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 Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris

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MessageSujet: Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris   Lun 17 Juin - 16:54


Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi.


Kaeso connaît bien l'homme qui se trouve en face de lui. Un homme à qui on ne peut pas faire confiance, un type tout à fait louche, une caricature de ce qu'est l'humanité aux yeux du buffle. Un homme de corruption et de dégradation, qui se fait passer pour votre ami, qui prétend ne vouloir que votre bien, et vous donne de quoi vous détruire. Kaeso n'apprécie pas du tout le personnage, mais il reconnaît son utilité dans sa vie actuelle. L'homme lui donne ce dont il a besoin, et le regarde avec ce mélange de fausse amitié et de vrai mépris que le Kaeso lucide arrive à reconnaître quand il lit sur son visage. Le buffle essaie de négocier un mélange un peu explosif qui devrait l'envoyer planer loin au dessus de Néméïl, dans ce ciel bleu qui l'attire depuis qu'il est capable de relever sa tête devenue légère. Il a besoin de s'élever au dessus de cette misère, même si ce n'est qu'une illusion, et qu'il est désespérément ancré dans cette terre maudite. Le Catoblépas secoue la tête avec lenteur et prudence, ayant encore du mal à se dire que son cou ne va pas se rompre s'il tente de relever le visage. Le vendeur prend ses gestes lents et son refus de le regarder dans les yeux pour de la fragilité et de la crainte. Comme si un Catoblépas pouvait craindre un vulgaire homme de son acabit... qu'il soit dieu, demi-dieu ou homme, le vendeur est un imbécile qui mérite d'être remis à sa place, et Kaeso le ferait volontiers s'il n'avait pas désespérément besoin d'un peu d'oubli. Il ne connaît pas d'autre fournisseur de ce produit dont il ne connaît même pas le nom, mais qui lui offre des sensations extraordinaires. Un produit magnifique et néfaste. Quelque chose capable de lui faire toucher le septième ciel, avant de redescendre plus bas que terre...

La transaction aurait pu se dérouler dans la simplicité. Kaeso aurait pu céder aux exigences de l'homme très vite, et se retrouver à voltiger dans l'air froid de la matinée naissante. Kaeso paie avec les moyens du bord, et ce qu'il doit offrir en échange ne lui est pas aisé à donner. Cela dit, il peut le faire, donc il ne s'en prive pas. Pas comme s'il avait des difficultés à s'approvisionner dans ce qu'il compte échanger avec l'homme... Mais, même avec ce détail, cela aurait pu s'achever très facilement. Cependant, la discorde choisit de s'en mêler, et Kaeso aperçoit sa forme dans la silhouette proche d'une femme qu'il reconnaît sans problème. Même s'il l'a quasiment toujours rencontrée en étant ivre mort, il se souvient de ses traits. Comment ne pas se souvenir de celle qui exacerbe sa colère, fait de lui une boule vivante de fureur qui ne demande qu'à s'extérioriser, laissant échapper ses peines et ses douleurs ? Le buffle se met à souffler rien qu'en apercevant les traits hideux de la discorde. En d'autres temps, sous d'autres hospices, il pourrait la trouver belle, et, comme un animal, lui demandait si elle voulait bien assouvir ensemble leurs pulsions toutes naturelles. Toutefois, Eris est marquée à jamais comme l'ennemie qui ne fait que le sortir de ses gonds, et tout désir qu'un homme pourrait éprouver face à une belle femme est étouffée face à ce constat. Kaeso fait signe au vendeur qu'il va revenir, ce qui a le don d'énerver l'homme qui pensait pouvoir clore une bonne affaire. Le vendeur ne se rend absolument pas compte de la rage froide qui habite en même temps le buffle, qui ne sait pas réagir autrement que de se défendre lorsqu'il se trouve face à son ennemi. Même si Néméïl n'est pas sa terre, elle se trouve proche de lui, et cet espace environnant suffit à lui faire ressentir une impression de menace. Et le buffle ne peut pas la laisser approcher à sa guise. Quand il s'estime en danger, il fonce et agit. Quel dommage que son regard n'est plus tueur. Que son corps est devenu si faible qu'il ne saura pas la combattre par la force. Il lui faut donc agir avec les mots, alors qu'il n'est pas encore totalement à l'aise avec le fait de s'exprimer par le biais du langage.

« Qu'est-ce que tu fais là, vile déesse ? Croyais-tu que je ne remarquerais pas ta présence ? Disparais de ma vue avant que je ne te force à partir. »

S'il y avait des passants de ce conduit étroit où Kaeso et le vendeur se sont isolés, ils ne comprendraient pas cette explosion de haine, et penserait que le buffle est devenu fou. Il n'agit absolument pas comme un humain, qui pourrait songer à une solution diplomatique, ou du moins se contiendrait. Mais Kaeso est affaibli par sa présence sur Néméïl, son corps moins puissant, ses frustrations, ses angoisses et ses excès d'alcool. Face à ce qui lui fait peur - Eris -, il n'a pas d'autre solution que d'agir dans la pure bestialité, de chercher à la faire partir avant de tourner à l'affrontement. Son corps tremble, et il souffle, signe qu'il est véritablement énervé. Il sait que, s'il est incapable de se contrôler et qu'elle ne s'en va pas, il va lui sauter à la gorge, même si son manque de maîtrise de toutes les subtilités de son corps et le mal qui circule dans ses veines l'empêcheront d'avoir le dessus sur la déesse grecque. La haine qui l'habite est trop forte.
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Eris
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MessageSujet: Re: Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris   Ven 28 Juin - 14:57



Kaeso && Eris



Eris se promenait tranquillement dans la ville et pour une fois ne cherchait pas ce qu’elle pourrait faire pour animer sa journée. Pas de couple en désaccord, pas d’amitié brisée, juste elle et son besoin de prendre l’air. C’était admirable et très inhabituel pour la déesse, mais tout le monde avait le droit de prendre des vacances de temps en temps. Ce matin là, la brunette avait enfilé une jolie tunique blanche en voile avant de sortir pieds nus dans la rue. Elle refusait de s’habiller comme les humains ou autre, pour elle rien ne valait la mode de l’Olympe. Et puis elle aimait à se faire remarquer de la sorte à sortir du lot. C’était bien peu de chose pour la Discorde mais elle devait bien trouver un moyen de ne pas se fondre dans la masse. Elle était une déesse, grecque par dessus le marché, et personne n’avait le droit de l’oublier. Cependant cela n’empêchait pas la demoiselle de rester loin de la populace et des humains en particulier, des être abjectes ne valant pas plus qu’un misérable cafard. C’était une véritable torture qu’on l’oblige elle et les autres dieux, même si la belle se moquait bien de leurs soucis, à vivre parmi ses mécréants. Mais cela ne resterait pas impunis et Eris trouverait comme exercer son pouvoir pour les élimier tous un par un dans d’atroce souffrance. Ha comme le temps des promenades au milieu des cadavres lui manquait. L’odeur de putréfaction, le sang sécher, les mouches bourdonnant au dessus des corps en décomposition. Quel magnifique tableau s’imposa à son esprit. Tout cela lui manquait cruellement et elle se devait de faire quelque chose pour retrouver cela ici, sur Néméïl. Mais il lui faudrait probablement la complicité d’Arès ou d’Athéna pour cela !

En attendant, comme si le ciel avait entendu sa prière Eris se retrouva agressé au détour d’une ruelle un peu sombre. Son Karma probablement, l’avait attiré en ce lieu où se trouvait un couple d’homme pour le moins bien mal assortis ? L’un d’eux lui sauta dessus avec des mots bien chevaleresques pour son rang d’être inférieur. Il fallu un instant à la déesse pour le reconnaître sans véritablement se rappeler de ce qu’elle lui avait fait. Habitué à ce qu’on la déteste, ce genre de détail n’avait pas de place dans sa vie. Qui s’embarrassait avec ce genre de chose de toute façon ?! Elle l’écouta cependant avec attention avant de lui rire au nez. Mais pour qui se prenait ce paysan ? Se demanda-t-elle en continuant de rigoler. Croyait-il réellement lui faire peur à elle, à la grande Discorde. Non, certainement que non, mais il essayait, il tentait sa chance, car il la craignait et d’instinct animal il attaquait le premier pour ne pas montrer sa peur. Malheureusement, Eris la reniflait comme le crottin qui ne quitte jamais le propriétaire d’un cheval. En l’occurrence, la bouse plutôt. Quel impudent ! Elle calma du mieux qu’elle pu son rire gras avant de lui dire d’un ton sec.

« Quelle mouche t’as piqué la truffe petit mufle ! Tu crois sincèrement que tu me fais peur ? A moi Discorde !! »

Elle le toisa de haut en bas pour bien lui faire comprendre son infériorité. Certes elle ignorait ce qu’elle avait fait pour mériter le mépris de ce petit être de rien du tout, mais Eris allait vite lui apprendre à calmer ses ardeurs ? Personne ne lui parlait de la sorte et surtout personne ne lui donnait d’ordre. Pas même Zeux lui-même ! Alors ce mécréant !

« Tu apprendras que ma présence est fortuite, mais si réellement elle t’es désagréable alors je vais la prolonger. Cela ne dérangera certainement pas ton ami et puis je suis curieuse de savoir comment tu comptes me faire partir ? Tu n’es qu’un animal minable, tu ne sais rien faire d’autre que ruminer de l’herbe. Passe ton chemin misérable avant que ne s’abatte sur toi la colère divine. »

Son regard était dur presque de glace, digne d’une scandinave. S’il voulait une ennemi, Eris lui était toute désignée et le ferait souffrir comme il le fallait pour lui faire comprendre qu’on ne s’attaquait pas à la reine des conflits sans y perdre des plumes. Car les affrontements cela la connaissait et même plutôt bien. Que cet insecte, ce caillou dans sa sandale en prenne de la graine. Il ne lui faisait pas peur, et il avait encore beaucoup à faire et à apprendre avant que cela ne soit le cas. Puis d’un geste de la main, las et négligé, la brunette ajouta.

« Aller passe ton chemin sale bête et je serai magnanime à ton égard, profite de ma clémence pour te repentir et prier dans un temple m’étant dédié. Peut-être te pardonnerais-je cet affront ou du moins serais-je moins sévère quand à ton châtiment. »

Elle accompagna le tout d’un sourire supérieur et méprisant. Bien sûr elle n’en pensait pas un traitre mot, mais cherchait à aiguiser un peu plus la colère de cet homme, de cette sous-race qui ne méritait pas de vivre. La jeune femme grogna intérieurement n’arrivant toujours pas à croire à son propre déclin et celui des autres dieux. Eux qui avaient été au sommet, qui avaient régi le monde du haut de leur Mont intouchable. Ils se retrouvaient maintenant avec la vermine et d’autres panthéons, à fouler le même sol, respirer la même air. C’était humiliant. Et ce petit lui serait bien utile pour passer ses propres nerfs.

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MessageSujet: Re: Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris   Dim 30 Juin - 11:24

Si la femme qui se trouve en face de lui est la Discorde, comme elle se plaît à lui rappeler, en soulignant la grandeur de son rang comparé à la bassesse de sa propre extraction – on voit bien qu'elle n'a aucun respect pour les buffles, celle-là -, pour le coup, c'est plutôt Kaeso qui remplit ce rôle, et qui mériterait ce surnom. Elle ne lui a rien fait, elle ne l'a même pas regardé de travers... elle s'est juste contentée de passer, et voilà que le Catoblépas s'en prend violemment à elle. Si elle le traite d'animal, elle a bien raison, car le buffle ne sait pas comment résoudre diplomatiquement un problème. Même s'il s'exprime de façon très correcte et avec élégance, son discours a tendance à être plus guindé que réellement sophistiqué, et il n'est pas assez à l'aise pour en faire une véritable arme. Il peut sortir des paroles aussi aiguisées que des armes, mais uniquement s'il a de la chance. La femme en face de lui a réellement de l'expérience, et ses mots font mouche, prompts à éveiller sa colère sans pour autant se montrer réellement insultant. Elle est très forte, et Kaeso la déteste d'autant plus qu'il n'arrive pas à ce même degré d'efficacité. Pire : au lieu de la faire partir, comme il espère l'en convaincre, voilà qu'elle désire lui imposer son effroyable compagnie, inconsciente que l'homme à son côté n'est certainement pas son ami, et que sa présence va nuire à ses affaires. Lamentable. Kaeso se retient de charger tête baissée, influencé par une pensée humaine dont il ne comprend pas vraiment le fonctionnement, et dont il ignore l'origine. Comme si son corps humain, incapable de réaliser ce que son enveloppe animale pouvait faire, le force à faire des concessions à l'humanité. Cela dit, si elle le toise avec mépris, le buffle ne la regarde pas, le regard fixé sur sa robe d'une mode étrange, absolument pas contemporaine, mais d'un regard coléreux, sans concupiscence.

« Voudrais-tu que je m'écrase devant toi comme un misérable insecte ? Je ne suis pas un ver qui rampe à tes pieds, Discorde, et nul n'a jamais réussi à me menacer. Ta colère divine ne vaut rien en comparaison des foudres de la Nature et des charges du Buffle... »

Langage énigmatique, énoncé d'une voix froide d'où on sent pourtant pointer l'arrogante note de colère. Eris ne lui fait pas peur, et si elle pense le traiter comme quantité négligeable, quelqu'un dont elle pourra se servir dans ses jeux de discorde, alors elle se trompe. Kaeso est un animal libre et fier, et jamais il ne pliera l'échine devant une déesse comme elle. Il respecte les dieux, en particulier les siens, même s'il ignore tout de sa propre mythologie. Un mot d'eux, et il serait prêt à s'incliner. Mais pas devant une femme aussi vile, qui se repaît de la colère, de la zizanie et de tout ce qu'il peut y avoir de plus négatif sur Terre. Des conflits, Kaeso en a vécu, et certains particulièrement violents, où il aurait pu y laisser la vie ; mais enfin, jamais il n'a été pris dans cette spirale de haine. Eris pervertit tout ce qu'elle touche. Même l'affrontement, une fois entre ses mains, perd de son caractère noble et devient une vulgaire boucherie. Il la déteste pour cela, et même si il n'est pas un dieu, il sait qu'il est de son devoir de la remettre dans le droit chemin.

« Qui se satisferait d'être la Discorde ? continua Kaeso, insensible à ses menaces. Tu oses te glorifier d'être le symbole de la corruption ultime ? Va, déesse, châtie-moi si tu le désires, mais sache que tu ne me feras pas plier. Je n'ai pas la moindre pitié pour les femmes qui sont incapables d'avoir ne serait-ce qu'un ami... »

Kaeso se met alors à rire, comme s'il avait fait une bonne plaisanterie. Lui a des amis, des vrais, comme Sansierge. Et des camarades de beuverie, aussi. Avec eux, il n'a pas le moindre problème. Jamais personne n'a échauffé son sang comme le fait Eris. Personne n'a mérité à ce point sa haine. Il est peut-être pitoyable, un camé qui n'a plus le désir de vivre, mais elle lui donne la motivation nécessaire pour prolonger son existence un peu plus longtemps. Quelle femme exécrable ! Elle ne vaut pas mieux que lui. D'ailleurs, malgré son statut de déesse, elle a moins de valeurs que lui. Kaeso est une force de la nature, une bête forte et majestueuse qui a parfaitement sa place dans l'équilibre du monde. Eris, elle, ne trouve qu'à le déranger. Elle mérite donc de payer pour toutes les dissenssions qu'elle a pu causer, pour le mal qu'elle fait à la Nature même en se comportant de façon aussi abjecte. Il la traiterait de misérable vermisseau s'il n'avait pas toujours l'espoir de mener son affaire...

« Maintenant, laisse-moi, j'ai affaire avec cet homme. »

Un être inférieur, lui aussi, mais avec tellement plus de valeurs qu'Eris... même s'il lui offre la mort à retardement, ce qui est contre nature, il sait au moins tenir sa langue.
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Eris
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MessageSujet: Re: Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris   Dim 21 Juil - 16:26


Visiblement Eris ne s’était pas adressée à Kaeso sur le bon ton puisque ce dernier décida de répliquer comme si elle ne lui faisait pas peur, Qu’elle était bête, elle avait oublié que les animaux étaient totalement stupides ! Qui était la déité charger de ces charognes, la brune se fit une note d’aller lui dire de les éduquer un minimum, et déjà leur apprendre la politesse ne serait pas un luxe, surtout pas avec ce buffle, ou plutôt se mufle ! Déesse ou pas, on ne parlait pas ainsi à une femme. Rien que pour cela le jeune homme méritait une punition, et Discorde se ferait un plaisir de la lui asséner. Oui mais comment faire pour que cela créer au passage un petit conflit. Quelque chose de croquant à se mettre sous la dent et qui arrangerait les affaires de beaucoup en faisant des morts. Mais le manque d’activité lui faisait dévier l’esprit et la demoiselle dû revenir à l’instant présent pour répondre à l’ennuyeux monologue de la bête sauvage qui se prenait pour un homme. Il semblait un brin maso mais la grecque adorait ce genre de personnage, ils étaient bon pour son business après tout. Mais ce client commençait à être franchement agaçant, même s’il la suppliait presque de le châtier. Ce qui était tout à son honneur et prouvait sa stupidité et son infériorité au passage. Mais la belle ne releva pas ce point et le laissa finir avant de lui rire une nouvelle fois au nez. Et maintenant il lui servait le passage sur l’amitié. Mais d’où sortait ce demeuré ?! Et surtout qui lui avait donné le droit de foulé le sol sur ses deux pieds et non plus sur quatre sabots ?! Tout était à revoir chez ce type, se dit-elle avant de calmer sa moquerie.

« Mais tu apprendras que l’on est toujours seul au sommet, on nait seul, on se fait seul et surtout on meurt seul ! Cependant si cela peut te rassurer ou ne serait-ce que faire preuve d’une politesse nécessaire face à la grande Eris, j’ai des amis, et très bien placé de surcroit. Il ne faut pas croire tous les ragots sur ma mauvaise réputation ! C’est insultant… »

Elle eut un sourire mesquin et puis pointa le doigt derrière Kaeso et son précieux compagnon qui lui servait d’excuse.

« Quant à ton camarade il a pris ses jambes à son cou. Tu es seul…face à moi…tu me demande de te punir, en auras-tu véritablement la force..? »

La brunette se mit à lui tourner autour tel un prédateur. Ce misérable comprendrait peut-être ce genre de langage puisque la parole ne lui servait qu’à débiter des âneries. Ce qui était dommage en soi, pour un boviné. Que pourrait-elle bien lui faire pour un tel affront, pour son impolitesse et sa brusquerie. Qui se permettait de lui donner des ordres ?! Certainement plus lui une fois qu’il aurait compris sa douleur. De quoi avait-il le plus peur ? Eris se concentra pour utiliser son don, son précieux don qui lui permettait de faire face à n’importe qui. Tout le monde avait des peurs, des phobies. Sinon son peuple n’aurait pas inventé un mot pour en parler. Même le grand des Dieux pleurait sa mère face à sa peur. Et cet animal en avait forcément au moins une, et Eris la trouverait et l’utiliserait contre lui, pour lui faire payer son insolence. La première étape était de le faire parler encore un peu, l’obliger à se dévoiler, à avouer.

« Tu me détestes, bien c’est ton droit et nombre sont ceux qui doivent te comprendre, mais j’ai du mal à comprendre ce que je t’ai fait exactement. »

Elle continuait de lui tourner autour, le regardant de haut en bas, le scrutant. Le moindre mouvement, le moindre battement de cil. Elle le passait à la loupe pour le mettre mal à l’aise. Le passer sur le grill comme disaient les humains. Ils n’avaient pas tout de faux mais ils restaient de misérables vermisseaux. Si seulement ils pouvaient disparaître pour toujours. Mais c’était un espoir vain, et Eris le savait. Elle sourit de nouveau de façon moqueuse et mit son index sur son menton, comme si elle était en pleine réflexion.

« Alors dis-moi tout, que t’ai-je fait subir que tu me méprises à ce point ? Profites-en tu m’as face à toi après tout et c’est un privilège bien qu’une bête ignare dans ton genre ne semble point s’en rendre compte…Mais je t’en prie, donne t’en à cœur joie, tu n’auras pas tous les jours cette occasion. »

Et puis au moins personne ne pourrait cette fois lui reprocher son comportement, tous les dieux quel qu’ils soient, de quelques nationalité que ce soit punirait un mécréant qui l’insultait. Discorde serait peut-être un peu plus sévère ou mesquine, mais elle n’atteignait pas encore le niveau d’Héra. Ou pouvait-elle être d’ailleurs celle-là. La brune lui aurait bien rendu une petite visite. Pour une remise à niveau question vengeance, et pour un petit thé pourquoi pas. Mais elle s’en préoccuperait une fois ce buffle calmer de ses ardeurs.



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MessageSujet: Re: Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris   Mar 30 Juil - 20:35

En guise de réponse à sa pique, Eris ne trouve qu'une excuse qui lui paraît particulièrement bidon. On est toujours seuls ? La bonne blague. S'il y a une chose dont il a toujours eu conscience quand il était encore Catoblépas, c'est qu'on n'est jamais seul. On appartient à une communauté, à une race, et à moins d'en être exclus à cause d'une faute, on en fait partie même si on ne le désire pas. Dans le cas de la déesse, elle est rejetée à cause de ses détestables attributs. Même Kaeso, aussi désagréable qu'il peut se montrer, est plus intégré dans la communauté des Catoblépas qu'elle ! Elle ne peut pas avoir d'amis, elle ne sait même pas ce que c'est. Elle ne connaît la discorde, et il la plaindrait volontiers si elle ne l'avait pas bien cherché. Toujours à titiller les gens comme si c'était des jouets... personne ne pouvait le supporter. En tout cas, personne de censé. Kaeso ne pourrait pas être ami avec quelqu'un qui aime semer la zizanie. Eris n'est pas quelqu'un de confiance. Et sa mesquinerie ne le touchera pas.

« Tu es seule, répète Kaeso sans se laisser abattre. Tu ne connais guère de choses à l'amitié, tu ne connais que la haine et la dispute... »

Il se rend alors compte que son homme a en effet pris la poudre d'escampette. Bon, tant pis. Il n'a pas besoin de lui, après tout, il trouvera bien à se fournir ailleurs. Il commence à être de très mauvaise humeur, parce qu'il est légèrement en manque, et la présence d'Eris l'agace. Qu'est-ce qu'elle lui a fait, au juste ? L'animal ne saurait répondre, à part qu'elle est Eris, la discorde.

« Est-ce que tu as été une seule fois gentille avec moi ? Non, tu m'as toujours traité durement. Tu me méprises pour ce que je suis, et tu fais de ma vie un enfer. Tu sais comment tu me vois ? Comme un crétin de buffle sans cervelle, à peine digne de ton attention. Je suis un insecte à tes yeux, et c'est comme ça depuis le début ! Alors tu vois, j'en ai marre. Je ne pense pas mériter ton mépris, mais si tu t'en prends à moi, je réplique. C'est aussi simple que cela. Je suis un individu, tu comprends cela, Eris ! Un individu ! J'ai des sentiments, et tu ne peux pas jouer avec moi simplement parce que tu en as envie... »

La fureur de Kaeso est à son comble. Il a envie de la détruire, de la sortir définitivement de sa vie. Si seulement elle pouvait comprendre à quel point elle est détestable !
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MessageSujet: Re: Il n'y a rien de plus précieux qu'un ennemi. # Eris   Lun 12 Aoû - 12:21

Eris écoute ce que son interlocuteur lui dit en se retenant de rigoler de plus belle. Ce petit était décidément bien marrant, il avait raté sa vocation, il aurait dû être un singe, pas un buffle. Cependant la brune ne dit rien et le laissa finir tout en prenant l’air le plus désintéressé du monde. Elle n’aimait pas les gens qui passaient leur temps à se plaindre. Comme si la belle allait s’excuser de ne pas avoir été gentille avec lui, elle n’était gentille avec personne, sauf ses enfants, alors pourquoi se montrerait-elle aimable avec lui en particulier. C’était n’importe quoi. « Dieu du ciel comme tu es pathétique ! Bouhou Eris a été méchante avec moi, elle me prend pour un idiot. » Elle prit ses poings pour les frotter sous ses yeux, se moquant de lui encore un peu plus. Et dire qu’elle était simplement sortie se promener et il fallait qu’elle tombe sur ce boulet. Elle soupire en revenant bien face à lui. « Oui tu es un misérable insecte et alors ?! Vous êtes nombreux dans ce cas-là, pourquoi t’accorderais-je de l’intérêt à toi ou tes idiots de congénère. Je suis une déesse, je ne suis pas gentille avec la lie de la société. Ça n’a rien de personnel crois-moi. » Elle prit la posture qu’elle connaissait des orateurs de son époque, comme si elle avait tout un public, pourtant Discorde n’était pas du genre à rassembler des foules, ou alors contre sa personne ! Ce qui n’était pas tout à fait pareil, il fallait bien l’avouer. Et puis son sourire mauvais revint décorer ses lèvres.

« Excuses-toi immédiatement ou bien tu découvriras que je peux être réellement méchante, et mes amis dont tu doutes m’aideront dans cette tâche. Tu sais nous autre Dieu on aime torturer les plus faibles. Et malheureusement pour toi c’est à cette catégorie que tu appartiens. Et puis vu comme ton compagnon t’a abandonné je doute que tu sois toi-même un prodige de l’amitié. Il n’y a qu’à voir comment tu me parles ! » Discorde pouvait être patiente mais elle avait des limites comme tout un chacun. Ce misérable se dressait conter elle et bien il allait vite découvrir que les bœufs n’avaient pas les mêmes attributs que les roseaux. La demoiselle ne le ferait pas seulement plier, elle le briserait. En mille morceaux. Elle le fixa du regard, le mettant au défi de se rebelle une dernière fois, sa dernière chance avant de découvrir pourquoi Eris se nommait également Discorde. Après il serait trop tard pour lui, plus question de faire machine arrière et d’espérer un dénouement heureux. « Alors…j’attends… » Dit-elle dans un sifflement méchant.

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