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 Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis

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MessageSujet: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Jeu 31 Jan - 21:14



FEAT Anubis & Idun
Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle

« Ce qui est mort ne peut plus mourir »
En cette matinée ensoleillée, la rue d'Asgard se réveillait doucement, rythmée par le chant des oiseaux et les rires premiers badauds. Je n'avais pas choisit de me lever si tôt par hasard, mais bien pour échapper au risque d'affronter trop de visages connus qui me rappelleraient obligatoirement leur trahison... Prenant juste le temps d'enfiler une longue robe blanche que m'avait offerte Cérès un jour ou nous visitions les riches boutiques, je m'étais décidée à faire un tour au dehors. Pas que le soleil m'attire ou que j'éprouve la moindre envie de "m'amuser", mais encore une fois je me devais d'aller vérifier que ce n'était pas un rêve. Que cette liberté retrouvée, que ces beaux bâtiments à l'extérieur, que le ciel dégagé, que tout ceci n'était pas une création de mon imagination. Tout me semblait si irréel...

Je me félicitais intérieurement d'avoir choisit cette heure, car à part quelques rares promeneurs, les rues habituellement bondées était calmes; et je pouvais presque me détendre. Le seul endroit au monde ou j'avais un jour été en sécurité, c'était Asgard. Là, rien ne pouvait me toucher, me faire de mal. Et même si Asgard n'existait plus que dans mes souvenirs, le fait que cette rue en porte le nom ma rassurait, d'une certaine façon.
Un éclat brillant attira bientôt mon regard. Je me stoppais en face d'une boutique montée à même la rue (quel manque de civisme!) et levais les yeux sur une large pancarte blanche recouverte de caractères dorés : "A la pomme d'Or, votre vendeur de fruit phare". Si j'en avais encore été capable, sans doute aurais-je souri devant l'ironie de la situation. Un marchand de fruit qui appelait son étalage la "pomme d'or", sans même savoir ce que cela signifiait vraiment. Mais ce ne fut pas un sourire qui interpella le vendeur, mais ma soudaine et furtive expression de tristesse. La couleur de l'or m'avait attirée comme une bougie avec un papillon, me rappelant dans un flash mes belles pommes d'or -les vraies- qui avaient disparues... Il y avait trop de coïncidences pour que ce soit naturel. Le nom, plus la couleur... Je pourrais presque suspecter un piège.... Mais de qui?

"Vous ne verrez jamais de plus beaux fruits que ceux-là, belle dame. Permettez-moi de vous les faire goûter!" s'exclama à mon intention celui que je reconnaissais comme étant un elfe, et qui semblait fort content d'avoir réussit à appâter un client, en me tendant un pomme. Je me retenu de justesse de bondir en arrière, me crispant face à ce geste si surprenant.

Je regardais avec méfiance le bras tendu du vendeur (au cas ou il aurait soudainement sortit une arme de sa manche, peut-être!). Je pouvais assurément me considérer comme experte en la matière. Les pommes et moi, c'était une très longue histoire, depuis une éternité en fait... J'avais l'œil pour repérer les meilleurs spécimens. Et cet elfe avait raison, les pommes qu'il me vantaient présentaient un aspect quasi sphérique, une belle peau verte claire et une taille parfaite. De forts beaux produits, je ne pouvais le nier. Malheureusement pour lui, et pour moi, il avait tort. D'ailleurs j'étais trop troublée par les sous-entendus qu'il me semblait percevoir dans son étalage que je n'aurais pu accepter.

« Merci pour cette proposition marchand, mais je crains de ne pouvoir vous approuver. Vos pommes sont belles, mais je vous assures qu'il en existe d'encore plus merveilleuses. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée... »

Je compris mon erreur en voyant son expression changer, passant en un instant d'enjouée à vexée. J'avais oublié que, malgré tous leurs bons côtés, les elfes pouvaient se montrer particulièrement irritables lorsqu'on critiquait leur travail. J'avais pourtant pris soin à me montrer fine dans ma réflexion, justement pour éviter une telle réaction. Mais il semblait que ce marchand soit si susceptible que toute la diplomatie du monde n'y changerait rien. J'avais osé refuser son offre, et c'était sa fierté qui en avait prit un coup.

" Je ne suis pas le plus riche marchand, mais je connais mon métier, et mes pommes sont de loin les meilleures de toutes!" Je frémis devant ce ton agressif, sentant ma pauvre confiance voler en éclat en un instant. J'aurais mieux fait de me taire, de simplement continuer mon chemin. Mais ma civilité m'avait perdue, et j'avais cru qu'un simple elfe ne serait pas dangereux, puisqu'ils étaient pacifiques... Je baissais involontairement la tête, l'air contrite, cherchant à éviter de croiser ses yeux agacés. "Mais laissez-moi vous prouver que j'ai toujours raison."

Ne pas trembler. Ne pas fuir. Ce n'était qu'un elfe, mais mon souffle déjà se bloquait. Je ne voulais pas manger cette pomme. Je ne voulais pas être là, mais à des lieus d'ici, réfugiée sous ma couette, ou mieux dans les bras réconfortants de Bragi... Ce qui n'était plus possible maintenant...
Il y avait trop de clins d'œil à mon passé, et cela me rendait faible. Trop faible.

"Monsieur, dites-moi, que pensez-vous de cette pomme?"

Monsieur? Même les idées embrouillées par l'inquiétude, je savais que je n'avais rien d'un monsieur. Alors je relevais la tête, juste à temps pour voir à qui s'adressait le marchand. Un homme, de dos, grand et à la peau mâte. Qui n'était assurément pas d'ici. Mon coeur martelant ma poitrine, je restais immobile.

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Anubis
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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Lun 11 Fév - 22:50






Tout ça pour une pomme ?

Lorsque je me réveillai ce matin, rien n’était différent. J’avais espéré encore une fois que j’allais me lever et me rendre compte que tout cela n’était qu’un rêve, mais malheureusement, ce réveil n’était qu’une nouvelle déception. Entrouvrant les rideaux, j’observais les rares passants. A cette heure matinale, les rues étaient plutôt désertes. Je fermai les yeux, serrant mes paupières comme si cela allait changer le cours de l’histoire. Il y a quelques temps à peine, un geste aussi futile aurait eu le pouvoir de tuer quelqu’un, ou de faire apparaitre un objet. Mais aujourd’hui, ce n’était que deux yeux fermés, et avouons-le, plutôt désespérés. Je secouai la tête. Se laisser abattre n’était pas dans mes habitudes, mais j’avais l’impression de devoir tout réapprendre et surtout, de ne plus avoir de sens ni de but dans la vie. C’était ce qui était le plus dur avec le réveil, sur Némeïl. La question fatidique qui m’effrayait, et qui faisait que j’avais un certain mépris pour les humains, il faut l’avouer … « Mais qu’est-ce que je vais faire de ma journée ».

Je fis donc la même chose que je faisais chaque matin, et qui me donnait le sentiment que ma vie n’avait pas tellement changée, et que j’étais toujours moi, Anubis, Dieu de la mort. Je me transformais en cet énorme chien noir et allai vagabonder dans les rues. Je fis un premier tour par la forêt, afin de me dégourdir un peu. Au moins sous cette forme, je passais inaperçu et personne ne venait m’importuner avec des conversations futiles et vides de sens. Puis je pris la direction du marché. J’adorais le fait de passer inaperçu, et pourtant une chose me dérangeait : c’était ce don accompagnant ma condition canine : celui de voir l’aura des gens. Il faut avouer que cela ne me donner guère envie d’apprendre à connaître la plupart des personnes ici. Je fus intrigué par une âme plus blanche et plus pure que les autres, et ma curiosité pris le dessus (appelez cela une déformation professionnelle si vous voulez). Je pris la direction de cette lumière qui me semblait chaude et agréable.

C’est en me rapprochant que je reconnu Idun. J’avais pensé à la trouver depuis un moment déjà … Après tout, nous étions tous censés avoir conservé quelques pouvoirs, et je caressais l’espoir qu’elle ait gardé celui d’accorder l’immortalité. La fourberie était loin d’être l’une de mes caractéristiques, et je me demandais toujours comment j’allais pouvoir aborder ce léger détail … Mais ces pensées furent rapidement chassées par la noirceur de l’aura de l’homme qui était en face d’elle. Je laissai échapper un grognement. Il semblait l’effrayer. Passant derrière un étalage, je repris ma forme humaine avant d’aller dans la direction de la discussion animée que j’avais vue de loin. Le marchand semblait très énervé. Ce n’est que lorsque je fus à quelques mètres d’eux que je compris enfin l’objet de la discorde : une pomme. Décidément, dans ce monde, tout était bien futile. Quand je songeais aux disputes que j’avais connues jadis, qui concernaient pour la plupart des meurtres, des tromperies ou des adultères, cette discussion me paraissait ridicule, et je manquai de tourner les talons. Pourtant, j’avais vu l’aura de cet homme et bien que j’avais pour habitude de tenir pour acquis que les femmes étaient des manipulatrices vicieuses, je savais que je repenserais toute la journée à cette histoire si je n’aider pas la belle déesse à se sortir de ce mauvais pas.

Lorsque je croisai le regard de l’homme, il me prit à parti.
► Monsieur, dites-moi, que pensez-vous de cette pomme?
Je le gratifiai d’un léger sourire, avant de lui répondre simplement :
► Et bien monsieur, c’est certainement l’une des plus belle pomme que je n’ai jamais vue.
J’attendais quelques instants, histoire de faire un petit effet. Il souriait, semblant pleinement satisfait de ma réponse.
► C’est bien pour cette raison que je ne croquerais pas dedans.
► Pardon ? Je crois que j’ai du mal à vous suivre monsieur. Si mes pommes sont si belles, pourquoi ne voudrait-on pas en manger ?
► Et bien mon cher monsieur, parce que rien n’est jamais parfait dans ce monde. Si une chose parait trop belle, c’est souvent qu’elle a un vice caché. Après tout, les pommes ne sont-elles pas pareilles à des femmes ? Elles sont douces, sucrées, parfumées, parfois un peu acide si cueillie trop tôt, … Et lorsqu’elles sont trop belles, il faut s’en méfier.
Il me regardait, l’air abasourdit, comme si je venais de lui énoncer une vérité incroyable qu’il n’avait jamais soupçonnée. Nous nous observâmes quelques secondes avant d’éclater de rire. Un rire forcé, pour ma part. Il suffisait de le voir pour savoir qu’une blague sexiste le calmerait rapidement. Dans ma tête, je pensais à quel point il aurait été facile de diriger son âme, même sans avoir pesé son cœur. Je devais prendre congé.
► Et celle-ci en est bien la preuve. Depuis le temps que je la connais, je n’ai jamais réussi à lui faire démentir quelque chose. Belle certes, mais têtue comme une mule, voilà son vice caché.
J’attrapai le bras d’Idun, que je venais en réalité de rencontrer pour la première fois, et pris la direction opposée au stand du marchand après l’avoir salué. Quelques mètres plus loin, je ne pouvais plus retenir le sourire moqueur qui se développait sur mon visage.
► Quand même, tout ça pour une pomme …





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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Jeu 14 Mar - 19:39



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« Ce qui est mort ne peut plus mourir »

A partir de l'instant ou cet homme était apparut, j'avais perdu tout contrôle sur la situation. Suivant bien malgré moi l'inconnu qui me tirait par le bras en m'empêchant de m'éclipser -pour me sauver ou bien dans une tentative d'enlèvement? Je n'étais pas encore fixée- je n'avais d'autre choix que de m'éloigner avec lui du marchand qui m'avait tant effrayée. Je fixais son dos, encore, repensant à ce qu'il s'était passé auparavant pour que je me retrouve dans une si étonnante situation. Encore une fois, je subissais les caprices d'autrui sans être capable de réagir. Mais quoi que je veuilles, il m''était impossible de bouger, de m'éloigner, de me débattre. Je n'étais qu'un pantin désarticulé figé dans une peur constante et dévastatrice. Faible.

Ce qu'il c'était passé, exactement, je n'en étais même pas sûre. Cet étranger avait réussit en quelques mots à apaiser toute la colère du marchand. Il avait trouvé les mots, aussi sûrement que je les avais perdus, toute à mes émotions. Une sorte de chape brumeuse avait enveloppé mon esprit, me réduisant au rôle de spectatrice inutile. Je voyais, j'entendais, mais toute pensée logique se refusait à moi. La blague de fort mauvais goût de l'étranger m'avait laissée de glace, tout comme ses paroles parlant de moi comme d'une personne connue de lui. Mensonges. Mais la peur avait ce singulier pouvoir de vous focaliser sur un seul détail en gommant tout le reste. Ce détail, maintenant, c'était ma position d'infériorité face à deux êtres du sexe dangereux; c'était la réaction de l'elfe qui s'était comporté comme si ce changement de monde lui avait fait oublié tout ce qu'il devait aux divinités nordiques, comme si Néméil changeait les règles pourtant inéluctables d'Asgard. Ou était passé le respect? Ou était passée la courtoisie qui en ces lieux normalement régnait comme seule maîtresse?

Ainsi m'étais-je laissée entraînée par l'inconnu. Mystérieux sauveur ou habile bourreau? Maintenant que nous nous étions un peu éloignés du lieu originel, je commençais à reprendre mes esprits. Je ne commettrais plus l'erreur de m'aventurer seule dans les rues commerçantes, pas même pour trouver un cadeau pour Cérès. Cet Asgard-là n'était plus un havre de paix, puisque que des étrangers pouvaient s'y infiltrer sans rencontrer la moindre résistance, puisque les lois n'étaient plus respectées. Plus les jours passaient plus je réalisais à quel point Néméil avait métamorphosée les divins jusqu'au plus profond d'eux-mêmes...

...En parlant de divin. L'étranger ne semblait pas décidé à s'arrêter, et par ce fait, j'étais incapable de trancher quant au degré de dangerosité qu'il représentait. Mais je devais me séparer de lui avant que nous ne soyons trop éloignés des lieux qui m'étaient connus, afin que j'ai au moins un moyen de m'en sortir en cas de danger. Par ailleurs, je n'avais pas apprécié la façon bien trop peu protocolaire avec laquelle il avait parlé de moi. Même si cela avait été pour que je puisse m'esquiver sans dommage de cette rencontre.
Aussi me stoppais-je en chemin, l'obligeant à faire de même (en espérant qu'il lâche enfin mon bras). Tout ce qui arrivait à cause de ces pommes et de mes souvenirs incertains me donnait le tournis. Ce st

« Ce n'était pas que pour une pomme. »

Non. C'était bien plus que cela. Je n'avais pas pu m'empêcher de donner mon avis au marchand parce que même si j'avais été dépossédée de tout ce qui comptait pour moi, même si je me répétais que les dieux n'étaient plus vraiment; au fond je restais la gardienne des pommes d'or, et je ne pourrais jamais me détacher de cette tâche pas si éternelle. Alors est-ce que ceci avait été causé par une pomme, non. La pomme n'était que symbolique, derrière elle se trouvaient d'infinies raisons que je ne réalisais pas toutes mais qui m'avais forcées à réagir. Pour une fois.

« Merci de m'avoir aidée. J'étais dans une position délicate, et vous m'avez secourue. Je ne l'oublierais pas. » lui déclarais-je d'une voix posée, solennelle. Oui, il m'avait épargnée une terrible conversation, je n'étais pas sûre que j'aurais pu rester encore longtemps sous la colère du marchand sans laisser échapper quelques larmes et me trahir face aux asgardiens. Alors quoi que ses manières me déplaisent, il m'avait aidée, de par ce fait je lui en étais reconnaissante. Même si j'étais toujours aussi méfiante envers lui, ses étranges moqueries et son regard d'un bleu surnaturel. Sûrement avait-il été un grand dieu autrefois. Mais maintenant il n'était, comme moi, comme nous tous, qu'une simple victime de la race humaine. Un exclu. Un trahi.

Je me concentrais sur les devantures parfaitement propres des magasins d'à-côté, pour ne pas risquer de dévisager l'étranger. Fugacement, j'avais aperçu ses yeux, et j'avais eu la désagréable impression qu'il était capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. De voir tout ce que je mettais un point d'honneur à dissimuler au reste du monde.

« Vous savez manier les mots à la manière d'un poète. » car du peu que j'avais entendu, il savait comment toucher les autres avec ce qu'il disait. Il n'avait certes rien à voir avec mon Bragi aux paroles aussi scintillantes que le diamant, aussi caressantes et veloutées que le parcours du ruisseau... Mais il avait su si facilement influencer le marchand que je ne pouvais qu'appuyer ma constatation, à ma manière. « A qui ais-je l'honneur? »

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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Dim 21 Avr - 15:52






Tout ça pour une pomme ?

Alors que nous nous éloignions de cet individu, elle s’arrêta net, comme si elle avait peur de savoir là où je voulais l’emmener.

« Ce n'était pas que pour une pomme. »

J’haussai un sourcil inquisiteur. Etait-elle sérieuse ? Tout ce que je savais d’elle, c’est qu’on lui prêtait le pouvoir d’accorder l’immortalité. Personne ne m’avait jamais averti qu’elle était dérangée psychologiquement. Je lançai, asse moqueur :

« En effet, j’ai joué le jeu pour ne pas le vexer, le pauvre fou n’avait pas conscience que c’était un lingot d’or qu’il avait entre les mains. »

Je n’étais pas en train de la traiter de folle … Pas vraiment, j’y mettais les formes. J’étais néanmoins curieux, je devais le reconnaitre. J’avais vu des Dieux se battre pour des animaux, par fierté, mais pour un fruit ? Quelle importance pouvait-elle bien avoir ?

« Plus sérieusement, je ne vous comprends pas. Mais je suis de nature curieuse … Qu’est-ce donc sinon une simple pomme ? »

Lorsqu’elle s’excusa, je sentis qu’elle-même n’y croyait pas. Elle me donnait l’impression d’avoir quitté les bras d’un bourreau pour rejoindre ceux d’un autre. Etais-je si effrayant ? Alors qu’elle s’excusait, je lui offris un sourire que je voulais rassurant.

« Merci de m'avoir aidée. J'étais dans une position délicate, et vous m'avez secourue. Je ne l'oublierais pas. »

Etrangement elle semblait regarder partout autour d’elle plutôt que de me fixer. C’était étrange. J’avais sondé son âme pourtant, et elle me paraissait pure. Que pouvait-elle avoir à cacher qui fasse qu’elle fuie ainsi le face à face. D’un geste doux, j’attrapai son menton entre mon pouce et mon index pour la forcer à me regarder. J’y vis de la peur. Pourquoi avait-elle peur de moi alors que je venais de la tirer d’un mauvais pas ? Je retirai ma main.

« Ais-je fais quelque chose de mal ? Vous semblez terrorisée, et même si j’aime l’idée d’être craint par les dieux, je ne crois pas avoir fait quoique ce soit pour vous faire peur … »

J’étais réellement curieux. Mais je pouvais comprendre toutefois ses craintes. N’étions-nous tous pas exposés au mal ici ? Un rien aurait pu nous blesser, nous jadis immortels. Peut-être avait-elle fait de mauvaises rencontres avant moi qui l’auraient rendu méfiante ?

« Vous savez manier les mots à la manière d'un poète. A qui ais-je l'honneur? »

J’inclinai la tête en laissant échapper un léger rire.

« Vous me flattez. Je suis Anubis, dieu … Ex-dieu des morts. Et vous, qui êtes-vous ? »

Je la dévisageai un instant avant d’ajouter :

« Une scandinave je présume, à moins que les apparences ne soient trompeuses … »

Je ne voulais pas lui dire que je savais pertinemment qui elle était. Elle semblait déjà suffisamment effrayée sans en rajouter une couche.






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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Jeu 2 Mai - 13:30



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« Ce qui est mort ne peut plus mourir »

Je pinçais les lèvres, indécise quant à l'opinion que je devais me faire de cet étrange dieu. C'était un excellent orateur, jusqu'à présent plutôt poli; mais la moquerie dans ses mots était à peine voilée. Je ne savais si je devais m'en agacer, car il était après tout compréhensible qu'il soit sceptique en m'entendant affirmer que c'était plus qu'une pomme; alors que visiblement il s'agissait bel et bien de ce fruit maudit et pas d'autre chose! Toujours est-il qu'il était normal qu'il se pose la question et que j'y réponde. Mais je ne savais moi-même comment exprimer ce qui m'avait poussé à agir, car je ne pouvais pas lui raconter mon histoire et tous les souvenirs que ces pommes et le nom du stand avaient fait remonter à la surface.

« Cela doit certes vous sembler futile, mais il affirmait quelque chose de faux... Aurais-je simplement du le laisser dans l'erreur et continuer mon chemin plutôt que d'essayer de lui faire entendre raison? Pour vous, pour lui, ce n'était qu'une pomme. Pour moi, c'était une question de sincérité. Et... »

Et je ne pouvais en dire plus au risque de devoir parler de mon passé. Cette explication suffirait amplement, du moins l'espérais-je.
Je prenais grand soin d'éviter de croiser son regard, dans le cas ou il prenne ceci pour un défi, une attaque, ou encoreune marque de rébellion... Je me rappelais encore trop vivement les coups que je recevais dans les premières semaines lorsque j'osais le faire avec Thiassi. A cette pensée, un frisson me parcouru toute entière. Il ne fallait pas y penser...
Je sursautais lorsque les doigts tièdes de mon sauveur (?) vinrent attraper mon menton et me forcer à le regarder... Non! Non, non, surtout pas, une vague de panique commença à m'immerger, s'il voyait dans regard ce que je tentais tant de cacher aux autres, s'il lisait dans mes yeux quelque chose qui ne lui plaisait pas, si....

Mes pensées furent coupée, aspirée par les profonds yeux bleus de l'homme. Cela me semblait faire une éternité que je n'avais pas regardé si franchement un autre en face. Ne voyant aucune agressivité -bien au contraire- dans ses gestes ou son expression, je me calmais plus ou moins. Je ne comprenais pas pourquoi il m'avait si soudainement touchée -moi qui fuyait au mieux les contacts physiques, j'en étais profondément troublée- mais le fait qu'il me lâche me permit de recommencer à respirer. Ouf. Il n'avait rien fait. J'avais eu peur. Et je l'avais encore.
J'écoutais ses paroles avec un certain étonnement : c'était la première personne après Cérès à me demander le pourquoi de mon comportement... C'était aussi la première personne après Cérès et Perséphone avec qui je parlais aussi longuement sans m'être encore enfuie. Pour quelle raison? Quoi qu'il en soit, il avait réussir à me faire me sentir coupable vis-à-vis de lui. Ce n'était sans doute pas juste, s'il était comme il le paraissait et non un être noir et perverti. Dans ce cas là, ma peur et ma méfiance se trouvait injustifiée. Mais il y avait toujours des risques. Ce qu'on paraît est peu souvent ce que l'on est vraiment, je l'avais appris à la dure, contre mon gré. Et c'était une leçon que je n'étais pas près d'oublier.

« Je suis désolée... Je sais que vous m'avez aidé, mais qu'est-ce qui m'assure que ce n'était pas qu'une ruse pour gagner ma confiance et plus facilement m'abuser? Que derrière vos paroles habiles et votre regard sincère ne se cache pas un manipulateur, un traître... »

Sur la fin, ma voix tremblait. Je me tu, j'en avais déjà trop dit. Dévoiler ainsi mes doutes et mes sentiments n'était pas dans mes habitudes, à croire que cette succession de troublantes coïncidentes m'avait délié la langue. Et puis, étrangement, moi qui me méfiait de tout et de tous, j'avais l'impression que ce dieu au regard si pur détenait une forme de noblesse de d'honneur insoupçonnée. Mais ce n'était sans doute qu'une illusion provoquée par son sauvetage inespéré, il était clair que malgré sa stature imposante le fait qu'il m'ait aidé me le présentait sous un jour plus positif que s'il n'était qu'un individu croisé au hasard... Je ne devais pas me laisser abuser.

Dieu des morts? Je relevais le visage, certes étonnée et aussi un peu effrayée. Moi qui représentait la vie éternelle, côtoyer ce qui se rapportait à mon opposé n'avait rien pour me rassurer... Et la mort me rappelait trop ce que j'avais chérit et si brutalement perdu, la mort que je croyais si lointaine m'avait arrachée ce à quoi je tenais le plus. Je me crispais, encore un peu plus méfiante. La dernière représentante de l'au-delà que j'avais rencontrée, Perséphone, s'était montré absolument odieuse, injuste et vile... Ainsi que très étrange. Je pinçais les lèvres, pesant le tout pour le contre. La situation changeait totalement maintenant que je savais que mon sauveur était Anubis. Etait-il aussi terrible que je l'avais ouïe dire?

« Oui je... je suis Idun, ancienne déesse Asyne de l'immortalité. » répondis-je finalement avec un manque d'assurance évident. J'étais nerveuse? Oui. Bien qu'Anubis ait semble-t-il essayé de me rassurer, ça ne fonctionnait pas. J'étais incapable de contrôler la peur sourde et entêtante qui m'habitait continuellement depuis mon enfermement. Je n'étais plus la même. Le monde entier était contre moi. Alors il était normal que j'ai peur. « Et... je, j'étais aussi la gardienne des pommes d'or. Je n'ai peut-être pas été complètement honnête tout à l'heure, m'opposer à ce marchand était aussi une manière de défendre mon honneur de gardienne... Pitoyable, n'est-ce pas? Mais j'aurais mieux fait de me taire, oui, on aurait pu croire que j'aurais appris de mes erreurs... » J'avais commencé à parler pour me justifier auprès d'Anubis, son scepticisme me poussant à vouloir lui faire comprendre que je n'agissais pas pour une "simple pomme". Mais emportée dans mes explications, j'avais finit par parler à moi même, dans un reproche incertain sur ma bêtise. Car à dire vrai, m'adresser au marchand pour lui faire savoir mon avis avait été aussi inutile que dangereux; et le pire, c'était que je l'avais fait pour prouver que mes pommes étaient les meilleures! Alors que la dernière fois que j'avais tenté de le faire, c'était ce jour fatidique ou j'avais suivit Loki jusque dans les griffes de Thiassi; abusée par ma trop grande confiance et fierté...

Les yeux perdus dans le vide, je revivais avec douleur ces instants du passé qui me torturait continuellement; nuit après nuit, jour après jour, sans une seconde de répit. J'étais si lasse... Plus rien n'avait de saveur, tout semblait décoloré, terni par le manque d'intérêt, noirci par l'obscurité qui habitait le coeur des dieux et des hommes...

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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Ven 10 Mai - 9:43






Tout ça pour une pomme ?

J’étais terriblement amusé par la situation. Je connaissais son identité, et même si je comprenais son attachement aux pommes, je ne voyais pas pourquoi elle en faisait toute une histoire. J’étais le dieu de la mort, et pourtant je ne faisais pas toute une histoire quand je voyais les commerçants peser les fruits sur leurs balances. Le monde avait changé, tout était différent, et il était temps de s’adapter.

Elle semblait pétrifié par ma présence, mon regard … Etais-je si effrayant ? Elle ignorait tout de moi, ne savait absolument pas qui j’étais …. Mais vu son regard et sa peur, j’aurais dit qu’elle croyait surement le savoir. Visiblement, elle devait me confondre avec un dieu violent de je ne sais quelle mythologie. Toutefois mon regard sembla la calmer, l’apaiser. Je souris. Au moins elle ne semblait plus être aussi terrorisée qu’avant. J’avais le don de voir l’âme des gens, et pour avoir vu la sienne je savais que je n’avais rien à craindre. Je n’étais pas certain qu’elle n’ait vraiment rien à craindre de moi en revanche. Après tout il ne fallait pas oublier que notre rencontre n’était pas fortuite mais bien planifiée. J’étais toutefois doué pour l’art du mensonge, et si je savais lire un cœur étranger, le mien était impénétrable.
Pourtant lorsqu’elle parla, je fus surpris. En effet, elle était très méfiante et semblait penser que si on l’aidait, c’était pour gagner sa confiance. Touché. J’allais devoir jouer sur la corde sensible si je voulais la rassurer : sa culpabilité.

« Ah, un traître. C’est direct comme accusation pour quelqu’un que vous venez de rencontrer … J’ai bien peur que cela ne soit pas ce que vous attendez. Il est vrai qu’il n’est pas dans ma nature d’aider une femme. Aucune, pour être honnête, car l’expérience m’a appris qu’elles sont capable elles-mêmes de se sortir de n’importe quel problème grâce à leur manipulation et leur vice. Mais lorsque je vous ai vue … Disons que j’ai ce … Ce don, de voir l’âme des gens. Lorsque j’ai vu la pureté de la vôtre, j’ai simplement supposé que vous deviez être dépourvue de ces … Outils féminins. Et comme mon nom a su vous le faire comprendre, je ne supporte pas l’injustice. Vous n’êtes pas la seule à vous accrochez à des vestiges du passé … »

Moi-même je m’étais trouvé étrangement convainquant, sûrement parce que la quasi-totalité de ce que j’avais dit était vraie. Après tout j’avais réellement vu son âme et sa clarté. Le seul détail que je ne disais pas, mais c’était une omission pas un mensonge, était que je voulais savoir quels pouvoirs elle possédait. Si jamais elle avait le pouvoir de rendre les scandinaves immortels, mes amis et moi aurions du souci à nous faire …

Lorsqu’elle sut qui j’étais, je la senti se crisper à nouveau. Et voilà j’avais à nouveau semblé la refroidir.

« Je suis désolé, ce … Ce titre semble avoir quelque chose d’effrayant. Les gens jugent souvent à tort cette vocation. La mort est quelque chose de nécessaire. C’est ce qui rend la vie importante … Et puis, je n’étais pas celui qui ôtait la vie à proprement parler, disons que … Je décidais du sort des âmes, en pesant leurs pêchers, leurs actions … »

Je la regardais, et lui lançant un sourire je compris que ce que je venais de dire n’était pas forcément rassurant.

« Mais ça ne doit pas sembler très rassurant non plus je suppose. Désolé si je me suis emporté, c’est juste que … Je n’aime pas la vision que les gens ont de la mort, comme si c’était une sorte de punition. Et j’aime l’idée réconfortant que les gens qui le méritaient trouvaient la paix, quelque part, à l’écart de ceux qui les avaient blessés. »

Enfin, elle se présenta comme Idun, déesse de l’immortalité. Quoi qu’aujourd’hui, nous n’étions plus vraiment les dieux de rien du tout, mais bon.

« Enchanté Idun . »

J’attrapai sa main et y déposai un baiser avant de la laisser continuer. Elle m’avoua ce que je savais déjà. Qu’elle était la gardienne des pommes d’or. Elle s’excusa pour son manque d’honnêteté.

« Ne vous en faites pas Idun, je ne vous trouve pas pitoyable au contraire, vous êtes simplement prudente. On ne connait rien des mystères de cette île, qui elle abrite, ce que veulent les autres divinités. Il n’est naturel de ne pas vouloir révéler sa vraie nature à un parfait inconnu … Seulement je pense que vous avez aussi raison quelque part. Parfois il faut savoir se taire. Nos vieilles croyances n’ont plus de raison d’être ici, et vous n’êtes plus la gardienne des pommes d’or. Déesse ou pas, ce marchant aurait pu vous faire du mal … Le monde a changé, et je pense que nous devons nous y adapter. »

J’avais peut-être semblé un peu moralisateur mais c’était ce que je pensais, et il me semble que c’était un conseil sincère que je lui donnais là …







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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Ven 31 Mai - 18:00



FEAT Anubis & Idun
Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle

« Ce qui est mort ne peut plus mourir »

La voix du dieu s'en vint me sortir de mes noires pensées. J'écoutais son accusation, mal à l'aise. Certes, peut-être aurais-je du garder pour moi mes paroles suspicieuses, c'aurait été moins blessé pour lui qui n'avait rien fait pour. Mais j'avais été prise de l'envie de me montrer très honnête avec lui, comme pour le remercier de m'avoir aidée en était sincère.
La fin de sa tirade néanmoins me fit réagir, je relevais vivement la tête :

« Cela signifierait-il que je suis une bonne personne?! » demandais-je spontanément, étonnée par ses dires. Je rougis légèrement à ma réaction enfantine et incontrôlée. Ce devait être une erreur de la part d'Anubis, d'autres étaient bien plus dignes d'être considérés comme "bons" que moi. « Pourtant, il m'arrive de penser des choses terribles. D'en espérer. D'en rêver. De ressentir des sentiments que nul ne devrait jamais connaître... » La colère. La haine. Le désir de vengeance... de mort même. Je m'étais déjà surprise à imaginer un monde sans Loki, sans lequel ma vie ne se serait pas stoppée le jour ou j'avais été trahie par tous ceux en qui j'avais confiance. A comploter avec Zeus contre lui. A regretter qu'il ne fut pas tué par Thiassi avant de me vendre comme un vulgaire bétail... Ces sentiments étaient inédits, la moi d'autrefois était incapable de penser à autre chose qu'à son bonheur et à celui qu'elle apportait aux autres -avec ses pommes, avec ses mots.
Et maintenant, parfois, je me voyais moi-même morte. Subtil espoir d'être libérée de ce poids trop lourd. Lâcheté d'abandonner les rares êtres que j'aimais encore pour retrouver celui pour qui mon cœur se désespérait. Le pire était sans doute que j'avais conscience des terribles pensées qui m'habitaient, mais elles étaient tout ce qui me restait. A quoi bon vivre sans personne à aimer, pour nous aimer? Tous les efforts de Cérès ou de Lalwendë ne suffiraient pas à me redonner goût à cette vie... Mais étais-ce vraiment une vie?
Sentant que je risquais à nouveau de me perdre dans les méandres de mes souvenirs, je retournais mon attention sur Anubis, réfléchissant à ses mots.

« Pardonnez mon impudence, juger avant de connaître est très certainement injuste. Mon but n'était aucunement de vous blesser. Mais il est parfois préférable de se préparer au pire. » Je n'aurais pas imaginé qu'il puisse lui même se méfier de moi; car de mon avis je n'avais rien qui puisse provoquer une telle réaction chez un autre. De ce fait, je me sentais coupable. Coupable de l'accuser malgré sa bonne volonté, coupable de le faire se sentir mal à cause de mes mots peut-être un peu trop dur. Mais je m'étais jurée de ne jamais plus accorder ma confiance, et à cela, Cérès était la seule exception. « Vous savez... si j'avais su d'une façon ou d'une autre me sortir de quelques problèmes que ce soit, je ne serais pas ainsi aujourd'hui. C'est peut-être ce que la vue de mon aura vous indiquait? Ne craignez rien de ma part, la manipulation et les mensonges sont deux fléaux auxquels je me refuse. » Je voulais à la fois le rassurer sur mon honnêteté -car même si je devais me venger de Loki, ce ne serait pas par un stratagème aussi vil que celui qui m'avait perdu, non, je n'étais pas comme ça- et aussi lui signifier que s'il était en train de me mentir, il perdrait toute l'estime que j'avais pour l'instant pour ce qu'il avait fait. Mon ton légèrement suspicieux le lui ferait comprendre, il m'avait l'air de savoir lire entre les lignes. « Je sais moi, d'expérience, que les femmes sont loin d'être les pires êtres qui soit. Les dieux, les créatures, les hommes... Ils le sont tous. »

Je tournais mes yeux vers un passant, que je reconnaissais comme un dieu mineur de l'avant. Le suivant d'un long regard suspicieux, je ne me retournais vers Anubis seulement lorsque l'homme -car nous ne pouvions plus parler de divinité maintenant- se fut éloigné.

« Ce pouvoir de distinguer les auras est incroyable, peut-être plus utile que tout ce que les Dieux ont pu conserver de leur splendeur d'antan. »

Car à vrai dire, j'aurais aimé être capable de voir l'aura des autres pour savoir à quoi m'attendre et ne pas être forcée de tous les considérer comme des traîtres potentiels avant même de les connaître. Aujourd'hui même, à l'exception de Cérès, de la douce Gemma aussi; tous étaient dangereux... Je ne pouvais même plus accorder ma confiance à Lalwendë! J'aurais aimé détenir un don similaire à celui d'Anubis, un don qui m'aurait permit de marcher dans la rue sans me retourner à chaque instant pour vérifier que je n'étais pas suivie. A regarder les êtres en face sans craindre leur courroux... D'ailleurs...
Je jetais un long regard scrutateur autour de nous, cherchant le moindre signe suspect. Mais non, rien, il était encore trop tôt pour que je risque de croiser d'autres dieux importants que je voulais plus que tout éviter. Si j'avais fait la rencontre de Sigyn ou encore du Seigneur Odin; qu'aurais-je fait? Savoir que j'étais en train de discuter avec le dieu des morts égyptiens en était presque moins effrayant.

Le discours d'Anubis sur son rôle de peseur d'âme me fit frissonner. Effrayant. Il avait eu un pouvoir si important, si décisif pour ceux qui passaient dans l'au-delà. Me savoir proche d'un être si paradoxalement opposé... Tandis que j'offrais l'immortalité, son cadeau à lui était la paix... ou la souffrance éternelle. Juge inflexible, son discours n'avait rien pour me rassurer. Mais il était touchant, dans son désir de défendre son opinion, de se présenter sous un jour moins noir... Bien que je n'en soit pas moins méfiante, je me sentais un peu honteuse de ne pouvoir m'empêcher d'avoir peur de lui alors qu'il semblait si... peu désireux de faire le mal. Mais je devais me méfier : rien ne m'assurait qu'il n'était pas en train de me mentir pour endormir ma méfiance.

« Pensez-vous... Les pensez-vous réellement en paix? » demandais-je d'une voix tremblante. Oh, si seulement. Je ne partageais pas la vision que se faisait Anubis de la mort. Pour moi, il s'agissait d'une vile voleuse qui prenait ce à quoi nous tenions. Et pas un jour ne passait sans que je ne la maudisse ou la supplie de me prendre avec... J'avais si peur. Peur que Bragi soit perdu dans Helheiml, qu'il n'ait pas trouvé la paix tant mérité. Je n'en trouvais plus le sommeil, par crainte qu'il rôde sans fin entre deux mondes, qu'il souffre éternellement mille souffrances... Nul ne savait ce qu'il était exactement advenu de ceux qui n'avaient pas survécus au passage. De ce fait, je craignais tant qu'il ne soit pas en paix....

Point pour lui, Anubis se comportait avec une courtoisie qui l'honorait. Les scandinaves étaient presque tous des guerriers, et à part quelques exceptions comme le dieu des poètes... comme Bragi, si chevaleresque; ils se comportaient avec la même civilité qu'un troupeau de bisons sauvages. Les repas entre divinités scandinaves avaient toujours été... mouvementés.
Je l'écoutais attentivement discourir, rassurée qu'il ne m'en veuille pas pour mon presque mensonge.

« Je le sais. Je ne peux plus prétendre à ce rôle. » Oh oui, je le savais bien. Une gardienne des pommes d'or, sans pommes? Mon coffre avait été perdu lors du passage sur Néméïl. Tout comme mon principal pouvoir. Je n'étais pas digne d'être considérée comme déesse de l'immortalité alors que je n'étais plus capable de remplir ma tâche. D'ailleurs, je n'étais pas sûre que j'aurais accepté d'entretenir mes pairs scandinaves, pas après leur abandon : ils m'avaient laissés à mon sort, je ne me mêlerais pas du leur. Mais ils n'étaient pas encore venus m'implorer. Oh non. Car j'avais gardé pour moi la perte de mon pouvoir, et surtout, le fait que sans lui ils n'étaient plus immortels.
Car avec l'arrivée sur Néméïl, tous avaient été profondément chamboulés -moi la première. Le temps de l'adaptation n'était pas encore terminé, ainsi personne n'avait encore songé à ce problème pourtant crucial : notre immortalité. Ils n'avaient pas encore réalisés que nous pouvions mourir, et surtout, vieillir. Un long frisson glacé me parcourut l'échine à cette terrible pensée. Vieillir. Jamais je n'avais utilisé ce mot, de toute ma longue existence de déesse. Jamais je n'avais cru en avoir besoin. Mais force était d'admette que mortels nous étions, sauf que j'étais la seule à en avoir conscience. Pour préserver mon anonymat, je le gardais pour moi. Passer inaperçu, se faire oublier, je savais le faire. « Les rôles ont changés. Nous ne sommes plus ce que nous étions, même si nombreux sont ceux qui refusent de l'accepter. »

Peut-être que si j'avais été capable de sourire aussi facilement qu'avant, j'aurais offert un sourire amère à Anubis. Mais je ne me sentais pas encore capable de livrer à un individu que je connaissais si peu une partie de moi qu'il était bien rare d'apercevoir ces derniers temps.

«Merci pour vos sages paroles, Anubis. Vos conseils de tombent pas dans l'oreille d'une sourde, et je tâcherais d'y penser. »
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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Sam 8 Juin - 9:50






Tout ça pour une pomme ?


Idun semblait surprise par le fait que son âme soit pure. J’en fis amusé. Habituellement, c’était plutôt l’inverse : les pêcheurs pensaient qu’ils n’étaient pas si mauvais au fond et étaient surpris de voir combien leur cœur était noir quand je le posais sur la balance. Mais pas elle … Ce qui dénotait une pureté plus grande encore que mon pouvoir ne pouvait le dire.

« Je ne connais pas d’âme qui n’ai jamais pensé le mal Idun. C’est toute la beauté de la chose. Si la seule chose qui guidait nos actions était le bien, alors il n’y aurait pas de choix. Ce qui rend ce choix difficile ce sont ces pensées noires, justement. Ce qui fait que votre âme est pure, ce n’est pas le fait que vous ne pensez jamais au mal, c’est le choix que vous faites de ne jamais vous abandonner à ces pensées. »

Elle m’assura ensuite que je n’avais pas à craindre sa manipulation, qu’elle était étrangère à ce genre de pratique. Je lui souris.

« Admettons que vous mentiez, ne serait-ce pas exactement ce que vous diriez ? »

J’haussais les épaules.

« Je suppose que nous avons tous un passé, qui conditionne la façon dont nous sommes … Notre confiance. Personnellement, aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas avoir rencontré une seule femme qui n’utiliser pas la manipulation et la séduction pour arriver à ses fins. C’est sans doute pour cela que je m’en tiens éloigné la plupart du temps »

Je me tournai vers elle … J’avais été pris par mes souvenirs, et je me rappelai de mes vieux démons. Visiblement, ils m’avaient suivi avec moi sur Néméïl.

« Pardonner-moi, cela peut paraître un peu sinique. Je ne tiens pas à vous importuner avec cela … Et puis pour ce que cela vaut, les hommes peuvent parfois être pires … »

Moi par exemple, n’avais-je jamais fait le mal ? J’avais pris les jambes d’une femme innocente qui était ici sur Néméïl, n’était-ce pas un argument qui aurait mis tout le monde d’accord sur le fait que j’étais moi-même corrompu ? Comme lisant dans mes pensées, elle me demanda si les gens que je conduisais trouvaient un jour la paix. C’était là tout le problème, justement. C’est ce qui causait toute ma culpabilité actuelle. Lorsque j’exerçais mon devoir, je voyais les âmes comme des numéros, et j’en oubliais parfois qu’ils avaient des familles et des proches. Comme le frère de cette jeune femme, que j’avais envoyé en enfer et qui venait aujourd’hui me demander des comptes … Pour cette réponse, je choisi l’honnêteté …

« Je crains de ne pas avoir la réponse qui vous conviendrait pleinement Idun. Car non, tous ne trouvent pas la paix … seulement ceux qui ont … Qui ont été désignés comme « méritant » la paix éternelle. Ceux jugés mauvais par contre n’ont pas droit à ce repos … »

Je me tournais vers elle, pensant bien que sa question n’était pas innocente mais qu’elle pensait elle aussi à une personne en particulier. J’haussais les épaules.

« Mais vous savez, je ne peux parler que pour moi. J’ai discuté à plusieurs reprises avec Perséphone, la femme qui occupe mon rôle chez les Grecs, et notre façon de procéder est totalement différente. Si vous voulez une réponse à votre vraie question, je crains qu’il ne faille interroger le dieu de la mort scandinave, si vous en avez un. »

Elle accepta mes conseils, me remerciant pour cela. Je la gratifiai d’un sourire et nous continuèrent à marcher en silence, un moment, jusqu’à ce que je m’aperçoive que je la suivais sans vraiment savoir où.

« Vous êtes une femme intelligente Idun. Et j’adorerais apprendre de vous, mais je dois vous avez que je vous suis depuis tout à l’heure sans vraiment savoir où … Vous êtes maître en ces lieux, quand je n’y connais rien du tout … Je suppose donc que vous êtes sur le chemin du retour … »

Je ne voulais pas la suivre, elle paraissait déjà trop effrayée comme cela. Je fis donc une pause en chemin, pour essayer de la retenir un peu.

« Toutefois je voudrais vraiment m’excuser pour la manière un peu rustre donc je vous ai aidé plus tôt. M’autoriseriez-vous à vous offrir un verre avant que je ne reprenne mon chemin, histoire que je puisse ne pas vous laisser une première impression trop désagréable ? »







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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Jeu 20 Juin - 10:46



FEAT Anubis & Idun
Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle

« Vad är dött kan inte dö igen »

« Admettons que vous mentiez, ne serait-ce pas exactement ce que vous diriez ? »

J'écarquillais les yeux, surprise de ne pas avoir pensé à la sottise de mes paroles sachant que moi même n'accorderait pas ma confiance simplement parce qu'il s'était dit sincère et pur.

Songeuse, je l'écoutais. Son raisonnement se tenait. A vrai dire, je le croyais aussi. Avant que Loki ne me trahisse, ma vision du monde était totalement différente. C'était cet évènement qui m'avait changé, qui m'avait fait réaliser la vraie nature des autres, le vrai visage du monde.

« Je pense pouvoir vous comprendre. Ne vous excusez pas, ce regard si pessimiste que vous portez sur les femmes, je le partage moi même, mais sur l'ensemble des races existantes. Ces traîtres d'humains, ces traîtres de dieux... En regardant bien, nous partageons tous les même défauts primordiaux, la seule différence est qu'ils sont plus ou moins voyants, plus ou moins développés selon les êtres. » Je fermais les yeux un instant. Tous étaient capables des pires ignominies lorsqu'il s'agissait de sauver leur vie. Mais moi, je ne pouvais pas trahir, même pour survivre.

Je poussais un soupir, léger, avant de retourner mon attention vers Anubis, avec cette appréhension dévorante que m'inspirait l'attente de sa réponse. Bragi méritait le repos éternel plus que tous ces autres guerriers sans foi ni loi. C'était un homme à la nature bonne et généreuse, un ange parmi les créatures viciées. Oh oui, il la méritait. Mon cœur ne lui avait pas appartenu pour rien, après tout.
Mais cette réponse tant attendue n'arriva pas. Bien qu'il connaisse les morts bien mieux que moi, Anubis était incapable de m'éclairer sur ce qu'il était advenu de Bragi. Mais malgré tout, le soulagement m'envahit. Car méritant, il l'était. Si le juge qui s'était occupé du cas de Bragi était juste, alors sa place serait dans la paix éternelle, bien loin de tous les tourments que me hantaient.

« Nous en avons une. »

Effectivement, la déesse des morts scandinaves, Hel, avait survécu au passage sur Néméil. Mais je n'allais pas avouer à Anubis que je refusais catégoriquement d'avoir la moindre discussion avec mes pairs; qui m'avaient tous trahis, directement ou indirectement. Mais il était inconcevable que je puisse m'approcher volontairement d'eux... Voilà pourquoi j'avais plutôt décidé de demander de l'aide à Perséphone. Cruelle femme qui m'avait rapidement désillusionné en refusant ma demande, de transmettre mon message à Bragi... Sentant les larmes qui me remontaient aux yeux aux souvenirs de ses dures paroles, je tournais la tête et me remis naturellement en marche, Anubis à mes côtés. Etrangement, cela ne me dérangeait pas tant que cela. Peut-être que notre longue discussion avait légèrement -très légèrement- apaisé ma peur panique de lui et de son ancien statut... Je n'en oubliais pas moins qui il était. Mais nous étions à deux pas de ma maison, rien ne pouvait arriver. En toute logique.

« Vous êtes une femme intelligente Idun..... »

Etonnée par ces mots qui me sortaient de mes pensées, j'écoutais Anubis, me sentant coupable de m'être mise à marcher sans même prendre conscience qu'il devait se sentir complètement lésé. J'en étais devenue si renfermée sur moi même que rien d'autre ne comptait, que j'en oubliais totalement les autres...

« C'est exact, je m'apprêtais à rentrer. » Mais il se trompait lourdement s'il pensait que ma politesse me ferait l'inviter chez moi. Seule Cérès était autorisée à se glisser dans ce qui était devenu mon sanctuaire.

Je lui lançais un long regard suspicieux lorsqu'il s'arrêta. J'avais comme l'impression que prendre congé ne serait pas simple. Et à vrai dire, j'avais moi aussi envie d'en apprendre plus sur Anubis. Je n'étais absolument pas de nature curieuse habituellement, et je faisais en sorte que les autres ne s'intéressent pas à moi en agissant de même avec eux. Or, cette discussion très intéressante que nous venions d'avoir avait piqué mon intérêt; et je trouvais très agréable de discuter avec lui même s'il s'agissait de choses si sérieuses.

« Vous ne vous êtes pas comporté comme un rustre, je vous assure! Tout au contraire, votre sincérité vous honore. »

Je pinçais les lèvres, partagée. Je me sentirais mal de refuser sa si aimable invitation, ce serait inconvenable. Et comme il l'avait si bien dit, j'étais "maître des lieux". Je connaissais cet endroit presque comme si j'y étais née et je savais quels endroits choisir pour éviter les problèmes (entre autre, vThor et ses camarades de soulerie) et ne pas risquer d'être attaquée par Anubis si jamais ses intentions n'étaient pas aussi pures qu'il l'affirmait...

« Bien... J'accepte. Venez avec moi. »

Je guidais Anubis le long de la magnifique allée, ne déviant pas mon chemin. En effet, le bar ou je l'emmenais était à proximité de ma maison, et je m'y rendais très souvent avec Cérès, pour parler de tout et de rien. Le barman était adorable et n'avait rien contre les étrangers -contrairement à un certain nombre de commerçants- donc ni Anubis ni moi ne risquions quoi que ce soit. Je rentrais dans le bel édifice, suivie par Anubis. A notre entrée, une clochette tinta et Arilíus se releva prestement, content d'avoir ses premiers clients de la journée, semblait-il.

« Bien le bonjour dame Idun! Vous êtes bien matinale aujourd'hui! Ah, mais vous arrivez à point nommé, je viens de finir de concocter mon dernier tonneau de brennivín!! Fait maison par ce bon vieux Arilíus, ma dame, je vous le conseille! »
« Vous savez que je ne bois pas d'alcool, Arilíus. Je ne prendrais qu'un verre d'eau, merci. »

Il prit un air déçu, et intérieurement je souriais, amusée. Le barman cherchait toujours à vendre ce qu'il avait de plus cher, mais dommage pour lui, que ce soit moi ou Cérès, nous ne nous faisions pas aussi facilement avoir.

« Vous passez à côté de quelque chose! Et vous mon monsieur... Oh, mais c'est qu'il n'est pas d'ici lui! C'est rare que des égyptiens s'aventurent chez nous, et encore plus que vous veniez accompagnée par un monsieur dame Idun! Vous en avez de la chance m'sieur, vous êtes ici au meilleur bar de tout Néméïl! »

Faisant mine de ne pas l'avoir entendu -je détestais que l'on parle de moi- je me tournais légèrement vers Anubis afin de l'éclaircir.

« Vous buvez de l'alcool je suppose, Anubis. Le brennivín est une boisson de chez nous. Délicieuse, mais si forte que nous la surnommons "svarti dauði" : la mort noire. » J'eu l'ébauche d'un sourire sans joie aux souvenirs des festins organisés autrefois par les Dieux, et ou j'étais conviée. Ces fêtes finissaient toujours de la même manière, les hommes abusaient de l'alcool, chantaient, dansaient, riaient ensembles, se battaient aussi, parfois... « Même les Dieux nordiques en prennent avec parcimonie. Et Odin sait à quel point nous sommes dénués de cette vertu! »

Arilíus se mit à rire tandis que j'écarquillais légèrement les yeux, moi même étonnée par la tentative d'humour que je venais de faire. Je n'avais jamais eu beaucoup d'humour, à vrai dire, et encore moins depuis Néméïl.
Bon, pas la peine de se troubler pour cela. Reprenant mon air impassible, je m'asseyais.

« Choisissez ce qu'il vous plaît. Mais évitez le brennivín dès le matin, et puis votre organisme est moins résistant qu'auparavant, donc faites attention... »
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MessageSujet: Re: Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis   Dim 28 Juil - 12:25






Tout ça pour une pomme ?

Elle pardonnait le regard pessimiste que j’avais sur les femmes, le pensant elle-même, ce qui me donna encore plus envie de la connaître. Elle semblait méfiante, intelligente, pure … Son âme l’était en tout cas. Et s’il m’avait été donné de la voir sourire, j’étais sure qu’elle aurait paru légère. Mais elle ne l’était pas. Elle était mélancolique, semblait triste … Qu’est-ce qui avait pu dégoutter une âme si claire du bonheur ?

En marchant je m’aperçus que je ne savais pas du tout où elle m’emmenait jusqu’à ce qu’elle m’avoue qu’elle rentrait chez elle. M’arrêtant pour chercher à prolonger cet échange, je réfléchi un instant à ce que je pourrais réussir à la convaincre de faire. Après tout, elle était très méfiante. Je lui proposai donc un verre, et senti qu’elle se tendait à nouveau. Je me senti obligé de me corriger.

ANUBIS « Mais j’étais déjà ravi d’avoir pu discuter avec vous Idun. Si vous êtes fatiguée et que vous préférez rentrer chez vous, je n’en prendrai pas ombrage. »

Toutefois, elle accepta ma proposition. Je jetai un coup d’œil aux alentours avant de constater la stupidité de ma proposition : je ne savais du tout où on pouvait boire un verre dans le coin. Heureusement, elle me sauva sur ce coup, m’indiquant de la suivre. Je la suivi sans crainte. A la différence de la déesse blonde, je savais avec certitude que je n’avais rien à craindre d’elle. Une idée stupide me traversa l’esprit, mais je ne pus m’empêcher de la lui faire partager.

ANUBIS « J’aimerais vraiment que vous possédiez mon don, Idun. »

J’avais pensé tout haut, et ne justifiai pas davantage ma phrase, me pinçant la lèvre. Je craignais que cette phrase énigmatique ne la fasse se renfermer à nouveau. Heureusement, nous venions d’arriver dans le bar, et le patron arriva pour nous accueillir chaleureusement, m’arrachant un sourire sincère. J’étais encore étonné par la bonté de certaines divinités, en comparaison avec certaines de mes connaissances.

Il nous conseilla une boisson, mais la jeune femme préféra se tenir à l’eau, ce qui me surprit un peu. Je lui glissai discrètement, sur le ton de la plaisanterie …

ANUBIS « De l’eau ? Vous me surprenez de plus en plus Idun, moi qui avait toujours entendu dire que les scandinaves étaient les plus gros buveurs d’entre tous. Ne pas se fier aux rumeurs, voilà une belle leçon que vous m’apprenez aujourd’hui. »

Puis le barman reporta son attention sur moi, reconnaissant immédiatement que j’étais égyptien. Je souris en répondant au barman.

ANUBIS « Merci, grâce à vous j’aurais bien conscience de l’honneur qui est le mien. »

Je me retournai vers Idun, le sourire aux lèvres.

ANUBIS « Dites-moi que cet homme a le don de savoir d’où nous venons et que je n’ai pas un symbole « Egyptien » tatoué sur le front. »

Nous n’étions pas tous aussi stéréotypé mais je devais avouer que mon physique ne donnait pas beaucoup de doute sur mes origines. Avant que je choisisse ce que j’allais boire, Idun me déconseilla cette boisson qu’elle appelait la mort noire. Je lui souris.

ANUBIS « Cela serait de circonstance dans mon cas, toutefois je ne bois moi aussi que très peu. Avec mon travail je devais toujours avoir l’esprit clair, aussi faute d’y être habitué je tiens très peu l’alcool. Je vais me contenter de vous suivre. »

Je me tournai vers le barman.

ANUBIS « Je prendrais moi aussi un verre d’eau. »

Elle enchaina sur une petite plaisanterie et un sourire, ce qui me surprit. Elle se rembrunît rapidement, m’arrachant un rire franc.

ANUBIS « Donc il y a un sourire derrière cette mine sérieuse ? »

Je lui souris avant de passer à autre chose ; en effet, il était peut-être un peu tôt pour la taquiner.

ANUBIS « Ce quartier est vraiment hors du commun … surtout en ce qui concerne son apparence. Cela ressemble à votre pays ? Parce que le quartier égyptien fait très cliché sur l’Egypte, il ne faut pas croire que cela ressemble exactement à ce que j’ai connu. Y avez-vous déjà été ?»

Bizarrement je m’attendais à une réponse négative. Elle ne me semblait pas être du genre à sortir de chez elle.

ANUBIS « Vous devriez y passer à l’occasion, je pourrais vous servir de guide. Personnellement j’adore aller dans les autres quartiers même si on ne s’y sent pas toujours le bienvenu. C’est dépaysant, mais très instructif. Et on peut y trouver de bonnes surprises, comme ce commerçant que vous venez de me présenter, qui est si chaleureux. Bien heureusement tout le monde n’est pas hostile … »





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Va leur dire qu'il n'y a pas de vie éternelle || Anubis

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