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 What is your f****** problem ? [Terminé]

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MessageSujet: What is your f****** problem ? [Terminé]   Dim 2 Juin - 18:15

Une journée encore banale sur l'île des exilés se déroulait. Il était environ midi et soleil brûlant était presque au sommet. Tous les dieux privés de leur trône et de leur gloire pestaient contre la race humaine. L'ensemble des créatures, aujourd'hui sous apparence humaine, tentaient de se faire une place au milieu des dieux les plus capricieux. Les derniers ragots courraient à toute vitesse dans les rues et faisaient l'objet de toutes les attentions. Pour Aphrodite, la journée avait plutôt bien commencé. Héphaïstos était retourné jouer dans sa forge sans la réveiller, le soleil était présent, et la douleur d'avoir perdu ses pouvoirs était soutenable. La belle déesse, excitée par la simple idée de passer une journée agréable, s'était préparée à sortir de chez elle pour montrer son joli minois. Elle aimait sortir et se pavaner devant tous ses hommes qu'elle considérait comme admiratifs et toutes ses femmes qui brûlaient de jalousie. Aphrodite passait le plus clair de son temps à se promener dans les rues en quête de nouvelles proies à traumatiser ou au lit dans les bras d'un homme.

Ce jour là, la divinité grecque avait plutôt opter pour la seconde option. Depuis quelques temps déjà, elle avait pour cible l'époux de sa rivale, Vénus, un dieu romain dénommé Vulcain. Elle comptait bien passer à l'action aujourd'hui. De ses longues jambes élancées, la jolie blonde se mit à parcourir les différentes rues afin d'atteindre le quartier latin où se trouvait la plupart des dieux romains. Elle n'avait aucune crainte de se mêler à eux. La plupart étant des hommes, Aphrodite aurait pu les faire craquer en un battement de cils. Ignorant où résidait Vulcain, la belle s'arrêta quelques instants dans une rue pour demander gentiment son chemin à une charmante personne. Elle s'approcha d'un pas de velours, le regard innocent. Arrivée au niveau de l'inconnu, elle prit son sourire le plus charmeur et le salua. Quelque peu hébété, le jeune homme ne répondit pas. Aphrodite, habituée à cette réaction se mit à rigoler légèrement. Elle s'amusait beaucoup de l'effet qu'elle pouvait encore avoir sur les hommes. Elle se passa la main doucement dans les cheveux et demanda :

- Excusez moi de vous déranger, je cherche Vulcain, vous ne sauriez pas où il est par hasard ?

Le jeune homme cligna des yeux quelques instants, paraissant éblouie par Aphrodite. Cette dernière commençant à perdre patience, fronça les sourcils et laissa son sourire disparaître. Elle regarda attentivement l'inconnu qui ne semblait même pas la regarder. La colère venant à grands pas, Aphrodite sentit quelqu'un derrière elle. Elle se retourna et vit Héphaïstos, rouge de colère. De ses oreilles sortaient presque de la fumée. La belle déesse soupira, exaspérée. La journée avait pourtant si bien commencée. Elle souffla à l'inconnu de partir rapidement s'il tenait à garder sa peau.

- Qu'est-ce que tu me veux ? dit-elle sèchement à son mari. Tu n'as rien de mieux à faire que de me traquer à longueur de journée ?

Aphrodite n'attendit pas son reste et commença à partir, afin d'éviter le conflit. La simple vue de son époux  l'exaspérait au plus haut point. Elle sentait la fureur monter en elle, et elle refusait de se donner en spectacle devant tous ces gens. Elle ne voulait pas être source de rumeurs, mais préférait être celle qui les lançaient...


Dernière édition par Aphrodite le Jeu 25 Juil - 9:18, édité 1 fois
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Dim 2 Juin - 20:49

    Sa forge était son sanctuaire, son endroit secret, la seule pièce dans laquelle Aphrodite ne rentrait jamais, dans laquelle il pouvait prétendre qu'il était heureux. Le Dieu pouvait passer des heures à oublier les blessures de son orgueil sous les caresses brûlantes de son brasier... Car les flammes l'aimaient, elles, et, avec ses encouragements, transformaient le plus brut des métaux en de superbes créations qui défiaient les compétences du meilleur ouvrier mortel.
    Entre les armes de pointe qu'il entreposait contre les murs, Héphaïstos avait caché quelques bijoux de toute beauté, qu'il avait essayé de fabriquer à l'image de son épouse, et qui auraient fait pleurer d'envie les impératrices du monde... Mais pourtant, aucun de lui semblait assez superbe pour qu'il ose l'offrir à la seule digne de les porter.

    Après quelques heures à travailler le fer, le Grec décida enfin de poser son marteau pour prendre l'air. Depuis son arrivée sur l'île, Héphaïstos s'était découvert une curiosité envers les autres qu'il n'avait jamais vraiment éprouvé auparavant... Devenait-il petit à petit plus sociable ? Cet effet de l'environnement aurait surement été l'un des plus inattendus et incroyables - pire qu'une éclipse momentanée et un froid arctique.
    Essuyant donc rapidement la sueur qui perlait sur son torse, le Dieu enfila une chemise sans forme, et prit la route des quartiers romains.
    Il espérait y croiser ce romain, qui se prétendait l'égal de Zeus, et maltraitait comme lui sa progéniture. Plus profondément, dans un recoin sombre de son inconscience, il espérait aussi y apercevoir la chevelure dorée de sa femme, surprendre un de ses sourires, qu'elle adressait à tous les autres sauf à lui, un de ses sourires qui lui serrait le cœur d'une façon à la fois douloureuse et agréable.
    Mais bien sur, il fallait s'y attendre : Aphrodite, si elle était belle et bien en vue, était pendue à d'autres lèvres, ensorcelait d'autres âmes, ravissait d'autres yeux.
    D'autres yeux qui eurent tôt fait de sentir son regard, à lui, meurtrier.
    Le jeune homme qui avait osé baver un instant sur la sublime créature qui appartenait à Héphaïstos comprit rapidement que sa présence n'était plus la bienvenue, et s'éclipsa sous les menaces sous-entendues du couple pour une fois bien accordé sur ce point.

      - Qu'est-ce que j'te veux ? QU'EST-CE QUE J'TE VEUX ? Répéta le Dieu, fulminant de colère, en rattrapant sa femme qui essayait déjà de lui échapper, par le poignet. Ce simple contact fit déferler en lui un flot d'émotions contradictoires, violentes. TU SAIS TRES BIEN CE QUE J'VEUX !


    Vraiment ? Il la força à se retourner pour l'avoir en face, dans sa furie divine. N'était-il pas le seul à lui tenir tête parfois, à endurer ses caprices, à y céder toujours, mais en affrontant la tempête ?
    Son visage, si près du sien, représentait une tentation si insoutenable qu'il dut se reculer légèrement, chancelant sous la puissance de cette passion qui le rappelait toujours à elle.
    Elle ne savait que trop bien ce qu'il voulait... Ce qu'il voulait vraiment, son désir le plus cher et le plus inaccessible, comme elle savait tout de lui, depuis ces millénaires qu'ils avaient passés à se disputer dans leur demeure conjugale.
    Jamais il ne l'avait pourtant formulé, jamais il ne lui avait donné ces mots qui le consumaient, de peur de complètement tomber en son pouvoir.

      - Qu'est-ce qu'tu fais ici, d'abord ? Interrogea Héphaïstos, en éludant la question qu'elle lui avait posée - il aurait eu mieux à faire, si elle avait eu la gentillesse de quitter ses pensées, de relâcher l'emprise qu'elle exerçait sur lui. Tu m'trompes avec ce genre de minable romain ? Par toutes les têtes de Cerbère, tu t'rends compte de la honte que t'fais à l'Olympe ?


    Oui, quand la situation l'arrangeait, Héphaïstos pouvait être très patriotique et plein de mauvaise foi.
    Et oui, il admettait aisément qu'il puisse être pire : plus laid, plus irascible, plus sauvage... Mais elle devait faire avec, puisqu'elle avait acceptée de lui être unie pour la vie. Bizarrement, c'était de ses erreurs celle que le Dieu regrettait le moins. Son quotidien aurait été bien triste, si la tornade blonde ne le lui bousculait pas régulièrement.
    N'importe qui aurait pu s'habituer, surement, à la situation, et se détacher de l'attitude de la Déesse, mais Héphaïstos, lui, redécouvrait chaque amant de sa femme avec les mêmes maux, la même fièvre jalouse et incurable. Il ne supportait pas d'imaginer, il subissait sans vouloir se résigner. La luxure était-elle si incompatible avec la fidélité, et le mariage avec les sentiments ?




   



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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Lun 3 Juin - 19:51

Aphrodite n'eut pas le temps de s'échapper. Pour une fois qu'elle avait eu droit à un moment de lucidité. Elle aurait préféré éviter le conflit plutôt que de le provoquer. Elle était à bout de force. Héphaïstos l'épuisait et la détruisait chaque jour un peu plus. Chaque jour, elle sentait son regard lourd de sens qui restait silencieux. Chaque jour, elle le sentait bouillonner de l'intérieur sans qu'il ne dise mot. A chaque fois qu'elle aurait aimé que cet homme avec qui elle devait passer le restant de ses jours se manifeste, montre un semblant d'émotions, ou craque complètement, il s'était enfui au milieu de tous ses jouets que la déesse semblait voir comme ridicules. Et à présent, alors qu'elle n'avait aucune envie de supporter une crise de la part de son époux, voilà qu'il voulait la forcer à déverser sa fureur sur lui. Et il ne le fit pas à moitié.

La premier erreur de sa part fut d'agripper violemment le poignet d'Aphrodite, comme un chien errant cherchant désespérément sa maîtresse. Son geste ressemblait tellement à un appel au secours que la belle blonde en eut la nausée. Elle sentait chaque parcelle de son corps frissonner sous le dégoût et chaque battements de son cœur lui signalant un excès de folie monter en elle. La divinité grecque regarda son mari une fraction de seconde, le regard à la fois glaciale et empreint d'hystérie.

La seconde erreur du forgeron fut d'oser élever la voix. Aphrodite ne tolérait pas qu'on puisse s'adresser habituellement à elle sans sa permission, mais qu'en plus quelqu'un lui hurle dessus... Son sentiment de colère s’atténua lorsque la belle fut surprise de découvrir qu'Héphaïstos pouvait avoir de la voix. Peut-être que contrairement à ce que la jeune femme pensait, il était bien un homme et non une espèce de rat répugnant, couinant à chaque fois qu'on lui marchait sur la queue.

La dernière erreur provenait des paroles qu'Héphaïstos venait de prononcer. Avait-il seulement oser la menacer en prononçant le mot Olympe ? Aphrodite ne savait plus si elle devait rire du ridicule de la situation et du pathétique retournement de situation que tentait de provoquer son époux ou bien lui cracher au visage toutes les horreurs qui pouvaient sortir de sa si belle bouche.

- TU TE FICHES DE MOI ? hurla-t-elle en essayant de dégager son poignet. Tu oses me dire que MOI, Aphrodite déesse grecque reconnue dans le monde entier serait jugée indigne de l'Olympe par un pauvre rejeton que sa mère n'a même pas voulu tant il était laid ? Sérieusement, tu devrais commencer à essayer de réfléchir parfois.

La divinité grecque avait fini par laisser exploser sa colère. Il était plus simple pour elle de s'énerver sauvagement contre son mari plutôt que contre quelqu'un d'autre. Elle avait parfaitement conscience que lui, malgré tous ses défauts, reviendrait constamment à elle bien qu'elle le traite comme le bâtard qu'il était. Elle préférait s'en prendre à lui, bien que parfois, des soupçons de remords pouvait naître au plus profond de son inconscient.

- Et puis après tout, ce que je fais ici et avec qui ne te regarde en rien. Tu n'es rien, je ne te dois rien. Et si tu n'es pas content, je ne te retiens pas.

A ces mots, Aphrodite resta plantée là, sans dire mot, défiant du regard celui qui avait osé la provoquer. Elle se fichait des personnes qui les observaient d'un regard douteux ou bien trop curieux. Elle ne pensait plus qu'a lui en faire baver pour simplement l'avoir déranger alors que sa journée avait si bien commencée.
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Mar 11 Juin - 8:06


    La colère d'Aphrodite... Voilà un état qui n'était pas inconnu à Héphaïstos. La même scène, infligée à un quelconque mortel, aurait surement réduit ce dernier à une statue de pierre terrifiée... Mais pas le forgeron, qui resta impassible en essuyant l'orage. Les insultes, il les savait bien. Les menaces, il en avait fait son quotidien.
    Elles le touchaient, bien sur, mais il n'en montrait plus rien, parce que cela aurait fait bien trop plaisir à son aimée... Il avait appris par cœur les caprices de la blonde, mais il savait aussi la douceur de sa peau, et la profondeur de ses propres blessures, pour ne pas vouloir lui en infliger de nouvelles - car c'était toujours vers lui qu'elle venait les panser, quoi qu'elle en dise.

      - J'suis ton mari, c'pas rien il m'semble ! Répliqua Héphaïstos, en brandissant comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête le terrible accord qu'elle avait conclu dans un instant de faiblesse. Un instant de faiblesse des deux côtés, même s'il ne s'agissait pas d'un sentiment de même mesure. Elle avait cédé par obéissance envers son père supérieur, et Héphaïstos avait fléchi devant une émotion qu'il n'avait jamais expérimenté auparavant, et qu'il n'expérimenterait plus jamais. C'trop exiger que... Que...


    Qu'elle l'aime, un minimum ? Assez pour le respecter, du moins... Mais oui, il ne connaissait que trop bien la réponse. Il était trop dur à aimer, parce que laid pour un Dieu - ce qui le rendait très acceptable pour le commun des humains - et abimé, abimé jusque l'âme, par ce couple qui l'épuisait chaque jour davantage. Et pourtant, ce n'était pas Aphrodite et Dyonisos qui resteraient dans l'histoire, ni Aphrodite et l'un de ces stupides amants romains... La légende avait porté aux nues Aphrodite et Héphaïstos, car la splendeur d'Aphrodite ne pouvait qu'être enchainé par un amour plus beau encore, qui naitrait de la laideur. N'importe quel lyre aurait pu le lui souffler, mais la Déesse refusait d'admettre que son bonheur était juste là.
    Et les espoirs ténus d'Héphaïstos résistaient à la trahison, et à l'exil, seuls socles solides dans leur univers ébranlés, sur lesquels elle se reposait malgré elle.
    Le boiteux soupira.

      - Rien, laisse tomber. C't'inutile... Conclut-il en haussant les épaules.


    Jamais il n'avait abandonné si facilement.
    Il fixa la jeune femme, avec lassitude, de ses prunelles incomparables à ses lèvres ensorcelantes, en passant par ses courbes voluptueuses. Elle était à lui, non pas parce qu'elle en avait fait une promesse sans valeur autre qu'officielle, mais parce qu'il était le seul à qui elle confiait les tourments de son âme.
    Elle reviendrait, comme elle revenait toujours, parce qu'au fond quelque chose de plus fort que la luxure l'attirait inlassablement vers lui.
    Et inversement, car Héphaïstos avait besoin d'elle comme d'une drogue, un poison qui brulait dans ses veines. Il avait tellement envie de se libérer d'elle enfin, de cette obsession qui le rongeait sans cesse, et en même temps, il craignait de ne pas survivre à son absence.

      - Putain, Aphrodite... Grogna-t-il entre ses dents. VA DONC TE FAIRE FOUTRE, PAR TOUS LES SATYRES LATINS QU'TU CROISES SI TU VEUX, MEME ! J'EN AI MARRE ! MARRE D'ESSAYER D'OUVRIR CES JOLIS P'TITS YEUX QU'TU GARDES OBSTINEMENT FERMES ! J'IRAIS PLUS TE CHERCHER EN ENFER SI TU T'Y PERDS ENCORE !


    Une noire résolution ternissait l'éclat des prunelles du Dieu. Ses poings serrés rougissaient, enflammés par cette décision qui lui brisait le cœur. Mais il avait assez couru après la blonde incontrôlable, il l'avait récupéré dans des bordels, des orgies, complètement ivre de plaisir, il avait soigné son orgueil de femme mis à mal par le moindre dédain, tandis que le sien était réduit à néant.
    Il avait détruit Pompéi d'une explosion sanglante, pour punir les habitants de cette ville de l'avoir à peine offensé. Il avait chassé ses cauchemars, couvert son lit de pétales de rose, appris à deviner ses désirs les plus secrets pour les réaliser.

      - Personne ne t'aimera jamais comme moi.


    C'était une sentence, une déclaration irréfutable.
    Personne ne souffrirait jamais pour elle comme lui, même pas ces ridicules prêtes antiques du culte de la Déesse qui se fouettait pour retenir son attention.

    Pris d'une impulsion, Héphaïstos s'approcha brusquement d'elle pour l'embrasser avec passion, avant de s'écarter tout aussi violemment pour la laisser vaquer à ses tâches si nobles, qu'elle revendiquait avec tant de verve.




   



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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Mar 11 Juin - 20:03

Son mari. Héphaïstos aujourd'hui était l'homme a qui Aphrodite était liée, liée et enchaînée. Elle se souvint parfaitement du jour où son père Zeus lui avait demandé cette faveur : l'olympe rayonnait, et la belle déesse grecque savourait encore pleinement des plaisirs que pouvaient lui apporter les hommes. Elle n'avait que faire du mariage et de la simple idée de devoir procréer pour perpétuer sa lignée. Elle était à l'époque une femme libre, libertine, et sans autres pensées que son propre nombril. Elle n'avait que faire du reste du monde, et des autres. Sauf de son père. Lorsque celui-ci lui demanda d'épouser Héphaïstos, enfant bâtard qu'Héra femme de Zeus avait mis au monde dans son dos puis rejeté à cause de sa laideur, Aphrodite se sentit déshonorer. Comment pouvait-elle se rabaisser à une telle médiocrité ? Qu'allait penser le reste du monde en la voyant au bras d'un faiblard ? Au fil de la négociation, Zeus utilisa le seul point faible de la belle déesse : son amour pour lui. A ce moment là, Aphrodite n'avait d'yeux que pour un seul homme : son père. Il était son créateur et la seule personne qui méritait son attention et son respect. Elle aurait tout donné pour qu'il soit fier d'elle.

Aphrodite finit par accepter le marché, sans se plaindre auprès de Zeus, mais s'était juré de faire vivre un enfer à son époux. Au plus profond d'elle même, elle s'était faite la promesse de ne jamais rester enchaînée sur un trône comme l'avait pitoyablement été victime Héra. Pourtant, aujourd'hui, Aphrodite se sentait prisonnière, comme si après avoir été traînée dans la boue par les hommes, elle se faisait ridiculiser par celui qui prétendait l'aimer. Héphaïstos était là devant elle, hésitant entre son amour pour la déesse grecque et sa haine. Ne dit-on pas qu'entre amour et haine il n'y a qu'un pas ?

Les mots d'Héphaïstos tournaient en boucle dans la tête de la belle blonde, Inlassablement, ils effaçaient toutes autres pensées et laceraient sans répit chaque recoin de la conscience d'Aphrodite. Cette dernière était habituée aux scènes de ménage, aux menaces de rupture de son mari , au silence, mais certainement pas à un déversement de sentiment pour elle. Comment pouvait-il après toutes ces années, aimer Aphrodite ? Elle, qui avait tout fait pour le détruire et l'éloigner, elle qui avait rendu sa vie si impossible qu'elle même n'arrivait parfois plus à se supporter, elle qui lui avait tant menti, qui l'avait fait passé pour un moins que rien, qui avait détruit chaque instant de bonheur qu'ils auraient pu avoir en tant que couple. Aphrodite avait fait d'Héphaïstos un déversoir à problème et une issue de secours à ses pulsions de vengeance. Elle s'était servie de lui dès qu'elle avait eu besoin de sentir à nouveau sa puissance, à chaque fois qu'elle désirait se sentir plus belle et toujours adulée de tous. Comment osait-il dire qu'il l'aimait ?

Oubliant les insultes qu'il lui avait craché au visage, oubliant le reste du paysage, Aphrodite semblait obnubilée par les derniers mots que venait de prononcer son mari. En avait-elle saisi toute l'ampleur ? Pas réellement. Etait-elle en colère à présent ? Plus vraiment. Aphrodite ne sut mettre la main sur les sentiments qui explosaient en elle. Déception ? Jalousie ? Haine ? Elle n'aurait su dire. Et elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus. Héphaïstos, s'approcha de la belle, et l'embrassa soudainement. La divinité grecque, à ce contact, sentit toute la colère, l'amour, et la lassitude que ressentait son époux pour elle. Elle pouvait voir dans son regard à quel point elle l'avait usé. Elle pouvait sentir du bout de ses lèvres son désespoir.

Lorsqu'il s'éloigna d'elle, Aphrodite fronça les sourcils et se sentit presque vexée. Il l'embrassait pour mieux la rejeter à présent ? Allait-il réellement la laisser tomber ? Alors qu'il commençait à lui échapper, à partir loin d'elle, Aphrodite ne put s'empêcher de le retenir.

- Alors ? C'est tout ce que tu sais faire ? Un malheureux baiser en signe d'adieu ? dit-elle dans un demi-sourire malicieux.

Aphrodite ignorait encore si elle avait été en colère ou satisfaite de l'emprise qu'elle avait sur Héphaïstos. La seule chose dont elle était certaine à présent, c'est qu'elle n'avait pas trouvé le moment si désagréable et qu'elle ne voulait pas qu'il déserte immédiatement...
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Mer 12 Juin - 11:55

Son irrésistible tentation, sa pire malédiction... Aphrodite, sa femme, naïve, si innocente finalement, dans ses jeux de fuite, ne réalisant pas les traces que laissaient ses griffes dans le cœur d'Héphaïstos, sur lequel elle les faisait inconsciemment. Elle était tout pour lui, et pourtant, il lui tournait le dos, parce qu'il n'en pouvait plus. Il s'éloignait avec un poids immense, avec l'impression de s'enfoncer dans la nuit, avec le goût persistant de ses lèvres sur les siennes, délicat parfum de paradis interdit. Et elle lui manquait déjà, si fort que sa jambe peinait plus à avancer que d'habitude, son corps entier souffrant de la laisser.

Alors qu'il l'abandonnait sans espoir à ses futurs amants, sa voix le rappela soudain à la surface, délicieusement inattendue. Et il respira à nouveau, ses poumons menaçant d'éclater sous l'effort de sa volonté. Derrière les sarcasmes d'Aphrodite, Héphaïstos entendait la vérité que son orgueil de Déesse ne pouvait admettre : elle avait besoin de lui. Il s'arrêta pour peser cette certitude, l'évaluer, s'en ravir.


    - Et que fais-tu, toi ? Répliqua-t-il, dans un souffle moqueur, en lui faisant de nouveau face, en franchissant de nouveau, déterminé, l'espace qui les séparait.


Quelques boucles brunes, désordonnées, tombaient sur le visage sombre du Dieu, entouraient sa barbe naissante, sa peau cuivrée... Il n'avait rien fait, depuis qu'il était à Néméïl, pour arranger l'allure hirsute qui le définissait, lui donnait des airs de sauvage peu affable. Il était fier malgré, son état de Dieu lui donnant une prestance que lui auraient envié beaucoup de mortels, hommes de pouvoir ou acteurs charismatiques de télévision. Il s'approcha de sa femme assez près pour suivre des doigts une de ses mèches d'or, glissant jusqu'à son épaule nue, redécouvrant la douceur de sa chair si longtemps chérie, la repoussant tendrement dans une ruelle toute proche où ils ne seraient pas dérangés.


    - Le monde entier s'accorde à penser que je ne suis pas bien pour toi... Murmura-t-il d'une voix grave, sévère, ses prunelles luisant d'un désir plus puissant que la raison. Mais c'est toi... Tu es tellement mauvaise pour moi, tellement destructrice...  


Il se baissa à nouveau vers la bouche si parfaite de son épouse, la frôlant doucement, attisant encore le feu qui se propageait en lui, en elle peut-être. Il avait tout de même, sur une éternité, partagé suffisamment de fois sa couche pour percevoir les accélérations de ses pulsions cardiaques, l'affolement de ses sens, et ses instincts naturels. Ses paumes chaudes descendirent plus encore sur la robe de sa compagne, retraçant ses formes merveilleuses qu'il ne se lassait pas d'explorer.


    - J'aurais offert cent fois mon immortalité pour que tu sois vraiment à moi, juste quelques secondes... Susurra-t-il à son oreille, toujours plus audacieux, hardi de savoir que son expérience porterait ses fruits, à force de s'entrainer à la satisfaire et d'y parvenir désormais sans erreurs. Le seras-tu jamais ? Demanda-t-il soudain, interrompant ses caresses juste pour une réponse, un mot minuscule qu'elle ne lui avait dit que par obligation paternelle, et qu'il voulait entendre tremblant d'une véritable émotion, cette fois.


Mais déjà, il sentait qu'il serait déçu, et qu'il devrait renoncer à atteindre encore l'ambition de sa vie... Celle-ci serait cependant l'ultime effort qu'il ferait. Ensuite, ce serait à elle d'utiliser ses dons pour le séduire, car il ne lui courrait plus après. Il s'était suffisamment ridiculisé à l'espionner - sa dernière tentative auprès de la reine des enfers et sa discussion avec une gamine inconnue lui avaient fait prendre conscience de la vaine condition de sa quête.




   



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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Mer 12 Juin - 18:20

Aphrodite était troublée, troublée pour la toute première fois par cet homme avec qui elle avait tant vécu. Jamais il n'avait osé lui tenir tête, jamais il n'avait cessé de céder à ses caprices. Et aujourd'hui, voila qu'il désirait lui tourner le dos. Il voulait s'en aller, et ne plus avoir affaire à la belle déesse. Elle ne comprenait pas. En une fraction de seconde, il lui avait ouvert son cœur pour mieux disparaître en l'abandonnant ici, face à la dureté, à la solitude et à la merci de cette île qu'elle n'appréciait guère. Tout, sur Néméil, rendait la divinité grecque nerveuse et irritable, toutes les personnes qu'elle fréquentait l'exaspéraient à un moment donné, chaque recoin de cet endroit ne lui inspirait pas confiance, comme si Néméil transpirait l'insécurité même pour eux : des Dieux. Malgré toute la haine que pouvait ressentir Aphrodite, elle se devait d'admettre que son époux avait été son seul point de repère et d'encrage sur cette île hostile, Zeus étant trop occupé à préparer sa vengeance contre les hommes.

Héphaïstos avait supporté chaque instant de colère, d'excitation, de peur et d'impatiente de la belle sans jamais qu'elle ne le lui rendre en retour, bien au contraire. Plutôt que de donner, Aphrodite était telle que seule l'envie de profiter de son immortalité comptait. Pour elle rien ne pouvait l'atteindre. Après tout n'était-elle pas la déesse de l'amour et des plaisirs de la chair ? Et pourtant, aujourd'hui, elle se retrouvait face à un sentiment nouveau. Elle n'aurait su le définir mais il la chamboulait. Il mettait son esprit à l'envers et la rendait totalement soumise à ses émotions. La divinité grecque avait du mal à se contrôler, et tout ceci commençait à l'effrayer. 

- Toi tu prétends m'aimer et tu veux m'abandonner comme un lâche ? Tu parles d'un amour. Et puis après tout, qu'est-ce que tu sais de l'amour ? hurla-t-elle en le regardant partir.

A cet instant, lorsque Héphaïstos se rapprocha d'elle, une vague de soulagement submergea la belle blonde. Elle poussa un léger soupir de satisfaction. Pourtant, Aphrodite ne voulait pas écouter son mari, elle ne voulait pas entendre toutes ces choses, et tout ce qu'il ressentait pour elle. Tous ces beaux discours l'effrayaient. Une boule dans le ventre de la belle se forma. Elle n'aurait su dire si cette dernière venait de la soudaine révélation de son mari ou s'il s'agissait des frissons provoqués par les mains d'Héphaïstos sur son corps. Elle le regarda droit dans les yeux, cherchant à déceler d'où venait cette part de témérité en lui. 

Depuis le début de leur exil, Aphrodite avait refusé qu'il la touche. Elle ne voulait pas de contact avec lui le rendant responsable de ce retournement de situation. Elle lui en voulait pour avoir laisser ces hommes la chasser de ses propres terres. Elle le détestait pour n'avoir rien pu faire avec sa laideur et sa jambe boiteuse. Pourtant, lorsque la bouche du dieu effleura la sienne tendrement, la déesse grecque se laissa faire, impuissante face à l'envie qui montait en elle. Elle connaissait, contrairement aux autres sensations, parfaitement le nom de celle-ci : le désir. Et lorsque son époux murmura au creux de son oreille, Aphrodite ne put s'empêcher de laisser sa joue effleurer les lèvres de son époux. 

- Ne pars pas, pas maintenant, pas ce soir... répondit-elle dans un murmure.

Fermant les yeux, ignorant l'endroit où elle se trouvait, Aphrodite déposa un doux baiser au coin des lèvres de son mari. La colère avait disparu pour laisser place à un désir nouveau. La déesse grecque ne voulait plus se battre, tout du moins, pas cette nuit...
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Héphaïstos
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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Jeu 13 Juin - 11:31


    Qu'est-ce qu'il connaissait à l'amour ? C'était tellement aberrent de lui poser la question, à lui, de la part d'Aphrodite, qu'il ne répondit rien, esquissant juste une moue malicieuse. De l'amour, il connaissait tout, du bonheur de la voir sourire aux souffrances de la savoir avec un autre, en passant par chaque sensations entre ces deux extrêmes. Il avait étudié pendant des centaines années ce sentiment, tantôt le recherchant, parfois le fuyant, le maudissant ou remerciant son destin de le lui avoir fait connaitre. Car qui aurait pu admettre qu'il lui soit donné, à lui, un Dieu boiteux, asocial, rejeté ? Aphrodite lui avait offert l'envie, l'ambition d'être quelqu'un aux yeux d'une personne qui compterait plus que sa réputation et que son sacre.



      - J'suis avec certitude laid, colérique, et tout ce que dont ma mère m'insulte... Mais je n'suis pas lâche, Aphrodite, tu l'sais ! Déclara-t-il avec vigueur, en plaquant la déesse contre un mur avec violence, comme pour lui faire payer cet affront. Je n'ai pas peur de toi... Chuchota Héphaïstos avec plus de sensualité, dans le coup de sa promise. Pas comme ces pauvres disciples qui pleuraient devant son courroux divin.


    Sous son souffle, l'épiderme de la blonde semblait parcourut de frissons... Dégoût ? Haine ? Effroi ? Le forgeron sentait pour une fois qu'il n'en était rien. Ce tremblement venait d'autre chose, qu'elle libérait peut-être enfin, après tant d'années à s'interdire de l'éprouver. Il voulait croire, avec un désespoir douloureux, qu'elle n'avait jamais ressenti cette passion dans les bras d'aucun autre, et il ne le saurait surement jamais.


      - Je suis là, répondit le Dieu avec une profonde résolution aux gémissements de son épouse, qui l'implorait presque de rester. Avait-il jamais refusé, qu'importe les raisons ? Il était à ses côtés, dans les bons moments, comme dans les pires, car il lui en avait fait la promesse, en la volant à sa liberté.


    Pourquoi était-il toujours si faible face aux envies de la Déesse ? Il n'était pourtant pas un stupide adolescent humain, soumis à ses hormones. Il voulait posséder Aphrodite au-delà d'une simple étreinte physique, qu'elle proposait à chaque mâle qui lui plaisait vaguement. Mais s'il devait passer par son domaine de prédilection pour l'atteindre, alors, il ne redoutait pas le challenge.


      - T'as gardé une partie de tes pouvoirs, n'est-ce pas ? Articula-t-il difficilement entre deux baisers, crispant sa poigne sur les cuisses fermes de la beauté qu'il serrait contre lui. Sers t'en, maintenant, sur nous, si tu l'oses. Pour prouver que tu n'es pas lâche, toi non plus, ajouta-t-il, taquin.


    Le risque qu'il prenait était grand, probablement, celui de casser toute l'alchimie qui se déroulait en cet instant, celui de briser leur caresses pour une fatale révélation. Malgré tout, Héphaïstos avait confiance, comme jamais. Aphrodite avait, depuis qu'ils étaient arrivés, fait quelques remarques trop pertinentes sur la valeur des couples qu'il croisait, et Héphaïstos avait compris bien vite que ces observations ne découlaient pas d'une simple perspicacité. Elle appliquait ce don sur ceux qui la croisait, mais jamais sur ses propres relations... Qu'est-ce qui l'en empêchait, réellement ? Cette tentative serait peut-être sans effet, mais si cet expérience pouvait aider la Déesse à avoir le moindre indice sur son véritable attachement, cela valait le coup d'être essayé.
    Nullement soucieux de la déranger dans une quelconque concentration pour effectuer l'exercice demandé, Héphaïstos descendit ses lèvres dans sa gorge dénudée, pour profiter encore avec avidité de ces charmes trop longtemps refusés.




   



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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Mer 10 Juil - 13:45

Aphrodite se laissait aller. Son corps se crispait à chaque fois que son mari la caressait. Elle sentait son souffle haletant dans son cou, ses mains enlaçant sa taille puis effleurant ses cuisses. Elle sentait cette crispation jusqu'au creux de son ventre. Elle en oublia la laideur, le côté boiteux et totalement suffoquant de son époux. Elle fermait les yeux et savourait ce contact qu'elle avait toujours interdit jusqu'alors. Son corps s'affolait comme à chaque fois qu'un homme désireux de l'avoir la touchait. Mais c'est son cœur qui battait irrégulièrement qui la surprenait. Elle n'avait pas envie de l'admettre, peut-être refusait-elle de s'avouer à elle même qu'elle ressentait quelque chose pour cette erreur de la nature. Malgré cette possibilité qui naissait dans un recoin de son inconscient, la déesse grecque la repoussait au plus profond de son être et préférait la laisser enfouie pour les centaines d'années à venir.

Lorsque son mari souffla à son oreille qu'il resterait là, Aphrodite ne put s'empêcher de pousser un nouveau soupir de soulagement. Elle ne voulait pas se retrouver seule, perdue sur cette île. Elle ne supportait pas la solitude habituellement, mais dans ses conditions, elle en mourrait probablement. Et son heure n'avait pas encore sonné. Dans un geste hésitant et maladroit, la blonde agrippa une main de son époux et la déposa contre sa joue. Elle respira son odeur et embrassa chacun de ses doigts. La déesse grecque continua jusqu'à ce que les paroles de Héphaïstos la coupa.

Elle inspira profondément, sentait le désir s'enfuir à toute vitesse pour laisser place à la colère. Elle tenta de rattraper cette sensation délicieuse qu'elle venait de ressentir, en vain. Elle expira bruyamment pour éviter d'exploser une nouvelle fois au milieu de nulle part. Comment osait-il lui rappeler qu'il ne lui restait que peu de pouvoir, après tout ce qu'ils avaient vécu ? Comment osait-il lui demander de s'infliger cela à elle même ? Comment osait-il encore la défier une nouvelle fois ? La blonde rouvrit les yeux et repoussa son mari avec ses mains, plus violemment qu'elle ne l'aurait souhaité. Elle le fixa un instant sans parler. Son corps ne frissonnait plus de désir. Il tremblait de colère et de haine. Les jambes de la déesse étaient tendues et ses poings s'étaient serrées à lui faire mal.

- Pourquoi fais-tu cela ? cracha-t-elle dans un murmure

Les lèvres de la déesse se pincèrent en un rictus mauvais. Elle grimaçait malgré elle, de colère mais aussi de douleur. Pourquoi devait-il tout gâcher à chaque fois ? Pourquoi ne comprenait-il pas qu'elle ne voulait pas de lui ? Elle se rapprocha de son époux et pris son menton dans sa main pour qu'il la regarde droit dans les yeux.

- Pourquoi ne me laisses-tu pas tranquille avec tes idéaux sur l'amour ? dit-elle d'un ton menaçant. Je ne veux pas faire ça, je ne fais jamais ça. Je ne vois pas pourquoi je commencerais avec toi. Je ne ressens rien pour toi, je ne t'aime pas, je ne veux pas t'aimer. Je n'ai jamais voulu de toi au départ, et maintenant je dois te supporter. Mais on en reste là. Est-ce assez clair pour toi ?

Elle lâcha son menton et recula d'un pas, essayant de toutes ses forces de ne pas le frapper pour avoir oser détruire cet instant.
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MessageSujet: Re: What is your f****** problem ? [Terminé]   Dim 14 Juil - 7:01


    Il la sentait tout contre lui, fébrile, répondant à sa propre impatience. Et au fond, Héphaïstos s'accrochait à l'espoir qu'elle ne s'emportait pas ainsi avec n'importe quel de ses amants, qu'elle était mue par un désir plus fort, qu'elle savait que seuls ses bras, à lui, lui étaient destinés, étaient siens, depuis la toute première fois, des millénaires plus tôt, qu'il les lui avait offert. Après tout, elle s'était lassé, de tous, petit à petit, et était toujours revenue vers lui, pour chercher du réconfort, ou de quoi épancher ses colères.
    Jamais aucun de ses partenaires d'une nuit n'avaient vraiment été une menace concrète pour le forgeron, car ils finissaient par disparaitre du schéma... Était-ce vraiment leur mariage, qui obligeait la Déesse à rester à ses côtés ?

    Il la serra plus étroitement contre lui, leurs peaux se frôlant d'une façon presque intolérable. Il avait été si longtemps sans la toucher, qu'Héphaïstos n'était pas sûr de pouvoir résister encore... Après tout, elle était la Déesse de l'Amour, qui pourrait lui reprocher de céder à la tentation, malgré des années d'entrainement à l'attendre ?
    Il devait vraiment se faire violence pour ne pas forcer les choses, bien qu'elle ne se montrât pas très résistante non plus... Elle embrassait doucement ses doigts rendus rugueux par le travail de la forge, et le Dieu tremblait sous ses caresses, explorant des yeux ce visage parfait qu'il était sensé posséder.
    Puis tout cessa.
    Il s'en doutait, et un sourire goguenard étira un instant ses lèvres.


      - C'est très clair, répondit tout simplement, son expression restant presque neutre, ses prunelles brûlant d'une envie proche de la folie. Peu importait. L'emportement de la divine Aphrodite prouvait mieux qu'un aveu qu'elle n'était pas aussi insensible qu'elle le clamait, encore mieux que les tremblements qui parcouraient toujours son corps. Et Héphaïstos n'était pas pressé... Il pouvait tenir encore quelques mois, quelques années, pour qu'elle réalise l'évidence qu'elle fuyait depuis des siècles. Je te laisse parfaitement indifférente, je vois ça, ironisa-t-il, moqueur, en effleurant, du bout des doigts, le tissu qui recouvrait à peine la poitrine victorieuse de sa femme.


    Les battements affolés de son cœur, il les avait relevés, et il se félicitait qu'elle le sache. Cette révélation la déstabiliserait-elle ? Il s'en fichait, tout heureux de sa minuscule réussite. Même s'il éprouvait un manque cuisant à s'arrêter en pleine action, il pouvait bien voir que ce sentiment, au moins, était partagé. Aphrodite passerait surement une journée entière de débauche pour le combler, mais il n'en était pas moins content de lui.


      - Je serais à la maison, quand tu rentreras, affirma le Dieu, ne laissant aucune place à la controverse. Puis il se rapprocha d'elle, pour chuchoter à son oreille d'une voix langoureuse. Fais attention, un jour, je pourrais décider de te punir, pour ton insolence. La menace aurait pu être réelle, car il la surpassait physiquement, et il était assez courant dans l'Olympe que les hommes imposent leur volonté à leurs épouses, ce qui n'avait jamais été le cas de leur relation. Néanmoins, Héphaïstos commençait à se dire, malicieusement, qu'une bonne fessée, conseillée par tous les patriarches grecs, n'aurait pas fait de mal à sa compagne.


    Puis il déposa un baiser fugace sur sa joue et se détourna.
    Il lui avait déjà fait la promesse d'être là... Si elle ne voulait pas rentrer avec lui, c'était son problème. Il était d'humeur assez joueuse pour la laisser réfléchir à une stratégie avant de l'affronter de nouveau.




   



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