut pas, et je me demandais si c'était volontaire de sa part, afin de mieux me torturer par la suite, ou si c'était par sentiment incontrôlable. Je représentai un obstacle pour elle, un obstacle qu'elle n'arrivait pas à franchir. Elle me menaça à nouveau, avant de dire:

-Je n’ai pas besoin de ton aide. Je n’ai pas besoin d’être sauvée, je suis un monstre. Rien d’autre.

Elle finit par se reculer, éloignant l'arme de mon visage. J'arquai un sourcil, perplexe. Alors c'est tout ? Elle avait fini par abandonner, plutôt que de se battre contre moi, elle m'intima l'ordre de partir. Il est surement plus facile de combattre une personne pour qui on a de l'affection quand elle n'est pas en face de soi. Je fis la moue, compatissante. La situation s'était retournée contre elle, et elle devait détester ça. Cependant, elle me permettait de fuir, de rester en vie. Je ne comprenais pas très bien ce qui nous liait, elle et moi, mais nous savions alors dès aujourd'hui que nous ne pourrions faire de mal à l'autre. J'aurai aimé la prendre dans mes bras, la réconforter, lui dire que ce n'était pas grave si aujourd'hui elle me repoussait, qu'un jour nous y arriverons, et que nous travaillerons ensemble sur nos difficultés. J'avais envie qu'elle vienne avec moi, que l'on parle de tout ça, que l'on apprenne à mieux se connaître. Que l'on devienne amies.

Mais au lieu de cela, je baissais la tête en signe de soumission, et parti. Je ne faisais même pas attention au chemin que j'empruntais dans la forêt, trop occupée à ressasser la scène qui venait de se produire, me posant mille et une question sur notre relation à la créature et moi, me demandant qui aura le dessus sur l'autre, qui arrivera un jour à faire flancher la deuxième, ou non. Seul le temps nous le dira. Et déçue de ne pas avoir réussi aujourd'hui à ce que nous partions du bon pied, je rentrais chez moi. La seule pensée positive qui me vint fut celle-ci: j'avais sauvé un innocent. Je me consolais avec cette idée, bien que je sache que Néthi n'en resterait pas là.
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   Lun 22 Juil - 11:00

RP terminé.
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MessageSujet: Re: Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone   

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Et la reine de l'horreur est... ft Perséphone

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